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ALTER EGO -  · ALTER EGO. 1 La certification…. La prononciation de ce mot signifie bien souvent de la part de nos collègues, tous corps ... 2 Le deuxième projet,

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  • Directeur de la publication : Jean-Marie Maillard - Directeur de la rdaction : Franois Caplier Coordination, rdaction et responsable de la publication : Maud Piontek

    Ont contribu ce numro : Laurent Beaumont (Responsable qualit du Vinatier, prsident de lassociation nationale des responsables qualit en psychiatrie), Dr Caroline Bernard (Praticien hospitalier 59g15), Patrick Buyssens, Franois Caplier (Directeur DAMQRU), Anne-Sophie Castronovo (Ingnieure qualit), Cla Coudsi (Artiste), Patrice Deconstanza (Cadre suprieur de sant 59g12), Stphanie Delcambre (Assistante de service social), Benot Delobel (TSH DATL), Martine De Potter (Aide-soignante 59g22), Ludovic Descamps (Infirmier CPAA), Sbastien Hroguelle, Cdric Leleu, Arnaud Semen (Infirmiers rfrents des activits sportives sur le ple roubaisien), Marc Hespel (Cadre de sant LEscale), Florence Herbet (Cadre suprieure de sant 59g13 et 59g14), Eric Herbin (Artiste), Manon Laroze (Assistante qualit), Sandrine Limon (Directrice de la DATL), Sandrine Lougez (Cadre de sant 59g13), Isabelle Marcant (Cadre de sant 59g24), Roxane Py (Psychologue du personnel), Lydie Robin (Secrtaire Diogne), Odile Tytgat (Stagiaire communication), Dr Frdric Wizla (Chef du ple 59g24), Genevive Wolfcarius (PH 59g22), Dr lisabeth Zawadzki (Pharmacienne), lquipe du centre de documentation.

    Graphisme : Maxime Foulon - Secrtariat : Magalie Mouveaux - Photos et illustrations : service communication sauf Laurent Beaumont (p1), infirmiers rfrents sportifs ple roubaisiens (p2), Katy Delaire (p2), Boomwhackers (p4), Cla Coudsi et Eric Herbin (p11), DATL (p12)Impression : LArtsienne, Livin, sur papier recycl. Ce numro a t tir 3500 exemplaires - ISSN : 2114-8813. Cot dimpression : 0,34 centimes.

    EPSM de lagglomration lilloiseBP 4 - 59 871 Saint-Andr-lez-Lille cedexT : 03 20 63 76 00 - F : 03 20 63 76 80 - M : [email protected] magazine est tlchargeable sur le site de lEPSM / www.epsm-al.fr Vous souhaitez contribuer au prochain magazine de lEPSM ?Envoyez vos remarques, ides darticles, photos ! Prochain dossier : Le projet dtablissement de lEPSM

    Magazine dinformation trimestriel de lEPSM de lagglomration lilloiseNumro 24 / Octobre - Novembre - Dcembre 2016

    ALTER EGO

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    La certification. La prononciation de ce mot signifie bien souvent de la part de nos collgues, tous corps de mtier confondus, une raction. Celle-ci peut tre excessive, dsespre, interrogative voire agressive mais jamais neutre.

    Il est vrai que cette preuve quadriennale pour les hpitaux est en-core souvent incomprise. La certification est vcue comme chronophage, technocratique et bien en dehors des ralits du soin. Le langage et les pratiques de la Haute Autorit de Sant, ses outils, font bien souvent que seuls quelques initis, anthropologues amateurs, sont capables de dcrypter les messages Hasiens . Cerise sur le gteau, tous les quatre ans la mthode change et ce nest pas les quelques critres adapts la psychiatrie dans la dernire version du sacro-saint manuel de certi-fication qui favorisent ladhsion la mthode.

    Alors ? La V2014 est-elle si diffrente ? Les trois outils mis en avant par la HAS (compte qualit, audit de processus et patient traceur) sont-ils la hauteur de nos esprances ?

    Jaurais une franche tendance dire oui et saluer les efforts qui ont t faits. Je naborderai pas le compte qualit dont les bienfaits nont pas encore jusque-l t dmontrs. Je ne vous parlerai pas non plus (par manque de place) du patient traceur qui, mon sens, est une vraie-bonne mthode appliquer en interne pour ltablissement. Son apport pour la certification est infrieur son utilisation en quipe, avec des actions damlioration immdiates, comprises par tous.

    Laudit de processus est une vraie progression. Il prend en compte lensemble de la dmarche de la politique et des procdures lvaluation en passant par ce qui est fait rellement sur le terrain. Pour ltablisse-ment cest une vritable mesure par un tiers de ce qui passe auprs des quipes, de ce quelles ont rellement retenu des valuations, audits, procdures, note de service ou dinformation. Au niveau du rap-port, ltude du processus permet de ne pas se focaliser sur un critre parmi dautres. Cela rend plus crdible la dmarche et vite davoir une rserve majeure sur un seul lment sans tenir compte des lments connexes. En exagrant mais pour lexemple Il ny aura plus de cotation D sur prvention de la maltraitance (10a) alors que respect de la dignit (10b) ou de la confidentialit (10c) sont en cotation A !

    dito Sommaire

    P2-3 Des activits et sorties culturelles

    P3+3 Psychiatrie et justice IX - Lducation Thrapeutique du Patient : tats des lieux et perspectives

    P4Instantans Lescale Genve - Diogne sur le Site de Saint-Andr - Les Boomwhackers, quest-ce que cest ?

    P5-P8

    P9-P10Personnels Sandrine Limon, Directrice de la DATL - Stphanie Delcambre, Assistante de service social

    P11clectique Cla Coudsi et Eric Herbin, Artistes

    P12Intersections Le CMP du 59g13 dmnage pendant les travaux - Genevive Wolfcarius, Prsidente de la Commission Dpartementale des Soins Psychiatriques

    P13In/Off

    Dossier Culture qualit et gestion des risquesIntroduit par Franois Caplier, Directeur DAMQRU et Anne-Sophie Castronovo, Ingnieure qualit + La CARAS, une commission en lien avec le terrain , Dr Caroline Bernard+ La CARAS Lie la Cellule violence+ Un rfrent plutt quun questionnaire, Ludovic Descamps+ Et si lon rendait le livre emprunt lhpital au CMP aprs la sortie ? , Dr Frdric Wizla et Isabelle Marcant+ Culture de signalement : apprendre de ses erreurs et non retrouver un coupable, Dr Elisabeth Zawadzki

    Laurent Beaumont, Responsable qualit du Vinatier, prsident de lassociation nationale des responsables qualit en psychiatrie

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    Des activits et sorties culturelles -31 2

    1 Les mois dt sont souvent propices lorganisation de camps thrapeutiques, dans notre tablissement, avec le soutien de lassociation Archipel elle-mme finance par lEPSM. Patrick Buyssens, Sbastien Hroguelle, Cdric Leleu, Arnaud Semen, infirmiers rfrents des activits sportives sur le ple roubaisien ont souhait mettre en avant deux actions parmi tant dautres. Les 5 et 6 juin 2016, usagers et infirmiers ont organis un camp thrapeutique Pont-sur-Sambre dans le cadre de lactivit vlo intersectorielle. Au programme, la visite du Forum Antique de Bavay, ballade et barbecue le samedi et randonne VTT de 25 km le dimanche ; le tout dans la bonne humeur et la solidarit ! Tous les participants ont pu apprcier ces temps dchange et de vie en commun : Cest la premire fois que je quitte mon appartement, cest super, je ne veux plus rentrer nous a confi Bruno G.

    2 Le deuxime projet, soutenu et dfendu par Monsieur Deldycke, Conseiller dAnimation Sportive la Direction Dpartementale de la Cohsion Sociale tait de faire dcouvrir le stade Pierre Mauroy que bien des usagers ne connaissaient que de nom... Aprs quelques semaines de dlibration, six usagers ont pu bnficier de places pour le match Russie-Slovaquie : un moment inoubliable ! Dautant quau pralable, ils avaient pu organiser une rencontre de foot en salle le mercredi 22 juin 2016 avec le club thrapeutique Pierre de Lune en Bretagne - les patients de ce club ont pu, eux, voir le match France-Suisse. Comme quoi le sport, a rapproche.

    3&4 Dans le cadre de la prise en charge globale du patient, la maison thrapeutique Fregoli Roubaix propose un sjour chaque anne dans un milieu ouvert.Le but de ce sjour est de confronter le patient la ralit du quotidien lextrieur dun lieu de soins.

    5 En septembre dernier, des patients du PATIO, des 4 ples roubaisiens, ainsi que de la clinique psychiatrique de St-Saulve et de lEPSM de Camiers ont particip durant une semaine un camp thrapeutique autour du cheval au centre questre de Gravelines. Ils ont t hbergs la base nautique Jean Binard. Lanimal est un mdiateur intressant pour crer du lien. Il permet de favoriser un change multi-sensoriel. La motivation du groupe a permis dapprhender globalement lanimal : du pansage du cheval, de la tenue la longe jusqu la monte.

    Notre tablissement, conventionn avec la DRAC-ARS depuis bientt 5 ans, est dcidmment trs dynamique en matire culturelle. Les 30 rfrents culturels sont ainsi rgulirement invits dans des structures culturelles prestigieuses, comme ici au Thtre du Nord (juin 2016), ou la Ferme den Haut (mars 2016), lAronef (septembre 2016), pour sy informer des projets et programmations envers les publics empchs . Ils en font ensuite le retour dans leurs services et mettent en place des actions toujours plus en lien avec les acteurs de la cit.

    Pour connatre le rfrent culturel de votre service et vous informer sur la politique cultu-relle : liste des membres auprs de [email protected] ou sur Ennov.

    Prochaine runion le 18 no-vembre la Manufacture des Flandres Roubaix.

    3

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    Troubles psychiques et jugement pnal : une double peine ? Colloque Psychiatrie et Justice IX

    louest il y a du nouveau Opus 1 et 2

    +3Mardi 06 dcembre 2016 08h30 16h30

    PROGRAMME

    08h30 Caf daccueil

    09h00 Ouverture par Tristan Gervais de Lafond, prsident du Tribunal de Grande Instance de Lille

    09h15 Altration de la respon-sabilit et sanction pnale : les volutions de la loi et les pratiques judiciaires par Alain Blanc, magistrat honoraire, prsident de lassociation Franaise de criminologie et prsident de la CPMS de Lille

    09h50 Soins et justice : opposition ou complmentarit ? par Dr Bernard Lachaux, psychiatre CH Paul Guiraud

    10h30 Pause et visite des stands

    10h55 Lattnuation de la responsabilit pnale des personnes atteintes dun trouble mental : 6 ans aprs le rapport snatorial de 2010 par Jean-Ren Lecerf, prsident du Conseil Dpartemental du Nord, Ancien Snateur

    3

    Mardi 06 dcembre 2016 08h30 16h30Salle Alain Colas,

    53 rue de la Marbrerie LilleEntre libre - Gratuit

    Mtro - Vlille : MarbrerieInscriptions sur www.epsm-al.frRenseignements : 03 28 38 51 17

    Lducation thrapeutique est structure au sein de ltablis-sement depuis octobre 2013 par deux programmes pour des patients atteints de psychoses chroniques et de troubles bipolaires. Pour changer autour des pratiques de lducation Thrapeutique en psychiatrie, que vous soyez forms ou non lETP, lEPSM de lagglomration lilloise organise un colloque rserv aux professionnels.

    ducation Thrapeutiquedu Patient : tats des lieux et perspectives

    Tlchargez le programme dtaill de la journe sur www.epsm-al.fr

    Mardi 15 novembre 2016 de 08h30 16h45Centre culturel, 1 rue de Lommelet Saint-Andr Rservations : 03 28 38 51 17Programme et Inscriptions sur www.epsm-al.fr

    11h40 Les magistrats face lirresponsabilit pnale par Caroline Guibet-Lafaye, directeur de recherche au CNRS

    12h30 Pause djeuner libre

    14h00 Projection Extrait de LHermine, film de Christian Vincent (Gaumont distribution)

    14h30 Table ronde : La justice populaire a-t-elle peur du malade mental ?Introduction et modration par Matre Fabienne Roy-NansionAvec Dr Paul Jean-Franois, psychiatre CH Paul Guiraud Alain Blanc, magistrat honoraire

    Claude Finkelstein, prsidente de la Fnapsy Batrice Borrel, reprsentante de lUnafam

    16h30 Conclusion par le Dr Christian Mller, prsident de la CME de lEPSM de lagglomration lilloise

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    LEscale Genve

    Depuis louverture de lhpital de jour lEscale Roubaix, les pra-tiques voluent. Aujourdhui un nouveau projet est port par lquipe pluridisciplinaire : ldu-cation Thrapeutique du Patient. Un premier programme, destin aux patients souffrant de troubles bipolaires, a pu se drouler en 2016. Un deuxime programme, ax sur les troubles dpressifs rcurrents (hors bipolarit) va venir complter loffre de soins.

    Une partie de lquipe de lEscale, Julie Brancourt (Psychiatre), Marc Hespel (cadre de sant), Elodie Delahoutre (infirmire), Cindy Lembr (neuropsychologue) prsentera cette volution et ces nouveaux outils lors dun colloque consacr lducation Thra-peutique du Patient Genve les 07 et 08 octobre 2016. Elle mon-trera galement en quoi cette introduction a pu modifier la dynamique de lquipage soignant.

    http://www.ghjpsy.org

    Les professionnels de lquipe mobile Diogne ont dmnag de leurs bureaux troits et vtustes Lambersart pour sinstaller dans des locaux enti-rement rnovs leur attention, au 3me tage du btiment B sur le Site de Saint-Andr.

    Ce dmnagement fait partie de la grande opration de restructu-ration des btiments du Site de Saint-Andr, suite la construction des nouvelles cliniques qui a permis de librer de nombreux espaces ; ces derniers sont mis la disposition de partenaires de lEPSM, comme Diogne mais aussi le Rseau sant solidarit lille mtropole ou encore les quipes de la CMAO (Samu social et 115).

    Cr en 1997, le dispositif Diogne a pour vocation de faciliter laccs aux soins pour les personnes en grande vulnrabilit. Cette quipe mobile a pour mission daller au-devant des personnes en difficult sociale et porteuses de troubles psychique, afin dvaluer leurs besoins et de les orienter vers des structures de droit commun. Elle veille galement ce que la continuit des soins soit assure dans la prise en charge des per-sonnes accompagnes. Elle se veut alors linterface entre les diffrentes structures sociales et les services de soins psychiatriques. Pour cela, elle allie des comptences sanitaires, sociales et mdico-sociales afin doffrir aux usagers un panel de possibilits.

    Des permanences sont organises pour faciliter laccs aux soins pour les sujets, et les consultations peuvent tre comme le dispositif : mobiles, suivant les usagers l o ils vivent.

    Numros de tlphone Diogne : Secrtariat : 03 59 09 04 28 - Poste interne : 24 28Mdecin : 03 59 09 04 27 - Poste interne : 24 27Salle de runion : 03 59 09 04 26 - Poste interne : 24 26Fax : 03 59 09 04 29 - Poste interne : 24 29Mail : [email protected] Bureaux ouverts de 9h 17h, 3me tage du btiment B, 1 rue de Lommelet Saint-Andr

    Les Boomwhackers sont des tubes qui produisent un son quand on les frappe sur un objet ou sur une partie du corps, ils permettent dobtenir des hauteurs facilement discernables. Ils sont souvent utiliss pour un travail de groupe, car ils facilitent lcoute des sons. Un atelier Boomwhackers fonctionne depuis 2012 au sein du secteur 59g22, avec des patients assidus et motivs. Cela permet de dvelopper le rythme, la concentration, les mouvements, la coordination et le travail de groupe explique Martine De Potter, aide-soignante qui encadre latelier compos de cinq usagers. Nous avons particip aux Champorales organises par lasso-ciation Archipel cette anne pour la premire fois et nous sommes arrivs deuxime .

    Lquipe mobile Diogne sur le Site de Saint-Andr Les Boomwhackers, quest-ce que cest ?

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    Culture qualit et gestion des risques

    Par Franois Caplier, Directeur DAMQRU et Anne-Sophie Castronovo, Ingnieure qualit

    Loin de ntre quune dmarche, une litanie de procdures, la qualit a vraiment vocation tre un lment fondamental de la culture dtablissement.

    On a longtemps associ les ser-vices chargs de la qualit et de la gestion des risques lapplication stricte de normes et de rgles. Les procdures daccrditation, avec leur cortge de protocoles, favorisaient alors une image bureaucratique et ont pu gnrer des clivages entre la sphre mdico-soignante et la sphre administrative. La Haute Autorit de Sant (HAS) apparaissait comme un ministre de la codification, et les experts-visiteurs comme autant dinspecteurs tatillons contraints de rester loigns des ralits de terrain.

    Mais depuis quelques annes, et notamment la faveur de la mise en place de la coordination de la gestion des risques associs aux soins, la qualit a vraiment trouv son rle dinterface, dans une approche plus organisationnelle, en lien troit avec la communaut mdico-soignante. Car le vritable intrt de la culture qualit est de pouvoir synthtiser, au sein de ltablissement, les aspects rglementaires, techniques, fonc-tionnels, parfois historiques, lis des volutions de pratiques ou des problmatiques rencontres.

    Cest ainsi par exemple que la dmarche de retour dexprience (analyse de causes) permet, aprs chaque vnement indsirable grave, de faire progresser lorga-nisation et le fonctionnement des services. En tmoigne de mme limplication du service qualit-gestion des risques sur des thmatiques aussi diversifies que lisolement-contention, lamlio-ration des commandes de rgimes spciaux pour les patients, les transferts entre les sites, le dossier du patient, le risque suicidaire

    55Les + du web : retrouvez lintgralit du dossier sur www.epsm-al.fr Prochain dossier : Le projet dtablissement de lEPSM

    Le matre-mot du positionne-ment de la qualit dans linstitution est la transversalit, la mise en relation des services confronts une mme problmatique, grce un appui mthodologique permettant souvent de dpasser les situations conflictuelles, les oppositions de services ou les cloisonnements de lorganisation hospitalire.

    Cest vraiment dans cet esprit que nous prparons la visite de certification que connatra notre tablissement en mars prochain. Comme tous les quatre ans, nous vous solliciterons sans doute un

    peu plus que dhabitude, notam-ment travers les rfrents qua-lit-gestion des risques de votre service. Vous tes dj nombreux avoir particip aux audits de processus qui se sont drouls au printemps. Ils avaient voca-tion identifier, dans chacun des domaines soumis certification, les risques majeurs auxquels notre activit ou notre fonctionnement nous expose. travers la rflexion sur notre niveau de matrise de ces risques, des actions seront mises en uvre pour les rduire et ainsi amliorer nos organisa-tions en faveur dune meilleure qualit et scurit des soins.

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    Je me suis propose en CME dtre lune des rfrentes mdi-cales la CARAS (Cellule dAnalyse des Risques Associs aux Soins) parce que la dmarche qualit en gnral mintresse, et pour faire le lien avec le travail de terrain. Nos pratiques sont de plus en plus lobjet de rglementations, dobligations, de procdures, mais entre la thorie et la pratique il y a parfois des diffrences ! Je suis l pour rappeler les exigences du terrain. Le patient doit rester au centre de nos proccupations, il faut demander des choses quon peut demander (respect des procdures, traabilit de nos actions...), sans trop rogner sur le temps de lactivit clinique, pour que cette dmarche ait un intrt pour tout le monde, pas uniquement dun point de vue administratif ou rglementaire. la dernire commission nous avons par exemple voqu lva-luation du risque suicidaire, sa traabilit. La CARAS fera des propositions, qui devront tre en coordination avec les profes-sionnels, afin que ces propositions soient bien reues au niveau du travail de terrain.

    Les liens entre les commissions sont nombreux, aussi la CARAS est-elle force de propositions pour la Cellule violence et rci-proquement. Roxane Py, psycho-logue du personnel, a ainsi cr une formation Accompagner un salari victime dun vnement potentiellement traumatisant pour tout professionnel denca-drement (soignant, administratif et technique).

    Par ailleurs, sur cette mme thmatique, Roxane Py a for-malis un document Aspect psychologique des vnements traumatiques en milieu de tra-vail , disponible sur Ennov.

    Dates des prochaines formations : Vendredi 18 novembre : 9h-12h, site de Saint-Andr Mardi 22 novembre : 9h-12h, site de Roubaix

    ""La CARAS, une commission en lien avec le terrain""

    La CARAS lie la Cellule violence

    Dr Caroline Bernard,Praticien hospitalier (59g15)

    Cration des pisodes de soin Dmarche de lutte contre la maltraitance Prvention du suicide Traabilit de ladministration en temps rel Formation des nouveaux arrivants aux outils Crossway et Pharma Formation lidentitovigilance Traabilit de la douleur Annonce dun dommage li aux soins Politique qualit de vie au travail

    La nouvelle version dEnnov est disponible depuis juin 2016. Cest la base documentaire incontournable aujourdhui dans notre dmarche qualit.

    Lautre intrt que je trouve la CARAS concerne la gestion des risques. Je suis galement membre de la cellule violence et, la suite dun audit sur les structures de Bonnaf, une rflexion est actuel-lement mene sur un ramna-gement de laccueil sur le plan architectural dans un but damlio-ration des flux et de minimisation des risques de violence. Le lien est donc fait avec la CARAS. Les deux commissions sont trs diffrentes mais des recoupements sont pos-sibles au bnfice de nos pratiques et de notre organisation.

    Le travail de la CARAS est voqu rgulirement en CME et ses pr-conisations sont communiques par les voies hirarchiques habi-tuelles et les rfrents qualit.

    De gauche droite et de haut en bas : Dr lisabeth Zawadzki, Franoise Demarcq, Dr Mickal Tachon,Roxane Py, Mickal Clapet, Franois Caplier, Anne-Sophie Castronovo, Dr Caroline Bernard, Dr Christian Eckhaut

    Les pointsdamlioration

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    La dmarche qualit repose en grande partie sur les rfrents qualit : au nombre de 60, ils reprsentent lensemble des services de ltablissement (un par service), toutes catgories professionnelles confondues.

    Je suis rfrent qualit depuis plusieurs annes, et je reprsente par ailleurs les infirmiers au comit qualit et gestion des risques. La qualit est pour moi une d-marche trs concrte : il y a certes les indicateurs, quelques question-naires faire passer, mais notre rle en tant que rfrent est de motiver nos collgues sengager dans la dmarche. Lanalyse de nos pratiques par exemple nest pas du tout abstraite : elle est toujours centre sur les patients, et dans lintrt des patients.

    AE : Pouvez-vous nous donner un exemple ?Jen ai beaucoup ! La dmarche qualit va nous interroger sur cer-tains rflexes prendre, comme par exemple demander au patient le nom de son mdecin traitant sil

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    Un rfrent plutt qu'un questionnaire

    Par Ludovic Descamps, infirmier au CPAA

    en a un, son numro de tlphone. Inversement la dmarche nous in-terroge sur certains rflexes quon a pris par exemple dans la prise en charge de la douleur, cest bien quelle soit note dans le dossier une fois, mais il faut aussi penser la rvaluer

    AE : Ce sont des messages diffi-ciles faire passer ?Le fait la fois dtre sur le terrain et daller au contact, est primordial ; jai par ailleurs un parcours pro-fessionnel lEPSM depuis 2004 qui ma permis dvoluer et de bien connatre pas mal de fonc-tions : jai t ASH, aide-soignant, jai travaill de jour, de nuit, dans le priv, dans le public, en intra, en extra quand jarrive avec mes rfrences qualit , mes indica-teurs et cetera, cette exprience me permet de mieux communiquer avec mes collgues !

    AE : Comment percevez-vous ltablissement travers tout ce qui est mis en place pour la visite de certification V2014 ? Cest ce qui est enrichissant avec la qualit : connatre la vie ins-titutionnelle travers un travail transversal, et en collaboration avec les autres professionnels. On a limpression de tous travailler dans un seul but : la meilleure prise en charge des personnes. Et on sy met tous trs concr-tement : dernirement, suite un audit HAS sur les pratiques disolement-contention men sous la direction de M. Macabiau

    alors directeur qualit, nous avons rpertori une multitude daspects pratico-pratiques. Nos nombreux changes ont abouti changer les couverts en plastique donns aux usagers en isolement : ils sont rutilisables, cest mieux pour lenvironnement, cest plus co-nomique aussi ; ils sont moins contondants, cest mieux pour le patient et lquipe, avec moins de risques ; mais on a surtout donn une rponse nos patients qui nous faisaient remonter que les

    anciens couverts taient infanti-lisants : moins solides, linfirmier finissait par assister totalement les personnes fragilises. Vous nous coupez notre viande on nest pas des bbs . La qualit est parfois perue comme un contrle, mais ce que cet exemple montre cest quelle est un recueil dinfo, reues lors dchanges assez libres, qui identifie des potentialits damlioration, toutes centres sur le patient.

    CARAS : Cellule dAnalyse des Risques Associs aux Soins EIO : Elments dInvestigation Obligatoire (point que les experts-visiteurs vrifieront au moment de la visite de certification) REX : Retour dExprience = Analyse de causes EIG : Evnement Indsirable Grave IPAQSS : Indicateurs Pour lAmlioration de la Qualit et de la Scurit des Soins Audit : valuation base sur un rfrentiel

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    Les soignants connaissent tous au-jourdhui lexistence de la gestion des risques associs aux soins. Cette gestion des risques implique que tout agent ait la responsabilit de communiquer spontanment et sans dlai tout dysfonctionne-ment et / ou erreur constate sur le circuit du mdicament.

    Cette dclaration peut se ra-liser soit par le biais des Fiches dEvnements Indsirables (FEI) sur Ennov, soit par le biais de la fiche de dclaration des Erreurs mdicamenteuses.

    Nous avons dans ltablisse-ment une charte dengagement la dclaration des vnements indsirables signe du Directeur de ltablissement, du Prsident de la CME, du coordonnateur des risques associs aux soins, du directeur des soins, du directeur de la qualit, du responsable de la PCM et du directeur des res-sources humaines.

    Cette charte est prsente dans tous les services et sest dveloppe dans tous les hpitaux pour inciter les soignants dclarer les erreurs sans risque de poursuite. Lors des analyses de causes pour les erreurs

    Culture de signa-lement : apprendre de ses erreurs et non retrouver un coupable

    Une nouvelle mthode dvaluation de la prise en charge est dveloppe actuellement dans ltablissement pour la prparation la visite de certification : le patient traceur. Focus sur un entretien au CMP Basaglia.

    Nous avons choisi pour lentretien un patient suivi en psychiatrie depuis 15 ans explique Isabelle Marcant, cadre de sant du CMP. La maladie de cette personne la conduit utiliser presque tout le dispositif de soins lillois : CMP, plusieurs hospitalisations Jean-Baptiste Pussin et au CPAA, hpital de jour, Jean Varlet Il a une bonne com-prhension de la connexion des diffrents dispositifs dont le lien pour lui est avant tout une grande quipe. poursuit le Dr Frdric Wizla, chef du ple 59g24.

    Ce patient a accept immdiatement lentretien aprs rflexion, mais il tait reconnaissant davoir t choisi. La rencontre sest passe aprs une priode dhospitalisation difficile pour lui, mais il a tenu honorer le rendez-vous. ajoute Isabelle Marcant, qui a effectu len-tretien accompagne par Anne-Sophie Castronovo, ingnieure qualit. Il tait trs concentr durant tout lentretien, qui a dur deux heures, cest trs long, et trs dirig. Il sest install dans le fauteuil de bureau avec un sourire malicieux : cest nous qui lcoutions. Il tenait rpondre prcisment chaque question. Il nous a donn son avis sur des choses bien cibles revoir : le traitement, laccueil, lidentification des patients, le retour dinfos suite une prise de sang, le manque dquipement sportif en hospitalisation, les agendas du sommeil . Le Dr Frdric Wizla rappelle ainsi une proposition faite par ce patient : il nous a fait remonter quil navait pas eu le temps de finir un livre emprunt durant son hospitalisation il nous a suggr de pouvoir garder ce livre pour le finir, et le ramener par la suite au CMP. Belle ide, non ? Une exprience trs positive pour le patient comme lquipe

    mdicamenteuses, tout est ano-nymis, il ne sagit jamais de punir.

    Le but est chaque fois de veiller ce que soient mises en place dans la mesure du possible des actions correctrices pour que ces erreurs ne se reproduisent plus : il sagit dapprendre de ses erreurs .

    Dclarer une erreur mdicamenteuse est crucial pour amliorer la qualit des soins et limiter les risques Par exemple, suite une dclaration derreur sur linjection des nouveaux antipsychotiques longue dure daction, des formations ont t mises en place. Ces produits, compliqus car reconstitus et injects en intra-musculaire, sont devenus plus familiers.

    Nbre derreurs mdicamenteuses dclaresNbre derreurs mdicamenteuses ayant donn lieu des actions

    Par Elisabeth Zawadzki, Pharmacienne

    La commission qui soccupe de traiter et danalyser ces erreurs est le CREX Erreurs mdicamenteuses (Comit de retour dexprience), tout soignant dsireux dy participer peut prendre contact auprs dElisabeth Zawadzki, Pharmacienne (Poste 2351)

    Et si lon rendait le livre emprunt lhpital au CMP aprs la sortie ?

    Par le Dr Frdric Wizla,Mdecin chef de ple 59g24 et Isabelle Marcant,Cadre de sant CMP/CATTP Basaglia 59g24

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    Bienvenue ! > Arrives

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    Originaire de la Cte dazur, Sandrine Limon a rejoint lquipe de direc-tion de notre tablissement le 1er septembre avec le dfi de manager la toute nouvelle Direction des Achats, des Travaux et de la Logistique, fusion de la Direction des Travaux et du Patrimoine et de la Direction de la Logistique et des quipements. Les professionnels ont t informs de ce changement qui fait suite aux analyses sur les restructurations mener dans le cadre du programme PHARE : il ne manquait quun visage sur la fonction !

    32 ans, dynamique et pleine dides, Sandrine Limon occupera lEPSM son troisime poste aprs un brillant parcours universitaire (deux matrises de droit) jusqu lEHESP : en tant que directrice de deux EPHAD la Chapelle dArmentires (60 lits) et Erquinghem-Lys (46 lits), mon poste le plus rcent, jai appris tout faire dit-elle, enthousiaste : Javais envie de dcouvrir le secteur de la psychiatrie et lorsque ce poste sest prsent, il avait deux intrts pour moi : laspect travaux,

    avec notamment limage que cela peut renvoyer de ltablissement : les embellissements, les reconstructions, les conomies dnergie etc. ; la partie achats, qui mon avis est centrale dans un tablissement, car quand elle dysfonctionne, cest tout ltablissement qui va mal.

    Sandrine Limon aura pour objectifs damliorer lefficacit du service en direction des quipes et des patients, de relancer toute la partie travaux et la redynamiser, mais surtout, de le faire en respectant les comptences de chacun, et en accompagnant les nombreux dparts la retraite dans une priode charnire o les anciens qui connaissent extrmement bien la structure vont quitter ltablissement. Un travail de fond tout en finesse qui la passionne dj. Sandrine Limon sera aussi directrice dlgue au ple mdico-technique : bienvenue !

    Frdrique ARGUEDAS, infirmire (59i04 Hpital de jour Le Regain)Camille BRUNEAU, psychomotricienne (59g13)Vronique DONAINT, Cadre de sant (Clinique de ladolescent)Emmanuel DREVEAU, infirmier (CPAA)Antoine GOETGHEBEUR, infirmier (59g14)Saida HABBAS, infirmire (59g15)Fatima HALITIM, ASH (Clinique du Nouveau monde)Abdessamad LASKARI, infirmier (59g14)Dorothe LEGRIN, ASH (Clinique du Nouveau monde)Elisabeth RICQUART, infirmire (CAPI)Corentin ROELANDT, OPQ (service scurit)Dr Bruno ROUX, praticien hospitalier (59g22)Dr Corinne SERMET, praticien hospitalier (59g11) Arnaud VAILLI, infirmier (59i04 Hpital de jour Le Regain)Sandrine Limon,

    Directrice de la DATL

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