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Les pathologies ORL et l’infection par le VIH a propos · PDF fileVIH/SIDA (soit les deux tiers des personnes infectées), représente de loin la région la plus touchée. L’épidémie

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    R p u b l i q u e d u M a l i U n P e u p l e - U n B u t - U n e F o i

    M I N I S T R E D E l D U C A T I O N N A T I O N A L E

    U N I V E R S I T D E B A M A K O

    Facult de Mdecine de Pharmacie et DOdonto-Stomatologie

    ANNEE : 2004-2005 Thse N..

    LLeess ppaatthhoollooggiieess OORRLL eett lliinnffeeccttiioonn ppaarr llee VVIIHH aa pprrooppooss ddee 5599 oobbsseerrvvaattiioonnss ddaannss llee sseerrvviiccee ddRRLL eett ddee

    cchhiirruurrggiiee cceerrvviiccoo--ffaacciiaallee dduu CCHHUU--TTookkooiinn ddee LLoomm ((TTOOGGOO))

    Thse prsente et soutenue publiquement le ..

    Devant la Facult de Mdecine de Pharmacie et DOdonto-Stomatologie Par Mlle Kellem Tchessy Atany Atatoum

    Pour obtenir le grade de Docteur en [Discipline] (Diplme dEtat) JURY : Prsident: Pr Hamar Alassane Traore Membres: Dr Togola Fanta Konipo Dr Daouada Kassoum Minta Directeur: Pr Alhousseini Ag Mohamed Co-directeur : Pr Kpemissi Eyawlohn

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    LES PATHOLOGIES ORL ET LINFECTION PAR LE VIH

    A PROPOS DE 59 OBSERVATIONS DANS LE SERVICE DORL ET CHIRURGIE CERVICO-FACIALE DU CHU-TOKOIN DE LOME (TOGO)

    PLAN INTRODUCTION OBJECTIFS GENERALITES METHODOLOGIE RESULTATS COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS CONCLUSIONS- RECOMMANDATIONS

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    INTRODUCTION

    Alors que nous entrons dans la troisime dcennie de linfection VIH/SIDA, les preuves de

    son impact sont indniables [1]. Des dfis normes continuent de dfinir le contexte dans

    lequel le monde doit faire face cette pidmie [2].

    La prise de conscience donne un nouvel lan la lutte contre ce flau avec dune part

    lengagement de communauts entires et dautre part, la volont politique des

    gouvernements qui saffirme.

    Le monde scientifique ne reste pas en dehors de cette lutte. Des quipes de chercheurs

    continuent de se mobiliser. Linfection est mieux connue dans ses divers aspects et larrive

    des anti-rtroviraux (ARV) controverse dsormais le pronostic de son volution.

    En ORL, lpidmie dans son volution impose cette spcialit un vritable challenge

    quant aux divers aspects de sa pratique. La prise en charge des infects patients exige

    dsormais denglober tous les niveaux leur vcu social et leurs habitudes [3, 4, 5, 6, 7].

    En effet, prs de 100% des patients infects par le VIH prsentent une atteinte ORL ou

    cervico-faciale au cours de la maladie [8]. Une lsion de la sphre ORL est parfois le

    premier motif de consultation [9, 10] conduisant ainsi au dpistage srologique de

    linfection. Il savre donc important que le spcialiste ORL actualise ses connaissances

    de cette infection qui au fil de son volution dvoile de multiples facettes afin mieux

    rpondre aux attentes de ses patients.

    OBJECTIFS :

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    Objectif gnral :

    - Dfinir le profil panoramique des pathologies ORL et cervico-faciales

    rencontres dans notre pratique quotidienne au service dORL et de chirurgie cervico-

    faciale du CHU-Tokoin de Lom (Togo).

    Objectifs spcifiques :

    - Evaluer la prvalence hospitalire des pathologies ORL au cours de linfection

    par le VIH

    - Dgager les caractristiques pidmiologiques, cliniques et volutives de ces

    pathologies

    - Dgager quelques aspects de leur prise en charge

    - Situer la responsabilit et le rle du spcialiste ORL dans le dpistage et la prise

    en charge de linfection VIH/SIDA.

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    1. GENERALITES SUR LINFECTION PAR LE VIH/SIDA

    1. 1. Aspects pidmiologiques [1, 2]

    1. 1. 1. Situation dans le monde

    Le Syndrome de lImmunodficience Acquise (SIDA) est une pidmie ubiquitaire.

    Depuis les premires constatations en 1981 aux Etats-Unis, le nombre de patients a tripl

    au cours de ces dernires annes. En 2002, lONUSIDA estimait 42 millions, le nombre

    de personnes vivant avec le Virus de lImmunodficience Humaine (VIH). Lpidmie a

    caus 3 millions de dcs et 5 millions de personnes ont t nouvellement infectes cette

    mme anne.

    1. 1. 2. Situation en Afrique sub-saharienne

    LAfrique sub-saharienne, en hbergeant 29,4 millions de personnes vivant avec le

    VIH/SIDA (soit les deux tiers des personnes infectes), reprsente de loin la rgion la plus

    touche.

    Lpidmie est un frein au dveloppement de la rgion. La prvalence chez les adultes de

    15 49 ans est de 8,8% [1].

    Quelques 3,5 millions de nouvelles infections y sont produites en 2002 et lpidmie a tu

    environ 2,4 millions dAfricains. Dix millions de jeunes (entre 15 et 24 ans) et prs de 3

    millions denfants de moins de 15 ans vivent avec le VIH.

    Laccs aux soins et aux Antirtroviraux (ARV) reste faible et les graves crises socio-

    politiques dans la rgion contribuent entretenir lexpansion de linfection.

    1. 1. 3. Situation du SIDA au TOGO [2, 11]

    Depuis la notification des premiers cas de SIDA, le nombre na cess daugmenter.

    Le total cumul de 1987 2000 slevait 12 527 cas parmi lesquels

    81,5 % survenus chez les sujets de 19 49 ans.

    Le sex ratio est de 0,8.

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    8,1 % de garons contre 30,5 % de filles sont touchs entre 15 et 19 ans. Ceci

    sexplique par la prcocit des rapports sexuels chez les filles par rapport aux garons dans

    la mme tranche dge.

    Dans 82,4 % de cas linfection est survenue par la voie htrosexuelle et dans 6,5 %,

    de la mre lenfant.

    67, 07 % de cas de SIDA proviennent des zones urbaines contre 32, 3 % en zone

    rurale.

    La sroprvalence en 1999 tait estime 5,98 % dans lensemble de la population et

    on estimait entre 150.000 et 200.000, le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA [2].

    Les activits de la lutte contre le VIH/SIDA ont dmarr au Togo depuis 1986 par la

    cration du Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS). Son

    fonctionnement qui a connu de nombreuses tapes est trs affect par la crise socio-

    politique svissant dans le pays depuis plus de 10 ans.

    Une analyse des priorits ainsi quune meilleure connaissance des ralits socio-culturelles,

    conomiques et politiques en rapport avec le VIH/SIDA a permis de mettre en exergue les

    diffrents facteurs favorisant la propagation de linfection dans le pays, les obstacles et les

    opportunits saisir pour renforcer les mesures prventives nationales. Cette analyse a

    permis dlaborer en 2000, le cadre stratgique national de lutte contre le VIH/SIDA/IST

    pour la priode de 2001

    2005.

    1. 2. Agent pathogne

    Lagent pathogne est le virus de limmunodficience Humaine (VIH).

    1. 2. 1. Classification [12, 13]

    Le VIH appartient la famille des Retroviridae, caractriss dans leur structure par la

    prsence dune transcriptase inverse. Cette famille est compose de 3 genres distincts par

    des paramtres physiogntiques et pathogniques :

    - les Spumavirus non pathognes pour lhomme ;

    - les Oncovirus proprits oncognes incrimins dans la gense des lymphomes

    chez lhomme, et

  • 8

    - les Lentivirus auxquels appartiennent les VIH. Ils ont t initialement identifis

    chez les animaux chez qui ils provoquent des maladies volution lente. Ils possdent des

    proprits cytopathognes.

    1. 2. 2. Structure [12, 13, 14]

    Les VIH sont des virus acide ribonuclique (ARN) double brin. On distingue deux sous-

    types : le VIH1 et le VIH2.

  • 9

    Fig : Structure du VIH [15]

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    Ils mesurent 80 120 nm de diamtre et on retrouve dans leur structure, de lextrieur vers

    lintrieur:

    - lenveloppe virale : cest une double couche lipidique trs fragile. Sur cette

    enveloppe sont hrisses comme des boutons, deux glycoprotines relies entre elles : la

    gp120 et la gp41. Elles sont indispensables lattachement une cellule cible.

    - la matrice virale situe juste en dessous de lenveloppe virale confert au virus sa

    rigidit.

    - la capside ou cur du VIH. Elle a une forme en trapze et est essentiellement

    compose de molcules de la protine 24 de la capside (P 24 CA). On dnombre environ

    1200 molcules de P24 CA. A lintrieur de la capside se trouvent deux brins identiques

    dARN qui composent le matriel gntique du virus : le gnome viral. Il est associ des

    enzymes qui interviennent dans la rplication du virus. Ce sont : lintgrase, la protase et

    la reverse transcriptase.

    - le gnome du VIH : il consiste en environ 9200 nuclotides et on lui identifie trois

    groupes de gnes : les gnes de structure ENV, GAG, POL, communs tous les

    Retrovirus ; les gnes de rgulation : TAT, REV, NEF, VIF, VPU, et les gnes auxiliaires :

    VPR, VPX. Le VPX est le gne qui, chez le VIH2, remplace le VPU et le diffrencie ainsi

    du VIH1.

    1. 2. 3. Cycle de rplication [12, 14]

    La connaissance de ce cycle permet de mieux comprendre la pathognie de linfection ainsi

    que laction des thrapeutiques actuelles. Ce cycle comprend huit tapes :

    - ladhsion du VIH au rcepteur CD4 de la cellule hte par sa gp120. Cette fixation

    entrane un changement conformationnel permettant laccessibilit un co-rcepteur : le

    CCR5 (prsent physiologiquement la surface des macrophages et monocytes), ou le

    CXCR4 (prsent la surface de

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