Journée francophone de recherche en obstétrique et gynécologie

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  • COLLGE NATIONALDES GYNCOLOGUESET OBSTTRICIENSFRANAIS&GROUPE DE RECHERCHEEN OBSTTRIQUEET GYNCOLOGIE

    RECHERCHEEN GYNCOLOGIEET OBSTTRIQUE

    SESSION CONJOINTEDES JOURNES NATIONALES DU CNGOF ET

    DES JOURNES FRANCOPHONES DE RECHERCHEEN OBSTTRIQUE ET GYNCOLOGIE (JFROG)

    AVEC LA PARTICIPATION DU GROUPE DE RECHERCHEEN OBSTTRIQUE ET GYNCOLOGIE (GROG)

    ABSTRACTS DES COMMUNICATIONS LIBRESET DES POSTERS

    2011

  • Journe francophone de recherche enobsttrique et gyncologie

    Jeudi 08 dcembre 2011

    08h30-08h40 AccueilE. Verspyck (Rouen)

    08h40-09h50 Communications libresModrateurs : F. Perrotin (Tours),M.V. Snat (Le Kremlin Bictre) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

    Pause

    10h30-11h00 Confrence Hmorragie du postpartum : quoi de neuf depuis2004 ? C. Deneux-Tharaux (CR1, Inserm U953 Paris)

    11h00-12h20 Communications libresModrateurs : V. Debarge (Lille), T. Schmitz (Paris) . . 11

    Djeuner libre

    14h30-15h40 Communications libresModrateurs : A. Benachi (Clamart),C. Vayssire (Toulouse) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

    Pause

    16h00-16h30 ConfrenceChirurgie robotique en gyncologie-obsttriqueP. Collinet (Lille)

    16h30-18h20 Communications libresModrateurs : P. Collinet (Lille), C. Poncelet (Bondy) . 26

    08h30-18h30 Posters . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41

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    COMMUNICATIONS LIBRES

    8h40-8h50 Dterminants individuels et organisationnelsassocis la prescription dune tocolysedentretien en cas de menace daccouchementprmatur

    C. Diguisto 1, C. Le Ray 1, 2, F. Maillard 1, F. Goffinet 1, 2 pour le groupe EVAPRIMA1 INSERM Unit 953, unit de recherche pidmiologique en sant prinatale etsant des femmes et des enfants, UPMC Paris

    2 Maternit Port-Royal, Universit Paris Descartes, Paris

    Introduction. La tocolyse dentretien, nayant pas fait preuve defficacit pourla prolongation de la grossesse ou lamlioration du pronostic nonatal, nest pasrecommande dans la prise en charge des menaces daccouchement prmatur(MAP). Cependant lenqute de pratique EVAPRIMA a mis en vidence que cetteprescription concernait plus de 50 % des patientes hospitalises pour MAP enFrance. Lobjectif tait didentifier les dterminants individuels et organisationnelslis la prescription dune tocolyse dentretien, puis de diffuser ces rsultats afindamliorer ladhsion aux recommandations pour la pratique clinique.

    Mthodes. Ltude EVAPRIMA, enqute nationale prospective observation-nelle, a valu la prise en charge des patientes hospitalises pour MAP au seinde 107 maternits tires au sort durant 1 mois. Les patientes susceptibles de re-cevoir une tocolyse dentretien, soit 531 femmes, ont constitu notre populationdtude. Les associations entre les dterminants individuels (maternels et obsttri-caux) et organisationnels (niveau de soin, statut, taille ou zone gographique) etla tocolyse dentretien ont t tudies par des modles logistiques multi-niveaux.

    Rsultats. Le seul dterminant individuel associ la tocolyse dentretien taitlge gestationnel ladmission avec une tocolyse dentretien plus frquente chezles patientes hospitalises avant 32 SA. La tocolyse dentretien ntait pas lie dautres dterminants individuels, il ny avait en particulier pas dassociation avecle caractre haut risque de la grossesse ou la prsence de signe de gravit ladmission. En revanche, il existait un effet centre significatif entre les materni-ts. La tocolyse dentretien tait plus frquente dans les maternits de type 1(ORa = 6,54 ; IC 95 % 2,21-19,40) et 2 (ORa = 3,68 ; IC 95 % 1,28-10,59) que dansles types 3, dans les maternits ralisant moins de 1 500 accouchements par an(ORa = 5,27; IC 95 % 4,43-19,44) ainsi que dans certaines rgions.

    Conclusion. La frquence de prescription de tocolyse dentretien varie selonle lieu de prise en charge des femmes. Certains dterminants organisationnels peu-vent expliquer la variation observe entre les maternits. La diffusion de ces r-sultats permettrait damliorer ladhsion aux recommandations pour la pratiqueclinique.

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    8h50-9h00 Grande et extrme prmaturit : volution depuis1994 et tat des lieux des tiologies

    M. Morin 1, 2, C. Arnaud 2, C. Vayssire 11. Ple de gyncologie-obsttrique, mdecine ftale et biologie de la reproduction,Hpital Paule de Viguier, Toulouse

    2. Dpartement de sant publique, Universit Paul Sabatier, unit mixte de rechercheINSERM U1027, Unit dpidmiologie clinique, Toulouse

    Objectif. valuer depuis 12 ans lvolution de la frquence des naissances avant33 SA et la place de la prmaturit induite parmi celles-ci. Dterminer lvolutiondes diffrentes tiologies des naissances avant ce terme et en dresser un tat des lieuxdtaill.

    Matriels et mthodes. tude rtrospective, de 1994 2006, portant sur toutesles mres ayant accouch entre 22 et 32 + 6 jours sur les maternits du rseauAUDIPOG. Au total, 3781 accouchements avant 33 SA ont t inclus comprenant2773 naissances entre 28 SA et 32 SA et 1008 naissances avant 28 SA. Lvolutiondu taux des naissances avant 33 SA a t analyse sur 12 ans. Trois sous-groupesont t tudis. Le premier selon le degr de prmaturit avec la grande prmatu-rit (entre 28 et 32 SA) et lextrme prmaturit (entre 22 et 27 SA). Le second selonle type de prmaturit afin de comparer les taux de prmaturit induite et sponta-ne. Le troisime selon le mode de dbut de travail en cas de prmaturit induiteafin de comparer les taux de dclenchement et de csarienne avant travail.Lvolution des diffrentes tiologies des naissances avant 33 SA a t value entre2000 et 2006 avec un tat des lieux complet en 2006 selon ces trois sous-groupes.

    Rsultats. Nous avons observ une augmentation significative du taux de nais-sances avant 33 SA qui a t multipli par un facteur de 3 en 12 ans. Ce taux at-teint 1,7 % des naissances en 2006. Aucune augmentation de la prmaturit induitena t observe contrairement lhypothse que nous avions formule. Cependanten cas de prmaturit induite les csariennes avant travail ont significativement aug-ment. Sur lvolution des causes de grande prmaturit, ce sont les malformationsftales qui diminuent significativement le plus, notamment grce lavance du dia-gnostic et des prises en charge antnatales, suivies des infections qui diminuent pro-bablement en raison dun recours plus systmatique aux antibiotiques. Il en est demme pour la quasi-totalit des autres causes tudies lexception des grossessesmultiples, seule tiologie qui augmente significativement. En 2006, les principalescauses de naissances prmatures avant 33 SA sont les malformations ftales, puisles checs de tocolyse, les hypertensions et les grossesses multiples. Limportance decette dernire cause et son augmentation incitent sinterroger sur lintrt delimplantation de plusieurs embryons en cas dassistance mdicale la procration.Avant 33 SA en cas de grossesses multiples ou de RPM, la prmaturit spontaneest la plus frquente loppos des HRP, malformations ftales, RCIU, souffranceftales et HTA-prclampsie o elle est significativement plus induite.

    Conclusion. Les naissances avant 33 SA sont un phnomne important qui doittre surveill sur du long terme car les indicateurs sur la prmaturit voluent r-gulirement et la part des naissances avant 33 SA augmente rgulirement pouvant long terme poser un problme de sant publique.

  • 9h00-9h10 Influence de la taille des maternits sur la priseen charge obsttricale des femmes bas risque :dclenchements du travail et csariennes

    B. Coulm 1, C. Le Ray 1, 2, J. Zeitlin 1, B. Blondel 11. INSERM U953, recherche pidmiologique en sant prinatale et sant desfemmes et des enfants, Paris

    2. Maternit Port Royal, Hpital Cochin-Saint-Vincent de Paul, Paris

    Introduction. Suite aux fermetures et aux regroupements de maternitsces dernires annes en France, on constate une augmentation du nombredaccouchements dans les grands tablissements. Des tudes ont rapportune plus grande frquence des interventions obsttricales dans les grandesmaternits ; notre objectif tait dvaluer si, en France, les femmes basrisque qui accouchent dans ces grandes structures avaient plus dedclenchements du travail et de csariennes.

    Matriel et mthodes. partir des donnes de lenqute nationaleprinatale 2010, sur lensemble des maternits franaises (N = 535), nous avonsslectionn un chantillon de femmes bas risque obsttrical (N = 9 530).Nous avons analys le rle de la taille de la maternit (nombre annueldaccouchements) et du statut (public/priv) sur les risques dedclenchement du travail et de csarienne. Des modles de rgressionlogistique multiniveaux ont t utiliss pour estimer les odds ratios ettudier les variations de pratiques entre les services, avec prise en comptedes caractristiques des femmes et des nouveau-ns.

    En outre, entre 2006 et 2008, deux maternits ont poursuivi cet audittrimestriellement, et mesur lvolution du taux dHPP graves.

    Rsultats. Les taux de dclenchement du travail et de csariennetaient respectivement de 23,9 % et 10,1 % chez les femmes bas risque.Ces deux interventions ntaient pas associes la taille de la maternit.Les maternits prives ralisaient plus de dclenchements du travail(ORa = 1,69 [1,47-1,94]) et plus de csariennes (ORa = 1,35 [1,14-1,60])que les maternits publiques. Aprs prise en compte des caractristiquesindividuelles, le risque de dclenchement du travail variait significativemententre maternits de mme taille et de mme statut (variance rsiduelle =0,12, p < 0,001), mais pas le risque de csarienne.

    Conclusion. La concentration des naissances dans de grandes maternitsne semble pas tre associe des risques accrus de dclenchement dutravail et de csarienne chez les femmes bas risque en France. Cependant,des variations de pratiques existent entre les maternits et dautres tudesseraient ncessaires afin de comprendre les processus lorigine de cesdiffrences pour certains a