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  • La Hesbaye et le Condroz l'poque romaine, travers les collections du Muse Curtius Lige

    Ds sa fondation en 1850, l'Institut Archolo-gique Ligeois, qui a son sige au Muse Curtius, inscrivit son programme l'or-ganisation de fouilles archologiques, en ordre principal dans la province de Lige . Le succs de ces recherches lui permit de fonder un grand muse et d'y crer une section gallo-romaine qui, parmi d'autres, est actuellement une des plus importantes de Belgique. Con-curremment, une politique d'acquisition bien comprise et des dons individuels vinrent complter heureusement la richesse des col-lections dont l'inventaire comporte des objets de prs de cent vingt localits se rpartis-sant sur six provinces, quatre francophones , l'une (le Brabant) francophone pour une part, une autre nerlandophone (le Limbourg), inti-mement lie Lige par la gographie histori-que et le pass romain du pays mosan: soit soixante-seize pour la seule province de Lige. En outre, deux pour le Hainaut (Arquennes, un fragment de meule; Boussu-lez-Walcourt, des restes de substructions), dix pour le Bra-bant (Attenhoven, des restes de substructions, ainsi que pour Buyzingen, Landen, Neerwin-den , Ottignies et Schaerbeek; pour Biez, Kes-ter et Overhespen, des vestiges provenant de cimetires; enfin le sceau de l'oculiste Titus (Ille sicle), Houtain-l'vque), cinq pour la province de Namur (Bonsin, Flostoy et Nis-mes, des tmoins de substructions, et Anden-ne; Haltinne (Strud), quelques vases prove-nant d'un cimetire), huit pour la province de Luxembourg (Athus, Aubange, Izier et T o-hogne, des restes de substructions; Cherain, Hatrival, Messancy et Rendeux, quelques va-ses dcouverts dans des cimetires) et, enfin, dix-neuf pour le Limbourg (Bilzen , Eisden, Elen, Hasselt, Lauw, Maaseik, Munsterbil-zen, Rekem et Vreren, des objets pouvant

    MASQUE DE BONSIN ( Province de Namur ) . Cra-mique. Pice d'une remarquable qualit plastique. H. 22 cm. ( Photo F. Nif.fie, Lige).

    provenir d'un cimetire; Diets-Heur, Ginge-lom, s'Gravenvoeren, Hoesselt, Rutten, Schalkhoven et Veldwezelt, des restes de sub-structions) . De Berg provient une pierre qua-tre dieux et de Helchteren un trsor de 258 monnaies. Signalons que le Muse Curtius possde le fonds le plus important, aprs le Muse Provincial gallo-romain de Tongres, d'objets retirs de la vieille cit des Tongres et de ses cimetires. Dans le processus de roma-nisation de la Hesbaye, la capitale de la civitas des Tongres a jou un rle prpondrant qui se reflte dans ce matriel archologique. Par sa richesse et sa diversit, celui-ci montre le dveloppement continu, travers les quatre

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  • sicles de prsence romaine, du plus important centre urbain antique du pays mosan.

    Cent vingt-cinq annes se sont coules depuis que les premiers objets gallo-romains ont garni les vitrines du Muse Curtius, leur nom-bre dpasse actuellement plus de 20.000 pi-ces. A travers eux, il nous est possible de nous faire une ide, fort incomplte il est vrai, de quatre sicles de prsence romaine dans deux trs fertiles rgions naturelles qui, depuis les temps prhistoriques, ont attir l'homme: la Hesbaye et le Condroz. Ces collections ne prsentent pas uniquement une importante valeur archologique; grce elles, il est possible d'tudier le peuplement de ces rgions, ainsi que leur activit. Nous pou-vons mme pressentir leur structure conomi-que et, ainsi, les intgrer dans le contexte conomique et culturel plus large que formait, l'poque romaine, le Nord des Gaules o notre Hesbaye tait Je grenier pour le Rhin. Pendant les temps romains, trois grands axes routiers traversaient la Hesbaye, le Con-droz et le Pays de Herve. Cette dernire r-gion, ainsi que l'Ardenne ligeoise, sont moins bien reprsentes dans les collections du Mu-se Curtius que les deux autres. Cette carence peut s'expliquer par la nature mme du terrain de ces zones gographiques couvertes de ri-ches prairies et de forts; elles ne sont pas constamment retournes par la charrue com-me le sont les terres agricoles. Moins ouvertes un dveloppement urbain, leur sol est moins creus et il garde plus facilement ses secrets et, par consquent, ne se dvoile que lentement l'archologue. La voie la plus notable tait indiscutablement la route qui, rejoignant la mer du Nord Boulogne, aboutissait Colo-gne sur le Rhin. Partant de Bavai, vritable plaque tournante dans le Nord de la Gaule, elle traversait toute la Hesbaye d'ouest en est. De cette grande artre partaient d'autres voies et l'une d'elles, quittant Tongres, reliait cette ville Arlon en traversant dans un axe nord-sud la Hesbaye et le Condroz. Une autre voie secondaire, dont une section subsiste encore, devait partir au sud de la capitale des Tongres

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    pour se diriger vers les hauteurs du pays de Herve et rejoindre ainsi Trves. Une quatri-me chausse coupait le plateau des Hautes Fagnes et joignait Trves Maestricht. Une cinquime enfin, venant probablement de Saint-Quentin, doublait dans une certaine mesure la route Bavai-Cologne, atteignant la cit rhnane aprs avoir parcouru d'ouest en est la Famenne, le Condroz et le Pays de Herve. Au dbut de la romanisation, les routes tra-versant ces zones gographiques revtaient une importance militaire, car elles devaient permettre un dplacement rapide des lgions et assurer l'acheminement de leur approvi-sionnement. Deux fois en moins de cinquante ans, le rseau routier si favoris de la Gaule Belgique allait jouer un rle de premier plan l'occasion d'oprations militaires: d'abord sous Auguste, au moment des guerres de Germanie et, ensuite, sous Claude, lors de la conqute de l'Angleterre. A l'intrt stratgique viendra se superposer, aprs la conqute, le rle conomique. Reliant des capitales de provinces ou des chefs-lieux de civitates, le rseau routier, admirablement implant, permettra une pntration en pro-fondeur de la romanisation, en assurant l'acheminement des produits agricoles et industriels, en mme temps qu'il facilitera les changes commerciaux. Les collections du Muse Curtius illustrent de faon saisissante tous les stades de la romanisation de ces rgions du pays. Elles mettent bien en valeur les facteurs stratgique, conomique et cultu-rel qui furent les leurs dans le dveloppement de la civilisation gallo-romaine.

    Citons en premier lieu les mobiliers funraires de plus de 150 tombes du premier cimetire (Ier au IIIe sicle) de l'important vicus de Theux-Juslenville, situ sur la route de Saint-Quentin Cologne. Implante au lieu dit 'Pierrenchamps-Tortaifontaine', la seconde ncropole de Theux-Juslenville en comportait soixante-douze (Ile et Ille sicles). En outre, de nombreux tessons de cramique et de verre, des fragments de tuiles, des dbris de mat-

  • TRSOR DE VERVOZ (Condroz ligeois). Monnaies en argent de Commode Valrien-Gallien. (Photo F. Nif: fie, Lige).

    riaux de construction provenant du vicus m-me (ler_Jye sicle) aident dterminer la dure d'occupation du site. La prsence de marbre noir et la dcouverte d'amas de scories signa-lent l'activit conomique d'un vicus qui de-mande tre tudi d'une manire exhaustive. Le matriel archologique d'un deuxime vi-eus, celui d 'Amay-Ombret, est galement con-

    serv au Muse Curtius. Les mobiliers fun-raires de tombes du n e sicle mis au jour dans Je cimetire et la riche documentation fournie par la cramique, les verres, les bronzes et les matriaux de construction provenant du vicus mme illustrent l'importance de celui-ci , bien implant au croisement de deux voies de communication, l'une routire et l'autre fluviale (Pr-1Vesicle). Le vicus de Clavier-Vervoz tait situ sur la route de Tongres Arlon. Quelque quarante btiments utilisations diverses furent rep-rs ou mis au jour. Il s'agit des habitations de commerants et d'artisans dont l'activit re-monte une priode situe entre les annes 100 et 260 aprs J.-C. Le matriel cramique provenant des nombreux fours de potiers qui y furent dcouverts, ainsi que les objets trou-vs dans les fouilles de ce vicus, ont t par-tiellement dposs au Muse Curtius J'in-tervention du Cercle archologique Hesbaye-Condroz. En outre, les riches mobiliers des tombes sous tumulus et l'important trsor mo-ntaire qui en proviennent aussi attirent l'at-tention des visiteurs pour une priode de temps s'tendant du 1er au IVe sicle. Enfin, le vicus de Braives, le long de la chaus-se de Bavai Cologne, est attest par quel-ques tmoins de cramique et de verre. Il est vident que ces quatre vici, tablis le long des grandes artres, ne refltent pas la densit du degr de romanisation des trois rgions que nous parcourons. Au contraire, leur trac est jalonn d'tablissements romains, principale-ment des exploitations agricoles. En outre, l'hinterland compris entre les diffrentes rou-tes tait divis en domaines, suivant un plan cadastral bien compris dont des survivances se retrouvent encore actuellement. Des diver-ticules reliaient tous ces domaines au rseau routier principal.

    En parcourant les riches collections du Muse Curtius, nous rencontrerons dans notre pros-pection les localits suivantes: Abe avec quelques pingles en bronze et en os qui trahissent une prsence romaine dans cette commune; Acosse, Ambresin, Avin, Awans,

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  • Ben-Ahin, Bergilers, Bois-Borsu, Vaux-sous-Chvremont, Darion, Ehein, Fexhe-le-Haut-Clocher, Haccourt, Hermalle-sous-Huy, Horion-Hozmont, Jehay-Bodegne, Jemep-pe, Jupille, Kemexhe, Latinne, Les Avins, Lige, Limont, Meeffe, Modave, Momalle, Nandrin, Otrange, Paifve, Polleur, Ramelot, Seilles, Tavier, Terwagne, Tourinne, Vaux-et-Borset, Viemme, Villers-le-Bouillet, Villers-l'vque, Villers-Saint-Simon, Vissoul , Wandre, Wihogne et Yerne. De ces localits proviennent des matriaux de construction, des fragments de cramique, des dbris de verre et de bronze, ainsi que des monnaies retires de substructions romaines qui tmoi-gnent, le plus souvent, de la prsence d'une villa. Par ailleurs, de la cramique et des verres intacts ainsi que l'inventaire complet de tom-bes marquent l'emplacement de cimetires d'poque romaine sur le territoire des commu-nes suivantes : Ampsin, Anthisnes, A vernas-le-Bauduin, Bassenge, Blret, Burdinne, Cel-les, Comblain-Fairon, Couthuin, Fallais, Fexhe-Slins, Flne, Glons, Herstal, Hollogne-aux-Pierres, Jupille, Juprelle, Noville, Poul-seur, Stavelot, Tilff, Tourinne, Vaux-et-Borset, Verlaine, Verviers et Vis. Nous retrouverons dans les collections le mo-bilier funraire de plusieurs tombes sous tu-mulus de la Hesbaye. En plus de ceux de Clavier-Vervoz signals plus haut, notons celui d'Avennes sous Braives, de Blehen, de Borsu sous Bois-et-Borsu, de Hron, de Ho-deige, de Ligney, de Moxhe et d 'Omal.

    Signalons d'une manire toute spciale, pour Angleur l'ensemble unique d'appliques en bronze qui , selon toute vraisemblance, pro-viennent d'un mithreum et tmoignent de l'in-fluence de ce culte oriental dans la valle de la Meuse l'poque romaine. Cette srie consti-tuerait le seul tmoin du culte de Mithra en Bel-gique. Les 21 pices qui la composent provien-nent de la dcoration d'une fontaine: cinq si-gnes du zodiaque (blier, deux lions, scorpion et poisson); trois ttes de satyre; deux statuet-tes fminines et une statuette masculine; un d-

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    CHOIX DE BRONZES DE LA TROUVAILLE D'ANGLEUR, PROVENANT VRAISEMBLABLE-MENT D'UN MITHREUM . La trouvaille de bronze la plus importante ayant t eff ectue en Belgique (1882 ) . JJ sicle. ( Photo F. Niff!e , LiKeJ .

  • DANSEUSE. B

  • gorgeoir en forme de tte de tigre(?); une appli-que masque de Mduse (H. 0,20 rn); un d-gorgeoir en forme de tte de lion, soud un bout de tuyau; trois fragments de tuyaux, etc ... Dans la mme zone gographique, prs de Lige, Flmalle-Haute, fut dcouvert le fragment de diplme militaire dlivr par Trajan un vtran Tongre qui avait notam-ment servi en Angleterre dans l'afa 1 Tungro-rum. Deux diplmes militaires romains ont t retrouvs ce jour en Belgique.

    A Lige mme, les mmorables fouilles ar-chologiques entreprises en 1907 mirent au jour, en dehors de tmoins prhistoriques (poque nolithique) et mdivaux, un nom-breux matriel archologique qui donnait in-discutablement cette ville des anctres ro-mams. Les dbris romains taient di sperss partout sous la place Saint-Lambert. En octobre 1898 dj, on avait retrouv in situ des matriaux romains. Il y en avait devant Grardrie et il en existait galement l'entre de la rue Royale; en mai 1946, feu Jacques Breuer, directeur du Service des fouilles de l'tat, dcouvrit place du March, dans une excavation faite pour des travaux de voirie, trois fragments de tegulae avec mortier rose adhrent et il repra l'emplacement d'un mur, construit en face de l'immeuble n 16, qui fournit des tmoins de grandes briques plates ( 40 x 40 centimtres). L'tablissement romain de la place Saint-Lambert devait tre vaste, mais il faut tenir compte des remaniements des couches romai-nes, occasionns par les travaux de dmoli-tion de la cathdrale Saint-Lambert et l'am-nagement de la place du mme nom. Le bourg primitif de Lige s'est tabli en bordure de la route et non du fleuve. Mieux qu'une seule villa, si vaste qu'elle ait t, Lige dut tre un petit vicus ( l'gal de celui d'Amay par exemple), qui s'tait dvelopp en regard de la villa et au pied du Publmont. Ce fut un relais, non sans importance, sur l'une des voies qui menaient au centre politique et conomique qu 'tait Trves. Plus srement que par le passage de la Meuse,

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    DIPLME MILITAIRE DE FLMALLE. Dlivr par Trajan ( +117) un vtran Tongre ayant combattu en Bretagne. Bronze. H. 9 cm x L. 7 cm . ( Photo F. Nifjle. Lige).

    l'emplacement approximatif du pont des Ar-ches, Maurice Y ans a raison de supputer que les Gallo-Romains et leurs successeurs imm-diats ont surtout employ le transitus qui, travers l'le, le bras du fleuve y compris, les mettait dans la direction des Ardennes. De l'ge nolithique nos jours, il y eut Lige, place Saint-Lambert, continuit d'habitat, mais celle-ci n'implique pas nces-sairement l'occupation permanente du site. Le choix de celui-ci par les Belgo-Romains et, plus tard , par les Francs, n'tait pas d au hasard: l'emplacement de btiments romains tait situ auprs de l'antique voie venant de Tongres qui, aprs avoir franchi la Meuse, conduisait vers Bastogne et Arlon pour abou-tir Trves. Ce sont les fouilles entreprises en 1907 sous la place Saint-Lambert qui rvl-rent l'existence de substructions belgo-ro-maines, dont une partie seulement fut exhu-me, situes proximit de la Lgia qui four-nissait la villa l'approvisionnement en eau.

  • Sur une surface carre de 40 mtres de ct et 2 rn 60 sous Je sol actuel, s'tendaient les sub-structions de la vi lla belgo-romaine qui com-prenait, en plus de l'hypocauste proprement dit, au moins cinq chambres combines avec des couloirs contigus dont les murs subsistent. La salle de l'hypocauste, la plus importante de ces chambres, tait situe au nord de la villa, pour assurer sans doute au fourneau Je meil-leur tirage. Construits en moellons de grs houiller - matriau provenant sans doute de la mon-tagne de Pierreuse - lis pa r un solide bton compos de chaux, de sable et de petit gra-vier, les murs ont une paisseur moyenne de trois pieds et, fondations comprises, prsen-taient encore une lvation de 2 rn 50. Comme il est habituel, les toitures taient composes de tuiles plates rectangulaires

    ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE

    On consul tera avec profit l'ouvrage gnral de A.M . DEFIZE-LEJEUNE, Rpertoire bibliographique des trou-vailles archologiques de la province de Lige (depuis l'ge du bronze jusqu'aux Normands), Bruxelles, 1964. Sur les collections du Muse Curtius, on verra le rper-toire tabli par J. PHILIPPE, Guide du visiteur aux Mu-ses Curtius et d'Amembourg, Lige, 1952. (Rfren-ces bibliographiques, pp. 10- 13, 25-27, lgendes pl. III-V). J. PHILIPPE a galement publi une srie de mises au point : Le sous-sol archologique de la place Saint-Lam-bert Lige (Section annexe du Muse Curtius) , Lige, d . de l'Institut archologique Ligeois, 1960. (Avec rfrences bibliographiques); IDEM, Documents sur la mdecine be/go-romaine au Muse Curtius de Lige, dans Analecta Archaeologica, Festschrift Fritz Fre-mersdorf, ... ; IDEM, Lige au temps des aigles romaines et sous les Francs, dans 'Si Lige m'tait cont .. . ' . Lige, no d 't 1965, pp. 3-23; IDEM, Liegi Musei che conten-gono materiali del mondo antico ( Museo Curtius, M u-seo del vetro) , dans Enciclopedia /tatiana; IDEM, Lige, terre millnaire des arts, 2< d ., Lige, ditions Hal bart, 1975. (Avec rfrences bibliographiques). Le lecteur se reportera galement aux publications de M. VAN DER-HOEVEN, Verres romains tardifs et mrovingiens du Mu-se Curtius, Lige, 1958; IDEM, Verres romains ( 1"'-lll" sicle) des Muses Curtius et du Verre Lige, Lige, 1961; IDEM, La Hesbaye ligeoise l 'poque ro-maine, dans Trsors d 'art de la Hesbaye ligeoise et ses

    ( tegufae) couvertes aux jointures par d 'autres tuiles ( imbrices) de section trapzodale. Les villas les plus anciennes qui aient t reconnues sur le sol belge ne paraissent pas avoir t construites avant le milieu du rer sicle. Celle de la place Saint-Lambert existait en tout cas avant le milieu du rne sicle, en juger par la date des dbris de cramique. Parmi les documents bien dats qui ont t dcouverts, signalons une pice de monnaie de l'empereur Hadrien (moyen bronze de 11 7-138 aprs Jsus-Christ).

    Ainsi, pendant les temps de la Paix romaine, la Hesbaye et le Condroz ont apport leur part, non ngligeable, dans la diffusion de la roma-nit.

    Joseph PHILIPPE et Michel V ANDERHOEVEN

    abords, Lexhy, 1973. Sur l'occupation romaine dans la province de Lige, on se rfrera entre autres une contribution de M. YANS, Le toponyme 'Triest ', Transi-tum. Lige, bourg de route? dans Bulletin de la Socit royale le Vieux Lige, no de juillet-septembre 1955. Citons encore Le Temple et Malte. Trsors d'art entre Ourthe et M euse, dans Catalogue de l 'Exposition, Vil-lers-le-Temple, 1973.

    Voir aussi: J . WILLEMS, Six annes de recherche au vi-eus be/go-romain de Vervoz (Clavier), dans Chronique archologique du Pays de Lige, 113, 1967, pp. 7-14; J. LALLEMAND , Le trsor de Clavier Ill, deniers et an-toniniens de Commode Valrien-Gallien, dans Revue belge de Numismatique, 115, 1969, pp. 263-331. Sur l'importance de la villa de Haccourt, ' une des plus grandes actuellement connues en Gaule septentrio-nale', on consultera : G . DE soc, Une villa romaine Haccourt ( Lige). Rapport provisoire des fouilles 1967-1970, dans Archaeologica Belgica, 132, Bruxelles, 1971, pp. 15-32; IDEM, Haccourt 1. Vestiges d'habita t pr-ro-main et premire priode de la villa romaine, dans Ar-chaeologica Belgica 168, Bruxelles, 1974; IDEM, Hac-court JJ. Le corps de logis de la grande villa, dans A r-chaeologica Belgica 174, Bruxelles, 1975; IDEM, Hac-court il/. Les bains de la grande villa, dans Archaeolo-gica Belgica 182, Bruxelles, 1976; IDEM, Une grande villa romaine sur les rives de la M euse : Haccourt, dans Archeologia 93, avril 1976, pp. 24-37.

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    MATRE D'COLE. 'La mission d'un muse est d'abord d'instruire'. FragmenL d'une tour funraire du !"' sicle, poque c/audienne. (Arlon, Muse Luxembourgeois. Pho-to Clment Dessart ) .