Enseignement de la géologie dans les universités: étude

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  • 1 . Enseignement Ia gologie

    dans les universits Etude comparati ve des programmes et des mthodes dans les Universites des Etats-Unis, France, Rp. Fed. dAllemagne, Royaume Uni, Tchcoslovaquie, U.R.S.S. par T. Neville George (Universit de Glascbw) Prsident de la Commission dEnseignement de la Gologie (Union Internotionole des Sciences Gologiques)

    en collaboration avec Pierre Bellair (Universit de Paris) G.P. Gorshkov (Universit dEtat de Moscou) Sheldon Judson (Universit Princeton) J.F. Kirkaldy (Universit de Londres) Andreas Pilger (Bergakademie CIausthaI) Zdenek Pouba (Charles Universit, Prague)

    Texte provisoire prpar pour lU.N.E.S.C.O. 1965

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  • TABLE D E S M A T I E R E S

    Prface

    Chapitre I

    Chapitre II

    Chapitre III

    Chapitre IV

    Chapitre V

    Chapitre VI

    Chapitre VI1

    Chapitre VI11

    Chapitre IX

    Chapitre X

    Appendice A

    Appendice B

    La gologie, discipline universitaire

    Etablissements scolaires

    Structures acadmiques

    Programmes des tudes suprieures

    Gologie appliqude

    Les laboratoires d'tudiants

    Le travail de terrain de l'etudiant

    Lectures des tudiants

    Etudes de recherche

    Formes d'enseignement

    Laboratoires pour tudiants et quipement de terrain

    Techniciens de Laboratoire

    Pages

    3

    7

    23

    33

    47

    73

    93

    114

    135

    159

    175

    185

    189

  • P R E F A C E

    Le geologue expriment, ayant une bonne connaissance des principes et des mthodes, peut esprer dans son mtier utiliser ses connaissances pour l'tude des roches d'une rgion quelcon- que du monde entier : souvent ses obligations professionnelles l'entrafhent trs loin des formations gologiques de son propre pays.

    Ia gologie, qui est la base de son exprience est une science de synthse, dont le con- tenu dpasse les frontikres nationales ; et elle est de valeur universelle, c o m m e science de raison- aement aussi bien que d'observation.

    Nanmoins, en dpit de la base commune thorique et de l'utilisation du travail de tous les gologues, il y a de larges variations et des diffrences dans les mthodes de formation des go- logues et dans les types de gologues forms.

    Ces variations et diffrences sont daes P de nombreux facteurs. Elles reposent sur une orientation rgionale donne b la science gologique naissante par les alas des dcouvertes dans la vieille technique du dix huitime sicle;. et dans la technique du dbut du dix-neuvime sicle, c o m m e en Saxe OB prvalait l'ensei gnement de Werner, ou en Ecosse, o Hutton et Playfair ensei- gnaient des thories opposes. Elles sont en partie le reflet de l'opinion publique vis B vis de la go- logie, qui est P son tour en relation avec l'histoire locale industrielle et conomique, c o m m e dans les rgions minieres (charbon) de Belgique et du nord-est de la France, ou dans le Texas et l'Okla- homa -o le ptrole est tout-puissant. Dans une perspective plus vaste, elles proviennent en partie des dvelqppements opposs des systmes d'ducation pendant de nombreuses decades, et m e m e de siscles, dans lesquels les tendances traditionnelles pouvaient &re si profondement enracinees qu'el- les n'taient pas remplacees m C m e quand il s'tait avr qu'elles taient archaques ; ceci appa - rait b la fois dans le contenu spcifique et dans l'quilibre des matires enseignes, la golOgie tant trop souvent un parent pauvre et plus gnCralement dans les grandes lignes qui conduisent les efforts Bducatifs vers la philosophie ou l'artisanat, les humanits ou les sciences empiriques, l'ad- ministration ou la mdecine.

    Elles sont le rsultat de divergences profondes et nettes dans les thories et Systemes d'- ducation, dans les types d'administration des coles et des universits, dans la hirarchie des grades universitaires, dans le degr d'uniformisation impos par le contr6le central sur les institutions soi- disant autonomes, dans les rigueurs d'un Systme d'examens et de certificats publics, et dans les r@- ponses aux pressions exerces par une socit devenant de plus en plus technologique.

    Thoriquement, les variations et les diffrences refltent un quilibre mouvant entre l'importance des sciences physico-mathpatiques d'un c6t et naturelles de l'autre.

    Au sein de la gologie elle-mCme, elles expriment les penchants spCciaux de certains professeurs et les intrets particuliers des diffrentes branches de l'universit. Elles proliferent, dans

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    le dtail, et on les voit transparaRre b l'arrire plan de l'opinion au sujet des programmes des cours des enseignements reus au laboratoire ou des etudes de terrain.

    Elles apparaissent invitablement quand il y a des diffrences locales sur le terrain ; l'en - seignement pratique que les tudiants reoivent ne doit pas etre le m6me dans le bassin parisien ou le plateau de Floride que dans les montagnes d'Oural ou dans le massif du Hartz.

    Quand il y a de telles diffrences, dont la plupart sont considres comme certaines ou au mieux rarement discutes, un examen gnral comparati des buts et mthodes pourrait se montrer intressant et utile. I1 pourrait rsoudre des diffrences qui , scientifiquement et pdagogiquement sont incompatibles I1 pourrait influencer ces systmes diffrents 2 leur avantage mutuel, quand ce qui aurait t reconnu valable dans l'un serait transposable dans un autre. I: stimulerait le perfec - tionnement des matires enseignes et des techniques d'enseignement lorsque le professeur se trouve lui-mEme isol ou priv de contacts. I1 fournirait les idormations de base lorsque de vieilles uni - versit s se modernisent et lorsque de nouvelles universits crent leurs coles de gologie. I1 enri- chissait par la mise en commun de la connaissance exprimentale du fonctionnement d'une branche universitaire.go1ogique active en ce qui concerne le matriel, l'appareillage et quipement de laboratoire, la commodit de la bibliothque et l'assistance technique. Un tel examen a t entre- pris ici. Etant restreint aux institutions universitaires de six pays, il est limit et partiel : mais les pays choisis se compltent les uns les autres par leur organisation sociale, leurs traditions pdagogi- ques, et leurs systmes universitaires, et ensemble, ils ont une gamme d'expriences s'tendant sur de nombreuses dcades et englobant la plupart des types principaux d'enseignement gologique.

    Bien plus, dans l'achevement de cette exprience, la plupart des professeurs de ces pays en sont venus b reconnaftre, parfois d'une manire inattendue, que quelles que puissent Ctre les diffrences dans les mthodes d'ducation et dans les matieres enseignes, elles taient superficiel- les et diminuaient a l'examen.

    Quand ils persistent, les contrastes sont principalement ceux de l'quilibre et de l'impor- tance des matires enseignes ; ils ne dvoilent pas souvent de dsaccords radicaux ou incompati - bles sur les butssouhaits, et masquent rarement le fond commun des principes et des usages qui sont partout 2 la base de l'enseignement,

    Ce reliquat d'expriences communes, slectionn pendant des annes, est indubitablement un signe invitable du dveloppement de la gologie en tant que discipline unitaire et vraiment sci- entifique dont le contenu est forcment commun b tout l'enseignement gologique ; mais il est aussi une base empirique rassurante pour affiner les mthodes et les buts lorsque la science continue progresser.

    B

    Cet examen est largement bas sur des rapports distincts crits par six experts de nationali- t diffrente. Ces exposs gnraux doivent Ctre lus dans leur contexte, car en prparant sa contri- bution individuelle chaque expert prparait son rapport en fonction des conditions de son propre pays: le Professeur BELUIR sur le systme universitaire fr\anais trs centralis et relativement rigide ; le Professeur POUBA (assist par les Professeurs R. LUKAC et V. HOMOLA) sur le systme diffremment organis mais semblablement centralis de Tchcoslovaquie ; le Professeur KIRKALDY sur le syst - m e anglais, en partie centralis, en partie autonome ; le Professeur GORSHKOV sur le systme fon-

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    cirement centralis, mais avec des variantes rgionales d'U. R. S. S. ; le Professeur PILGER (assis- t par Dr, R.ADLER,, F. KRAUSSE, K. MOHR, et A. ROSTER) sur le systme relativement indivi - dualiste de l'Allemagne de l'Ouest i le Professeur JUDSON sur les systmes multiples, fdraux, d'- tat, et privs des U. S.A.

    L'organisation et le plan des institutions enseignant la gologie changent vite 2 l'heure actuelle dans un grand nombre de pays ; et il est probable que le systme scolaire dIAngleterre et le systme universitaire de France et d'Allemagne de l'Ouest auront de nouveaux aspects dans les prochaines annes. De nombreuses universits nouvelles vont bientBt fonctionner maintenant, et peu- vent bien inclure la gologie dans leur plan d'enseignement. Nanmoins, bien que les changements puissent sembler importants, le domaine et les mthodes d'enseignement gologique universitaire ne seront probablement pas changs radicalement pendant les annes 5 venir, sauf si la science se dve- loppe, et nous esprons que le contenu de ce rapport sera, en partie, toujours valable.

    Ce rapport est une initiative de 1'U. N.E. S. C. O. qui a fourni les finances et l'a organis avec l'Union Internationale des Sciences Gologiques, grPce aux bons offices du Professeur Thodos Sorgenfrei, Secrtaire-Gnral de l'union. Le coat de la publication est prClev sur les fonds de 1'U. N, E. S. C. O.

    Les points de vue exprims dans ce rapport sont ceux de 1' auteur et ne sont pas forcement ceux de l'Union ou de 1'U. N. E. S. C, O.

    T. Neville GEORGE,

    4 Novembre 1964.

    N. B. : de la Commission d'enseignement de l'Union internationale des sciences gologiques.