Col de cygne d’origine post traumatique : rééquilibration de la chaîne digitale par un geste isolé sur l’IPP. Résultats à long terme d’une série de 17 cas

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    29-Dec-2016

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  • 430 Congrès annuel de la Société franc¸aise de chirurgie de la main / Chirurgie de la main 32 (2013) 426–491 CP010 Col de cygne d’origine post traumatique : rééquilibration de la chaîne digitale par un geste isolé sur l’IPP. Résultats à long terme d’une série de 17 cas F. Gadea ∗, G. Bacle , E. Marteau , J. Laulan Orthopédie, CHRU Trousseau, Tours, France ∗Auteur correspondant. Adresse e-mail : gadea.f@gmail.com (F. Gadea) Mots clés : Col de cygne ; Fowler ; Eaton Introduction.– La déformation des doigts en col de cygne, quelle que soit la lésion initiale, correspond à une hyperextension de l’IPP. Notre objectif est de montrer que dans un contexte post traumatique, un geste isolé sur l’IPP sans action stabilisatrice sur l’IPD, permet de resynchroniser sur le long terme la chaîne cinétique interphalangienne. Patients et méthodes.– Entre 1997 et 2011, 18 cols de cygne d’origine post trau- matique (10 doigts en maillets chroniques et 8 lésions chroniques de la plaque palmaire d’IPP) ont été pris en charge par 3 techniques chirurgicales (ténotomie de Fowler, réinsertion directe de la plaque palmaire de l’IPP sur P2,et avance- ment de la plaque palmaire selon la technique d’Eaton). Notre série a analysé les résultats fonctionnels par le score QUICK DASH, une autoévaluation sur 100, la force subjective de la pince pollicidigitale et l’aspect du doigt en extension active maximale. Résultats.– Dix-sept des dix-huit patients ont été revus avec un recul moyen de 7,4 ans (6,5 ans pour les Fowler, 8,6 ans pour les réinsertions de plaques palmaires). Tous les patients ont retrouvé un rythme d’enroulement physiolo- gique du doigt. Le QUICK DASH était de 7,2/100, l’autoévaluation subjective moyenne de 85/100, 60 % des Fowler notaient une faiblesse de la pince polli- cidigitale contre 16 % pour les plasties de plaques palmaires, 80 % des Fowler avaient une extension active de l’IPP à 0◦ et 83 % des plasties de plaques pal- maires un flessum de l’IPP supérieur à 5◦. Aucune reprise chirurgicale n’a été réalisée. Discussion.– La correction des déformations en col de cygne d’origine post traumatique par un geste isolé sur l’IPP est stable dans le temps quel que soit le mécanisme à l’origine du déséquilibre. Dans les Fowler il existe une perte de force modérée non préjudiciable dans les activités de la vie quotidienne mais qui peut faire discuter d’autres techniques si la demande fonctionnelle d’une récupération ad integrum de la force est au premier plan. Dans les réinsertions de la plaque palmaire il existe un flessum de l’IPP quasi systématique sans conséquence fonctionnelle. Conclusion.– Nous préconisons dans la mesure où la déformation reste réduc- tible, quel que soient l’ancienneté ou le mécanisme de la lésion initiale de se limiter à un geste sur l’IPP sans action stabilisatrice sur l’IPD. Niveau d’évidence.– IV, étude rétrospective. http://dx.doi.org/10.1016/j.main.2013.10.012 CP011 Prise en charge des lésions partielles des tendons fléchisseurs des doigts : à propos d’une étude rétrospective de 36 cas N. Maire , S. Gouzou , P. Liverneaux ∗, S. Facca SOS main, hôpitaux universitaires de Strasbourg, Illkirch, France ∗Auteur correspondant. Adresse e-mail : philippe.liverneaux@chru-strasbourg.fr (P. Liverneaux) Mots clés : Fléchisseur ; Lésions partielle ; Résection tangentielle Le traitement des sections traumatiques partielles des tendons fléchisseurs des doigts est controversé. La seule série clinique publiée considère que l’attitude thérapeutique dépend de l’existence ou non d’un ressaut peropératoire. Nous posons l’hypothèse qu’elle doit plutôt dépendre du % de lésion de la tranche de section. Notre série comprenait 36 lésions partielles de 31 doigts chez 29 patients. L’âge moyen était de 42 ans, dont 19 hommes. On notait lésions en 8 zones I, 21 zones II et 2 zones III. Le % moyen de lésion était de 35 % avec des extrêmes de 10 % à 90 %. Si la lésion était inférieure à 50 % (29 tendons), une résection tangentielle était réalisée. Si la lésion était supérieure à 50 % (7 tendons), une suture directe était réalisée, additionnée d’un surjet. Au recul moyen de 34 mois, la douleur était en moyenne de 0,7. Le pourcentage de force par rapport au côté controlatéral était en de 93 % Le quick DASH était de 6,2. La TAM était en moyenne de 214◦ avec des extrêmes de 90◦ à 260◦. Aucun cas de cal hypertrophique n’a été retrouvé ni à l’IRM ni à l’échographie. Aucune complication à type de doigt à ressaut, pseudoblocage ou de rupture n’a été retrouvée. Nos résultats montrent qu’en présence d’une section partielle d’un tendon flé- chisseur, il est logique de proposer une résection tangentielle jusqu’à 50 % de lésion de la tranche de section, et une suture delà. http://dx.doi.org/10.1016/j.main.2013.10.013 CP012 Facteurs pronostics des reconstructions des fléchisseurs en deux temps : est-il possible d’anticiper un échec ? I. Djerbi , C. Bosch , C. Lazerges , M. Chammas , B. Coulet ∗ Service de chirurgie de la main et du membre supérieur, CHU Lapeyronie, Montpellier, France ∗Auteur correspondant. Adresse e-mail : bertrand-coulet@wanadoo.fr (B. Coulet) Mots clés : Fléchisseurs ; Reconstruction en deux temps ; Pronostic Introduction.– La reconstruction des tendons fléchisseurs des doigts longs est un vrai challenge chirurgical, c’est aussi un investissement personnel lourd pour le patient rendant les échecs d’autant plus frustrants. Notre étude a pour objectif d’identifier des facteurs péjoratifs liés, au bilan lésionnel initial, au déroulement de la procédure ou aux antécédents du patient. Patients et méthode.– De 2000 à 2011, de fac¸on rétrospective 20 patients ayant bénéficié d’une reconstruction des fléchisseurs en deux temps, ont été revus cliniquement avec un recul moyen de 36 mois (9–130 mois). Il s’agissait de 16 hommes et 4 femmes d’un âge moyen de 33 ans (28–50 ans) au moment de l’intervention. Le délai moyen entre la lésion initiale et le premier temps de reconstruction est de 15 mois (0–96 mois). Concernant les lésions initiales, il s’agissait de 8 plaies des fléchisseurs en zone II négligées, de 6 ruptures itératives, d’un « crochet digital » après appareillage de Kleinert, de 4 lésions pluritissu- laires digitales touchant les structures ostéoarticulaires, dont deux avec lésions de l’appareil extenseur et d’un phlegmon des gaines. L’index était atteint dans 2 cas, le majeur 6, l’annulaire 4 et l’auriculaire 8. Le greffon utilisé était 13 fois le long palmaire et 7 fois le fléchisseur superficiel. Six patients (33 %) ont néces- sité au cours du premier temps opératoire une arthrolyse de l’inter phalangienne proximale (IPP). Le délai moyen entre les deux temps était de 10 semaines (6–12). Deux « cross finger » ont été nécessaires après le premier temps. La durée moyenne totale des soins était de 7 mois. Afin de mettre en évidence des facteurs pronostics, nous avons individualisé deux groupes selon la qualité du résultat à la révision en nous appuyant sur la classification de Strickland. Quinze patients (75 %) étaient jugés « bons ou moyens » et 5 mauvais. Dans ce dernier groupe, deux patients avaient depuis été amputés. Résultats.– Nous déplorons 2 ruptures du transplant (précoce à 2 mois et un tardif à 15 mois), un sepsis sur tige de silicone ayant nécessité d’avancer la date du second temps. La mobilité active globale (TAM) est de 187◦ (120◦–215◦) avec un arc de mobi- lité moyen des inter phalangiennes proximales (IPP) est de 72◦ (25◦–90◦) et de 41◦ (10◦–65◦) pour l’inter phalangienne distale (IPD). Le déficit d’extension de IPD est de 13◦, la distance pulpe paume de 1,5 cm. Le score fonctionnel moyen du QuickDASH est de 23 (11–75). Soixante-dix pour cent des patients étaient satisfaits, 80 % des patients ont repris une activité professionnelle, mais seulement 30 % des travailleurs manuels au même poste. Discussion.– Notre série par rapport à la littérature rapporte des résultats et des taux de complications comparables. Le caractère rétrospectif de notre étude minore la proportion de mauvais résultats. Grâce à l’individualisation de nos

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