FRAN‡AIS COMPRENDRE, ANALYSER ET cache.media. Ce sujet comporte 5 pages num©rot©es de la 1/5
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  • 17GENFRQRIN1 1/5

    DIPLME NATIONAL DU BREVET

    SESSION 2017

    Ds que le sujet vous est remis, assurez-vous quil soit complet

    Ce sujet comporte 5 pages numrotes de la 1/5 la page 5/5

    Le candidat rend sa copie la fin de cette 1re partie et veille conserver ce sujet en support pour le travail dcriture (deuxime partie de lpreuve)

    Lutilisation du dictionnaire et de la calculatrice est interdite

    DEUXIEME EPREUVE

    1re partie - 2me priode

    FRANAIS

    COMPRENDRE, ANALYSER ET

    INTERPRTER

    REECRITURE Srie gnrale

    Dure de lpreuve : 1 H 10 25 points

  • 17GENFRQRIN1 2/5

    Document A. Texte littraire Simone de Beauvoir vient davoir vingt ans : en sinstallant Paris, dans une pension tenue par sa grand-mre, elle obtient enfin la libert dont elle avait tant rv pendant ses annes dtudes... Elle raconte cette installation au deuxime tome de son uvre autobiographique. Ce qui me grisa lorsque je rentrai Paris, en septembre 1929, ce fut dabord ma libert. Jy avais rv ds lenfance, quand je jouais avec ma sur la grande jeune fille . tudiante, jai dit avec quelle passion je lappelai. Soudain, je lavais ; chacun de mes gestes, je mmerveillais de ma lgret. Le matin, ds que jouvrais les yeux, je mbrouais, je jubilais. Aux environs de mes douze ans, javais souffert 5 de ne pas possder la maison un coin moi. Lisant dans Mon journal1 lhistoire dune collgienne anglaise, javais contempl avec nostalgie le chromo2 qui reprsentait sa chambre : un pupitre, un divan, des rayons couverts de livres ; entre ces murs aux couleurs vives, elle travaillait, lisait, buvait du th, sans tmoin : comme je lenviai ! Javais entrevu pour la premire fois une existence plus favorise 10 que la mienne. Voil quenfin moi aussi jtais chez moi ! Ma grand-mre avait dbarrass son salon de tous ses fauteuils, guridons, bibelots. Javais achet des meubles en bois blanc que ma sur mavait aide badigeonner dun vernis marron. Javais une table, deux chaises, un grand coffre qui servait de sige et de fourre-tout, des rayons pour mettre mes livres, un divan assorti au papier orange 15 dont javais fait tendre les murs. De mon balcon, au cinquime tage, je dominais les platanes de la rue Denfert-Rochereau et le lion de Belfort. Je me chauffais avec un pole ptrole rouge et qui sentait trs mauvais : il me semblait que cette odeur dfendait ma solitude et je laimais. Quelle joie de pouvoir fermer ma porte et passer mes journes labri de tous les regards ! Je suis trs longtemps reste indiffrente 20 au dcor dans lequel je vivais ; cause, peut-tre, de limage de Mon journal je prfrais les chambres qui moffraient un divan, des rayonnages ; mais je maccommodais de nimporte quel rduit : il me suffisait encore de pouvoir fermer ma porte pour me sentir comble. Je payais un loyer ma grand-mre et elle me traitait avec autant de discrtion 25 que ses autres pensionnaires ; personne ne contrlait mes alles et venues. Je pouvais rentrer laube ou lire au lit toute la nuit, dormir en plein midi, rester claquemure vingt-quatre heures de suite, descendre brusquement dans la rue. Je djeunais dun bortsch chez Dominique3, je dnais la Coupole dune tasse de chocolat. Jaimais le chocolat, le bortsch, les longues siestes et les nuits sans 30 sommeil, mais jaimais surtout mon caprice. Presque rien ne le contrariait. Je

    1 Mon journal : mensuel de lpoque, pour filles et garons de cinq dix ans.

    2 Chromo : illustration en couleur.

    3 Dominique : restaurant russe qui servait entre autres choses le bortsch, un potage traditionnel de lEst.

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    constatai joyeusement que le srieux de lexistence , dont les adultes mavaient rebattu les oreilles, en vrit ne pesait pas lourd. Passer mes examens, a navait pas t de la plaisanterie ; javais durement pein, javais eu peur dchouer, je butais contre des obstacles et je me fatiguais. Maintenant, nulle part je ne 35 rencontrais de rsistances, je me sentais en vacances, et pour toujours.

    Simone de Beauvoir, La Force de lge, 1960. Document B. Image

    Vittorio Matteo Corcos, Rves, 1896.

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    QUESTIONS (20 points)

    Les rponses aux questions doivent tre entirement rdiges. Sur le texte littraire (document A) 1) Lignes 1 5 : relevez trois mots qui illustrent le sentiment dominant de ce passage. Quelle en est la cause ? (2 points) 2) Jaimais le chocolat, le bortsch, les longues siestes et les nuits sans sommeil, mais jaimais surtout mon caprice. (lignes. 30-31) Quels sont les gots voqus par la narratrice dans cette phrase ? Lequel est mis en avant et comment ? (3 points) 3) jy avais rv ds lenfance (ligne. 2) Dans cette proposition, quel temps le verbe est-il conjugu ? Expliquez son emploi.

    (2 points) 4) javais durement pein, javais eu peur dchouer, je butais contre des obstacles et je me fatiguais. Maintenant, nulle part je ne rencontrais de rsistances, je me sentais en vacances, et pour toujours. (lignes. 34 36) a- Quel est le rapport logique entre ces deux phrases ? b- Transformez ces deux phrases en une phrase complexe contenant une proposition subordonne. (2 points) 5) Que reprsente la nouvelle chambre dans la vie de la narratrice ? Vous dvelopperez au moins deux ides. (4 points) 6) Quelle est la place de la lecture dans la libert nouvelle de la narratrice ? Justifiez en citant le texte. (3 points) Sur le texte littraire et limage (documents A et B) 7) Dcrivez lattitude de la jeune femme dans ce tableau. Quelle image particulire de la lectrice introduit-il ? Cette vision rejoint-elle celle que propose le texte ? (4 points)

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    RCRITURE (5 points)

    Je suis trs longtemps reste indiffrente au dcor dans lequel je vivais ; cause, peut-tre, de limage de Mon journal je prfrais les chambres qui moffraient un divan, des rayonnages ; mais je maccommodais de nimporte quel rduit .

    Rcrivez ce passage en remplaant la premire personne du singulier (je) par la premire personne du pluriel (nous) dsignant la narratrice et sa sur. Vous ferez toutes les modifications ncessaires.