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PROGRAMMATION toutes l’école À JE FAIS CE QUE JE FAIS

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En dehors des rendez-vous et lieux clairement identifiés ci-dessus, plusieurs actions seront en continues :
Dès 9h30, Lola Anthunes Sandhinda Etat(s) intérieur, Objets diverses, fils de laine Gymnase L’espace « intime » recréé au Gymnase sous une forme presque clandestine tente d’aborder les questions du rapport matériel et psychique au souvenir. Ce dispositif d’enfermement successif cherche à matérialiser une image mentale où le corps en prise avec l’espace verra le temps régir les limites de ses possibili- tés. Le spectateur est amené à assister à ce ralentissement jusqu’à ce que tous corps arrivent au terme de leurs fonctions.
François Mercier des Rochettes Voie Alternative I, Installation praticable. Cordes et fixations Cours d’honneur Entre l’espace de la cour et le bâtiment, les éléments liens (la corde, l’arbre), créent une voie alternative, un autre chemin d’accès entre la cour et l’intérieur. Elle symbolise l’idée de dire que pour un même but il y plusieurs approches, une différence dans l’effort.Le corps est acteur principal de ce passage qui demande un effort physique et se joue en l’air. A chacun de traverser ce lien à sa propre manière. De 11h à 14h30, Marie Gaudou L’acartographie idéale, Google image/imprimante/papier/ruban adhésif White corner Qui a t’il à faire quand, les mots ne font plus sens, quand la chaine des idées s’est fragmentée et qu’il ne reste, que des images éparses, des phrases incom- plètes, des bouts de compréhensible. Il ne reste plus qu’à les mettre à la chaine, s’en servir de support pour recréer de la logique, réenclencher la mémoire ou en former une nouvelle. Créer une cartographie fragmentée de ces bribes et re/trouver une nouvelle grille de lecture.
///////// À 11h00, Alexandra Lafitte Je ne suis pas là, Enceintes, mp3, voix. Chambre d’écoute, 15min. « Monsieur Charles Pennequin, Nous aurions dû vous prévenir plus tôt... Votre voix ne se fera pas entendre, je veux quand même parler de vous, parler «pour» vous (?) sous une forme poétique fictionnelle. J’imagine transformer cette absence ; en faire mon propos au moyen d’ une lecture performance : JE NE PEUX PAS ETRE LA , JE NE SUIS PAS LA. Attention, je ne veux pas énumérer toutes les raisons possibles et imaginables qui causeraient votre absence. Dans une certaine mesure, c’est interroger ce qu’est performer : énoncer une absence dans un contexte, un espace, un temps...une absurdité. Ainsi je vous demande votre accord de vous faire exister chez nous le 30 mai. Bien à vous, Alexandra.» *
À 11h30, Mélanie Thibault Agitato, Galerie d’essai, 15min. C’est en s’intéressant à la pureté première du geste et en particulier des gestes quotidiens, que Simone Forti comme Trisha Brown, danseuses et chorégraphes de la danse post-moderne, articulent leur recherche sur la pensée que «tout mouvement est danse». En effet, les activités que l’on exécute quotidienne- ment -comme le simple fait de se brosser les dents- sont des enchainements de mouvements dont les particularités varient selon différents facteurs comme le temps, l’espace, le poids... De cela, m’est venue l’idée d’inscrire ce type d’action sur des partitions chorégraphiques puis de les interpréter dans le but de révéler l’importance et la qualité de ces gestes laissés pour compte. Je considère comme gaspillée toute journée où je n’ai pas dansé. Friedrich Nietzsches
À 12h00, Yeh-Chun Ho Sans-titre, Dispositif sonore, ciculaire et infini Chapelle, 15min. Comme un jeu de l’imaginaire, écrire des formes poétiques à travers les mouve- ments et les sons. Je fais ce que je fais, je fais ce que je rêve. Dans le rêve, nous sommes le centre du monde.
À 12H30, Aymeric Hainaux,Dent-de-lion, Galerie 3ème, 30min.
À 14h, Ophelie Soulier-Bois La tentation de drame , drap, seau, eau ,Galerie d’essai, 15/20min. « La force sensible du cri et la force insensible de ce qui fait crier, elle est les deux choses indissolublement, elle est être-au-monde, comme disent les phé- noménologues : à la fois je deviens dans la sensation et quelque chose arrive par la sensation, l’un par l’autre, l’un dans l’autre. » inspirer des textes de Gilles Deleuze sur la peinture du cri de Bacon.
À 14h30, Priscillia Hilaire L’anthropophagie au coeur du métissage, matériaux multiples, Galerie 3ème. Un sujet aussi complexe et ambigu que le métissage ne saurait susciter des réponses toutes faites. Il doit avant tout éveiller des questionnements sur le monde qui nous entoure, hors des sentiers battus, du discours académique, des effets de mode ou des propos de circonstance. Le métissage des cultures n’est pas une panachée, mais c’est l’accompagnement nécessaire d’une intégration économique et sociale. Dans ce contexte j’offre un large éventail de matériaux à la discussion, de multiplier les angles d’attaque et de développer une approche critique.
À 15h, Fédérico Riesco et Amelie Langlois-Ciccarelli Composition, terreau/branche/gravier/feuilles/eau Cave retransmission Plateau I par vidéo-projection, 30min. Ici se jouera une reformulation en duo d’une idée commune et partagée par tous, le planisphère. Dans cette collaboration, se dessinent de nouveaux contours des terres connues. Frontières et limites fluctuent sous nos quatre mains.
À 16h, Anné-Cécile Dujardin Environnement Performatif Préparé pour 7 actants, 10 minutes. Installation vidéo et son, Chapelle, 10min. Dans un espace-temps commun, des corps incarnés performent suivant une composition musicale et textuelle non-narratif.
À 16h30, Quentin Ménard s’il m’aise, Galerie d’essai, 20min.
S’il m’aise
Du blanc vertical, Du silence à perte de vue, Potentiel inaperçu. L’inapte ère, sue, scie et la sciure s’accumule…
S’il m’en est aise, je vis là, à l’intérieur ; dans l’épaisseur de ce mobile Une carapace, un cocon qui se fond. Trop étroit, corps pétris par la paroi. Ma cellule ? Museler le blanc, cris du corps donner de sa couleur. Du ressacs sur le contre plaqué. À ce qu’il paraît…
S’il m’aise : mémoire d’une contrainte.
À 17h, Vasyl Odrekhivskyy Où es-tu ? 70 kilos de terre venue d’ Ukraine. White corner, 30min. Mes performances prennent leurs origines et inspiration dans l’histoire et dans les coutumes ukrainiennes, où la place de la terre est très importante. Dans la culture et folklore ukrainiens, la terre joue un rôle particulier, car c’est un pays agricole, avec le sol très fertile. Depuis des siècles les gens croyaient en la force de la terre, comme quelque chose qui donne la vie, qui est toujours en contact physique et spirituel avec les gens. Qui plus est, cela a formé de nom- breuses coutumes évoquées par le respect et la dépendance de cette matière. Le performance n’est pas seulement une proposition de réinterroger les questions des territoires et frontières, mais aussi une tentative d’aller plus loin, à travers un geste presque réligieux, rappellant un rite ou un acte de coutume traditionnelle. Créer un moment de confrontation du corps avec la terre. La question de la liberté et de l’indépendance, la liberté de quoi, de qui et pour quoi ? Où se trouve la limite de notre liberté ? Elle est dedans ou dehors de nous ?
À 17H45, Pauline Dumont Je suis des archétypes. Praticable/lumière/rideau/moniteur/perruque/costume Tout comme vous, Chapelle 20min.
À 19H/19H15, Volmir Cordeiro, CIEL, 25min. Anne-Lise Le Gac, SHAKE ME UP // après Barcelona, 30min.
En continues : vidéos de performances sur moniteurdans toutes l’école
LASSO [email protected]
ENSA PB 297 7, rue Edouard-Branly 18006 Bourges cedex secrétariat pédagogique : t. +33(0)2 48 69 78 79 [email protected]
«L’art est ce que tu fais, où tu es»
Robert Filliou
A l'initiative des étudiants de l'Ecole Nationale Supérieur d'Art de Bourges, soutenus par Claudia Triozzi, danseuse, chorégraphe, plasticienne et enseignante; l'ENSA de Bourges accueille pour la première fois une programmation de performances, composée à la fois d'artistes-invités et d'étudiants.
Par cette programmation, il s’agit de proposer un moment en dehors du cursus scolaire, de tout système de notation comme une ouverture à la réalité : s’exposer avec une exigence qui est propre à chacun. Le point de vue est déjà choisi, l’auteur est le détenteur du statut de son travail. Cette journée, dédiée à la performance est l’occasion pour ces jeunes artistes de se mettre en jeu, de repenser une situation de monstration, d’accepter le temps du processus et d’explorer des inconnues, propulsant leur médium en action; l’occasion de requestionner leur média. Les pratiques sont ainsi le fait d’attitudes, d’intentions, de relation au sens de «donner du sens».
L’édition de 2012 nommée «Je fais ce que je fais», après une action de Richard Piegza autour d’une performance de Jan Swidzinski, fondateur du manifeste de l’art contextuel; est comme toute première fois, l’affirmation d’un engagement, la prise de risque du direct. Cette mise à nue implique l’adaptation du dispositif artistique au contexte. Nous passerons de l’oeuvre à l’attitude, du produire au faire. Nous avons aussi le plaisir d’accueillir les performeurs Aymeric Hainaux, Anne-lise Le Gac et Volmir Cordeiro.
PAUSE REPAS DE 13H A 14H : Tartines grillées Thé, Café, gâteaux.
A 18H30 : « Un Pot avant Volmir et Anne-Lise »
SOIREE (A PARTIR DE 20H00) : Barbecue, gâteaux maisons, Boissons, bières, vins, punch.
**Aymeric Hainaux Solitaire, auto-stoppeur forcené, SDF, vagabond, Aymeric Hainaux est vi- vant, sans compromis et pleinement dans son expression (dessin, écriture, peinture, musique, vidéo).
Dent-de-Lion est une approche très personnelle tout en tension, en furie et en silence, une musique libre venant de l'intérieur. Hainaux n'utilise qu'un micro, quelques harmonicas, cloches ou accordéon mais surtout son principal instrument : lui même.
Pas d'effet, pas de machine, pas de boucle, action en direct uniquement !
2001, DNAP à l’Ecole des Beaux-Arts d’Angoulème.
En 2005, Aymeric Hainaux opère un choix radical : « J’ai décidé de me passer de domicile. Je ne voulais plus exister mais vivre »
www.unpoisson.com
***Volmir Cordeiro CIEL Le ciel est un espace infini qui embrasse tout. Le ciel assure le cours des choses. Le ciel laisse venir. J’ai choisi ce titre parce que le ciel ne privilegie rien, aucun moment, aucun être. Du ciel je retiens l’ouverture comme adresse pour cette dan- se. L’adresse comme lieu et aussi comme direction. Lorsque je m’adresse, un espace est crée parce que je cherche à toucher le dehors. Je m’épaissis parce que je suis ici et là-bas. Aller dans la direction du dehors a déformé le corps. Il est devenu ner- veux, désastreux, saturé. Dans cette danse d’adresse, le corps est resté peuplé ; si peuplé, il est resté, qu’il écrit sa danse en pensant qu’il est un corps quelconque.
“Serait-ce qu’on a inventé le ciel à seule fin de faire tomber les corps?” (Jean-Luc Nancy in Corpus) Librement inspiré du texte “Je suis un voyageur” de Paulline Baillemont. Music: Doces Bárbaros (Caetano Veloso, Maria Bethânia, Gal Costa e Gilberto Gil)
Volmir Cordeiro a suivi une formation universitaire supérieure en théâtre à Rio de Janeiro. Il a participé à deux projets de recherche à l’Université sur le corps, le geste et l’acteur-danseur. Il a reçu, en 2007, le prix FU- NARTE (Fundação Nacional das Artes) pour la création et la chorégraphie d’un de ses projets. Volmir Gionei Cordeiro a travaillé avec le chorégraphe Alejandro Ahmed (compagnie Cena11), Naiá Delion et a intégré la compa- gnie Lia Rodrigues en 2008.
****Anne-Lise Le Gac SHAKE ME UP // après Barcelona
Anne Lise Le Gac cherche son entraînement... Elle essaie de préparer son corps à la performance. Beaucoup d’options se dessinent, et elle doit choisir. Pas facile. Depuis peu, Anne Lise Le Gac habite à Angers, et en novembre dernier elle a rencontré M.T. ici même. Ils ont passé plusieurs jours ensemble et il l’a aidée à s’entraîner différemment. M.T. vient de loin, il parle de la peau, de vitesse intérieure, de body weather, d’imagination... Encore maintenant, Anne Lise Le Gac ressasse. Seule dans le studio, elle marche, parle et se souvient des exercices de M.T.... parfois elle s’ennuie, elle a du mal à percevoir les changements du «studio weather». Alors, elle imagine de nouveaux organes qui lui poussent au corps, un insecte qui traverse l’espace et se pose sur son front. Puis elle raconte comment et pourquoi sa dernière performance à BCN n’a pu être menée à son terme, elle reste sous le choc mais ça va... et elle relit avec enthousiasme (mais plus fort encore) les phrases de I.D énoncées à ses petites élèves sur les jeunes filles de Sparte, dansant, courant, sautant, pieds nus pour rempor- ter des prix, vêtues de voiles et vêtements flottants.
Anne-lise Le Gac et Volmir Cordeiro, étudiants du Master Essai « Danse, création, performance », école supérieure du CNDC d’Angers en partenariat avec le département danse de Paris8 et de l’ESBA TALM.
*Charles Pennequin est né le 15 novembre 1965 Publication dans de nombreuses revues. Performances et concerts dans la France entière et un petit peu à côté. Vidéos à l’arrache. Écriture dans les blogs. Dessins sans regarder. Improvisations au dicta- phone, au microphone, dans sa voiture, dans certains TGV. Quelques cris le long des deux voies. Petites chansons dans les carnets. Poèmes délabrés en public. Écriture sur les murs. Charles Pennequin écrit depuis qu’il est né.
Chez P.O.L édititions : -Comprendre la vie (2010) -La ville est un trou (200è) -Mon binôme (2004)
-Bibi (2002) http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=auteur&numauteur=5732 http://pennequin.rstin.com/

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