LA CORRUPTION A LA FIN DE LA REPUBLIQUE Universit£© de Neuch£¢tel Facult£© de lettres et sciences humaines

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  • Université de Neuchâtel

    Faculté de lettres et sciences humaines

    LA CORRUPTION A LA FIN DE LA REPUBLIQUE

    ROMAINE (IIe-Ier s. av. J.-C.) : ASPECTS POLITIQUES ET

    FINANCIERS

    Thèse présentée à la Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université de Neuchâtel

    pour obtenir le grade de docteur ès lettres par

    Cristina Rosillo López

    Neuchâtel juin 2005

  • IMPRIMATUR

    La Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Neuchâtel, sur les rapports de M. Jean-Jacques Aubert, directeur de thèse, professeur ordinaire de langue et littérature latines à l’Université de Neuchâtel ; Mme Elisabeth Deniaux, professeur à l’Université de Paris-Nanterre ; Mme Regula Frei-Stolba, professeur associé à l’Université de Lausanne ; M. Koenraad Verboven, docteur, Université de Gand autorise l'impression de la thèse présentée par Mme Cristina Rosillo, en laissant à l'auteur la responsabilité des opinions énoncées. Neuchâtel, le 10 juin 2005 Le doyen Richard Glauser

  • A mis padres y a Igor. Sine quibus non.

  • REMERCIEMENTS

    « No man is an Island, entire of itself » John Donne, Meditation XVII

    Il est vrai : personne n’est une île. Beaucoup de monde m’a aidé à finir cette thèse, qui commença avec une simple question : « avait-t-il de la corruption chez les Romains ? Ça semble intéressant! ». De nombreuses gens et institutions doivent être remerciées. Toute omission doit être attribuée à ma mauvaise mémoire :

    - en premier lieu, j’aimerais remercier mon directeur de thèse, Jean-Jacques Aubert, pour son support, ses conseils et son stylo rouge qui fut toujours nécessaire. De même aux membres du jury, qui m’ont offert de très bons conseils : Regula Frei-Stolba, Koenraad Verboven, Elisabeth Deniaux.

    - Aux membres du département de Sciences de l’Antiquité de l’Université de

    Neuchâtel. Aux professeurs Paul Schubert et Denis Knoepfler ; à Alexandra, Barbara, Valery, Fabienne, Dobrinka, Martin et Laure. A l’Université de Neuchâtel pour son accueil.

    - Aux gens, hors de Neuchâtel, qui m’ont offert des conseils et/ou qui ont lu une

    partie du manuscrit : Greg Rowe, Andrew Lintott, Fergus Millar, Anne Bielman, Danielle VanMal Maeder, Paul Erdkamp.

    - Aux bibliothèques qui m’ont permis de travailler avec leur fonds : bibliothèque

    de l’Université Libre de Bruxelles, Sackler Library et Bodleian Library (Oxford), Bibliothèque national de France (site François Mitterrand), British Library (Londres), Bibliothèque de l’Institute of Classical Studies (Londres). A Mertxe, Rodolfo et famille, qui m’accueillirent avec chaleur chez eux à Londres.

    - Un grand merci à tous les bibliothécaires de Neuchâtel : ceux de la faculté de

    lettres, du Fonds d’études et de la Lecture publique. A Mme. Bernadette Gavillet, M. Bruno Locatelli et tous les membres du prêt interbibliothèques qui, pendant des années, ont dû gérer de centaines de commandes, toujours avec un sourire et un mot gentil au téléphone.

    - Aux « anges gardiens du français », qui ont lu avec attention ma thèse : Valery,

    Sarah, Laure, Marie Christine, Alexandra. Ils ne doivent pas être tenus pour responsables de toute éventuelle faute qui reste.

    - A mes amis en Espagne, qui m’ont toujours soutenu par des emails et pendant

    mes visites. A mi « cuadrilla » : Ainhoa, Ainara, Monika, Aitziber, Iratxe, Ana, Itziar, Maite, María, Miren. A mes amis de la « facultad », notamment Nerea, Nausica, Marijo, Igone, Igor Ochoa. A Saioa (sit tibi terra levis).

    - A tous mes amis en Suisse, qui ont fait de ce séjour un plaisir et qui me firent

    surmonter un « tortillagraben » presque inexistant, notamment à Camu, Mihaela,

  • Víctor et Bianca. Au ghetto : Déborah, Désirée, Belén, Luisa, Marina, Nicolás. Au Club de lectura : Ana, Toni, Nathalie, Cristina, Jessica.

    - A ma famille, notamment mes parents, qui ont été toujours là. A Igor, qui m’a

    aidé tous les jours.

    - Un dernier remerciement à William Wyler, Joseph L. Mankiewicz et à tous les acteurs et directeurs de films péplum. Quand j’étais petite, ils me montrèrent le monde romain. C’est possible que, sans eux, cette thèse n’aurait jamais été rédigée.

    Cette thèse a été rédigée grâce au support financier du Gouvernement Basque

    (département d’éducation et universités). Neuchâtel

    Quatre jours avant les Ides de mars 2005

  • Abréviations

    Les abréviations des notes suivent le système proposé par l’Oxford Latin

    Dictionary (Oxford, 1982) et le Liddell-Scott, Greek-English Lexicon (9e édition,

    Oxford, 1996) pour les auteurs et ouvrages antiques, et celui de l’Année Philologique

    pour les périodiques. Les traductions ont été élaborées par moi, sauf quelques

    exceptions signalées en note en bas de page.

    Les autres abréviations utilisées sont:

    AE Année Epigraphique

    ANRW Aufstieg und Niedergang der römischen Welt

    CAH Cambridge Ancient History (2e édition)

    CIL Corpus Inscriptionum Latinarum

    Dig Digesta

    IG Inscriptiones Graecae

    IGRR Inscriptiones Graecae ad Res Romanas Pertinentes

    ILS Inscriptiones Latinae Selectae (Dessau)

    LTUR Steinby, E. V., Lexicon topographicum urbis Romae (Roma, 1993-2000)

    MRR Broughton, T.R.S., The Magistrates of the Roman Republic. 2vols. (New

    York, 1952)

    P. Herc. Papyrus d’Herculanum

    RE Pauly, Realencyklopaedie der classischen Altertumwissenchaft

  • Table de matières

    1. Introduction 1

    1.1. Qu’est-ce que la corruption ? 2

    1.2. Les sources pour l’étude de la corruption 4

    1.2.1. Les sources littéraires 4

    1.2.2. Les problèmes posés par les sources littéraires pour l’étude

    de la Rome républicaine 7

    1.2.3. Les sources juridiques 11

    1.2.4. Les sources épigraphiques 13

    1.3. L’historiographie des études sur la corruption romaine 15

    1.4. L’étude de la corruption dans les sciences politiques et sociales 19

    1.5. Contexte historique de la corruption à Rome 21

    1.6. De l'usage politique du don en nature dans une société en voie de

    monétarisation (IVe – IIe siècles av. J.-C.) 23

    1.6.1. La monétarisation de la société et de l'économie romaines 24

    1.6.2. Les occasions et les moyens de la proto-corruption 26

    1.6.3. La monétarisation de la vie politique romaine 33

    2. La corruption électorale à la fin de la République romaine

    (IIe-Ier siècles av. J.-C.) 39

    2.1. Définition de la corruption électorale à Rome 40

    2.2. Les élections et la corruption électorale 41

    2.3. La corruption électorale comme un élément illicite de la norme : actes et

    mesures 46

    2.3.1. Les actions considérées comme illicites jusqu’au début du IIe

    siècle av. J.-C. 46

    2.3.2. Les problèmes récurrents propres à la corruption électorale aux

    IIe-Ier siècles av. J.-C. 51

    2.3.2.1. Les mesures affectant le déroulement des élections 58

    2.3.2.2. L’escorte du candidat 60

  • 2.3.2.3. Les jeux et les banquets 61

    2.3.2.4. Les distributions en nature et en espèces 65

    2.3.2.5. Les intermédiaires : divisores, sodalitates 68

    2.4. Le cadre juridique du délit de corruption électorale 73

    2.4.1. L’établissement d’un tribunal permanent (quaestio perpetua) 73

    2.4.2. Contre qui les lois sur l'ambitus sont-elles dirigées? 75

    2.4.3. Les peines prévues 78

    2.5. Les bénéficiaires de la corruption électorale 81

    2.5.1. Les bénéficiaires des distributions 82

    2.5.2. Les bénéficiaires des banquets 84

    2.5.3. Les bénéficiaires des jeux 85

    2.6. La perception de la corruption électorale 88

    2.6.1. Introduction : l’opinion publique 88

    2.6.2. L’expression de l’opinion publique 90

    2.6.3. La censure de l’opinion publique 92

    2.6.4. Les points de vue de l’opinion publique sur la corruption

    électorale 95

    2.6.4.1. La perspective de l’élite 95

    2.6.4.2. L’opinion sur la corruption électorale au sein de la plèbe 98

    2.7. Conclusions : le processus de généralisation de la corruption électorale 101

    3. La corruption politique à la fin de la République romaine (IIe-Ier siècles 107

    av. J.-C.)

    3.1. Introduction 107

    3.2. Définition et formes de la corruption politique 109

    3.2.1. Le peculatus : le vol à l’Etat 109

    3.2.2. La pecunia residua : un type de péculat ? 118

    3.2.3. La res repetunda : le vol et l’extorsion aux provinciaux 121

    3.2.3.1. Les contributions des provinciaux (collationes) 122

    3.2.3.2. Les réquisitions abusives 128