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1 CHAPITRE 5 : LES LITTORAUX, DES ESPACES CONVOITES. Le littoral est un espace de rupture, de contact entre la terre et la mer, ce que l’on appelle l’estran ; il a de tout temps été aménagé par les hommes, et mis en valeur de manières différentes, en fonction des représentations que les hommes avaient de cet espace (comme les montagnes d’ailleurs). Longtemps considéré comme dangereux (les Travailleurs de la mer de V. Hugo), il est devenu au contraire un espace valorisé, un territoire récréatif dédié au loisir à l’heure du tourisme de masse. Ce basculement s’est opéré depuis la fin du XIXè siècle (voir A. Corbin, le Territoire du Vide, l’Occident et le désir de rivage, 1750-1840). Ce processus s’appelle la littoralisation, le transfert de population et d’activités de l’intérieur des terres vers le littoral. Ponctuellement le phénomène a toujours existé : ports dynamiques et villes relais en Méditerranée durant l’Antiquité, villes commerciales de la Hanse, … Aujourd’hui dans nombre d’Etats plus de 30% des habitants vivent à moins de 100 kms d’une mer (Europe occidentale, Etats-Unis, Amérique du sud, Afrique du nord). Au Sénégal, 60% de la population vit sur le littoral. Du fait de la croissance démographique, ces espaces sont soumis à une forte pression et les activités humaines fragilisent l’écosystème (mer des Caraïbes, mer Méditerranée, corridor asiatique). Il faut donc rechercher les causes et les enjeux (problèmes, besoins nouveaux) de cette course au littoral. Problématique : Quelles réponses durables apporte-t-on à la concentration des activités et des hommes sur les espaces littoraux de plus en plus vulnérables et conflictuels ? I-POURQUOI LES HOMMES SONT-ILS DE PLUS EN PLUS REGROUPES SUR LES LITTORAUX ? Etude de cas : le littoral espagnol. 1)Documents 1 et 2 page 210, 5 page 211 : comment se traduit l’attraction exercée par le littoral espagnol depuis le milieu du XXè siècle ? -concentration du bâti impressionnante, entre la mer, les petites montagnes à l’arrière-plan, sous la forme de buildings élevés presque exclusivement. Seule la plage reste préservée de l’urbanisation. -augmentation des densités de population liée au tourisme : la croissance urbaine dans les régions touristiques littorales est bien plus rapide que dans le reste de l’Espagne (de l’ordre de 50%). La croissance urbaine sur les 10 dernières années y est bien plus forte qu’ailleurs (+ 16%). 1-Quels sont les liens entre littoralisation et urbanisation ? -Aujourd’hui les deux tiers de la population mondiale vivent à moins de 100 kms de la mer, les littoraux les plus peuplés correspondent en outre aux plus fortes concentrations de population de la planète. Les trois principales mégalopoles et 16 des 23 plus grandes aires urbaines de la planète se situent sur des littoraux. En 2025, on estime que ce sont 75% des humains qui vivront à moins de 60 kms d’une côte. -Ce peuplement est néanmoins contrasté et on note d’importantes discontinuités : la densité de population le long des côtes est 5 fois supérieure à la densité moyenne mondiale, mais elle n’est que de 65 hab/km² en Amérique du nord contre 600 en Asie orientale. 2-Quels sont les facteurs de la concentration des hommes sur les littoraux ? -le premier facteur de la littoralisation de l’activité a été l’industrialisation : les ports étaient le pivot des échanges, et surtout le lieu de débarquement des matières premières nécessaires à la vie de l’industrie (hydrocarbures, charbons, minerais notamment le fer). Souvent les ports ont

CHAPITRE 5 : LES LITTORAUX DES ESPACES CONVOITESekladata.com/cQUKcuObO6U8KzaW8VV5qmWllIY/littoraux... · Ce n’est pas un hasard si 8 des 10 premiers ports mondiaux aujourd’hui

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    CHAPITRE 5 : LES LITTORAUX, DES ESPACES CONVOITES.

    Le littoral est un espace de rupture, de contact entre la terre et la mer, ce que l’on appelle

    l’estran ; il a de tout temps été aménagé par les hommes, et mis en valeur de manières différentes,

    en fonction des représentations que les hommes avaient de cet espace (comme les montagnes

    d’ailleurs). Longtemps considéré comme dangereux (les Travailleurs de la mer de V. Hugo), il est

    devenu au contraire un espace valorisé, un territoire récréatif dédié au loisir à l’heure du tourisme de

    masse. Ce basculement s’est opéré depuis la fin du XIXè siècle (voir A. Corbin, le Territoire du Vide,

    l’Occident et le désir de rivage, 1750-1840). Ce processus s’appelle la littoralisation, le transfert de

    population et d’activités de l’intérieur des terres vers le littoral. Ponctuellement le phénomène a

    toujours existé : ports dynamiques et villes relais en Méditerranée durant l’Antiquité, villes

    commerciales de la Hanse, …

    Aujourd’hui dans nombre d’Etats plus de 30% des habitants vivent à moins de 100 kms d’une

    mer (Europe occidentale, Etats-Unis, Amérique du sud, Afrique du nord). Au Sénégal, 60% de la

    population vit sur le littoral. Du fait de la croissance démographique, ces espaces sont soumis à une

    forte pression et les activités humaines fragilisent l’écosystème (mer des Caraïbes, mer

    Méditerranée, corridor asiatique). Il faut donc rechercher les causes et les enjeux (problèmes,

    besoins nouveaux) de cette course au littoral.

    Problématique : Quelles réponses durables apporte-t-on à la concentration des activités et des

    hommes sur les espaces littoraux de plus en plus vulnérables et conflictuels ?

    I-POURQUOI LES HOMMES SONT-ILS DE PLUS EN PLUS REGROUPES SUR LES LITTORAUX ?

    Etude de cas : le littoral espagnol.

    1)Documents 1 et 2 page 210, 5 page 211 : comment se traduit l’attraction exercée par le littoral

    espagnol depuis le milieu du XXè siècle ?

    -concentration du bâti impressionnante, entre la mer, les petites montagnes à l’arrière-plan, sous la

    forme de buildings élevés presque exclusivement. Seule la plage reste préservée de l’urbanisation.

    -augmentation des densités de population liée au tourisme : la croissance urbaine dans les régions

    touristiques littorales est bien plus rapide que dans le reste de l’Espagne (de l’ordre de 50%). La

    croissance urbaine sur les 10 dernières années y est bien plus forte qu’ailleurs (+ 16%).

    1-Quels sont les liens entre littoralisation et urbanisation ?

    -Aujourd’hui les deux tiers de la population mondiale vivent à moins de 100 kms de la mer, les

    littoraux les plus peuplés correspondent en outre aux plus fortes concentrations de population de la

    planète. Les trois principales mégalopoles et 16 des 23 plus grandes aires urbaines de la planète se

    situent sur des littoraux. En 2025, on estime que ce sont 75% des humains qui vivront à moins de 60

    kms d’une côte.

    -Ce peuplement est néanmoins contrasté et on note d’importantes discontinuités : la densité de

    population le long des côtes est 5 fois supérieure à la densité moyenne mondiale, mais elle n’est que

    de 65 hab/km² en Amérique du nord contre 600 en Asie orientale.

    2-Quels sont les facteurs de la concentration des hommes sur les littoraux ?

    -le premier facteur de la littoralisation de l’activité a été l’industrialisation : les ports étaient le

    pivot des échanges, et surtout le lieu de débarquement des matières premières nécessaires à la vie

    de l’industrie (hydrocarbures, charbons, minerais notamment le fer). Souvent les ports ont

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    immédiatement été équipés pour la transformation de ces matières premières, notamment la

    pétrochimie pour le raffinage du pétrole (Dunkerque, le Havre, Fos sur mer…). Une vie industrielle

    s’est développée pour faire vivre ces ports, notamment par l’émergence des chantiers navals ;

    encore une fois ce n’est pas un hasard si les trois premiers armateurs du monde sont les trois pays

    asiatiques où la littoralisation est la plus poussée, Japon, Corée du sud et Chine. La portuarisation est

    aussi à l’œuvre dans les pays en développement : au Sénégal, à Dakar, on relève la présence d’un

    port conteneur, d’un terminal pétrolier, d’un port céréalier, … Sa population s’est accrue de près de

    80% en 20 ans. Ces ports sont aussi des plate-formes multimodales où se croisent autoroutes, voies

    de chemin de fer, … Ces transports contribuent à l’artificialisation du littoral : nombre d’aéroports

    dans le monde sont construits sur des polders (Haneda à Tokyo, Nice).

    -le second facteur de la littoralisation accrue est la mondialisation, qui favorise le commerce

    maritime et donc la littoralisation des échanges. Les grands ports mondiaux ont été équipés pour la

    conteneurisation, informatisés pour que les grues puissent décharger au moins un conteneur à la

    minute. Ce n’est pas un hasard si 8 des 10 premiers ports mondiaux aujourd’hui sont asiatiques, et

    que les densités littorales en Asie sont les plus élevées au monde. Il existe en outre un lien évident

    entre littoralisation, intégration aux échanges internationaux et développement : 22% de la

    population vit sur les littoraux en Amérique du nord, contre seulement 9% en Afrique. Le premier

    espace pèse plus d’un quart des échanges mondiaux, le second moins de 4%.

    -Le succès du tourisme balnéaire est la troisième mais principale explication de cette densification

    du peuplement littoral : le littoral méditerranéen a accueilli près de 280 millions de touristes en

    2009. L’offre touristique littorale et les espaces touristiques littoraux se diversifient, comme le

    montre le succès croissant des côtes turques (Antalia), tunisiennes (Sousse, Monastir) ou

    sénégalaises (delta du Fayoum, Casamance). Le tourisme est la seule activité capable de transformer

    un port de pêche en centre international du tourisme balnéaire : Saint Tropez, immortalisé par Et

    Dieu créa la femme de Vadim, n’est avant le film qu’un port de pêche. Aujourd’hui toute la côte

    autour de St Trop est archibétonnée. Port Grimaud a ainsi été totalement artificialisé par la

    construction sur d’anciens marais d’un port de plaisance (marina). Idem pour Benidorm en Espagne

    (2700 habitants en 1950, 70 000 aujourd’hui, 2nde ville du monde ayant le plus grand nombre de

    gratte-ciels au m²). On peut distinguer des stations anciennes, où le tourisme est une activité

    importante mais pas unique, et des stations récentes entièrement construites pour le tourisme

    (« usines » à tourisme). Dans les pays pauvres, la rente touristique permet l’amélioration des

    infrastructures des villes littorales (adduction d’eau, égouts, électrification…).

    II-QUELLES CONCURRENCES ET QUELS CONFLITS D’USAGES NAISSENT ENTRE LES DIFFERENTS ACTEURS DE LA MISE EN

    VALEUR DE CES ESPACES CONVOITES ?

    2)Documents 7, 8 page 212, 11 page 212 : peut-on dire que la concurrence des activités sur le littoral

    le fragilise ?

    3)A l’aide de la photographie ci-dessous, complétez la légende du croquis proposé

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    -des activités nombreuses et concurrentes : agriculture intensive avec forte utilisation d’intrants et

    d’irrigation autour de la zone urbanisée et des routes ; de part et d’autre de la ville, on trouve un

    port industriel et un port de pêche, à moins de 10 kms à vol d’oiseau conchyliculteurs, pêcheurs et

    industriels coexistent. L’industrie progresse vers l’intérieur. De part et d’autre des ports s’étendent

    des zones touristiques aménagées pour le tourisme balnéaire.

    -des conflits : le pourrissement des bateaux, les rejets industriels rendent parfois impossible la

    conchyliculture ; les espaces pour l’agriculture fruitière et légumière sont le dernier rempart à

    l’appétit des promoteurs immobiliers. La pollution industrielle dans l’estuaire est très forte et

    présente un danger et pour le parc naturel, et pour les touristes, et pour le maraîchage.

    -des activités qui font gravement pression sur la ressource en eau à des moments précis de l’année :

    la haute saison touristique correspond à la période où le besoin est très fort dans l’agriculture ; les

    besoins industriels sont plus constants.

    1-Quels acteurs se partagent le littoral ?

    -Les principaux acteurs à se partager le littoral sont les touristes, les pêcheurs et agriculteurs, et les

    salariés de l’industrie ; tous ont des besoins en eau accrus. Ils exercent une pression forte sur cette

    ressource qui, elle, demeure constante.

    -Les agriculteurs travaillent souvent dans la culture de primeurs très demandeuses en eau ; des

    périmètres irrigués ont été construits et souvent nécessitent des pompages intensifs sur les nappes

    phréatiques, ou bien le détournement des eaux fluviales (c’est ce qui s’est passé sur le Colorado pour

    alimenter en eau la Californie). Les conchyliculteurs ont, eux, besoin d’eau de mer propre pour que

    les coquillages restent propres à la consommation. Autour des élevages, tout doit être mis en œuvre

    pour éviter les rejets polluants de l’industrie, des particuliers ou des touristes. Dans les pays

    tropicaux, souvent en développement, les deltas sont occupés par la riziculture. Souvent la

    poldérisation a permis d’ajouter de nouvelles terres agricoles sur un espace où la demande était

    devenue trop importante par rapport aux réserves de terres disponibles : c’est le cas aux Pays-Bas

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    pour la culture des légumes, des fleurs, … à Zuiderzee, Zélande, en Hollande, mais aussi en Flandres

    franco-belge.

    -Les touristes sont de très gros consommateurs d’eau, car ils s’adonnent majoritairement au

    tourisme balnéaire : les complexes hôteliers construisent de gigantesques piscines, équipent les

    chambres de vastes baignoires et de jakuzis… Les centres aquatiques se développent également et

    consomment beaucoup d’eau.

    -Les industriels utilisent essentiellement l’eau pour le nettoyage de cuves, le refroidissement des

    métaux ou de réacteurs, la dilution de produits chimiques… Cette eau est très difficile à retraiter.

    2-Quels conflits naissent autour de ce partage ?

    -Les conflits d’usage naissent de la concurrence entre ces activités sur des espaces restreints et

    fragiles : le tourisme s’accommode mal de la présence à proximité de complexes industriels ou

    pétrochimiques classés à risque (Seveso). Les agriculteurs et les conchyliculteurs voient d’un œil

    méfiant les touristes qui accentuent la pression sur l’eau douce en pleine saison estivale où les

    besoins agricoles en eau sont les plus forts (et ce même si les touristes sont les premiers

    consommateurs, directs ou non). Les spéculateurs immobiliers s’opposent aux agriculteurs et aux

    associations écologistes qui veulent préserver un espace vierge d’occupation pour conserver des

    cultures (la vigne notamment en milieu méditerranée, seule capable de repousser les opérations

    immobilières) ou préserver des espèces qui se reproduisent ou migrent sur les littoraux.

    III-COMMENT SONT AUJOURD’HUI PRIS EN COMPTE LES PROBLEMES SPECIFIQUES DU LITTORAL DANS LES TENTATIVES

    D’AMENAGEMENT DURABLE ET DE PROTECTION DE CES ESPACES FRAGILES ?

    4)Documents 13, 15, 16 page 214 : quelles politiques sont menées actuellement pour promouvoir le

    développement durable du littoral espagnol ?

    -on détruit des complexes hôteliers qui ne correspondent plus aux normes de haute qualité

    environnementale, pour réduire la bétonisation (marbellisation)

    -on essaie aussi de limiter les infrastructures inutilement consommatrices d’eau comme les golfs et

    les piscines au profit d’activités d’écotourisme plus respectueuses de l’environnement (agrotourisme,

    tourisme rural, activités récréatives à Majorque).

    -élaboration d’une législation sur les côtes, en l’absence de l’équivalent français d’un conservatoire

    du littoral. La volonté est autant de limiter la bétonisation que de préserver les espaces naturels

    fragiles, plages naturelles, dunes…yah

    1-Comment protège-t-on les espaces vulnérables ?

    -il faut tout d’abord identifier quels sont les espaces les plus vulnérables, ceux dont l’écosystème

    (faune, flore) est la plus endémique, par exemple les mangroves (formation végétale des littoraux

    tropicaux qui se développe sous l’effet des marées), les marais, ou les estuaires des grands fleuves.

    -la vulnérabilité n’est pas uniquement le fait de l’homme : naturellement, par le jeu des vagues et

    du vent, le littoral recule, s’érode, les estuaires s’emplissent d’alluvions et de sédiments. Les fortes

    concentrations humaines rendent également ces espaces plus vulnérables aux cyclones et aux

    tsunamis. Mais les activités humaines (construction de chenaux, de digues…) perturbent les courants

    marins et l’équilibre écologique, portant parfois un coup fatal à la biodiversité (coraux, tortues) et

    générant des pollutions (algues rouges du port de Tokyo, vertes du littoral atlantique nées des rejets

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    industriels et agricoles qui saturent en nitrates l’eau). L’anthropisation du littoral a accru son

    artificialisation. Pour ces raisons on essaie aujourd’hui de stopper la poldérisation.

    -le principal défi aujourd’hui est l’élévation du niveau marin lié au changement climatique, qui

    serait particulièrement dramatique pour les littoraux densément peuplés et les îles basses : ils

    provoqueraient des migrations de population forcées qui dans les pays pauvres surtout aggraveraient

    les difficultés socio-économiques.

    2-Une concertation globale pour développer des projets innovants

    -les acteurs de l’aménagement sont nombreux : les Etats, les ONG (WWF, Greenpeace), les

    fondations privées de grandes entreprises, les collectivités territoriales, les associations (amis de la

    Presqu’île de Giens), les particuliers.

    -des décisions sont prises à l’échelle planétaire : 7% des côtes sont actuellement protégées sur la

    planète. La convention de Ramsar signée en Iran en 1971 sur la protection des zones humides dans le

    monde compte 159 signataires. Les Etats s’entendent pour harmoniser les politiques de préservation

    du littoral : l’équivalent de la loi Littoral française (1986, caractère inconstructible des 100 premiers

    mètres à partir du trait de côte) aux Etats-Unis est la Coastal Zone Management et au Brésil l’APA.

    Tous les Etats du monde cherchent à développer parcs naturels et réserves côtières, notamment

    parfois à leurs frontières pour éviter de créer des zones de conflit (par exemple les parcs d’Afrique

    australe). On parle aujourd’hui des GIZC (gestion intégrée des zones côtières) pour tenir mieux

    compte de la multiplicité des acteurs et des usages.

    -les Etats, sous la pression de lobbies environnementalistes, encouragent la recherche

    développement dans l’ingénierie littorale : techniques de défense contre les vagues moins

    agressives, remplacement des brises lames en épis et des digues en béton par des équipements

    souples ou flottants. Ils subventionnent l’écotourisme et tentent de légiférer pour éviter que ne se

    répande encore la marbellisation (bétonisation par construction de stations touristiques). Les

    touristes sont de plus en plus associés à la préservation, soit encouragés à visiter des aquariums

    géants (Marineland d’Antibes), soit informés lors de parcours découverte (ex : randonnée sous-

    marines). Les ports sont également aménagés pour être moins invasifs : adoption de normes de

    haute qualité environnementale, activités de recyclage et de valorisation des déchets… L’ensemble

    de ces politiques était en outre au cœur du Grenelle de la mer et de 2009.

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    CHAPITRE 5 : LES LITTORAUX, DES ESPACES CONVOITES.

    Problématique : Quelles réponses durables apporte-t-on à la concentration des activités et des

    hommes sur les espaces littoraux de plus en plus vulnérables et conflictuels ?

    I-POURQUOI LES HOMMES SONT-ILS DE PLUS EN PLUS REGROUPES SUR LES LITTORAUX ?

    1-Quels sont les liens entre littoralisation et urbanisation ?

    2-Quels sont les facteurs de la concentration des hommes sur les littoraux ?

    II-QUELLES CONCURRENCES ET QUELS CONFLITS D’USAGES NAISSENT ENTRE LES DIFFERENTS ACTEURS DE LA MISE EN

    VALEUR DE CES ESPACES CONVOITES ?

    1-Quels acteurs se partagent le littoral ?

    2-Quels conflits naissent autour de ce partage ?

    III-COMMENT SONT AUJOURD’HUI PRIS EN COMPTE LES PROBLEMES SPECIFIQUES DU LITTORAL DANS LES TENTATIVES

    D’AMENAGEMENT DURABLE ET DE PROTECTION DE CES ESPACES FRAGILES ?

    1-Comment protège-t-on les espaces vulnérables ?

    2-Une concertation globale pour développer des projets innovants

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    ETUDE DE CAS : L’AMENAGEMENT DU LITTORAL ESPAGNOL

    1)Documents 1 et 2 page 210, 5 page 211 : comment se traduit l’attraction exercée par le littoral

    espagnol depuis le milieu du XXè siècle ?

    2)Documents 7, 8 page 212, 11 page 212 : peut-on dire que la concurrence des activités sur le littoral

    le fragilise ?

    3)A l’aide de la photographie ci-dessous, complétez la légende du croquis proposé

    4)Documents 13, 15, 16 page 214 : quelles politiques sont menées actuellement pour promouvoir le

    développement durable du littoral espagnol ?

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    CROQUIS DE SYNTHESE : « LES LITTORAUX, DES ESPACES FRAGILISES A PRESERVER »

    1-Je définis les termes du sujet

    Les littoraux, des espaces fragilisés à préserver

    2-Quel problématique se cache derrière ce sujet ? (pour la formuler il faut trouver la notion clef

    implicite dans le sujet) Elle deviendra le titre de votre carte.

    3-Complétez le plan suivant en trouvant les phénomènes à représenter et les bons figurés

    I-Des espaces fortement peuplés où les activités entrent en concurrence (pp. 216-217)

    II-Des espaces fortement fragilisés ou dégradés par cette concentration d’hommes et d’activités

    (carte C p 277, B p 278, 1 p 236)

    III-Aménager durablement les littoraux : les solutions envisagées (voir cartes ci-après)

    Qu’est-ce qu’un

    littoral ?

    -Comment apparaît cette fragilité (dommages,

    changements…) ?

    -Quels sont les facteurs (causes) de cette

    fragilisation ?

    Quelles solutions sont imaginées

    pour les préserver

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