Daniel Meurois - Les Enseignements Premiers Du Christ

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Text of Daniel Meurois - Les Enseignements Premiers Du Christ

  • De Daniel MeuroisParus aux ditions Le PersaLA DEMEURE DU RAYONNANT - Mmoires gyptiennesVU D'EN HAUT - ... un rendez-vous trs particulierLES MALADIES KARMIQUES - ... les reconnatre, les comprendre, les dpasserVISIONS ESSNIENNES - dans deux fois mille ans...L'VANGILE DE MARIE-MADELEINE - ...selon le Livre du TempsLOUIS DU DSERT - Le destin secret de Saint Louis( tome J)LOUIS DU DSERT - Le voyage intrieur (tome lI)LE NON DSIR - Rencontre avec l'enfant qui n'a pas pu venir...CE CLOU QUE J'AI ENFONC - Une exploration du sentiment de culpabilitCOMMENT DIEU DEVINT DIEU - Une biographie collective

    De Daniel Meurois en collaboration avec Anne GivaudanParus aux ditions Le PersaDE MMOIRE D'ESSNIEN - L'autre visage de JsusCHEMINS DE CE TEMPS-L - De mmoire d'Essnien (tome 2)RCITS D'UN VOYAGEUR DE L'ASTRAL - Le corps hors du corps...WESAK - L 'heure de la rconciliationLE VOYAGE SHAMBHALLA - Un plerinage vers SoiLE PEUPLE ANIMAL - ... les animaux ont-ils une me?LES ROBES DE LUMIRE - Lecture d'aura et soins par l'Esprit

    Des mmes auteursParus aux ditions S.O.LS.TERRE D'MERAUDE - Tmoignages d'outre-corpsPAR L'ESPRIT DU SOLEILLES NEUF MARCHES - Histoire de natre et de renatreCHRONIQUE D'UN DPART - Afin de guider ceux qui nous quittentCELUI QUI VIENTSOIS - Pratiques pour tre et agirUN PAS VERS SOI - Sereine Lumire

    ditions le Persa - Case Postale 382Succursale Place du Parc

    Montral (Qubec) Canada H2X 4A5Courrier lectronique: info@meurois-givalldan.com

    Sites Internet:www.danielmeurois-givaudan.alchymed.com

    etwww.meurois-givaudan.com

    Marie, tout spcialement ces diffrences qui font de chacun

    de nous ce qu'il estEt, bien sr, Celui qui m'a enseign

    la Diffrence ...

    1re couverture: Jeshlla et Joseph d'ArimathieMaquette informatique du texte : Lucie Bellemare ditions Le Persa - 4e trimestre 2006Tous droits rservs pour tous pays. ISBN: 2-922397-21-1

  • Remarque

    Cet ouvrage est n de la demande de nombreuxlecteurs de Daniel Meurois n'ayant pu participeraux sminaires donns par celui-ci sur le mmethme.Il est noter qu'il n'est aucunement la retrans-cription du coffret de huit CD portant le mmetitre, dit en tirage limit et dsormais puis.Il s'agit d'une uvre part entire apportantnombre d'informations et relatant des anecdotesencore non publies par l'auteur.

    Je me souviens...

    Je me souviens... Comment dbuter cet ouvrage autre-ment que par ces quelques mots tout simples? Oui, je mesouviens... parce que c'tait hier encore, ou presque. Deuxmille ans, aprs tout, ce n'est pas si norme dans l'histoirede notre humanit : gure plus de soixante-six gnrationsde femmes et d'hommes qui se sont succd en essayanttant bien que mal de comprendre...

    Comprenons-nous enfin, aujourd'hui? Et est-ce que jecomprends seulement, moi qui ai rsolu de vous proposerces pages?

    Comprendre, voyez-vous, cela signifie beaucoup !C'est prtendre englober toute une ralit, c'est affirmer ensaisir le comment et le pourquoi.

    Alors, dire que je "comprends" dans le cadre d'un sujetsi vaste et si mystrieux, ce serait sans nul doute trs pr-tentieux de ma part. Voil pourquoi tout ce que j'entre-prends de relater ici c'est uniquement ce dont je me sou-viens... et rien d'autre. Mon outil, comme d'habitude, cesera ma mmoire, ma mmoire allie la maturation queseul procure le recul du Temps.

    C'est le tmoin qui vous parlera donc, pas un historienni un thologien et encore moins un rudit. Je sais fort

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  • bien, d'ailleurs, qu'un certain nombre des points que j'ex-poserai tout au long de ce livre pourront tre en discor-dance par rapport au savoir officiel, dplairont ou choque-ront mme certaines coles de pense spiritualistes ou reli-gieuses.

    J'en prends dlibrment le risque, sachant qu'il existede plus en plus d'tres en ce monde qui essaient de pens~rlibrement... sans assujettissement, sans "ligne du parti". Ace titre, je n'entends pas entrer dans la moindre polmique.

    Au-del de l'enseignement qu'il espre transmettre, celivre que vous tenez entre les mains sera avant tout un livrede partage et de confidences, un peu comme une mmoirequi s'ouvre.

    Bien sr, il existe autant de mmoires qu'il y a d'tresvivants. Chacun de nous est, d'une certaine faon, ana-logue une camra qui filme et enregistre la vie du pointde vue o elle a t - ou s'est - pose, selon la qualit deson objectif et le rglage de son angulaire.

    Partant de cette constatation, on peut comprendre quela notion de vrit est toute relative; ce qu'on appelle laVrit absolue n'est certainement pas accessible uneconscience humaine puisqu'elle se compose tout naturelle-ment d'une multitude d'angles de prises de vue et donc devrits partielles.

    Soyez ds lors certains, vous qui allez dcouvrir cespages, que celles-ci n'aspirent pas tre autre chose qu'unebase de rflexion. Leur vrit, c'est la vrit d'un tmoinoculaire qui, se projetant dans le Temps jusqu' au-jourd'hui avec sa propre sensibilit, invite chacun cher-cher d'avantage, en toute libert, la vrit premire de sonme.

    Voici un point encore qui correspond, me semble-t-il, une interrogation fondamentale:

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    Pourquoi m'est-il donn de me souvenir avec tant deprcision de ce que j'ai vcu dans l'entourage du Christ il ya deux millnaires?

    cette question, j'ai simplement envie de commencer rpondre par d'autres questions : Pourquoi certainsviennent-ils au monde avec la capacit quasi spontane de"capter" des mlodies et d'en faire des symphonies? Pour-quoi d'autres ont-ils cette incroyable aisance qui les pousse jongler avec les plus hautes abstractions mathmatiques?Pourquoi d'autres encore sont-ils habits par une vision etune force qui les rendent capables d'extraire un corps par-fait d'un bloc de marbre? Pourquoi enfin, le disque durd'un ordinateur est-il susceptible d'enregistrer des milliardsd'informations et de vous les resservir en quelques secon-des?

    Pourquoi, oui, pourquoi ? L'univers est plein de cespourquoi que notre seule raison compartimente et for-mate ne peut cerner.

    Ce n'est certainement pas parce qu'on a constat puisbaptis une phnomne qu'on l'a ncessairement compris.

    Il existe un mystre au cur de tout ce qui est et c'estce mystre-l, infiniment beau, infiniment grand et infini-ment respectable que je souhaite vous faire approcher unpeu plus en vous livrant une nouvelle fois le contenu de mammoire. Un mystre aussi que ne cesse d'activer Celui quiconstitue le germe, l'essence et le diamant de cet enseigne-ment chez tous ceux d'entre nous qui s'attachent retrou-ver leur potentiel d'ascension.

    C'est ceux-l, ainsi qu' tous ceux qui ne se saventpas encore concerns, que j'offre donc en priorit ces sou-venirs...

    Mon fil directeur sera celui d'une conversation; il os-cillera au gr de mon cur et, je l'espre aussi, du vtre

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  • comme lors d'une runion entre amis. Est-il d'ailleurs pos-sible d'essayer d'approcher Ce qui habitait le Christ autre-ment que sur un tel mode? Je suis convaincu, pour l'avoirmoi-mme prouv, que c'est dans le cadre d'une intimitd'me, sans artifice, que le Divin laisse perler Sa prsenceet Se communique.

    Je vous invite donc vous laisser emporter par le cha-pelet sans calcul de ma mmoire vivante, simplementcomme si nous tions assis ensemble, mme le sol, aucoin d'un feu de branchages quelque part au bord du lac deGalile ou dans le dsert, en Jude.

    Voulez-vous que nous commencions par nous plongerdoucement dans le contexte de l'poque? Nous rejoindronsle cur de sa population puis nous irons tranquillement ladcouverte du Matre et de sa Parole profonde... tout enrendant visite ses proches, ceux qui ont laiss une tracedans l'Histoire... enfin aussi ceux qui n'ont offert d'autremarque que celle de leur amour.

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    Premire partie

    Le thtre terrestre

    Chapitre 1

    Le dcor

    E ssayez d'imaginer. .. Nous tions en terre occupe... Il yavait plus d'un demi sicle que les Romains vivaient l.Quand je dis "les Romains", je ne parle pas simplement deleur arme mais des familles qu'ils avaient fondes, deleurs commerces et, finalement, de leur culture qui s'infil-trait. Tout cela tait si subtil, si intelligent que, parfois, onne se croyait mme plus "occups".

    C'tait les parents et les grands parents qui savaientcomment a s'tait pass, comment les soldats taient arri-vs et avaient prtendu tout contrler sur l'ordre d'un em-pereur] que nul ne verrait jamais.

    Quant aux jeunes, il en tait beaucoup que cela ne d-rangeait pas. Comment s'en tonner? Ils taient venus aumonde avec le pourpre de la lgion devant les yeux et cela

    ] L'empereur Auguste.

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  • faisait partie de leur dcor, de la mme faon que ces ri-deaux de boucliers et de pilums qui barraient de temps entemps certaines rues sans que personne ne sache pourquoi.Il leur suffisait d'un On ne passe pas et ils allaient voirailleurs, contournant le barrage ou changeant d'ide.

    Pour eux, je m'en souviens, ce n'tait pas si choquantque cela. De toute faon, lorsqu' Pessah, la Pque, ils p-ntraient dans l'enceinte du grand Temple, Jrusalem, il yavait toujours galement une zone qui leur tait inacces-sible, un seuil que les prtres leur interdisaient de franchir,eux et leurs parents: le Saint des Saints.

    Alors, lorsqu'une meute venait clater quelque part,ils se sentaient rarement impliqus. Lorsqu'ils s'en m-laient c'tait souvent par imitation, par mulation ou parsoumission leurs ans... parce que l'ordre d'un pre, acomptait, a ne se discutait pas.

    vrai dire, les entendre chuchoter dans les ruelles,pour un nombre grandissant d'entre eux la citoyennet ro-maine aurait mme t une bonne chose. Ils y voyaient unesorte de protection, de garantie pour leur avenir, un atoutsocial et puis aprs tout, se disaient-ils, puisque Rome leurlaissait la libert de culte... Pourquoi pas?

    S'il n 'y avait eu ces bandes armes qu'on appelait Z-lotes et qui s