La Petite Histoire: le magicien d'oz

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  • Ce livre vous est propos par Tri & Lenw

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    En vous souhaitant une trs bonne lecture, Tri & Lenw

  • Ce livre est ddi mon meilleur amiet compagnon de route, ma femme.

  • Frank Baum , l'auteur, est n en 1856 auxtats-Unis, il est mort en 1919.Il a crit Le magicien d'Oz en 1900, et le romana connu un succs immdiat dans le mondeentier, il a t traduit en vingt-trois langues. Lesillustrations reproduites ici sont celles de l'ditionoriginale.

    Julien Knez, l'illustrateur de la couverture, est n Paris en 1973. Il a suivi les cours d'une coled'arts appliqus pendant quatre ans, et s'est per-fectionn ensuite l'cole des Gobelins pendantune anne. cole dont il est sorti major de sa pro-motion. Il a ralis de nombreuses affiches dethtre.

    Le magicien d'Oz:Dorothe et son chien, Toto, basculent un jour

    de grande tempte dans le monde merveilleux dupays d'Oz. Ils partent vers la Cit d'meraude oils doivent retrouver le grand magicien qui leurdonnera la solution pour rentrer la maison.Chemin faisant, ils rencontrent de bien trangescompagnons, le Lion peureux, l'pouvantail quivoudrait tant avoir une cervelle, et le Bcheron-en-fer-blanc dont le rve secret est d'avoir uncur. La troupe vivra de grandes aventures...

  • INTRODUCTION

    Folklore, lgendes, mythes et contes de fesont accompagn l'enfance travers les ges, cartout enfant quilibr manifeste un got spontanet sain pour les histoires fantastiques, merveil-leuses, et de toute vidence imaginaires. Les fan-taisies ailes de Grimm et d'Andersen ont pluscontribu au bonheur des curs enfantins quen'importe quelle autre cration humaine.

    Toutefois, ayant servi pendant des gnrations,les contes de fes du temps jadis peuvent tre prsent rangs dans le rayon historique desbibliothques de la jeunesse; car l'poque est venuede renouveler le genre des contes merveilleux : ilconvient d'en liminer les strotypes dsuets degnies, de nains et de fes, en mme temps quetoutes ces horribles pripties qui glacent le sang,imagines par leurs auteurs en vue de doter chaquercit d'une moralit terrifiante. Comme l'ducationmoderne comprend l'apprentissage de la morale,les enfants contemporains recherchent seulementle divertissement dans les contes merveilleux, etse passent allgrement de tout incident dsa-grable.

    C'est dans cet esprit qu'a t crite l'histoiredu Merveilleux Magicien d'Oz , dans le seulbut de plaire aux enfants d'aujourd'hui. Elle aspire tre un conte de fes modernis, qui, tout enconservant l'merveillement et la joie propres augenre, en bannisse les chagrins et les cauchemars.

    Chicago, avril 1900L. FRANK BAUM

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  • CHAPITRE I

    LE CYCLONE

    orothe vivait au cur desgrandes prairies du Kansas, avec l'oncle Henryqui tait fermier, et tante Em, la femme dufermier. Leur maison tait petite, car, pour laconstruire, il avait fallu apporter de trs loin lebois en charrette. Elle avait quatre murs, unplancher et un plafond, ce qui faisait une pice;celle-ci tait garnie avec un vieux fourneaurouill, un buffet pour la vaisselle, une table,trois ou quatre chaises et des lits. Le grand lit

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  • d'oncle Henry et de tante Em occupait un coin,le petit lit de Dorothe l'autre coin. Il n'y avaitni grenier ni cave si ce n'est un trou creusdans le plancher et baptis la cave au cyclone,o la famille se rfugiait lorsque se dchanait latempte : ses violents tourbillons, dans leur rage,auraient tout renvers sur leur passage. Unetrappe s'ouvrait au milieu du plancher, et l'ondescendait par une chelle dans cet obscurrduit.

    Du seuil de la maison, Dorothe n'apercevaitautour d'elle que l'immense prairie grise. Niarbre ni maison ne venait rompre la monotoniede la plaine qui, de tous cts, allait se perdre l'infini. Craquele par le soleil, la terre labouretendait sa crote grise jusqu' l'horizon.L'herbe avait perdu sa verdure, les ttes deshautes tiges, brles par les rayons ardents, seconfondaient avec la grisaille environnante. Lamaison, peinte jadis, n'offrait plus que des mursaussi ternes, aussi gris que ce qui l'entourait, lesoleil ayant fait des cloques dans la peinture, lespluies l'ayant dlave.

    Lorsque tante Em vint vivre l, c'tait unejeune et jolie femme. Le soleil et le vent l'avaienttransforme, elle aussi. Ils avaient teint l'clatde ses yeux, dcolor le rouge de ses joues et de12

    ses lvres. A prsent, amaigrie et maussade,tante Em ne savait plus sourire. Quand Doro-the, qui tait orpheline, vint habiter chez elle, lapauvre femme fut tellement saisie par le rire del'enfant, qu'elle poussait de petits cris d'effroi enpressant sa main sur son cur, chaque fois quela voix joyeuse de Dorothe retentissait a sesoreilles; et elle regardait la petite fille avec degrands yeux, s'tonnant qu'on pt trouverquelque chose risible.

    Oncle Henry ne riait jamais non plus. Iltravaillait dur du matin au soir et ignorait cequ'tait la joie. Lui aussi tait gris, depuis salongue barbe jusqu' ses grosses bottes; il avaitl'air svre et grave et parlait peu.

    Si Dorothe riait, c'tait cause de Toto; luiseul l'empchait de devenir aussi grise que sonentourage. Toto n'tait pas gris pour un sou :petit chien noir aux longs poils soyeux, ses yeuxptillants clignaient gaiement de chaque ct desa drle de truffe. Toto passait ses journes jouer. Dorothe partageait ses jeux et l'aimaittendrement.

    Aujourd'hui pourtant, ils ne jouaient pas.Oncle Henry tait assis sur le seuil de la porte et,d'un air soucieux, regardait le ciel, encore plusgris que d'habitude. Debout dans l'embrasure,

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  • Dorothe tenait Toto dans ses bras et contem-plait le ciel, elle aussi. Tante Em faisait lavaisselle.

    Le vent du nord leur arrivait avec une sourdeplainte; ils pouvaient voir les hautes herbes secoucher l'approche de la tempte. Un siffle-ment strident dans l'air leur fit tourner la ttevers le sud; ils virent alors des vagues de ventaccourir dans l'herbe de ce ct aussi.

    Immdiatement, oncle Henry fut sur pied. Un cyclone, Em! cria-t-il sa femme; je

    vais m'occuper des btes.Et il courut vers les tables o l'on gardait les

    vaches et les veaux.Tante Em laissa tomber sa besogne et se

    dirigea vers la porte. D'un regard, elle compritl'imminence du danger.

    Vite, Dorothe, cria-t-elle, cours la cave!Toto sauta des bras de Dorothe et alla se

    rfugier sous le lit; la fillette essaya de l'endloger. Tante Em, au comble de la frayeur,ouvrit brusquement la trappe du plancher etdgringola par l'chelle dans le petit trousombre. Dorothe avait enfin rattrap Toto etallait suivre sa tante, quand un hurlement de latempte la surprit au milieu de la pice. Lamaison fut secoue avec une telle violence que

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    l'enfant en perdit l'quilibre et se retrouva assisepar terre.

    Alors une chose trange advint.La maison tournoya deux ou trois fois sur

    elle-mme et s'leva lentement dans les airs.Dorothe se crut transporte en ballon.

    Le vent du nord et le vent du sud serencontrrent l'endroit o se trouvait lamaison et en firent le centre exact du cyclone.Au cur mme d'un cyclone, l'air est calmed'habitude, mais la forte pression des vents, depart et d'autre de la maison, la poussait si haut,si haut qu'elle se retrouva la pointe ducyclone; elle y resta perche et fut emportecomme une plume des lieues et des lieues de l.

    Il faisait trs sombre, et le vent l'entourait deses mugissements horribles, mais Dorothetrouva qu'elle voguait plutt confortablement.Les premiers tourbillons passs, la maison avaitencore une fois bascul dans le vide, puis lafillette se sentit balance avec douceur, commeun bb dans son berceau.

    Ce remue-mnage n'tait gure du got deToto. Il courait en tous sens dans la pice, avecdes jappements nerveux; Dorothe, assise sur leplancher, attendait calmement la suite desvnements.

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  • A un moment, Toto s'approcha trop prs dela trappe reste bante, et disparut ; la petite fillecrut bien l'avoir perdu. Mais bientt elle aperutl'une de ses oreilles pointant au bord du trou : lavigo