Robert WEBER Pr©sident national du LCGB email: rweber@lcgb.lu Nous voulons un emploi! Nous ne voulons

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  • 03 | 2009

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    Inhalt / Sommaire Der LCGB demonstriert für die Arbeit! 4 Finanz- und Wirtschaftskrise: Was tun? 5 Crise financière et économique: Que faut-il faire? 6 SYPROLUX / S.O.S. Solidarité? 7 Gegen Sozialabbau und für Beschäftigung 9 Etat de la Nation 10 Alle Kinder sind gleich 11-12 Mobbing 16-17 Aus den Betrieben / Coin des entreprises 25-34 Frontaliers 35-37 Aus der Chamber 41-42 Formation / Bildung 46-49

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    BP 1208 • L-1012 Luxembourg Tél.: 49 94 24-1 • email: info@lcgb.lu

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    Dans le cadre des manifesta- tions organisées à travers toute la France contre le démantèle- ment social, la plate-forme syndicale de la Grande-Région a montré sa solidarité lors d’une manifes- tation à Metz.

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    Robert WEBER Président national du LCGB

    email: rweber@lcgb.lu

    Nous voulons un emploi! Nous ne voulons

    pas être au chômage! Nous voulons de la protection sociale.

    De l’aumône, nous n’en voulons pas!

    L’économie mondiale est en pleine crise. L’écono- mie européenne est paralysée. Au Luxembourg, plus de 10 000 salariés de l’industrie sont touchés par le chômage partiel. Le secteur financier a dû être aidé avec des programmes coûtant des milliards. Les parte- naires de la tripartite ont décidé des paquets conjonc- turels en milliards pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises. Avec des réductions fiscales et une politique de redistribution en faveur des per- sonnes à salaires modestes on essaye de maintenir la consommation privée à un niveau élevé.

    Parallèle à toutes ces mesures, on n’a malheureu- sement pas pu éviter que des milliers de salariés ont subi des pertes de revenu, voire ont perdu leur em- ploi. Le chômage augmente chez nous, tout comme chez nos pays voisins et aussi en Europe, bref dans le monde entier.

    La crise que nous vivons actuellement n’est pas une crise sectorielle, il s’agit bel et bien d’une crise économique mondiale. Donc, ce n’est pas unique- ment le Luxembourg à être touché, non l’Europe en- tière, même tous les continents en souffrent.

    Il faut dire que cette crise n’est pas la faute des salariés! Cependant, ce sont eux les vic- times. Les licenciements, le chômage partiel, les pertes de revenu et toutes sortes d’évé- nements négatifs au travail sont le résultat d’un processus global.

    De la pression sur le droit du travail, un appel au démantèlement social, moins de coûts et plus de flexibilité pour les entreprises, voilà les revendications des patrons. La crise écono- mique et financière a été le moment propice pour lancer des attaques sur les droits des salariés. L’oc- casion est idéale pour profiter de la misère des sa- lariés. Les patrons ne se distinguent point par leur responsabilité sociale!

    Une fois de plus ils tendent la main à l’Etat et aux citoyens pour se remplir les poches.

    (Il ne faut cependant pas généraliser: je suis conscient du fait qu’il existe bien évidemment des tendances et des comportements qui vont dans un autre sens. Mais dans ma critique je vise avant tout les fédérations patronales. Ces temps-ci il est irresponsable de faire des revendications sans tenir compte des salariés. Les syndicats sont en faveur des programmes conjoncturels qui soutiennent les en- treprises; les syndicats s’engagent néanmoins avec au moins autant d’engagement pour les droits et in- térêts des salariés).

    La politique doit prioritairement placer les êtres hu- mains dans le centre lorsque des décisions sont prises. Car la politique de libéralisation et flexibilisation a duré trop d’années en Europe. Beaucoup de dégâts en sont la conséquence. Des emplois sûrs et stables ont été dé- truits. Des emplois précaires et des salaires misérables sont venus à leur place, qui maintenant à leur tour ont disparu en l’espace de six mois. Conséquence logique et inévitable pour les salariés: chômage et pauvreté.

    Les salariés n’ont pas provoqué et déclenché cette crise, mais ils en sont les premières victimes.

    Le Luxembourg n’a heureusement pas assoupli son droit du travail, n’a pas libéralisé sont droit de pro- tection contre le licenciement et n’a pas détruit ses systèmes de protection sociale. Dieu soit loué que les citoyens n’ont pas écouté le chant des sirènes en faveur de moins d’intervention étatique. Aujourd’hui nous sa- vons plus que jamais que nous avons besoin d’un Etat fort. Les partenaires sociaux doivent pouvoir intervenir d’une façon régulatrice dans l’économie de marché et lui conférer une allure sociale. La seule autorégulation

    du marché qui existe est celle qui détruit tout d’abord avant d’offrir des perspectives aux plus forts. Beaucoup de «moins forts» restent cependant sur le carreau. C’est pour cette raison que tous les fanatiques du marché doi- vent comprendre le message que tout n’est pas permis.

    Le Ministre d’Etat Jean- Claude Juncker a souligné dans sa déclaration sur l’Etat de la na- tion que nous vivons en ce mo-

    ment une crise très grave, et que nous seront frappés par les véritables conséquences de cette crise que dans les mois à venir. En même temps il a dit clairement que cette crise ne va pas durer éternellement et il a annoncé aux citoyens avec espoir et confiance: «Mir packen dat!»

    Et ben oui, la crise finira un jour ou l’autre et des jours meilleurs nous attendent alors. Mais on ne peut être indifférent de quelle façon cette crise se terminera et qui en profitera le plus.

    C’est pour cette raison que le LCGB manifeste le 1er mai 2009 à Mersch!

    Celui qui s’intéresse à son emploi, son salaire ou sa pension est invité à se joindre au LCGB à Mersch afin de manifester pour l’emploi, pour des salaires décents, pour sa propre pension et pour des systèmes de protec- tion sociale solides.

    Cette année le 1er mai est moins un jour férié. Non, il s’agit plutôt d’un jour de lutte pour la justice sociale dans une société où la loi du plus fort ne doit pas s’im- poser.

    Le LCGB manifeste pour l’emploi!

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    Der LCGB demonstriert für die Arbeit! Die Weltwirtschaft ist in der Krise. Die europäische

    Wirtschaft liegt lahm. In Luxemburg steht im Indust- riebereich Kurzarbeit für über 10.000 Arbeitnehmer auf der Tagesordnung. Der Finanzsektor musste mit- tels Milliarden schweren Finanzprogrammen gestützt werden. Die Tripartite definierte für die Klein- und Mittelbetriebe ein Milliarden schweres Konjunktur- programm. Mit Steuersenkungen und Umverteilungs- leistungen zu Gunsten der weniger Verdienenden wurde versucht den privaten Konsum auf einem ho- hen Niveau zu halten.

    Parallel hierzu konnte nicht verhindert werden, dass Tausende von Arbeitnehmern Einkommensein- bußen erleiden mussten und sogar ihre Arbeit verlo- ren. Die Arbeitslosigkeit steigt in Luxemburg, steigt in unseren Nachbarländern, steigt in Europa und steigt weltweit.

    Die jetzige Krise ist keine sektorielle Wirtschaftskrise, sie ist eine globale Wirtschafts- krise. Die jetzige Krise ist nicht allein auf Luxemburg bezogen, nein Europa und alle anderen Kontinente sind gleicherma- ßen betroffen.

    Die Arbeitnehmer sind nicht schuld an dieser Krise! Sie sind aber die Leidtragen- den. Entlassungen, Kurzarbeit, Lohneinbußen und alle möglichen Schikanen auf der Arbeit sind das Re- sultat des globalen Vorgangs.

    Druck auf das Arbeitsrecht, der Ruf nach Sozialab- bau, weniger Kosten und mehr Flexibilität für die Un- ternehmen sind die Forderungen der Arbeitgeber. Die Wirtschafts- und Finanzkrise hat die Zeit reif gemacht um einen generellen Angriff auf Arbeitnehmerrechte zu starten. Die Gelegenheit ist günstig um aus der Misere der Arbeitnehmer neues Kapital zu schlagen.

    Nicht soziale Verantwortung zeichnet unsere Ar- beitgeber aus!

    Einmal mehr halten sie die Hand auf um sich vom Staat und seinen Bürgern den Rachen voll zu stopfen.

    (Man sollte nicht pauschalisieren, es gibt auch andere Tendenzen und Verhaltensweisen. Ja, des- sen bin ich mir bewusst, aber bei dieser Kritik sind hauptsächlich die Arbeitgeberverbände im Visier. Es ist regelrecht unverantwortlich in diesen schwieri- gen Zeiten Forderungen zu stellen ohne Rücksicht auf die Arbeitnehmer. Die Gewerkschaften sind für wirtschaftliche Unterstützungsprogramme für die Unternehmen; die Gewerkschaften verteidigen aber mindestens so resolut die Interessen der Arbeitneh- mer.)

    Und die Politik muss absolut prioritär den Men- schen in den Mittelpunkt all ihrer Entscheidungen stellen. Zu viele Jahre wurde in Europa liberalisiert. Damit wurde viel Unheil angerichtet. Stabile und gute Arbeitsplätze wurden abgeschafft. Anstelle kamen prekäre wenig bezahlte Arbeitsverhältnisse, die jetzt in Folge der Krise binnen sechs Monaten abgeschafft waren. Arbeitslosigkeit und Armut sind die Folgen für die Arbeitnehmer.

    De Arbeitnehmer sind nicht Schuld an dieser Po- litik! Sie sind aber die Leidtragenden.

    Gott sei Dank hat Luxemburg sein Arbeitsrecht nicht entfesselt, seinen Kündigungsschutz nicht flexibilisiert und seine sozialen Sicherungssysteme nicht zerschlagen. Gott sei Dank haben die Bürger den Sirenen-Gesängen nach einem schlanken Staat keine Folge geleistet. Heute wissen wir, dass wir mehr

    denn je einen starken Staat brauchen