Action Madagascar: Fondation ou ONG? .On peut estimer   10’000 le nombre des institutions d’utilit©
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    Action Madagascar: Fondation ou ONG?

    Sommaire Editorial: Action Madagascar: fondation ou ONG Prvention du cancer du col de lutrus Rapport dactivit 2012 Projet dinstallation dune unit de production doxygne mdical Commentaires sur les comptes 2012

    editorial

    Le terme organisation non gouvernementale (ONG) sest gnralis depuis plusieurs dcennies. Le terme ONG recouvre une trs large palette dorganisa-tions de nature diffrente et il nexiste pas de dfinition prcise et de forme juridique et unanimement accepte de ce que signifie ce terme. On peut estimer 10000 le nombre des institutions dutilit publique en Suisse. Mille cinq cents institutions de solidarit Nord-Sud sont rpertories: ONG ou

    Institutions actives dans la coopra-tion au dveloppement et/ou dans laide humanitaire, organisations me-nant des activits oprationnelles, diffrencies encore par secteur dac-tivit (sant, ducation, aide len-fance).

    Notre Fondation action madagascar sinscrit dans cette constellation et ses actions bnficient de lappella-tion oNG. Pourquoi? Nous privilgions la souplesse et la ra-pidit daction qui caractrisent les ONG et qui en font des instruments plus efficaces dans la lutte contre la pauvret que certains gouvernements et autres institutions multilatrales,

    susceptibles dtre freins par des lourdeurs bureaucratiques. Nous avons aussi la capacit de mobiliser des forces bnvoles au Nord (nos do-nateurs et Fondations qui nous aident financirement) et des volontaires pour le soutien de projets dans les pays du Sud. Nous dmontrons un travail de proximit et de mobilisation qui nous permet le maintien des dons reposant en grande partie sur la confiance accorde par les membres de notre quipe. Nous sommes devenus un interlocuteur srieux sur place Madagascar mais aussi auprs de nos institutions nationales comme la DDC, Fribourg Solidaire et dautres Fondations.Enfin, comme les ONG, nous avons le sentiment de remplir un rle social abso-lument fondamental en tant que courroie de transmission de valeurs de solidari-t, de lutte contre les injustices et les ingalits, la pauvret et les maladies de nos partenaires du Sud.

    Franois Perriard, prsident

    Source: Annuaire suisse de politique et de dveloppement, vol. 23/3,2004,

    le rle des ONG dans la politique de dveloppement, G. Perroulaz.

    juillet 13

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    Comme chaque anne cette mme priode, le Centre mdico-chirurgical St-Damien a publi dans le courant du mois de fvrier son rapport dactivit 2012. Ce document dune quinzaine de pages peut tre consult par tout un chacun sur notre site internet (www.actionmadagascar.ch). Il fournit des statistiques dtailles concernant les principaux secteurs dactivit du CMC St-Damien. Cet article vous en propose un rsum succinct.

    Situation gnraleLanne 2012 a t trs positive et le nombre de malades soigns est en constante augmentation. Cette augmentation rend lextension du CMC ainsi que la rnovation de la partie existante (toutes deux en projet) ncessaires. Pour ce qui est du personnel, le CMC St-Damien emploie lheure actuelle 132 personnes.

    Depuis 2011 et lintroduction dun nouveau sys-tme de comptabilit, la gestion administrative et fi nancire de la clinique sest considrablement professionnalise. Cet effort important de la part de ladministration a t couronn par la vrifi ca-tion et la certifi cation de la comptabilit 2011 par

    Rapport dactivit 2012 du CMC St-Damien

    Prvention du cancer du col de lutrus au Centre mdico-chirurgical St-Damien Ambanja

    La relation entre cancer du col et pays pauvres est beaucoup plus forte quon le pense gnralement. A Madagascar, environ 5 millions de femmes ges de 15 ans et plus ont un risque lev de d-velopper un cancer du col. La plupart des femmes qui meurent ont un ge situ vers la fi n des 30 ou 40 ans. En labsence dune mre, dune grand-mre, et dautres membres de la famille, la sant des jeunes enfants, est fortement compromise. Le dcs de la mre rsulte presque toujours en une rduction de linvestissement dans lducation de chaque enfant, et les enfants sans mre sont fr-quemment abandonns.

    Que pouvons-nous faire maintenant?En attendant un vaccin effi cace et bon march il est urgent dorganiser un dpistage avec traite-ment des lsions cancreuses au stade prcoce.Bien que les programmes de dpistage laide des frottis se soient avrs effi caces dans les pays dvelopps comme la Suisse, il est trs diffi cile de maintenir ces programmes dans les milieux avec des ressources limites. Pour linstant, selon lOMS, le dpistage visuel est le plus adapt pour les pays en dveloppement. De plus un traitement immdiat en cas de lsion visible peut tre admi-nistr vitant ainsi une deuxime visite. Il sagit de la cryothrapie, consistant geler le col utrin pendant quelques minutes. Le dpistage visuel et la cryothrapie peuvent tre pratiqus par des m-decins, des infi rmires ou des sages-femmes.Paralllement une nouvelle approche semble pro-metteuse dans le contexte faibles ressources; il sagit deffectuer en une seule visite un test de d-pistage du virus du Papilloma, responsable de lvolution cancreuse de la maladie, rapide et bon march suivi dun traitement immdiat par cryo-thrapie en cas de positivit. Lavantage du test vi-ral est quil offre la possibilit aux femmes de prlever elles-mmes un chantillon vaginal vi-tant lexamen gyncologique ce qui peut largir laccs pour certaines populations.

    mise en uvre de lintervention ambanjaDentente avec le Dr Stefano Scaringella du Centre mdico-chiurgical dAmbanja un projet a t structur avec la collaboration du Service de Gyncologie des Hpitaux Universitaires de Ge-nve (HUG) (Prof. Patrick Petignat), du Geneva Foundation for Medical Education and Research (Prof. Pierre Vassilakos) et de la Fondation Action Madagascar qui coordonnera le projet et recher-chera les fonds de fi nancement. LOMS collabore et soutient galement ce projet.

    La fi abilit du projet a t examine sur place lors dune visite en octobre 2012 et du matriel a dj t achemin (chaises gyncologiques, colpos-copes).

    En juillet et aot de cette anne, deux mdecins assistantes des HUG, puis deux gyncologues des HUG se rendront sur place pour initier ce projet dont les tapes ont t dfi nies: Mise en route dun programme dducation des

    prestataires de soins du CMC, mdecins, sages-femmes, infi rmires, laborantines (promotion de la prvention, dpistage visuel, colposcopie, cryothrapie, introduction au test viral).

    Sensibilisation de la lutte contre le cancer du col par le biais de lducation et le conseil en sadressant aussi bien aux femmes quaux hommes.

    Etude pilote pour la mise en place des moyens de dpistage et de traitement.

    Evaluation de la prennit du projet long terme.

    Paralllement une recherche de soutien fi nan-cier est mene en Suisse et une aide est bien-venu de la part de donateurs voulant simpliquer dans un projet de sant publique Madagascar.

    Prof. Pierre Vassilakos, Geneva Foundation for Medical Education and Research

    Franois Perriard, prsident de Action Madagascar

    le Commissaire aux Comptes durant le mois de novembre 2012; une premire pour le CMC St-Damien.

    Toujours sur le plan fi nancier, une augmentation modre des tarifs des prestations, en particulier pour la chirurgie, a t dcide. Ces tarifs restent bas par rapport ceux pratiqus dans les hpi-taux publics, et il est toujours possible pour les personnes dans le besoin de se faire soigner gra-tuitement.

    mdecine, chirurgie et maternitAvec 3 chirurgiens et 2 mdecins gnralistes, le personnel mdical est insuffi sant pour faire face au nombre croissant de patients (pour 2012: 5785 patients ambulatoires, 5086 patients hospitaliss en mdecine et 2727 interventions chirurgicales). Le principal dfi pour ces prochaines annes sera donc de recruter des mdecins supplmentaires pour assurer un suivi optimal des patients.

    Pour ce qui concerne la maternit, on comptabi-lise 492 naissances, dont 287 accouchements considrs comme des urgences mdicales (avec 276 csariennes). Suite >>>

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    Loxygne mdical est un gaz essentiel dans la mdecine moderne. Il est indispensable lorga-nisme car il intervient dans le mtabolisme et catabolisme cellulaire et permet la production dnergie pour notre corps.La variation de la pression partielle en oxygne du sang retentit sur le systme cardiovasculaire, le systme respiratoire, le mtabolisme cellulaire et le systme nerveux central.

    Loxygne est utilis dans de nombreuses appli-cations thrapeutiques et tout particulirement pour lalimentation des respirateurs en anesth-sie-ranimation.La respiration doxygne sous une pression par-tielle suprieure 1 atmosphre (oxygnothra-pie hyperbare) a pour but daugmenter de faon importante la quantit doxygne dissout dans le sang artriel approvisionnant directement les cel-lules.

    Dans les pays mergeants, lapprovisionnement en oxygne reste un domaine rserv aux gros producteurs offi ciels ou privs et est principale-ment bas sur un systme de distribution en bouteilles. La dpendance de monopoles de pro-duction, dalas lis au transport et la manuten-tion, au risque de rupture de stock, ainsi qu laugmentation sensible du cot de location des bouteilles reprsente un rel handicap pour un dveloppement durable des secteurs mdicaux et industriels.

    La fraction en oxygne de lair ambiant est de lordre de 21%. Pour le produire une concentra-

    tion de 95% et plus, on va concentrer loxygne de lair. Deux processus peuvent tre utiliss.

    La cryognie, soit la distillation de lair liquide entranant la sparation de loxygne des autres gaz comme lazote.

    La technologie PSA (Pressure Swing Adsorp-tion). Ce systme permet de dissocier lair am-biant en oxygne et en azote par fi ltration molculaire. De loin la plus facile mettre en uvre, la technique de fi ltration molculaire ne requiert aucune qualifi cation spcia