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Les activités aquatiques - Free

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LOGIQUE INTERNELOGIQUE INTERNE
On distingue deux logiques, selon que l’élève soit nageur ou non nageur (et au regard des programmes) : 1. Il peut s'agir de s'adapter au milieu aquatique pour réaliser un
déplacement finalisé, en restant en sécurité. Ainsi, pour les niveaux de pratique correspondant à des élèves débutants, familiarisés avec le milieu, et autonomes, l'adaptation à l'en- vironnement est une priorité, et le type de compétences développé sera « adapter ses déplacements à différents types d'environnements » (programmes de 2008).
2. Il peut s'agir de produire une performance mesurée dans un espace aquatique normé, sans incertitude. En ce sens, pour des élèves nageurs, ces activités concourent à développer le type de compétences « réaliser une action que l'on peut mesurer » (programmes 2008).
PROBLEMES FONDAMENTAUX
On peut distinguer quatre problèmes fondamentaux (on est ici centré sur les déplacements – cf. logique interne – On travaillera parallèlement les immersions et les entrées dans l’eau) : ÉQUILIBRATION : construire l'équilibre aquatique (horizontal, souvent, et sans appuis solides) implique une modification des repères usuels (informations plantaires, appuis solides, position de la tête). PROPULSION : la propulsion aquatique est assurée par les bras en priorité, les jambes étant souvent équilibratrices ; dans la motricité usuelle c'est l'inverse. INFORMATION : les prises d'informations utilisées prioritairement par le terrien sont visuelles et auditives, alors que ces sens ne peuvent pas suffire à informer le nageur (les informations proprioceptives, kinesthésiques deviennent prioritaires). RESPIRATION : la respiration spontanée (réflexe) doit être transformée en expiration forcée (pour vaincre la pression de l'eau) et complète (pour que l'inspiration soit courte). On s'aperçoit que chaque combinaison de deux fonctions (se propulser en s'équilibrant, respirer en se propulsant, s'informer en s'équilibrant, etc.) pose un problème particulier.
RESSOURCES SOLLICITEES
Au plan énergétique : La gestion de l'effort est importante pour viser une performance et pour des élèves non nageurs (la faible maîtrise technique conduit à une dépense énergétique plus importante).
Au plan moteur : Les ressources sont mobilisées en lien avec les problèmes d'équilibration, de coordination des actions propulsives (entre les bras et les jambes, entre les deux jambes et les deux bras...).
Sur le plan affectif : Les problèmes fondamentaux sont sources d'émotions (par exemple : la confrontation à autrui et la recherche du dépassement de soi pour réaliser une performance), tout comme le risque subjectif dans un environnement pouvant devenir dangereux immédiatement.
Enfin, au niveau cognitif, perceptif et décisionnel : Les ressources perceptives sont mobilisées de façon originale (champ visuel fixe quand il s'agit de s'équilibrer, construction d'informations kinesthésiques comme la sensation de glisse) ; les décisions sont très largement perturbées par les émotions, et le milieu donne lieu à des représentations à faire évoluer (l'eau me remplit, je coule si je lâche...).
Connaissances sur l’activité (Aspects biomécaniques 1)
Effets des forces de pesanteur et d’Archimède – Dans le traité des corps flottants, Archimède énonce : Tout corps plus léger que le liquide où il est abandonné ne sera
pas complètement immergé, mais restera en partie au-dessus de la surface du liquide. La flottabilité dépend de la densité du corps par rapport à l’eau (coule si > 1, flotte si < 1, s’immerge sans couler si proche de 1). Celle-ci est variable d’un individu à l’autre et dépend de la masse osseuse, musculaire et graisseuse. La densité change en fonction du volume thoracique et de l’air contenu dans le corps (1). La flottabilité augmente donc quand le nageur est en phase d’inspiration. Des expériences à réaliser avec les élèves sont riches et peuvent être l’objet de contenus interdisciplinaires (sciences) . En bassin, demander aux élèves de s’asseoir au fond de l’eau, ce qui est très difficile si on n’expulse pas l’air complètement… Il serait donc difficile de couler ! Allongé à la surface, les jambes coulent. C’est ici le résultat de deux forces contraires qui s’annulent mais ne s’exercent
pas en un même point (2).
(1) La masse ne change pas mais le volume augmente plus grande poussée
(2) Les jambes par exemple ont un volume assez faible mais un poids élevé. A l’inverse, la cage thoracique remplie d’air a un volume important et un poids faible. L’enfance et le 3ème âge sont favorables à la réduction de cette rotation du fait d’une moins grande densité osseuse tandis que les adultes sont moins bien lotis surtout s’ils ont pratiqué auparavant une activité physique exigeante au niveau des jambes.
- La force de gravité, dirigée vers le bas qui est proportionnelle au poids du corps. - la poussée d’Archimède dirigée vers le haut qui est proportionnelle à son volume. On peut encore ici prévoir des expériences en classe (sciences) et/ou en bassin (placer les bras dans le prolongement du corps pour rapprocher le centre de gravité du centre de poussée)
Quelques conséquences pédagogiques et didactiques en image, avec des apprentis nageurs.
L’élève apprend la remontée passive (« l’eau me remonte ») Il est plus difficile de descendre que de remonter !
Se laisser flotter en enchaînant diverses postures
accepter l’action de l’eau dans toutes les positions techniques de transition d’équilibre corps immergé, corps émergé
Accepter les chutes
conserver des postures tonicité axiale qui résiste aux résistances « confiance » en l’eau qui amortit la chute.
Glisser en surface en adoptant des postures hydrodynamiques
affiner les sensations de glisse et de résistances. alignement des segments activité tonique dans une posture horizontale, hors gravité.
Les résistances à l’avancement : les forces de trainée
- La viscosité de l’eau provoque des résistances de friction (appelées aussi forces adhésives). Elles varient en fonction de la surface corporelle et de la vitesse de nage. C’est une résistance relativement faible.
- Les résistances de turbulences, appelées aussi résistances arrières puisque le haut du corps en déplacement provoque des remous pour l’arrière, et engendre ainsi un « effet d’aspiration ». La résistance des vagues a donc des conséquences sur la vitesse de nage (Patrick Pelayo – Analyse des paramètres spatio-temporels en compétition et à l’entrainement – 1998 – p. 95 à 127). Ainsi, un même nageur glisse plus loin avec les bras dans le prolongement du corps que le long des cuisses lors de la coulée.7
Conséquences des aspects biomécaniques
- La mise à plat et l’allongement maximal du corps dans toutes les nages sont les deux objectifs à poursuivre pour nager longtemps et / ou vite (P. Pelayo et Michel Sidney – Les APS en licence STAPS – 2004 – p.131)
- Les jambes jouent un rôle équilibreur lors de la propulsion : elles permettent de rester à plat.
- Plus un nageur va vite, plus il y a de résistances.
- La poussée de la main est primordial dans la propulsion : on pourra analyser son trajet (plus ou moins loin devant/derrière, plus ou moins profond, plus ou moins linéaire) et l’angle d’attaque (main plus ou moins perpendiculaire au déplacement). Ce que l’on pourrait appeler « le sens de l’eau » détermine fortement les performances du nageur.
Connaissances sur l’activité (Aspects biomécaniques 2)
Connaissances sur l’activité (Aspects énergétiques)
- L’expiration doit être active les capacités ventilatoires sont significativement supérieures chez des enfants pratiquant 3,5 heures de natation par semaine (P.Pelayo). De plus, le fait d’utiliser principalement le haut du corps dans la propulsion développe le VO2Max. Charbonnier a démontré en 1974 que les rapports VO2MAx mesurés lors d’un exercice réalisé avec le train supérieur sur celui réalisé avec le train inférieur sont plus élevé chez le nageur (90%) que chez les sujets témoins (70%). Parallèlement, la situation en apesanteur et la position horizontale entraînent une diminution du VO2max en situation de nage comparée à un travail en position verticale sur bicyclette ergométrique (Astrand, 1963).
La pratique de la natation a des effets spécifiques sur le développement de la condition physique.
- Pour estimer la VMA d’un nageur, on fait réaliser un 400 m.. La VMA correspond à la vitesse réalisée les 350 derniers mètres.
NB : Pour un nageur non entraîné, la vitesse diminue d’environ 10 % chaque fois que la distance double ((5% chez un nageur entraîné).
Connaissances sur l’activité (Aspects techniques et tactiques)
- On distingue les nages simultanées (brasse, papillon) des nages alternées (crawl, dos). Les nages simultanées posent le problème de la discontinuité des actions motrices et imposent de résoudre la contradiction entre se propulser et glisser.
- L’amplitude est la distance parcourue par le nageur lors d’un cycle complet de deux bras (en mètre par cycle) : nage alternée (2 mouvements de bras / nage simultanée (1 mouvement de bras). Comme repère, on retiendra 1m/cycle chez le débutant et 2,5 m/cycle chez l’expert.
- La fréquence correspond au nombre de cycle par unité de temps (en seconde). Les débutants ont une fréquence moins élevée que les experts, même si on eut avoir l’impression du contraire. Cette illusion tient au fait que l’amplitude est très faible chez le débutant.
LES ENJEUX DU SAVOIR-NAGER
Pour définir le savoir-nager, il est pertinent de questionner les enjeux de cette pratique :
• accéder aux pratiques corporelles d'entretien et de loisirs : animations d'entretien physique dans les piscines, loisirs sur les sites aquatiques (plage, lacs, piscines, etc.) ;
• assurer sa sécurité lors des pratiques scolaires et/ou de loisirs : animations et loisirs sur les lieux précités, pratiques nautiques telles que la voile, le canoë, le ski nautique, la plongée ;
• assurer la sécurité d'autrui : loisirs et pratiques déjà cités ci-dessus ; pratiques de sauvetage, épreuves de sauvetage dans certains examens et concours ;
• accéder aux pratiques sportives aquatiques de performance (natation sportive), de sport collectif (water-polo), esthétiques (natation synchronisée, plongeon).
Avec la démocratisation des loisirs en général et le développement des sites et pra- tiques aquatiques/nautiques en particulier, le savoir-nager sécuritaire est devenu un enjeu de premier ordre.
Les exigences communes à toutes ces pratiques sociales permettent de définir un premier niveau de définition du « savoir-nager » : entrer dans l'eau, s'immerger, évoluer en surface (se déplacer / se propulser).
Pour chaque objectif, vous trouverez le type de ressource sollicitée (I = information …etc.)
Pour ENTRER DANS L'EAU, il faut :
• accepter de perdre les appuis plantaires (solides) : I ;
• accepter une immersion plus ou moins longue suivant la forme d'entrée et la cible : I/R ;
• en connaître les limites spatiales (le fond) : I ;
• savoir que l'on va remonter sans problème : I ;
• conserver une posture hydrodynamique (tendue) pour glisser, s'il s'agit d'aller « loin » : E ;
• donner une impulsion orientée vers la cible à atteindre : P ;
• accepter de basculer la tête pour plonger : I/E.
Pour S'IMMERGER, il faut :
• accepter l'eau sur le visage, les voies respiratoires, les yeux... : I/R ;
• vaincre la sensation d'isolement et d'inconfort : I ;
• construire ses possibilités et ses limites d'apnée, après une inspiration profonde : Rï
• savoir que l'on va remonter sans problème si on va au fond : I ;
• s'informer sous l'eau pour s'adapter aux contraintes de la situation : I ;
• basculer la tête vers le fond et se renverser pour descendre de façon autonome (plongeon canard) : la tête est un « gouvernail », pour passer d'une posture à une autre, en général : E ;
• gérer le débit d'expiration (bloquer/souffler lentement/fort) : R.
Pour SE DÉPLACER ET S'ÉQUILIBRER, il faut :
• accepter de se passer d'informations plantaires : I ;
• accepter de s'allonger, en basculant la tête vers le fond E ;
• savoir que l'on flotte en équilibre, et donc construire des équilibres de surface : intégrer le rôle de la tête dans ces équilibres (face orientée vers le fond, vers le plafond) : E ;
• glisser (la posture hydrodynamique, corps tendu, face orientée) : E ;
• se déplacer grâce aux jambes (actions propulsives par battements par exemple) :P
• se déplacer grâce aux bras, sans perturber la posture hydrodynamique (face orientée) : P ;
• coordonner les actions de jambes et de bras, sans perturber la posture hydro- dynamique (en apnée) : P/E ;
• assurer des échanges respiratoires permettant de ne pas perturber cette posture et les coordinations bras-jambes : R/P/E.
VARIABLES DIDACTIQUES
L'espace : profondeur, repères au fond, au plafond, distances, hauteurs (entrées), directions.
Le corps : types d'appuis (solides, mouvants, flottants, aquatiques), postures, ventrale, dorsale, segments mobilisés (bras, jambes, tête), techniques utilisées (alternatives simultanées), amplitude, respiration (bloquée, expiration aquatique).
Le temps : durées, intentions (très vite, très lentement).
Le matériel : types d'appuis, à transporter, à lancer, à transmettre, immergé, en surface, encombrement.
Les autres : imiter, plus vite que, rattraper, éviter.
Les émotions suscitées : le défi, le projet, les tâches à critères et niveaux multiples (points), la performance, la confrontation, le relais, l'opposition par équipes, le support imaginaire.
Les variables didactiques en fonction des attentes du « savoir-nager »
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE
Niveau Représentations et conduites
a
Le besoin « d'avoir pieds » La peur de se remplir, d'avoir
mal
Accepter la perte des appuis plantaires Accepter l'immersion de la face
Immersion de la face en déplacement manuel avec des appuis solides va permettre un premier allongement
b
vertical (pertes des repères)
Prolonger l'immersion Accepter une posture allongée, en surface
Ce premier allongement va permettre les premières sensations de glisse, voire la première autonomie le long du bord
c
Le fond est perçu comme un gouffre La peur de couler
Explorer la profondeur Perdre momentanément les
appuis solides pour une autonomie courte en battements de jambes
Pour passer le cap de l'autonomie, il faut être rassuré sur les propriétés de flottaison du corps dans l'eau : c'est à partir du fond que ces propriétés ne peuvent plus faire de doute
d
La peur de couler, la croyance que l'on reste au fond
La croyance que l'équilibre peut être tenu face émergée (le corps flotte en surface)
Vivre la remontée passive pour comprendre que l'on flotte
Construire le rôle de la tête dans
les équilibres en surface
On ne peut pas rester au fond sans effort, l'eau nous porte à la surface, donc le corps flotte : à partir de cette compréhension, on peut rester en surface sans bouger, face orientée vers le fond
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE (SUITE)
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE
e
La glisse est perçue comme une forme motrice globale (le rôle de la tête et de la tonicité ne sont pas perçu d'emblée)
Les battements sont assimilés à un pédalage Les repères visuels sont prioritaires (tête en extension)
Construire des postures hydrodynamiques
Intégrer le rôle de la tête pour changer de posture
L’équilibre étant construit, il vaut mieux glisser pour nager : on intègre des battements ensuite, car cette technique est assez spontanée et ne désorganise pas la posture (mobiliser les bras pourrait faire osciller la tête)
f
Les bras sont mobilisés devant de façon globale (car en dehors du champ visuel), et provoquent des oscillations de la tête
Les jambes ou les bras sont prioritaires
L'expiration n'est pas complète, provoquant à terme l'essoufflement
La nage est identique (crawl par exemple) quel que soit l'intention ; l'énergie déployée n'est pas prise en compte
Construire des actions propulsives des bras sans perturber l'équilibre et la posture hydrodynamique
Coordonner les actions de bras et de jambes dans les limites de l'apnée
Construire des échanges respiratoires
Construire des nages et des limites personnelles en fonction d'intentions différentes : attendre, nager vite, nager longtemps
La mobilisation des bras est problématique car elle désorganise souvent les postures hydrodynamiques : on l'apprend alors isolément, l'attention étant libérée d'autres problèmes (flottaison, respiration) ; puis on coordonne bras-jambes ; puis on intègre les problèmes respiratoires : la progression tient donc compte des risques de désorganisation des apprentissages antérieurs, et intègre un à un des problèmes étudiés isolément dans un premier temps (attention focalisée sur le problème).
Le crawl n'est pas nécessairement la technique pertinente dans toutes les situations, et peut parfois être un obstacle (échanges respiratoires incontournables en crawl) à d'autres apprentissages (nages hybrides sur le dos, brasse,etc.)
SITUATIONS DE REFERENCE POUR ORGANISER LA PROGRESSION DE L’ENSEIGNANT
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE
NIVEAU DE PRATIQUE
PP : petite profondeur MP : moyenne profondeur GP : grande profondeur
Débutant (a) Perte des appuis plantaires Immersion des voies respiratoires et de la face
En GP, assis au bord, descendre dans l'eau avec appuis manuels solides
Immerger le visage pour passer sous...
Se déplacer le long du mur, en GP, en appuis manuels uniquement
Non- nageur (b)
Immersion prolongée et complète, prise de conscience de l'apnée Posture allongée en surface, en appuis solides et mouvants Rééquilibration à la verticale grâce aux jambes
Sauter en GP avec une frite ou un « U » sous les bras
Passer sous 2 perches en surface, en GP, en appuis manuels solides
Se déplacer le long de la ligne d'eau, en GP, sans s'arrêter
Non-
nageur
(c)
Exploration de la profondeur et premières sensations de portance Perte momentanée des appuis solides, et première autonomie, courte (à partir du fond, et en surface), avec battements de jambes
Sauter en MP, sans aide (une perche verticale pour remonter)
Descendre au fond en GP, le long de la perche pour remonter un objet
En PP ou GP (avec dispositif de sécurité : le long d'une perche ou du bord) pousser contre le mur et rejoindre un appui solide (3 à 4 m), en autonomie
Familiarisé avec le
milieu (d)
Posture hydrodynamique verticale Remontée passive Rôle de la tête (alignée sur l'axe du corps et perte du réflexe de redressement) dans les équilibres aquatiques en surface Appuis manuels simultanés dans l'eau pour rester sur place (sustentation) ou avancer (propulsion)
Sauter en GP pour toucher le fond avec les pieds
Descendre au fond le long de la perche en GP et se laisser remonter à la surface sans faire de mouvement
Rester en surface 5 secondes immobile en étoile de mer, puis rejoindre le bord en nageant (2/3 m)
SITUATIONS DE REFERENCE POUR ORGANISER LA PROGRESSION DE L’ENSEIGNANT
PROPOSITION DE PROGRESSION POUR L’ENSEIGNEMENT DE LA NATATION A L’ECOLE PRIMAIRE
Nageur
autonome
(e)
Postures hydrodynamiques horizontales (corps tonique et tête alignée) Rôle de la tête dans les changements d'équilibre (pour s'enfoncer, passer du ventral au dorsal...) Renforcement des battements à partir des postures hydrodynamiques (apnée) Acquisition du ciseau de brasse pour rester sur place et avancer
Plonger en GP, départ le plus près possible de la surface, pour ramasser un objet au fond (éloigné de 3 m)
À partir de la surface, en GP, passer sous un tapis sans le toucher
Rester sur place 5 secondes, en GP Se déplacer en surface, 10 m sur le ventre, 10 m sur le dos (tous les modes de déplacement sont admis)
Nageur confirmé (f)
Actions alternées des bras (en posture hydrodynamique et en apnée) Coordination crawlée : bras (alternés) jambes (battements) pour aller vite (limites de l'apnée) Coordinations bras- jambes simultanés pour nager longtemps sans se fatiguer, rester sur place et transporter Différenciation des intentions (nager vite / sans se fatiguer / transporter) et limites personnelles de l'autonomie (en surface et | en immersion)
Plonger en GP pour glisser loin sans mouvement et revenir en surface (à 6 m au moins)
A partir de la surface, plonger en canard au- dessus du objet ; au fond, ramasser de 1 à 4 objets éloignés (chiffre à annoncer avant de partir), et revenir en immersion au point de départ (cerceau)
Nager le plus vite possible sur 15 m Puis transporter un petit objet émergé, sur 10 m Puis nager sans s'arrêter 4 à 16 longueurs de 25 m (nombre à annoncer avant de partir)
EXEMPLES DE SITUATIONS D’APPRENTISSAGE POUR DES ELEVES AUTONOMES DE CYCLE 3
• Situer le sujet :
– la fonction et les principes de construction d'une SA ; – l'APSA et les programmes au C3 ; – l'élève autonome en natation. Notre référentiel définit le nageur autonome au
niveau e.
• OBJECTIFS que peut poursuivre l'enseignant :
– l'acquisition de techniques relatives aux actions alternées des bras (en posture
hydrodynamique et en apnée) en coordination crawlée : bras (alternés) - jambes (battements) pour aller vite (limites de l'apnée) ; coordinations bras- jambes en simultané pour nager longtemps sans se fatiguer, rester sur place et transporter ;
– la différenciation des intentions (nager vite/sans se fatiguer/transporter) et limites personnelles de l'autonomie (en surface et en immersion).
SITUATION D’APPRENTISSAGE 1
• BUT et AMÉNAGEMENT : en petite profondeur, ramasser le nombre d'objets
annoncés, sans remonter à la surface (le parcours prévoit 3 zones d'objets éloignées : un seul objet est autorisé par zone).
• CRITÈRE DE RÉUSSITE : remonter le nombre d'objets annoncé.
• VARIABLES DIDACTIQUES :
– Complexification :
• augmenter les distances ; • imposer un retour au départ en immersion.
SITUATION D’APPRENTISSAGE 2 • OBJECTIF : construire l'amplitude des actions de bras alternées
• BUT et AMÉNAGEMENT : en petite profondeur (PP) ou GP, après une poussée contre le mur, réaliser 10 coups de bras alternés sur le ventre, pour aller le plus loin possible (un binôme compte).
• CRITÈRE DE RÉUSSITE : atteindre la zone d'arrivée la plus éloignée possible (5
zones marquées au bord).
– Complexification :
• stabiliser la zone d'arrivée (3 fois de suite) ; • sur le dos, avec un pull-boy ; • 5 coups de bras sur le ventre, 5 sur le dos. • Une troisième SA peut être construite autour de l'objectif construire l'impulsion et la posture
pour plonger loin (pour nager vite) en lien avec l'OE (objectif d’enseignent) : entrée.
BIBLIOGRAPHIE
Articles de la revue EPS
• PELAYO P. Natation - La résolution des problèmes respiratoires, revue EPS N°230 (1991) page 29. • PELAYO P. Natation – La résolution des problèmes respiratoires (deuxième partie) revue EPS N°231 (1991) page 50. • PELAYO P.et coll. Natation : évaluation et indice de nage. Revue EPS N°244 ( 1994) page 57. • PELAYO P. MAILLARD D. Le test pechomaro – un savoir nager sécuritaire . Revue EPS N° 250 (1994) page 17. • PELAYO P. MAILLARD D. Le partir – revenir . Revue EPS N°261 (1996) page 20 . • PELAYO P. ROZIER D. Natation : nager plus vite en crawl. Revue EPS N°273 (1998) page 14 . • PELAYO P. POTDEVIN F. Natation : l’indice de gestion et d’efficacité . Revue EPS N°286 (2000) page 39. • TERRET T. Une natation sécuritaire : c’est – à – dire ? Revue EPS N°274 ( 1998) page 25 . • CATTEAU A. ARIEU A. Natation : les contenus au cœur du progrès. Revue EPS N°280 (1999) page 19 . • CORMERY E. Natation sportive : résoudre les problèmes respiratoires . Revue EPS N°284 (2000) page 35 . Puis…
• Revue contre – pied N°7 (octobre 2000) . Utopistes nageons. Article de JL UBALDI, JC BOS, P.GOIRAND, Y.LEZIARD,