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La coftiawoÑonNtt - UAB Barcelona Le prix de l'abonnement annuel est1 mainten1F pour siux á número s (y compris les números doubles spéciaux comptant pour un seul numero). Le

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    La coftiawoÑonNtt INTEÜNUTIONULC

    Bnlletin Comité International ponr la reconstruction de la IVe Internationale

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    SPECIÁL

  • IH CORiMPONDUNCE

    Bulletin du Comité International pour la reconstruction de la IVo Internationale

    A NOS LECTEURS Ce numero double de La Correspondance I nternationale est consacré au bilan politique tiré par

    I Organisation Communiste Internationaliste (section francaise du Comité International pour la recons- truction de la IV Internationale) de la révolution bolivienne de 1971.

    Alors que se prepare, pour le debut du mois de juillet 1972, la 2 session de la pré-Conférence du Comité International, préparatoire á la 4* Conférence du C.I., les miiitants révolutionnaire trouveront dans ce numero de La Correspondance Internationale une serie de documents importants indispensa- bles á leur combat.

    Ce numero double de 64 pages, «spécial B olivie », est vendu au prix modique de 5 F. Nos abonnés le recevront au compte d'un numero simple. La parution réguliére de La Correspondance Inter- nationale, ne peut étre assurée que par le soutien de ses lecteurs et particuliérement de ses abonnés. C'est de l'effort organísé de tous que dépend la possi bilité d'une parution réguliére de La Correspondance Internationale, á méme d'informer les miiitants sur les différents aspects de l'activité pour la reconstruc- tion de la IV Internationale et d'assurer en méme temps les conditions de la discussion politique indis- pensable.

    Le prix de l'abonnement annuel est maintenu á 11 F pour six números (y compris les números doubles spéciaux comptant pour un seul numero).

    Le Comité de rédaction.

  • LA REVOLUTION BOLIVIENNE ET LA RECONSTRUCTION DE LA 4e INTERNATIONALE

    Les événements de Bolivie s'intégrent organi- quement dans le gigantesque combat mondial du prolétariat et de 1'impérialisme dans cette période de l'imminence de la révolution et de la contre- révolution. Bien plus, ils en forment une compo- sante et méme une étape particuliérement im- portante. Comme l'Organisation Communiste In- ternational iste, section francaise du Comité in- ternational l'a maintes fois souligné, cette pé- riode est caractérisée non seulement par le fait general que l'initiative est au prolétariat, mais surtout par le contenu précis que la dynamique de la lutte des classes donne á la lutte du pro- létariat de chaqué pays : á savoir qu'au centre de toute lutte des travailleurs se trouve direc- tement posee la question du pouvoir, concréte- ment celle de la dictature du prolétariat, done les moyens d'y parvenir, comme le véritable enjeu du combat. Or, les travailleurs boliviens sont alies le plus loin dans cette voie en se mobilisant autour de leur organe indépendant, PAssemblée Populaire instituant une premiére étape de la dualité du pouvoir, étape transitoire pour la dictature du prolétariat. Par cela méme, les événements de Bolivie ont representé une

    des expressions les plus élevées de la lutte de l'ensemble de la classe ouvriére interna- tionale.

    C'est justement parce que la mobilisation des masses boliviennes a posé, de facón concrete et immédiate. tous les problémes décisifs de l'affrontement du prolétariat avec la bourgeoisie, problémes vitaux et actuéis pour la classe ou- vriére de tous les pays, que leur combat a pro- voqué les plus vives réactions á l'échelle inter- nationale. La bourgeoisie préfére passer sous si- lence ce qui s'est passé en Bolivie. Les staliniens, s'ils n'agissent pas de méme, condamnent la lutte indépendante des travailleurs boliviens, lui opposant la collaboration de classe de type Front populaire au Chili. L'attitude á l'égard de l'ex- périence bolivienne constitue une véritable ligne de démarcation de classe. Rien done de plus naturel que l'acharnement des liquidateurs du trotskysme, rassemblés sous la banniére du pré- tendu « Secrétariat Unifié » de la IV Internatio- nale contre le Parti Ouvrier Révolutionnaire, la section bolivienne du Comité international de la IV Internationale.

    Immédiatement aprés le coup d'Etat, les révision- nistes liquidateurs du « Secrétariat Unifié » déchainé- rent leurs attaques contre le P.O.R. de Bolivie. La cible céntrale de leurs attaques, c'était la politique du P.O.R. en ce qui concerne l'Assemblée Populaire : l'organe de langue francaise du pablisme, Rouge, s'est particuliérement ¡Ilustré sur ce terrain. C'était la politique du Front unique ouvrier, la politique assu- rant — contre l'aventurisme petit-bourgeois — l'hégé- monie du prolétariat; la politique partant de la réalité de l'Assemblée Populaire comme organisme de carac- tére soviétique, comme organe de double pouvoir ouvrant concrétement la voie du gouvernement ou- vrier. C'est cela que les courants petits-bourgeois attaquent en falsifiant les positions et le role du P.O.R. dans le processus révolutionnaire en Bolivie.

    Cette campagne calomnieuse menee contre le P.O.R. n'est pas étonnante de la part de ceux qui

    considérent comme authentique direction révolution- naire, tour á tour celle ae üomulka, de Castro, de Ho-Chi-Minh, de Guevara, d'Arafat, etc. et qui n'hési- tent pas á organiser ensemble avec les gaullistes, les cures, les staliniens, la collecte de « 1 milliard de franes pour le Vietnam ». lis disent OUI au gaul- liste Capitant, oui á Arafat, mais NON au Parti Ou- vrier Révolutionnaire de Bolivie. Ce qui les carac- térise essentiellement, c'est leur incapacité organi- que á prendre une position de classe á l'égard des développements révolutionnaires en Bolivie et de la signification de l'Assemblée Populaire. Méme lorsque Rouge est obligé de se ranger apparemment aux cótés ele la lutte des masses boliviennes, en réalité l'organe pabliste ne défend que sa propre fraction bolivienne, celle de Gonzales Moscoso. C'est la premiére ques- tion de principe fundamental.

    La nature de classe des événements de Bolivie Bien naturellement, elle nous améne á toutes les au-

    tres, intimement üées á cette questicn de la nature de classe des événements de Bolivie. En effet, le combat révolutionnaire en Bolivie posait en termes pratiques la question de la dictature du prolétariat et, done, la question des moyens d'y parvenir. Or, dans

    le numero 126 de Rouge (2 octobre 1971), Michaloux prend la plume pour donner des conseils militaires au P.O.R., á partir du quartier Latin. L'ensemble de ees calomnies haineuses est caractérisé par un soin tout particulier á éviter la questicn céntrale, celle de la marche á la dictature du prolétariat. Mais ¡I y a plus.

    l

  • II y a la tentative d'escamoter ¡es problémes poli- tiques du processus allant vers la dictature du pro- létariat. A leur place, apparaít la question militaire, prise en soi, détachée du mouvement ouvrier et pré- sentée comme solution. Or, méme les problémes mili- taires relatifs á la conquéte du pouvoir par le pro- létariat sont des problémes politiques par excel- lence. Ce sont les conditions politiques de la prise du pouvoir par la classe ouvriére. La condition poli- tique la plus importante étant l'unité de la classe, la politique du Front Unique Ouvrier, sa réalisation est la condition « militaire » la plus importante de la prise du pouvoir. Les pablistes ne prennent pas seule- ment les questions militaires en elles-mémes. lis se couvrent de phrases «révolutionnaires» sur la lutte armée afin de mener une attaque contre la politique du Front Unique que le P.O.R. a appliquée en Boli- vie en vue de la préparation des masses á la con- quéte du pouvoir. C'est parce que le P.O.R. a de- montre dans la pratique que la mobilisation de la classe ouvriére ne peut se taire que par la politique du Front Unique qu'il a resiste vigoureusement con- tre les tentatives visant á l'entraíner dans l'aventure

    Comme celui de la lutte des classes elle-méme, le développement de la reconstruction de la IV Inter- nationale n'est nullement rectiligne. Dans notre épo- que, qui est celle de la putréfaction de l'impérialisme, de la dislocation de son systéme soutenu et maintenu par la bureaucratie stalinienne et son appareil inter- national qui conservent encoré leur emprise sur le mouvement ouvrier, le processus de la libération de la classe ouvriére, le développement de la révolu- tion mondiale ne peuvent que prendre une forme tres inégale, souvent chaotique, pleine de boulever- sements imprévus, de sauts brusques et de reculs. Dans ees conditions, et dans la mesure oú la recons- truction de la IV" Internationale est tout entiére de- vant nous, ees oscillations s'y expriment et pren- nent inévitablement la forme de crises. Toutes les torces aveugles convergent pour détruire la IV Internationale, seul facteur de conscience et d'ordre dans ce gigantesque combat mondlal.

    Sur la base de ses propres expériences dans sa lutte contre le révisionnisme pabliste, l'O.C.I. a plei- nement reconnu et assimilé ce caractére partiéulier de la lutte des classes de notre époque ainsi que du processus de la reconstruction de la IV Interna-

    Mais en dépit de ees divergences profondés et pour les surmonter, l'O.C.I. a estimé que dans le cadre d'un accord global incarné par le Comité International, il restait possible d'avancer et pqur la reconstruction de la IV Internationale contre les révi- sionnistes liquidateurs et pour la clarification politique aidée par une lutte commune et par des discussions. En méme temps, dans ce cadre et ceu

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