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  • Chapitre 12

    Nettoyage, dsinfection,

    et strilisation

    Syed Sattar

    Points-cls

    Le nettoyage, la dsinfection et la strilisation sont l'pine dorsale de la prvention et du contrle des infections.

    Un bon nettoyage est indispensable avant tout processus de dsinfection ou de strilisation.

    La non-strilisation ou la non-dsinfection correcte du dispositif mdical rutilisable peut propager des infections.

    Le type et le niveau de dsinfection de dispositif dpendent de la nature du dispositif et de son utilisation prvue.

    La dsinfection thermique est plus sre et plus efficace que la dsinfection chimique.

    La strilisation la vapeur est efficace seulement si elle est pr cde par un nettoyage prliminaire minutieux, un bon

    emballage/chargement et une surveillance attentive des

    autoclaves.

    Les dsinfectants chimiques doivent tre choisis, utiliss et jets de faon minimiser le prjudice caus aux tres humains et

    l'environnement.

    Tous les responsables du traitement des dispositifs contamins doivent tre parfaitement forms et porter des vtements de

    protection lorsque cela est ncessaire.

    Des pratiques et procdures clairement rdiges doivent se trouver disposition sur place pour la formation du personnel et

    pour le suivi de ses performances.

    Nettoyage, dsinfection, et strilisation

  • Introduction

    Le nettoyage, la dsinfection et la strilisation sont le squelette de la prven-tion de la propagation des infections. En dpit de cela, de nombreux tablis-sements de sant soit n'ont pas ces quipements de base pour la prvention et le contrle d'infections, soit leur personnel ne reoit pas une formation suffisante. Ce qui suit est un aperu critique des fondements pour le nettoyage, la dsinfection et la strilisation en mettant tout particulirement l'accent sur le traitement des dispositifs mdicaux rutilisables. Pour plus de dtails voir les rfrences.1-6

    Nettoyage et pr-traitement

    Alors que " nettoyage " signifie se dbarrasser de la salet visible, "traitement prliminaire" se rfre l'limination des fluides corporels et autres formes de contamination avant la dsinfection ou la strilisation. Un bon traitement prliminaire peut sensiblement diminuer les agents patho-gnes tout en enlevant les rsidus organiques et inorganiques pour faciliter le traitement. Un traitement prliminaire correct est indispensable pour une dsinfection et une strilisation russies.

    Le pr-traitement et le nettoyage efficaces des appareils ncessitent souvent des produits chimiques, combins avec une action mcanique voire la nces-sit dune certaine temprature. Ceux-ci peuvent tre effectus manuelle-ment et/ou avec des machines. L'quipement doit tre rgulirement valid et entretenu. Les dispositifs rutilisables doivent tre dmonts en toute scurit et nettoys ds que possible aprs l'utilisation pour viter que les contaminants ne se desschent. Le nettoyage manuel ncessite des dtergents ou des en-zymes avec friction (friction, brossage, rinage) pour enlever la salet l'ex-trieur et l'intrieur des dispositifs en cours de traitement. Aprs le nettoyage ou la dsinfection, les dispositifs doivent tre rincs et nettoys abondamment pour liminer tous les rsidus chimiques, puis schs. Tous les dispositifs retraits doivent tre convenablement stocks pour viter la dt-rioration ou la recontamination.

    La classification de Spaulding

    En 1968, Spaulding a class les dispositifs mdicaux/chirurgicaux comme tant : critiques, semi-critiques et non critiques, selon leur potentiel propa-ger des infections.

    Conceptions de Base pour la Prvention des Infections La Fdration Internationale de la Prvention des Infections (IFIC)

  • Les dispositifs critiques pntrent dans des tissus normalement striles, le systme vasculaire ou les quipements o circule du sang ; par ex : les instru-ments chirurgicaux et les cathters vasculaires. Ces dispositifs doivent tre nettoys et striliss correctement et en toute scurit avant utilisation. Les dispositis semi-critiques entrent en contact avec les muqueuses intactes ou la peau lse ; les endoscopes souples fibres optiques, les sondes vagi-nales et le matriel respiratoire thrapeutique en sont des exemples. Ces dis-positifs ncessitent un bon nettoyage et, au minimum, une dsinfection de haut niveau avant utilisation. Les dispositifs non critiques (tels que tensiomtres, les stthoscopes), qui ne touchent que la peau intacte, prsentent un faible risque de propagation d'infections, l'exception de la transmission d'agents pathognes entre les mains du personnel de sant. Le nettoyage et essuyage priodique de ces ar-ticles avec un dtergent neutre ou avec 70% (volume/volume) d'thanol en solution aqueuse est gnralement suffisant. (Les bassins hyginiques rutili-sables, dispositifs galement non critiques, ncessitent un nettoyage, un la-vage et une dsinfection plus rigoureux, en particulier quand ils sont prsums contamins, par ex : entrocoque rsistant la vancomycine (ERV) ou Clostri-dium difficile.7) La plupart des surfaces environnementales dans les chambres des patients et dans les tablissements de sant sont non critiques et ne ncessitent pas une dsinfection de routine. Toutefois, les surfaces qui sont souvent touches, en particulier celles de lenvironnement autour du patient, ont besoin d'une d-contamination rgulire pour prvenir la transmission de pathognes par les mains. Actuellement, il n'existe pas de recommandations gnralement accep-tes concernant : si, quand, comment et avec quelle frquence ces surfaces doivent tre dcontamines.8

    Alors que le systme de classification de Spaulding reste utile, il faut l'ajuster en fonction des besoins actuels. Les prions, avec leur rsistance inhabituelle de nombreux agents physiques et chimiques, et l'mergence de spores de Clos-tridium difficile en tant qu'agent pathogne associ aux soins, imposent un rexamen du retraitement des dispositifs mdicaux. Les dispositifs contamins par le prion ncessitent des protocoles de strilisation bien plus pousss que lors d'une utilisation normale.9 Certains dsinfectants (par ex : le glutarald-hyde) normalement utiliss pour retraiter les endoscopes gastro-intestinaux ncessitent un temps de contact prolong pour tuer les spores de C. difficile. Les dispositifs sensibles la chaleur tels que les endoscopes flexibles fibres optiques sont de plus en plus utiliss pour les oprations dans lesquelles l'int-grit d'une membrane muqueuse est dlibrment brise, brouillant ainsi la frontire entre " critique " et " semi-critique ".

    Nettoyage, dsinfection, et strilisation

  • Retraitement de dispositifs mdicaux

    Dsinfection

    La "dsinfection" signifie rduire le nombre de pathognes sur une surface ou un objet inanim l'aide de la chaleur, de produits chimiques, ou des deux. La plupart des procdures de dsinfection ont peu d'effet sur les spores bact-riennes ; toute diminution des spores est principalement due l'action mca-nique et au rinage.

    Pasteurisation et bullition Les articles semi-critiques, tels que le matriel de thrapie respiratoire et d'anesthsie, peuvent tre pasteuriss par chauffage dans l'eau. Toutes leurs pices doivent rester bien immerges tout au long ; il suffit de tenir la chaleur environ 65-77C pendant 30 minutes. Les lieux situs en altitude requirent plus de temps parce que le point d'bullition de l'eau diminue au fur et me-sure que lon s'lve par rapport au niveau de la mer.10 L'immersion d'articles rsistants la chaleur dans de l'eau bouillante pendant environ 10 minutes peut diminuer considrablement les agents pathognes, mais ne doit jamais tre considre comme une "strilisation". La pasteurisation et l'bullition sont donc des mthodes faible technologie et sans produits chimiques (tant que l'eau est pure) ; les articles traits doivent tre rcuprs avec soin pour le transport et l'entreposage en toute scurit.

    Dsinfection chimique Les dsinfectants chimiques courants comprennent les alcools, le chlore et les composs chlors, le glutaraldhyde, l'ortho-phtalaldhyde, le peroxyde d'hy-drogne, l'acide peractique, les phnoliques, les biguanides et les composs d'ammonium quaternaire (CAQ). De tels produits chimiques peuvent tre utili-ss seuls ou en association. Ils doivent tre utiliss conformment aux instruc-tions du fabricant et uniquement sur des surfaces avec lesquelles ils sont com-patibles. Le tableau 12.1 numre les dsinfectants chimiques courants dans les tablissements de sant.

    Idalement, les produits commerciaux devraient passer des tests standards pour confirmer les revendications sur l'tiquette avant d'tre vendus pour utili-sation dans les tablissements de sant. Toutefois, les exigences pour l'enregis-trement du produit et les indications autorises sur l'tiquette varient consid-rablement d'un endroit l'autre. Ceci interfre non seulement avec l'harmoni-sation mondiale, mais rend galement le prix du test des produits prohibitif. Il existe des disparits souvent graves entre ce qui est indiqu sur l'tiquette du produit et son utilisation effective. Par ex : le temps de contact recommand pour les dsinfectants de surfaces est gnralement beaucoup trop long pour une utilisation pratique. Alors que l'essuyage est la norme dans la dsinfection

    Conceptions de Base pour la Prvention des Infections La Fdration Internationale de la Prvention des Infections (IFIC)

  • de surfaces inanimes non poreuses, ce qui est indiqu sur l'tiquette en ce qui concerne l'activit microbicide d'un produit ne le mentionne presque jamais. Les dsinfectants chimiques peuvent nuire trs variablement l'homme et l'environnement, ils doivent donc tre utiliss avec prudence et uniquement lorsqu'aucune alternative approprie n'est disponible.

    Les dsinfectants sont classs dans trois catgories selon leur activit mi