Entreprise Collaborative - Une Introduction Au Social Learning

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    13-Jun-2015

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La collaboration en entreprise devient un facteur essentiel de la russite dans les affaires. Entreprise Collaborative a la volont de devenir un laboratoire d'ides multiculturel pour changer des points de vue entre experts et praticiens. Nous y associerons les concepts de Social Learning et d'Entreprises en Rseau afin de dvelopper des organisations plus performantes. Ce Livre blanc est le premier dune srie qui abordera ces vastes sujets. Ecrit en deux langues et issu de cultures de lentreprise diverses, il fournit de multiples perspectives sur le Social Learning.Ds lors, le Social Learning peut tre considr comme le dveloppement des savoirs, des aptitudes et attitudes, par la connexion aux autres - que ce soient des collgues, des mentors ou des experts - via les mdias lectroniques synchrones ou asynchrones. Les personnes qui ont contribu lcriture de ce livre nous donnent leur point de vue sur ce quelles pensent tre un facteur important de la russite future de toutes organisations. Une des cls de lecture de cet ouvrage est donne par Marshall et Eric McLuhan* : Nous pouvons nous demander comment le Social Learning va tendre, rendre dsuet, sapproprier ou faire basculer ce que nous faisons aujourdhui sur notre lieu de travail. Ceci pourrait nous fournir quelques ides concernant ce que nous devrions faire.

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Cher lecteur, Cest avec plaisir que jai le plaisir de vous annoncer la naissance dEntreprise Collaborative. Nous souhaitons en faire un laboratoire d'ides multiculturel permettant d'changer entre experts et praticiens autour des concepts de Social Learning et d'Entreprises en Rseau afin de dvelopper des organisations plus performantes. Afin de favoriser le dbat et les changes, nous lanons Ecollab, un vnement mensuel, sous la forme dun blog carnival, qui runira toutes les personnes intresses par ces sujets. Le site www.entreprisecollaborative.com hbergera le blog carnival. Un nouveau sujet sera lanc chaque mois. Il sera annonc sur le site. Vous pouvez contacter Harold Jarche , notre matre du jeu , et lui donner vos suggestions. Toute personne intresse par les thmatiques abordes peut participer. Vous trouverez plus dinformation concernant Ecollab sur le site. Pour ce livre blanc, qui pourrait tre le n0 dEcollab, nos contributeurs rpondent la question suivante : Comment dcririez-vous le Social Learning et pourquoi est-il important pour l'entreprise aujourd'hui? Un grand merci eux davoir accepter de participer cette aventure. Bonne lecture et au plaisir de retrouver vos commentaires et ractions sur notre site.

Frdric DOMON fdomon (at) entreprise (point) com @fdomon

Traduction : merci Lilian Mahoukou (voir P22) et Liselotte Mas du Puy La langue de lEurope, cest la traduction (Umberto Eco). Eh bien voil tout modestement ce que jessaie de faire : voyager en Europe et dans le monde, pour faire voyager les Europens et le monde. Liselotte Mas du Puy - liselotte.masdupuy-isit (at) laposte (point) net Traductrice-interprte en herbe, 2me anne en master europen de traduction spcialise lISIT Paris. Conception graphique & ralisation : Frdric DOMON / www.socialearning.fr

Harold JarcheConsultant spcialis dans lintgration de lapprentissage et du travail sur le web. http://www.jarche.com/

Les rseaux, qu'ils soient humains ou technologiques, nous montrent que les marchs sont vraiment des conversations. La collaboration en entreprise devient un facteur essentiel de la russite dans les affaires. Entreprise Collaborative a la volont de devenir un laboratoire d'ides multiculturel pour changer des points de vue entre experts et praticiens. Nous y associerons les concepts de Social Learning et d'Entreprises en Rseau afin de dvelopper des organisations plus performantes. Ce Livre blanc est le premier dune srie qui abordera ces vastes sujets. Ecrit en deux langues et issu de cultures de lentreprise diverses, il fournit de multiples perspectives sur le Social Learning. Ds lors, le Social Learning peut tre considr comme le dveloppement des savoirs, des aptitudes et attitudes, par la connexion aux autres - que ce soient des collgues, des mentors ou des experts - via les mdias lectroniques synchrones ou asynchrones. Les personnes qui ont contribu lcriture de ce livre nous donnent leur point de vue sur ce quelles pensent tre un facteur important de la russite future de toutes organisations. Une des cls de lecture de cet ouvrage est donne par Marshall et Eric McLuhan* : Nous pouvons nous demander comment le Social Learning va tendre, rendre dsuet, sapproprier ou faire basculer ce que nous faisons aujourdhui sur notre lieu de travail. Ceci pourrait nous fournir quelques ides concernant ce que nous devrions faire.

* Selon les lois des mdias de McLuhan, tout nouveau moyen : 1. tend une proprit humaine : la voiture est une extension du pied. 2. fait du prcdent moyen un moyen dsuet, et en fait un sport ou une forme dart : lapparition de lautomobile fait que les chevaux et les voitures chevaux deviennent des sports. 3. sapproprie un moyen beaucoup plus ancien et qui tait devenu obsolte : lautomobile remet au got du jour larmure scintillante du chevalier. 4. lorsquil est pouss bout, fait que ses proprits sont bascules et que lon obtient leffet inverse de celui dsir : lorsquil y a trop dautomobiles, elles provoquent des embouteillages, ce qui est synonyme dune paralysie totale alors que lon attendait la mobilit.

George SiemensSduit par le potentiel de la technologie pour transformer l'apprentissage et la socit, il est convaincu que les perspectives actuelles d'enseignement doivent tre rvises pour satisfaire les besoins des "tudiants d'aujourd'hui". Consultant auprs de socits, des bureaux gouvernementaux, dassociations de formation, dONG.

http://www.elearnspace.orgInterview ralise par Harold Jarche le 1er octobre 2009, quelques heures avant que celui-ci nannonce son dpart de luniversit de Manitoba pour prendre un nouveau poste au Technology Enhanced Knowledge Research Institute, luniversit dAthabasca.

Lune des raisons pour lesquelles George est impatient de commencer faire de la recherche applique, est quil a limpression que nous disposons doutils dficients. Si nous avons actuellement des thories, comme sa thorie du Connectivisme, nous manquons de moyens de les mettre en applications. Harold : Un nombre croissant demploys est dj engag dans diffrents rseaux sociaux digitaux. Est-ce une chose que la hirarchie doit prendre en compte ? George : Oui, les dirigeants devraient prendre en considration quil existe, concernant lchange de connaissances, une structure diffrente de celle mentionne dans lorganigramme officiel de lorganisation. Auparavant, le travail tait organis dans la perspective dactivits physiques. Les hirarchies et les emplois ont t dvelopps une poque o le travail tait plus structur. De nos jours, on emploie plus quelquun pour son rseau que pour ses connaissances; et les dirigeants doivent admettre que les gens ont bel et bien un rseau social. Pour les employs du savoir, il existe un partage continu dinformations avec les collgues en interne, mais aussi avec lextrieur de lentreprise. Les dirigeants doivent dsormais reconnatre la validit du social learning et encourager lutilisation doutils de partage. Harold : Comment dfiniriez-vous le social learning dans les entreprises actuelles ? George : Le social learning a sa propre sociologie. Pour certains, il nexiste pas quelque chose comme un espace social prexistant, et cet espace social change en permanence. Pour dautres, les structures socitales existantes ont une influence majeure sur lapprentissage dans un contexte social. Sur le web, le social learning est un acte dapprentissage guid par le contact rgulier et lassociation avec nos pairs. Ces relations sont noues et renoues continuellement, au fur et mesure. Par exemple, le travail dans une quipe o les tches sont rparties entre les diffrents membres, nest pas social en soi, mais nous construisons notre identit sociale en faisant ce travail. Enfin, le social learning ncessite un effort et un travail constants. Harold : Le social learning est-il dune quelconque importance sur le lieu de travail ? George : La demande de moyens de connexion avec les autres est croissante.

Cest ensemble que nous pouvons trouver du sens, et ceci est un acte social. Pour pouvoir fonctionner, les organisations ont besoin dencourager les changes sociaux et le social learning, puisque le rythme des affaires saccentue et que les changements technologiques se font plus rapidement. Lexprience sociale suppose, par nature, une forte facult dadaptation. Dans un environnement changeant, ltat desprit que lon dveloppe avec le social learning permet davoir des ractions plus appropries quant aux changements oprer au sein de lorganisation. Harold : Le Manifeste des vidences stipulait que les liens hypertextes bouleversent les hirarchies . Si les employs se connectent nimporte qui au sein de leur rseau social, cela bouleversera-t-il alors lordre hirarchique ? Les dirigeants devraient-ils tre concerns ? George : Cest une bonne question. Pour moi, il y a deux fonctions que les dirigeants devraient avoir dans lentreprise actuelle : 1. Faciliter : crer un espace pour les individus et lorganisation, afin quils russissent ensemble. 2. Administrer : sassurer que lorganisation fonctionne comme un tout. De plus, les employs qui se connectent les uns aux autres en dehors de lorganisation ne bouleversent aucunement lorganisation, mais ils poussent les dirigeants se concentrer sur le lien et linterconnexion. Manager les connaissances et la crativit na rien voir avec le systme traditionnel de commandement et de contrle. Harold : Est-ce que les services de RH, de formation devront modifier la moindre de leurs pratiques pour encourager le social learning ? George : De bons exemples de pratiques sociales des RH sont les Blue Pages dIBM, lutilisation, en interne, de Twitter et une plus grande transparence de la fonction RH. De nos jours, les gens sattendent tre informs avant mme que les choses naient eu lieu. Nous voulons tre consults et nous exigeons un rle plus important dans les domaines qui pourraient changer notre vie. Nous nous attendons un certain degr de participation. Le service Formation a besoin dtre plus transparent. Ses quipes doivent avoir lopportunit de comprendre les situations et dy ragir. En fonction des feedback reus, elles doivent pouvoir sadapter et oprer des changements constamment. Cela signifie que les organisations ont besoin damliorer leurs capacits dcoute et de dvelopper leur communication interne. Il relve de la responsabilit de lorganisation de crer une cologie qui laisse les gens se connecter entre eux et des ides nouvelles. Une entreprise, dveloppant avec succs une stratgie de Social Learning, devrait: - Etre transparente dans toutes ses activits, - Rester pro-active, - Tenir tout le monde inform, - Et fournir de multiples circuits de feedback.

Bertrand DuperrinConsultant pour Blue Kiwi spcialis dans le fonctionnement de lentreprise dans sa dimension organisationnelle et humaine, et la manire dont elle devra faire face ces enjeux nouveaux.

http://www.duperrin.com/

Lapprentissage a toujours t essentiel pour les organisations. tre capable de livrer les savoirs ncessaires pour aider les employs samliorer a toujours t un atout majeur. Cest pourquoi les entreprises ont mis en uvre ce quil fallait pour enseigner et former les gens, supposant alors que lorganisation connaissait tout ce qui tait ncessaire et navait plus qu organiser le transfert des savoirs en direction des employs. Mais mesure que notre conomie bascule chaque jour de plus en plus vers une conomie du savoir, la connaissance prend dsormais diffrentes formes et les suppositions prcdentes ne couvrent plus la totalit des comptences. prsent, le savoir nest plus la seule proprit des organisations ; les employs en dtiennent une grande partie. De plus, les gens nont pas besoin dapprendre une bonne fois pour toutes quelque chose pour ensuite rpter indfiniment les mmes tches ; ils ont au contraire besoin de plus de savoirs, de connatre des choses dans un certain contexte, et sont lafft de connaissances afin de faire face la nature peu rptitive de leur mtier. Ils nont donc pas seulement besoin dexploiter le savoir de leur entreprise, mais aussi celui de leurs collgues, afin de bnficier dun savoir et dune exprience spcifiques au moment o ils en ont besoin. Par consquent, laction dapprendre na pas lieu seulement une fois pour toutes avec des temps de rvisions trs espacs mais galement sur le tas, lors de discussions avec leurs collgues. Cette nouvelle approche de lapprentissage - qui a de nombreux points communs, de par sa logique sociale, avec le web social aka 2.0 porte logiquement le nom de social learning . De nos jours, la plus grande partie du travail des gens consiste rsoudre des problmes tout au long de la journe, chaque problme constituant une situation nouvelle et encore jamais rsolue. Cest pourquoi rien ne peut tre appris une fois pour tre ensuite rpt sans cesse. Mais en gnral, si lentreprise elle-mme ne connat pas la solution, alors cette solution peut tre trouve au sein de lentreprise : bien souvent, les employs actuels ou les anciens employs dtiennent la solution. Puisquil sagit de problmes trs prcis et dun contexte bien particulier, la seule manire de trouver la solution approprie est de chercher une solution contextualise, sans aucun intermdiaire, directement auprs de la personne qui connat la rponse. En dautres termes, il sagit dun apprentissage de personne personne qui est efficace parce quil survient au moment mme o on en a besoin, et uniquement ce moment-l, et parce quil fait intervenir une personne qui a dj d trouver une solution ce problme et sen est servie. De nombreuses organisations ont dj essay - et certaines y sont mme parvenues - dintgrer de telles pratiques dans la vraie vie , en essayant de rassembler les gens pour faciliter le partage des connaissances et des expriences, ainsi que la rsolution des problmes, ce qui reprsente galement une manire sociale

dapprendre des choses. Lobjectif tait trs simple : crer un march vivant o les preneurs , les personnes la recherche dune solution et dsireuses dapprendre des autres, pouvaient rencontrer des donneurs , ceux qui un jour, lont fait . Mais mme lorsque cette exprience se traduisait par une russite, cette approche-ci ne permettait pas dobtenir des rsultats la hauteur de son potentiel, et ce pour deux raisons. Premirement, dans une grande organisation, quelquun peut avoir besoin dapprendre de tous, et runir tout le monde au mme endroit est impossible. Deuximement, parce que cette approche ncessite des interactions synchronises entre des personnes qui ne se connaissaient pas auparavant, ce qui est plutt susceptible darriver de manire non synchronise, laissant ainsi le temps chaque personne de trouver les autres. Voil pourquoi le mot social dans lexpression social learning ne signifie pas seulement quil y a une interaction de personne personne, mais aussi que les logiciels sociaux peuvent apporter une certaine aide. Une certaine aide seulement, car il sagit simplement dune plate-forme qui nenseignera donc rien qui que ce soit. Mais cette plate-forme permet de surmonter les deux obstacles mentionns ci-dessus : crer un espace aux dimensions de lentreprise o les preneurs et les donneurs peuvent se retrouver et engager des conversations qui seront utiles lensemble de lorganisation, aujourdhui et demain. De ce fait, puisque les problmes, leurs solutions, et les diffrentes conversations resteront accessibles, on comprend quil sera mme possible dapprendre quelque chose des anciens employs. Mme si lapprentissage social ne reste avant tout qu'une interaction de personne personne, ceci nous permet de comprendre pourquoi les mdias sociaux se sont invits dans la discussion. En vrit, mme si lapprentissage social est diffrent de lapprentissage organisationnel, il ncessite parfois un paramtre fictif organisationnel pour assurer leffectivit du march de lapprentissage P2P et la durabilit des actions passes dapprentissage social. Lapprentissage a t utilis pour construire des systmes organisationnels formels pendant des sicles, sans tenir compte des personnes qui faisaient partie de c...

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