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Smartgrids et réseaux interconnectés : enjeux pour la ... Smartgrids et réseaux interconnectés : enjeux pour la ville durable et smart communities, au-delà de la ressource électrique

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  • Compte rendu réalisé par Léostic Script Service [email protected]

    1 AGRION Paris, 10 rue Mercoeur, 75011 Paris - France

    [email protected] - Tel : (+33) 01.48.01.64.84 - Fax : (+33) 1.48.01.66.05 - www.agrion.org

    Smartgrids et réseaux interconnectés : enjeux pour la ville durable et smart communities, au-delà de la ressource électrique

    Mercredi 14 mars 2012 de 9h à 12h

    Les Smartgrids et l’interconnexion des réseaux ouvrent de nombreuses possibilités, notamment dans le cadre de la ville durable : c’est l’émergence des smart communities, articulant de manière optimisée l’ensemble des ressources. La conférence se déroulera en deux parties :

    I- Partage des connaissances sur les expériences de Microgrids et les réseaux connectés : Caractéristiques, enjeux, apports et enseignements des premiers retours d’expérience.

    II- Les perspectives de développement de ces réseaux

     Quelles sont les opportunités de développement, de constitution de communautés ?

     Quels bénéfices chacun des acteurs peut-il trouver à la mise en place de ces réseaux ?

     Doit-on faire évoluer le cadre réglementaire ou mettre en place un système d’incitations ?

    Intervenants :

     VEOLIA - Yves Bertone, Smart Grid Deputy Director

     GrDF - Anthony Mazzenga, Chargé d’études stratégies régulation

     ErDF - Anh Vu, Smart Cities Program Manager

     Alstom Grid - Marc Lamey, Smart Grid Sales and Business Development VP

    Animateur :

     LOGICA Business Consulting - Jean-Christophe Bertrand

    I- Partage des connaissances sur les expériences de Microgrids et les réseaux connectés : Caractéristiques, enjeux, apports et enseignements des premiers retours d’expérience.

    LOGICA Business Consulting – Jean-Christophe Bertrand La hausse continue de la consommation d’électricité est une tendance de fond. Les réseaux existants doivent être optimisés. De nouvelles ressources réseaux, pensées localement par de multiples acteurs, émergent. Les microgrids permettent de rapprocher la production d’énergie de sa consommation et de limiter les investissements de transport. Rappelons la définition du microgrid : c’est une version moderne d’un système électrique intégré dont les sources de production et de consommation sont interconnectées. Il peut être temporairement isolé du réseau public de distribution, concerner différentes échelles de territoires et pensé de façon multi fluide. Il s’ajuste sur le marché d’effacement, possède des capacités de

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    stockage et suppose une transformation de l’écosystème énergétique et de l’organisation du secteur et des responsabilités de chacun. Véolia – Yves Bertone

    Le smartgrid est généralement évoqué en termes de production d’énergie, issue de technologies de pointe. Autour des centrales qui ont un rôle de production, se trouve un panel d’acteurs : les consommateurs, distributeurs et cogénérations. La chaîne production-transport-distribution- consommation nous permet d’identifier notre rôle, à savoir la partie consommation et production locales. La région PACA, géographiquement bien placée, est très dynamique quant au smartgrid. Elle accueille le projet ReFleXE qui répond tout d’abord à une demande de l’ADEME et à l’objectif des « 3 fois 20 » européen. ReFleXE teste la fonction d’agrégateur et l’apport d’un service au client, afin de mettre en œuvre de l’effacement. L’acceptabilité par le client final est très importante. Nous ciblons des sites tertiaires et industriels en intégrant les énergies renouvelables. L’objectif du projet est d’aider au développement des services diffus. Nous sommes en consortium avec différents acteurs – réseau de distribution, communication, recherche et institutionnels. Nous devons gérer des sites avec peu d’effacement à un coût maîtrisé. Nous observons comment notre filiale Dalkia, qui vend de l’électricité et qui achète du gaz, peut se positionner sur le marché et être porteuse des besoins des clients finaux. Nous gérons déjà 5 000 sites, 100 millions de m² en tertiaire, 6 millions de logements, et nous avons produit 7 gigawatt d’électricité en éco génération. Alstom nous permet d’intégrer des sites diffus avec des modèles de foisonnement et de prédiction grâce auxquels nous nous positionnons sur différents marchés -spots, effacement ou capacité-, sur lesquels il y a des incertitudes. L’objectif est de répondre aux différents marchés avec un outil d’agrégation : des bâtiments instrumentalisés, des réseaux d’eau potable ou des batteries. Notre partenaire de recherche travaille sur le photovoltaïque et les batteries en local. Il faut penser à du stockage calorique mixte, pour combiner les énergies et gérer leur production décentralisée. ReFleXE en quelques chiffres : 10 à 20 bâtiments sur site industriel, une durée de 42 mois découpée en 3 phases : définition d’un périmètre, étude, analyse et mise en œuvre du démonstrateur dans le lot 2, afin d’obtenir 6 mois de bilan à la fin des 2 ans. Le projet coûte 9 millions d’euros, partagés entre les 5 partenaires, avec une subvention de l’Ademe de 3,7 millions. Nous tentons de couvrir le panel le plus représentatif d’une région pour répondre aux demandes futures. L’enjeu est de prendre en compte toutes les technologies et de les intégrer avec leurs problématiques règlementaire et organisationnelle. Il reste à définir le raccordement et l’étude des équipements. ReFleXE est un projet de recherche. Les solutions existantes ne sont pas suffisantes pour raccorder du diffus. Quel élément permettra aux clients d’accepter l’effacement ? Qu’est-ce qui va assurer la pérennité des smartgrids et les transformer en un vrai marché ?

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    LOGICA Business Consulting – Jean-Christophe Bertrand Y a-t-il une interconnexion avec les réseaux d’eau et d’assainissement? Veolia – Yves Bertone D’une part, les sites de gestion de l’eau sont des sites industriels, ils peuvent donc aider à l’effacement, voire même être producteurs –Véolia eau et propreté produit du biogaz qui peut réalimenter le réseau. D’autre part, une mise en commun des technologies à travers le smart net est effective dans les smart cities Alstom Grid - Marc Lamey Alstom réalise de la production d’énergie électrique, du transport et du grid. Les éco cities d’Alstom Grid consistent en un virtual powerplant, à savoir une agrégation qui transforme un réseau de consommateurs/producteurs en une centrale électrique virtuelle. Le mélange de la production et de la demande va développer une capacité nette de production ou d’absorption sur les réseaux. Les éco cities comprennent également des bâtiments à énergie positive qui génèrent de l’électricité du fait d’un stockage, ou parce qu’ils possèdent des moyens de production renouvelables, généralement du solaire, au lieu d’être des consommateurs nets. Ces bâtiments sont rares de part le monde. Les problématiques liées au véhicule électrique sont présentes, notamment sur le réseau de distribution en cas de charge rapide du véhicule. De plus, les réseaux de distribution en ville peuvent difficilement être agrandis. Combien de véhicules peut-on mettre sur un réseau ? La dérégulation des prix, selon le modèle du marché américain, suppose un tarif de l’électricité temps réel et des codes de marché, provoquant un changement d’attitude des consommateurs. Ces derniers deviennent générateurs d’électricité. Ce changement est lié au changement du prix de l’électricité et au changement culturel de consommation, dont l’exemple extrême est le Japon, avec l’arrêt de la quasi-totalité de la production nucléaire suite à Fukushima. Prospective du point clé qui conditionne la production du CO2 pour « 3 fois 20 » : nous en sommes à 10 ou 15 % d’énergies renouvelables concentrées ou diffuses en 2012. Nous constatons une passivité à l’égard de cette énergie : elle est plus subie que contrôlée dans les réseaux. En 2020, la part des énergies renouvelables passera à 25 % et un nouveau type d’énergie émergera avec la demande flexible. Le cumul de ces changements concernera plus d’un tiers de la capacité de production sur un réseau. Les énergies renouvelables deviennent dispatchables, c’est-à-dire contrôlées et non subies. L’objectif de l’intégration du solaire, de l’éolien et du carbone capture dans les éco cities est la réduction du CO2, à travers des bâtiments à énergie positive, de nouveaux moyens de transport, et les capacités de stockage et de réinjection d’électricité sur le réseau. Les infrastructures de stockage sont essentielles, qu’elles soient des batteries ou du stockage calorique. Les bâtiments en énergie positive sont gérés informatiquement et l’ensemble du changement de leurs équipements, tels l’éclairage o