Les AA pour l’alcoolique quand vous ne buviez pas ; si ... depuis 41 ans. Je me souviens encore, 64…

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  • FP-22

    Publication approuve par la Confrence des Services gnraux

    DCLARATION DUNITParce que nous sommes responsables de lavenir des AA, nous devons : placer notre bien-tre commun en premier lieu et prserver lunit de lassociation des AA, car de cette unit dpendent nos vies et celles des membres venir.

    Je suis responsableSi quelquun quelque part tend la main en qute daide, je veux que celle des AA soit toujours l. Et de cela: Je suis responsable.

    Les AA pour lalcoolique

    plus g Il nest jamais

    trop tard

  • Les ALcooLiques Anonymesmd sont une association dhommes et de femmes qui partagent entre eux leur exp-rience, leur force et leur espoir dans le but de rsoudre leur problme com-mun et daider dautres alcooliques se rtablir.

    Le dsir darrter de boire est la seule condition pour devenir membre des AA. Les AA ne demandent ni cotisa-tion ni droit dentre ; nous nous finan-ons par nos propres contributions.

    Les AA ne sont associs aucune secte, confession religieuse ou poli-tique, aucun organisme ou tablisse-ment ; ils ne dsirent sengager dans aucune controverse ; ils nendossent et ne contestent aucune cause.

    Notre but premier est de demeurer abstinents et daider dautres alcoo-liques le devenir.

    Copyright par AA Grapevine, Inc. Traduit et reproduit avec autorisation.

    Titre original A.A. for the Older Alcoholic

    Copyright 2018 par Alcoholics Anonymous World Services, Inc.

    Tous droits rservs.

    Adresse postale Box 459, Grand Central Station

    New York, NY 10163, USA

    www.aa.org

    2M 2/18 (SLX)

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    Les AA pour lalcoolique plus g Il nest jamais trop tard

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    Les AA pour lalcoolique plus g

    Cette brochure vous fera dcou-vrir des hommes et des femmes de diffrents milieux et qui ont aussi des expriences diverses avec lalcool. Ils ont une chose en commun : tous ont t aux prises avec leur alcoolisme vers lge de 60 ans.

    Ils ont commenc boire diffrentes priodes de leur vie. Ils ont bu pendant une dure de temps varie. Leur milieu et les circonstances taient diffrents. Un homme a bu de faon alcoo-lique pendant seulement deux ans et demi un autre a bu pen-dant 50 ans. Plusieurs ont bu pour combler leur solitude au dcs de leur conjoint, un autre pour li-miner le stress dune carrire o il tait trs puissant. Une femme, qui a pass directement de lunit des soins cardiaques celle de la dsintoxication, avait simplement troqu la vodka pour du vin blanc.

    Ces histoires illustrent que lalcoolisme se prsente sous diffrentes formes et emprunte divers aspects. Ce nest pas o vous buvez, quand vous avez com-

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    menc boire, pendant combien de temps, avec qui vous buvez, ce que vous buvez ni mme la quantit qui dtermine si vous tes alcoolique ou non. La ques-tion de vrit se trouve dans la rponse cette question : O lalcool vous a-t-il amen ? Sil a affect vos relations avec votre famille, vos amis, vos employeurs, anciens ou actuels ; sil a influen-c la faon dont vous organisez vos journes ; sil a affect votre sant ; sil a dtermin ou affect votre humeur ou votre tat des-prit quand vous ne buviez pas ; si vous tes de quelque faon pr-occup par lalcool il est alors possible que vous puissiez avoir un problme.

    Plusieurs crises accompagnent l tape du vieill issement, et presque toutes comprennent une perte quelconque. Les enfants grandissent et quittent la maison. Vous dmnagez dans un endroit plus petit. Vous avez moins damis et ils demeurent loin. Vous devez prendre votre retraite. La sant physique est moins bonne et les facults diminuent. Votre conjoint de longue date meurt.

    Parfois, ces changements de circonstances empirent les habi-tudes bien ancres. Alors que

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    plus tt, un verre avant le repas pouvait tre un passe-temps agrable, il devient aujourdhui un soulagement auquel on pense toute la journe et ce seul verre augmente deux ou trois, et ensuite plus.

    Pour dautres, le dbut de lal-coolisme peut faire suite une grave crise, une perte dvasta-trice. Soudain, la bouteille comble le vide motionnel laiss par la perte dun emploi ou la mort dun tre cher.

    Dautres encore tranent der-rire eux une longue histoire dalcoolisme peine contenu, et dune faon ou dune autre, il clate jusqu ce que le corps, aprs des annes dabus, ne puisse plus supporter les attaques de lalcool.

    Le dclic, pour ceux dont les histoires sont racontes dans cette brochure, sest produit quand ils ont finalement dcid de faire face au problme de le regarder froidement et dtre prt y remdier. La dcision de demander de laide a t trs importante, et ctait une dcision que personne dautre ne pouvait faire. Une fois prise, la main des Alcooliques anonymes tait l, prte accueillir.

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    Les hommes et les femmes de tous ges chez les AA ont accept leur alcoolisme pour ce quil tait, une maladie, et ce faisant, ils ont t disposs recevoir de laide, se rtablir et restaurer leur vie. Nous nous aidons en parta-geant notre exprience, notre force et notre espoir, et en suivant un programme de rtablissement suggr.

    Loin de penser que leur vie est finie, les hommes et les femmes qui sont venus chez les AA un ge avanc disent souvent le contraire quil est temps de commencer vivre.

    K.B., qui a bu pendant plus de 50 ans, est aujourdhui abstinent depuis prs de huit ans. Il dit : Jai commenc vivre deux mois avant mon soixante-dixime anni-versaire.

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    J.M. (82 ans) Il a joint les AA 60 ans

    Pour la premire fois de ma longue vie, jai compris ce que lal-cool mavait cot en espoirs dtru-its, en amitis perdues, en perte de fiert, en relations manques, et en plaisirs de russites intellectuelles.

    Jallais avoir bientt 60 ans quand je suis venu chez les Alcooliques anonymes. Jtais alcoolique depuis 41 ans. Je me souviens encore, 64 ans plus tard, de la sensation de brlure de ce pre-mier verre de whisky qui cou-lait dans ma gorge. En quelques semaines, jai su quil se passait quelque chose de terriblement srieux. Je savais que jtais pris, quen ne prenant quun seul verre, je ne pouvais plus arrter de boire jusqu loubli. Javais enten-du bien des gens dire quils ne savaient pas que lalcool tait la cause de leurs problmes, mais dans mon cas, je le savais depuis presque le dbut.

    Dans ce temps-l, on ne parlait pas de choses comme lalcoo-lisme et je me souviens avoir vu le mot pour la premire fois dans larticle bien connu de Jack

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    Alexander paru en 1941 sur les AA et publi dans The Saturday Evening Post. Jusque-l, je me voyais comme un ivrogne inv-tr, condamn mourir jeune ou tre enferm dans un asile. Jtais alors un tudiant de pre-mire anne au collge et jai quit-t lcole pour toujours cinq ans plus tard trs loin dobtenir un diplme.

    Au moment o jai t appel pour servir pendant la Deuxime Guerre Mondiale, jtais un gros buveur. Les tremblements avaient commenc ; j ai eu plusieurs prises de bec avec la police et jai perdu mon permis de conduire. Je vivais dans la peur et lappr-hension. Pour aller dans la rue, je devais prendre de lalcool car javais peur mme du moindre contact humain.

    Dans les camps dentrane-ment, larme insistait auprs des hommes qui avaient fait quelques tudes au collge de se prsen-ter lcole des Officiers, et je ne voulais absolument pas y aller. Jtais prt accepter mes erreurs comme simple soldat, mais jtais nerveux la pense den faire comme officier, que cette honte rejaillisse sur ma famille. Jai donc t au combat pendant presque

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    trois ans comme simple soldat, et jtais presque aussi terroris par lalcool que je ltais par les obus et les balles des ennemis. Les seules fois o je nai pas bu dans larme, ctait quand nous tions sur la ligne de front o il ntait pas possible davoir de lalcool.

    Aprs la guerre, je suis deve-nu fou furieux par lalcool. Deux ans plus tard, je ne pesais que 49 kilos, javais le foie qui me dbor-dait des ctes, une maladie des reins, un estomac et des intestins enflamms et je souffrais de mal-nutrition sur le point de mef-fondrer physiquement. Des amis mont trouv dans mon apparte-ment, couch lentre, incapable de me lever. Ils mont trouv un excellent mdecin qui comprenait lalcoolisme. Sachant que jtais fauch et incapable de payer les frais dhospitalisation ou dun psy-chiatre, elle ma trait pendant des mois, en me voyant souvent et en maidant parler de mes problmes.

    Dautres mauvaises priodes sont survenues aprs, mais pen-dant quelque temps, le pire tait pass. Jai bu nouveau quelques annes plus tard, mais pour le moment, javais une femme mer-veilleuse et un bon mariage plein

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    damour qui nous a permis davoir deux bons garons. Pendant quel-ques annes, jai essay de boire avec modration ; et vous connais-sez la suite. Je perdais le contrle trois ou quatre fois par anne jusqu ce que, voyant langoisse quprouvait ma femme, jai com-pltement cess de boire. Je suis rest totalement abstinent pen-dant six ans jusqu sa mort. La joie de ma vie est de savoir que je lui ai donn ces six annes heu-reuses.

    Aprs sa mort, je ne savais pas que jtais en danger de mort. Je ne connaissais rien du programme des AA, que ctait le premier verre que je devais craindre le plus. Jtais all une runion des AA plusieurs annes auparavant, suite linsistance de mon mdecin, mais jtais parti avant la fin. Les AA, pensais-je, ntaient pas pour moi. Comme je lai appris plus tard, il suffisait dun seul verre pour me remettre dans les griffes de lalcool. Jy suis rest quatre annes de plus, des annes o jai t hospitalis, jai perdu un emploi et finalement, je me suis retrouv dans un centre de rhabilitation. Cest l que jai commenc comprendre que les AA pourraient me sauver.

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    Jai soudainement compris que ma rponse tait chez les AA et jai compris aussi que les membres me