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se - University of A la suite des agressions continuelles dont soiit l'objet les préposés de la douane, les Autorités locales ont dû, afin de les soiisiraire au danger qui menace

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Text of se - University of A la suite des agressions continuelles dont soiit l'objet les...

  • sanglants de Smyrne.Cetfe consfatution officielle qui se terrriiricrit pur [in blâme sluére a l'égard des enualiisseurs, n'a fait. p i r ainsi dire, p e ; stimuler leur zèle. Ils n'ont pas Iikité « renouveler leurs néf fa ifs et leurs j crunufés envers les mallierrreuses populations tirryiies parfout oii la Grèce a étendu sa désastrueuse occzipatiori. Les dociirnelils Tire jious priblions ici en font kmpmerit foi. I

    A Constantinople et ses environs

    Des notes de la Sublime Porte aux Hauts Commissaires alliés à Constantinople

    Pour faire suile à mes deux notes en date des 20 et 23 février dernier, sub. Sa 26,686/102, 26,778/115, j'ai l'honneur d'informer Votre Escellence, qu'il résulte des renseignements parvenus au Dépariemect de l'Intérieur, que dans la région de Chebzé aussi les autorités helléniques font signer par les mu- sulmans des attestations en faveur de l'administration hellénique.

    C'est ainsi que le 10 février dernier, le commandant du troisième hataillon du treizième régiment de la division de Magnésie, le capitaine hlavridis, se rendit au village de Tav- chaidi, avec un détachement de 70 soldats et une mitrailleuse, fit cerner le dit village et, après avoir fait des perquisitions dans plusieurs maisons, força la population musulmane 2 i si- gner une attestation déclarant qu'elle était satisfaite de l'occu- pation hellénique.

    Le détachement hellénique campé à Yarimdja, après avoir réuni toute la population musulmane du village dans la rnos- quée, l'a contrainte à signer aussi une déclaration dans le même sens. II en a été de même à Daridja et à Tcherkeclili.

    Ceux qui se refusaient signer une telle déchration etaient maltraités et nièine emprisoiînés.

    Veuillez, etc ...

    Le 29 mars 1921.

    Il résulte de plusieurs rapports des Autorités Compétentes que les Hellènes se livrent dans les parties occupées du Haut Baspliore aux iî~êmes ogissenleuts tendancieux et observent à

  • l'égard d e la populaijoii iiiiisiiliiiane I n ménic ntlitirdc vesatoire et opprecsi~e qiic tlnris Ics régions occopkes rlc l':\ii:itolie.

    C'cst :tinsi que tlaiis unc réunion tciiuc h I'b$ise ortlio- dosc de 7-éiii-'\Iahallé, en priiscnce du Major licllciiic~iic Yoa- nitlis, (le\ discours pleins tlc pnssagcs 1)IcssaiiIs po~ii' Ics 7 ' i i i~s furent pi.nnoiicés par le Ciiix!, ainsi que 1x11. cc fletnier qni entre aiili-es ticclara que les victoires liellèrics conliiirici-aient pour aboiilir linalcinent B la prise dc (kristniitiiioplc, et ciiga- gea les assistarils it l'aire nile collecle en faveur des soldiils qui c»iiti~iI~iieraiciit :iii pi-ochaiii i~cliévenieiit Oc c tic grande murre. 11 a eii ouiie invité les grecs ottoiuans il s'ciipgcr comme vo- lontaires dans l'armée hellérie pour assurer In réalisation des aspirations riatioiiales.

    D'autre part, depuis qiie l'officier 1)ritaniiiquc dc contr6le a quitté Beïcos, les soIdats liclléncs, se sentant à l'abri de toute surveillance, donnent libre cours h leiirs agisserilcnts, dc sorte que la population, en proie à la terreur, vit dans iiric perpé- tuelle anxiété.

    1)aris les r6gions eiivirorinaiitcs aussi la population musul- mane 'est terrorisée par les violences des liellènes.

    La fenime de Salim Réïss, du village de Kara-Iiirnz (Cldé), arrelée par quatre soldats, a été cruellement battue, A diffé- rentes reprises pendant 24 lieures. La nuit, tapdis qu'elle était en état d'arrestation, un soldat I'aj.ant inenacée de. son arme el Iiàilloririée lui a fait suhir Ies derniers outrages. L'épouse de I

  • tafa Bcy, située à un quart d'heure de distance de Béïcos, et ont hlessé, à la gorge, avec un rasoir, le nommé Abdurrah- mari Agha.

    Les populations de la région se trouvant ainsi sous la coiistü~ite iilcnacc des malfaiteurs grecs ausqueIs se sont joints priis de dciis cents déserteurs helléniques réclament l'envoi tl ' i i i i noni1,re suffisant de gendarmes pour lcs protéger en fai- s:mt savoir que dans le cas contraire ils seraient obligés de quilier leurs foyers pour clierclier un refuge ailieurs.

    I

  • de vies Iiumaines, je viens, en nie réfkraiit ii nies préci.dentes conim~inications à ce sujet, prier Votre Excellence de bien vouloir, tout en hûtaiit Ia solution de la question du rCtablisse- ment du corps de gendarmerie de Scutari, aviser aux disposi- tions liécessaires pour que les gelidarmes et les agents de po- lice requis pour la région de Chilé soient autorisés partir sans retard.

    Veuillez. etc. ..

    II résulte des renseigtiernents parvenus aii Département de I'Intérieur que le 26 du mois écoulé, Suléïman Effendi, garde- douanier, qui se rendait, en compagnie de sa fernilie, de Radi- Keuy a Ali-Viran (région de Tchataldja) a été arrétl , en cours de chemin par trois soldats hellènes appartenant au poste de la ligne-frontière, sous la menace d'un révolver. Après avoir aItacIt6 k siisnommé, les trois soldats ont violé sa femme sous ses yeux. L'un de ces soldais qui a été reconnu par le dit Su- IéÏniau Effendi et qui a les iiiousiaclies coupées s'appelle Atiianase.

    A la suite des agressions continuelles dont soiit l'objet les préposés de la douane, les Autorités locales ont dû, afin de les soiisiraire au danger qui menace leur vie et l'lioiineur de leurs familles, tes transférer R Ak-Yiraii.

    En portant ces faits à la coiinaissance de \'otre Excellence, j'ai l'lioiineur de la prier tic I~ien vouloir intervenir auprès de qui de droit afin que les cou~iables soient sévèremeut punis et que les mesures propres à eii prévenir le renouvellement soient adoptées.

    Veuillez, etc ...

    Le 18 avril 1921.

    II rksulte des nouveaux renseignements parvenus au Corn- mandenient généra1 de la gendarmerie Ottomane que des sol- dats liclléiics envoyés A Cliilé. organisés eil bandes, commandés

    par des officiers el disposant de bonilm et d e niitrailIeuses se sont joints aux h-igailrls grecs de Yeni-Iieuy.

    Une de ces liaiides, conmandée par le lieutenant liatclla- ros a fait irruption dans le bureau de télégraphe de la dite localité, a maltraité et ineriacé le fonctionnaire prksent et eii a emporté un appareil téléplionique.

    D'autre part, par suite de la terreur inspirée par les Ilcl- lènes à la population de Chilé et de l'état de dépressioii oit celle-ci se trouve, il est iiiipossihle de recruter parmi elle des volontaires pour renforcer les cadres de la gendarmerie.

    Dans ces conditions le nombre des gendarmes dont dispo- sent les autorités locaIes est insuffisant pour prendre des me- sures efficaces.

    Aussi si des dispositions n'étaient prises d'urgence, la po- pulation musulmane se trouverait sous la menace d'un massa- cre généra1 que les autorités locales seraient dans l'impossibi- Iité d'empêcher.

    Confiant dans les sentiments bienveillants et humanitaires que Votre Excellence a hien voulu témoigner en faveur des populations musulmanes persécutées, je viens la prier de bien vouloir aviser qui de droit pour que les bandes en question soient éloignées de ces parages.

    Veuillez, etc. ..

    En Thrace Motes de la Sublime Porte aux Hauts Commissaires allids à Constantinople

    Le G avril 1921.

    Les nouvelles qui parviennelit a la Sublime Porte confir- ment la présence en Thrace Orientale de bandes grecques dans les environs de la ligne de démarcation.

    D'autre part, les persécutions et vexations contre les

  • JIulsuImans continuent non seulement dans la 'l'liincc Oiicn- iale ct les parties occiipécs dc l'hnalolie, mais eiicorc clles s'étendent aux musulmans de I:i 'l'lirace Occidentale.

    C'est ainsi que dernièrcmcnt, uri detaclienielit liellène dc trente soldats, placé sous le commandenienl d'un oflicier a en- levé tout l'argent el Ics objets prccicus apparlenaiit aux lial~i- tank d'Agova, district de Chilfi, et des villages de o Bug~iilidjé » et de Muslirn-Djédid, en s'iiitroduisant dans les niaisons, sous prétexte de chercher des armes. Tous les Iiabitanls de ces villages ont été réuiiis au mCme point et soumis ii iine vérita- ble torture. Après avoir éfC crucllenient haIlus ils ont éIé plon- gés, par un temps froid, dans l'eau, puis de nouveau soumis à la bastonnade. La plus grande partie de ces inallieureus se trouve dans un etat lamentable.

    Quelques-uns de ces villageois furent pendus par les pieds, aux arbres, tandis qu'un feu de paiIle était allumé sous leurs tètes.

    Le Mufti du Haïréholi (Rodosto), fut jelé dans uiie rivière filacCe après avoir été dépouillh de ses vêtements. Soumis eii- suite h la bastonnade, le mallicureux se trouve a la dernière extrémité. Le traitenient inliumain infligé ainsi L un représeii- tant d c la foi peut donner unc idée des tortures infligées a la population musulmane.

    Le village musulman de Tclierkess-Mus1in1,- de plus de cinq cents nlaisons, fut iriceiidiE et la population pousske a coups de baïonnettes dans les flammes. L'ii très petit nombre de personnes ont pli échapper à ce massacre. Les femmes ont eu les seins coupés.

    Les habitants des villages de Kabi-Beyler, Muslim et au- tres, dépendant de Lulé-Bourgas, ont é té tortures d'une facon inou'ie de la part des Ileltènes sur les instigations des Grecs indigènes et sans aucune raison plausible.

    Des milliers de Musulmans qui avaient utle certaine situa- tion se voient réduits a Ia ruine complète. Il leur es! impossi- ble mème d'o