Gaby Bernier, Tome 2 De la mأھme auteure Adulte Sأ©rIE Gaby bErnIEr Gaby Bernier, Tome 1 – 1901-1927,

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Text of Gaby Bernier, Tome 2 De la mأھme auteure Adulte Sأ©rIE Gaby bErnIEr Gaby Bernier, Tome 1...

  • Pauline Gill

    TOME 2 Roman histoRique

    GABY BErni Er

    Extrait de la publication

  • C o l l e c t i o n d i r i g é e p a r I s a b e l l e L o n g p r é

  • De la même auteure

    Adulte

    SérIE Gaby bErnIEr

    Gaby Bernier, Tome 1 – 1901-1927, éditions Québec amérique, 2012.

    SérIE DoCtEurE Irma

    Docteure Irma, Tome 3 – La Soliste, éditions Québec amérique, 2009. Docteure Irma, Tome 2 – L’Indomptable, éditions Québec amérique, 2008. Docteure Irma, Tome 1 – La Louve blanche, éditions Québec amérique, 2006.

    SérIE La CorDonnIèrE

    Les Fils de la cordonnière, tome IV, VLb éditeur, 2003. Le Testament de la cordonnière, tome III, VLb éditeur, 2000. La Cordonnière, tome II, VLb éditeur, 1998. La Jeunesse de la cordonnière, tome I, VLb éditeur, 1999.

    Je vous ai tant cherchée, avec normay Saint-Pierre, VLb éditeur, 2012. Évangéline et Gabriel, Lanctôt éditeur, 2007, typo, 2012. Marie-Antoinette, la dame de la rivière Rouge, éditions Québec amérique, 2005. Et pourtant, elle chantait, VLb éditeur, 2002. Guide pour les aidants naturels, CLSC Longueuil, 1999. Le Château retrouvé, Libre Expression, 1995. Les Enfants de Duplessis, Libre Expression, 1991.

    Cet ouvrage a dépassé les frontières québécoises et canadiennes et circule en Europe, en Australie et aux États-Unis.

    La Porte ouverte, éditions du méridien, 1990.

    Jeunesse Samuel chez les Abénakis, éditions Cornac, 2011. Le Miracle de Juliette, éditions Phoenix, 2007. Dans les yeux de Nathan, éditions bouton d’or d’acadie, 2006.

    Extrait de la publication

  • TOME 2 rOMan hisTOriquE

    GABY BErni Er

    Extrait de la publication

  • Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

    Gill, Pauline Gaby Bernier : roman historique (Tous continents) L’ouvrage complet comprendra 3 v. Sommaire: t. 2. 1927-1940. ISBN 978-2-7644-2248-9 (v. 2) (Version imprimée) ISBN 978-2-7644-2359-2 (PDF) ISBN 978-2-7644-2360-8 (EPUB) 1. Bernier, Gabrielle, 1901-1976 - Romans, nouvelles, etc. I. Titre. II. Collection: Tous continents. PS8563.I479G32 2012 C843’.54 C2011-942609-9 PS9563.I479G32 2012

    Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC. Les Éditions Québec Amérique bénéficient du programme de subvention globale du Conseil des Arts du Canada. Elles tiennent également à remercier la SODEC pour son appui financier. Québec Amérique 329, rue de la Commune Ouest, 3e étage Montréal (Québec) H2Y 2E1 Téléphone : 514 499-3000, télécopieur : 514 499-3010 Dépôt légal : 1er trimestre 2013 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Projet dirigé par Isabelle Longpré

    avec la collaboration de Anne-Marie Fortin Révision linguistique : Sabine Cerboni et Annie Pronovost Mise en pages : Andréa Joseph [pagexpress@videotron.ca] Conception graphique : Nathalie Caron Photographie en couverture : Getty Images Illustrations intérieures : Anouk Noël Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés © 2013 Éditions Québec Amérique inc. www.quebec-amerique.com Version 1.1

    Extrait de la publication

  • Pauline Gill

    Québec Amérique

    TOME 2 rOMan hisTOriquE

    GABY BErni Er

    Extrait de la publication

  • Ouvrir un livre, c’est ouvrir une porte vers la connaissance et l’enchantement.

    Gaby vous y invite.

    Extrait de la publication

  • Extrait de la publication

  • première pArtie

  • Extrait de la publication

  • J’ai appris à ne jamais fermer ma porte aux personnes qui me semblent les plus exécrables. Elles pourraient bien devenir celles qu’on remercie à genoux dans quelques années. L’épouse de Me Leblanc, l’avocat de maman, et Patricia, la capri cieuse du bal au Château Frontenac, m’ont donné cette leçon. La première a indirectement nourri mon admiration pour Coco Chanel en rap- portant des magazines français qui parlaient d’elle. La deuxième me fait plus de publicité qu’aucune autre de mes clientes. Je n’aurais pu rêver mieux. Ou, plutôt, je me donne désormais le droit de viser encore plus loin. Et si la cible n’est pas atteinte, j’aurai la consolation d’avoir tout fait pour y arriver.

    Gaby fermait les yeux pour mieux se remémorer cette soirée du bal masqué au Château Frontenac en décembre 1927. Quel plaisir que celui de pouvoir tout observer sans être vue ! Ce bonheur, elle le devait à molly, cette amie et cliente, déguisée en Cendrillon, qui l’avait fina- lement convaincue d’y assister.

    À deux jours de cet événement mémorable, Gaby avait enfin pris sa décision. mais que d’objections étaient venues de sa mère et de sa sœur !

    CHApitre i

    Extrait de la publication

  • — C’est une injure, Gaby, de jouer à mère bourgeoys à une soirée de danse. tu sais bien que les religieuses ne dansent pas. Les langues vont se délier jusqu’à leur couvent et…

    — Elles ne sauront jamais que c’est moi qui porte leur costume, éva. Je vais sortir de la salle de bal aussi incognito que j’y serai entrée.

    — mais pourquoi avoir choisi ce déguisement ? avait demandé Séneville.

    avant que Gaby n’eût le temps de s’expliquer, Donio, jusque-là discret, avait déclaré en riant :

    — Quand elle m’a parlé de cette idée, je l’ai mise au défi de passer à l’action…

    — C’est à Gaby que je pose la question, avait rétorqué sa mère.

    Le mécontentement de Séneville avait peiné Gaby. Faire marche arrière ? Elle s’y était refusée, préférant s’expliquer davantage.

    — J’avais peu de temps pour me trouver un déguisement qui ne fasse pas ombrage à Patricia… tout en m’amusant. Celui-là, je le connais bien et j’ai des chances d’être la seule à le porter !

    — J’ose croire que ce n’est pas pour ridiculiser les sœurs. Ce serait très injuste de ta part, avait repris éva. nous sommes tellement rede- vables à ces religieuses de l’éducation qu’elles nous ont donnée et de tout ce qu’elles nous ont appris à faire.

    — Loin de vouloir les ridiculiser, je fais référence à la grande ouverture d’esprit de marguerite bourgeoys. tu te souviens de sa bio- graphie qu’on nous lisait au réfectoire tous les midis ? Ses recrues sont bien plus austères qu’elle ne l’était.

    Connaissant son espièglerie, Donio avait ajouté :

    — avoue, Gaby, que ça te fait plaisir de les égratigner.

    — mais si peu ! avec le caractère que j’ai, c’est sûr que je les trou- vais trop austères, mais elles ont fait leur devoir.

    Extrait de la publication

  • alors que les deux aînés échangeaient des regards moqueurs, Séneville et éva avaient maintenu leur contestation, espérant que Gaby se raviserait. mais, à voir son empressement à boucler sa valise, elles avaient compris qu’elle n’en ferait qu’à sa tête…

    — Comme par le passé, avait marmonné Séneville.

    Gaby l’avait entendue. Lui déplaire l’affligeait d’autant plus que ses fredaines passées n’avaient jamais porté atteinte à sa relation avec sa mère. Ce qu’elle aurait donné pour voir un sourire se dessiner sur son visage avant de partir pour Québec ! mais il n’en fut rien.

    Pour clôturer ce grand bal, m. Pérodeau, libéré de son masque d’empereur, était sorti de l’anonymat. avec une grande dignité, il avait souhaité la bienvenue aux invités et à sa petite-fille, yvette mcKenna, somptueusement présentée à la société ce soir-là. Son regard tendre et sa voix chaude avaient troublé Gaby. Ce que cet homme dégageait allait à l’encontre de l’image qu’elle s’était faite de tous les membres du conseil d’administration de la Montreal Light, Heat and Power Company dont il faisait partie. « Seuls des êtres bruts et sans cœur ont pu nier la responsabilité de leur entreprise dans la mort de mon père », s’était-elle imaginé au moment du drame. Près de vingt ans plus tard, elle nuançait son jugement.

    En sa qualité de lieutenant-gouverneur du Québec, m. Pérodeau avait fait monter sur scène l’élue de cette soirée et en avait fait l’éloge avec des mots qui avaient tiré des larmes à de nombreux invités. À cette demoiselle mcKenna, il avait cédé l’honneur de présenter les gagnants des costumes les plus élégants et les plus originaux de cette fête. Comme il était de mise, elle avait d’abord annoncé le deuxième prix :

    — Sa majesté Diane de France est priée de venir sur la scène.

    Les minutes avaient semblé des heures pour Gaby qui, le cou étiré, avait promené son regard au-dessus des têtes à la recherche de Patricia Deakin. « Je ne peux pas croire qu’elle a tourné les talons. Girouette

    Extrait de la publication

  • comme elle est… il faut s’attendre à tout… » mais son cœur s’était emballé lorsqu’elle l’avait enfin vue gravir les marches avec grâce. Puis, avec une égale fierté, Patricia avait révélé son identité.

    — À mlle Patricia Deakin, nous avons l’honneur de remettre ce prix pour