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de lutte contre la DOULEUR - solidarites-sante.gouv.frsolidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/programme_lutte_douleur_2002... · PDF fileVII - Les structures de lutte contre la douleur

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  • MINISTRE DE L'EMPLOIET DE LA SOLIDARIT

    MINISTRE DLGU LA SANT

    2002 2005

    Le PROGRAMMEde lutte

    contre la DOULEUR

  • Un travail dans la continuit ettrois nouvelles priorits

    Poursuivre l'amlioration de la prise en charge de la douleur notamment de la douleur chro-nique rebelle (lombalgies, cphales chroniques, douleurs cancreuses)

    Et :

    1 - Prvenir et traiter la douleur provoque par les soins, les actes quotidiens et la chirurgie

    2 - Mieux prendre en charge la douleur de l'enfant

    3 - Reconnatre et traiter la migraine

    Cinq objectifs

    1 - Associer les usagers par une meilleure information

    2 - Amliorer laccs du patient souffrant de douleurs chroniques rebelles des structuresspcialises

    3 - Amliorer l'information et la formation des personnels de sant

    4 - Amener les tablissements de sant s'engager dans un programme de prise en charge de la douleur

    5 - Renforcer le rle infirmier notamment dans la prise en charge de la douleur provoque

    PROGRAMME DU LUTTE CONTRE LA DOULEUR3

    Le programme de lutte contre la douleur 2002-2005

    sommaire

  • I - Synthse de l'valuation du plan triennal 1998-2000 ralise par la Socit Franaise deSant Publique (voir document joint)

    II - valuation des stratgies de prise en charge de la douleur aigu en ambulatoire chezlenfant de 1 mois 15 ans (voir document joint)

    III - La douleur nest pas une fatalit - Contrat d'engagement douleur de lenfant (voirdocument joint)

    IV - Vignettes cliniques

    V - La migraine en France

    VI - Les pompes d'analgsie auto-contrle

    VII - Les structures de lutte contre la douleur chronique rebelle : Dfinition

    VIII - Cdrom : la douleur de l'enfant (ATDE-PEDIADOL)

    IX - "Douleur 77 " : Rseau exprimental d'valuation et de traitement de la douleur chro-nique en Seine-et-Marne

    X - Coordonnes de la Socit dtude et de traitement de la douleur et des collges de pro-fessionnels de la douleur

    Chefs de projet du programme dactions douleur :

    Dr Daniel Annequin, praticien hospitalier lhpital Armand Trousseau Paris

    Mme Danile Cullet, cadre infirmier, sous-direction E, direction de lhospitalisation etde lorganisation des soins

    PROGRAMME DU LUTTE CONTRE LA DOULEUR5

    Annexes

    sommaire

  • La douleur 1 se dfinit comme une exprience sensorielle et motionnelle dsagrable lie unelsion tissulaire existante ou potentielle ou dcrite en terme dune telle lsion. Cette dfinition sou-ligne la grande variabilit qui peut exister entre chaque individu dans la perception et l'expressionde la douleur face une mme stimulation douloureuse.

    Deux types de douleur sont schmatiquement reconnus : dune part la douleur aigu de courte durecomme la douleur post-opratoire, la douleur post-traumatique ou la douleur provoque de certainsactes et soins et, dautre part, la douleur chronique rebelle comme la douleur des lombalgies etcphales chroniques, celle de la maladie cancreuse ou la douleur neuropathique en gnral.Contrairement la douleur aigu ponctuelle, la douleur chronique rebelle du fait de sa dure, desa persistance malgr les traitements antalgiques usuels entrane des squelles invalidantes ayant desretentissements majeurs sur la qualit de vie de la personne.

    Par sa nature subjective, dpourvue de marqueur biologique chappant toute imagerie conven-tionnelle, la douleur aigu ou chronique a longtemps t sous-estime. Prendre en charge la douleurncessite d'admettre sa ralit, de connatre les moyens de son soulagement, de considrer la person-ne dans sa globalit et d'entendre sa plainte. Aussi, si des gnrations de soignants ont tent d'ap-porter aux patients le soulagement qu'ils taient en droit d'attendre, et que des quipes pionniresont dvelopp depuis moins de 30 ans une approche nouvelle du patient douloureux chronique, ila fallu un engagement fort des autorits sanitaires pour qu'une prise de conscience individuelle etcollective se dveloppe et que des avances puissent tre ralises dans ce domaine.

    Le plan de lutte contre la douleur 1998-2000

    Un engagement fort

    Afin damliorer la prise en compte et le soulagement de la douleur, un premier program-me dactions a t initi par Monsieur Bernard Kouchner, ds 1998. Ce programme quis'inscrit dans la politique d'amlioration de la qualit des soins dispenss aux malades sestarticul autour de 3 axes :

    - la prise en compte de la demande du patient ;

    - le dveloppement de la lutte contre la douleur dans les structures de sant et lesrseaux de soins ;

    - linformation et la formation des professionnels de sant notamment pour mieux va-luer et traiter la douleur.

    La philosophie de ce programme pouvait se rsumer ainsi : La douleur n'est pas une fatalit,elle doit tre au centre des proccupations de tout professionnel de sant.

    Une valuation positive

    De nombreuses actions ont t ainsi mises en place tant auprs des usagers que des profes-sionnels de sant, renforces, pour certaines, par des mesures rglementaires.

    L'information des usagers a t dveloppe. Depuis 1999, chaque patient hospitalis pouvait

    PROGRAMME DU LUTTE CONTRE LA DOULEUR7

    tat des lieux

    sommaire

    1Dfinition de lInternational Association for the Study of Pain (IASP)

  • sommaire

    recevoir une brochure (carnet douleur), intitule la douleur nest pas une fatalit linfor-mant des possibilits de prise en charge. Cette information a t relaye par une campagnepublicitaire tlvise et complte, en 2000 par la diffusion dune brochure pdiatrique din-formation spcifiquement destine aux enfants et leur famille.

    Des structures de prise en charge contre la douleur chronique rebelle ont t cres2. cejour 96 structures ont t identifies. Afin de mieux informer les usagers et les professionnelsde sant de leur existence, la liste de ces structures est consultable sur minitel et internet.

    Des recommandations "labellises" ont t publies. Des recommandations de bonnes pra-tiques sur la prise en charge de la douleur chez ladulte, lenfant, la personne ge ont tpublies par lANAES. Une confrence de consensus sur la prise en charge de la douleur post-opratoire a t organise par la Socit Franaise dAnesthsie et de Ranimation (SFAR) enpartenariat avec lANAES. La Fdration Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer

    (FNCLCC) a labor des "standards options recommandations - SOR" avec lANDEM3 encours dactualisation et de labellisation par l'ANAES. Une confrence dexperts sur la migrai-ne a t initie par lINSERM (annexe V).

    La formation initiale des mdecins a t renforce avec l'introduction d'un module obligatoi-re sur la lutte contre la douleur et les soins palliatifs dans le programme initial du deuxime cycle

    des tudes mdicales 4.

    Loffre de formation continue sur le thme de la douleur a t multiplie par trois. Depuis1996, 28000 agents, dont 18000 infirmiers, ont pu bnficier dactions de formation finan-ces par lANFH. Par ailleurs, de nombreux diplmes universitaires et 17 capacits d'valua-tion et traitement de la douleur ont t crs. En 2000, le ministre a particip au financementdun cdrom pdagogique sur la douleur de l'enfant ralis par l'association pour le traitementde la douleur de lenfant (annexe VIII).

    Un million de rglettes de mesure de lintensit de la douleur ont t distribues. Ces outilsde rfrence (chelles visuelles analogiques : EVA) permettent de mieux dpister et quantifierla douleur ressentie et de suivre son volution.

    L'accs aux antalgiques majeurs a t facilit afin d'encourager leur prescription : suppres-sion du carnet souche remplac par les ordonnances "scurises" dont lutilisation gnrale estprvue, allongement de la dure maximale de prescription pour les stupfiants les plus utili-

    ss porte de 7 28 jours5, sortie de la rserve hospitalire de certains antalgiques, mise aupoint de nouvelles formes pdiatriques d'antalgiques.

    Lutilisation des antalgiques progresse et la France a rattrap son retard dans ce domaine.Ainsi les ventes d'antalgiques de niveau 2 ont progress de 8 % par an depuis 1996, celles des

    antalgiques de niveau 3 ont augment de 16 % en 1999 et de 20 % en 20006.

    La ralisation de protocoles de prise en charge de la douleur a t encourage7. Ces proto-coles permettent aux infirmiers de prendre linitiative, dans des conditions prdtermines,dadministrer des antalgiques.

    Plus de 5000 pompes danalgsie auto-contrle (PCA) sont dsormais disponibles grce la

    PROGRAMME DU LUTTE CONTRE LA DOULEUR8

    2Circulaire DGS DH n 98 47 du 4 fvrier 1998 relative lidentification des structures de lutte contre la douleurchronique rebelle.3Recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez ladulte et lenfant4Arrt du 4 mars 1997 modifi par larrt du 10 octobre 2000 relatif la deuxime partie du deuxime cycle destudes mdicales Journal officiel du 26 mars 1997 et du 17 octobre 2000

  • dynamique cre dans les hpitaux pour mieux soulager les patients notamment lors de dou-leurs post-opratoires (cf. annexe VI).

    En 2001, le ministre de la sant a confi la socit franaise de sant publique (SFSP) l'va-luation du programme triennal de lutte contre la douleur (voir synthse en annexe I).

    Cette valuation qualitative montre que lobjectif d'instaurer "une culture de la lutte contre ladouleur" a t en partie atteint :

    - une prise de conscience a t engage et une dynamique s'est cre ;

    - des changements notables sont intervenus dans la prise en charge thrapeutiquenotamment au niveau des mdecins ;

    - des initiatives locales lies le plus souvent des soignants trs motivs ont pu trelgitimes.

    Cette valuation souligne la forte mobilisation des infirmiers dans lamlioration de la prise encharge de la douleur des patients. Leur formation initiale et leur prsence constante auprs despatients leur ont permis de dve

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