e centre belgo-luxembourgeois d'information de l'acier

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  • REVUE MENSULLE DES APPLICATION DE LACIER DITE PAR;E CENTRE BELGO-LUXEMBOURGEOIS DINFORMATION DE LACIER

  • LA BRUGEOISE et NICAISE & DELCUVESOCIT ANONYME

    Usines Saint-Michel-lez-Bruges et La Louvire (Belgique) Direction Gnrale St-Michel-lez-Bruges

    ACIERIES, FORGES ET

    ATELIERS DE CONSTRUCTION

  • LOSSATURE MTALLIQUEREVUE MENSUELLE DES APPLICATIONS DE L'ACIERdite parLE CENTRE BELGO-LUXEMBOURGEOIS D'INFORMATION DE L'ACIER38, boul. Bischoffsheim, Bruxelles - Tlph. : 17.16.63 (2 lignes) Chques post. : 340.17 - Adr. tlgr. : Ossature-Bruxelles

    12e ANNEE

    N 1 - JANVIER 1947 SOMMAIRELa Ferronnerie d'Art, uvre d'architecture, par Pierre-

    Louis Flouquet.................................................................................. 1

    Le nouveau chevalement au puits Marie-Jos des Char- bonnages de Maurage. par J. F. van der Haeghen . . 10

    Nouvelles tendances dans la construction du matrielroulant en Belgique, par J. Lourtie................................... 22

    Spcifications belges des aciers pour construction soude,par R. A. Nihoul ............................................................................ 35

    CHRONIQUE : Le march de lacier pendant les mois doctobre et novembre 1946. - Inauguration de la Maison du Jour Stockel.

    Consours darchitecture - Confrences: de M. R. A. Nihoul. - Congrs de la soudure Utrecht. - Lindustrie sidrurgique austra-

    lienne. - Congrs national de lhabitation et du logement Bruxelles. - Nouveaux rglements amricains............................................. 49

    BIBLIOTHQUE...................................................................................... 52

    BIBLIOGRAPHIE..................................................................................... 54

    ABONNEMENTS 1947 (11 numros) :Belgique, Grand-Duch de Luxembourg, Congo belge : 160 francs belges.France et ses Colonies : 700 francs fonais, payables au dpositaire gnral

    pour la France : Librairie des Sciences GIRARDOT & Cie, 27 quai des Grands-Augustins, Paris 6e (Compte chques postaux : Paris n 1760.73).

    Etats-Unis dAmrique et leurs possessions : 8 dollars, payables M. Lon G. RUCQUOI, Technical Consultant to the Steel and Mechanical Indus- tries of Belgium & Luxemburg, 30 Rockefeller Plaza, New York 20, N. Y.

    Autres pays : 280 francs belges.Tous les abonnements prennent cours le 1er janvier.PRIX DU NUMRO:Belgique, Grand-Duch de Luxembourg, Congo belge : francs belges 20,-,

    France : francs franais 80, -, autres pays : francs belges 35, -.DROIT DE REPRODUCTION:La reproduction de tout ou partie des articles ou des illustrations ne peut se

    faire quen citant LOssature Mtallique.

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  • CONSTRUCTION

    SOUDEE DU MATRIEL ROULANT

    LECTRODE STABILENDFORMULE 1946

    ARCOSLA SOUDURE LECTRIQUE AUTOGNE58-62, RUE DES DEUX-GARES BRUXELLES

  • L'OSSATURE MTALLIQUEREVUE MENSUELLE DES APPLICATIONS DE LACIER12e ANNE - N 1 JANVIER 1947

    La ferronnerie d'art, uvre d'architecture

    par Pierre-Louis FLOUQUET

    Je viens de relire lexcellent texte que larchitecte Verlant donna voici deux ans LOssa- ture Mtallique. Cet architecte artiste, cultiv et de got raffin, exploita si bien le problme de la ferronnerie dart, traa avec tant de prcision la courbe de son dveloppement, marqua si bien les phases de son volution, quau premier moment il ma sembl peu utile de revenir sur le sujet, du moins lin- tention de lecteurs aussi bien informs.

    Il mapparut ensuite que, sans vouloir rditer son tra- vail, sans prtendre le repren- dre o le laissa mon sympa- thique prdcesseur, je pouvais

    exprimer un point de vue peut-tre sensiblement diffrent, et montrer que certaines formes, cer- taines techniques doivent tre prfres pour des raisons trs actuelles qui ont leur sens, leur uti- lit, leur beaut.

    La ferronnerie, mtier dart selon les uns, art industriel selon les autres, a pour lointain anctre le vieil et noble mtier de serrurerie.

    Cest un art mle, exigeant de la force, de la volont, de la raison. Traditionnellement, sa base est le travail de forge, dont le caractre viril pro- cure le plus de satisfaction l'artisan. Dans lop- ration de forgeage, le ferronnier lulle avec la

    matire. Sans autre auxiliaire que le feu, relanc par le souffle, son marteau modle le mtal informe. Ptrie, tire, refoule, et tour tour battue grands coups ou petits coups, la barre droite et rigide prend des formes simples et va- ries, qui expriment un souci de beaut.

    La ferronnerie demande donc au praticien, en plus de connaissances profondes du fer et de lacier, une vive intelligence des formes et des facilits de composition. Ce qui est vrai pour les partisans de lcole traditionaliste, lcole du marteau, ne lest pas moins pour ceux de la ten- dance moderne, qui ajoutent aux possibilits de prestige de la cration manuelle du martelage sur l'enclume, les moyens trs vastes quoffre au- jourd'hui l'outillage mcanique.

    Le premier devoir du ferronnier des deux coles est de respecter le gnie de la matire. Quoi quon dise et puisse tenter, on ne peut tout demander au fer, mme si sa ductilit lui permet de tout exprimer.

    Les uvres splendides du pass nous rappellent que son expression la plus parfaite est dans le jeu des lignes dont une composition habile dresse dans lespace les architectures la fois robustes de fait et daspect dlicat, noues et dnoues dans la lumire.

    Les Arabes, grands matres s arts linaires, ont tir des innombrables possibilits expressives des droites et des courbes, des motifs ornementaux magnifiques. Nul autre moyen plastique ne sur- passe en grce ces lments, la fois simples et susceptibles du plus grand raffinement, mme lorsquils sont mis au service dune vision la fois sobre et nue de la beaut.

    Il n'importe pas de tourmenter le mtre, de le contraindre des formes baroques, des com-

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    N 1 - 1947

    Fig. 1. La vignette ci-dessus reprsente saint Michel terras- sant le dragon. Cette figure en fer battu est l'uvre du ferronnier Jules Heyndrickx.

  • Photo le Berrurier.

    Fig. 2. Grille dcorative pour un restaurant. uvre du ferronnier bruxellois Alexandre.

    Fig. 3. Grille dcorative pour un cercle priveConception de l'architecte Louis Govaerts de Bruxelles, excute par la maison Franck, d'Anvers.

    Photo Pichonniers frres.

    positions dune vaine complexit. La prouesse acrobatique, la fantaisie qui na dautre but quelle-mme sloignent du vrai postulat esth- tique, le style de la puret, qui est aussi celui de la srnit. Les uvres les plus durables sont fon- des sur une conomie de moyen lucide et rai- sonne, fruit dune inspiration claire et dune technique raisonnable. Car en toutes choses qui sont du domaine de lEsprit, la grandeur est de connatre les limites et dobserver volontairement les disciplines.

    Il est des raffinements irrationnels qui expri- ment une dcadence. On place bien des sottises sous le signe de linvention ncessaire -11 ou de la posie des formes. Que dire, par exemple, des uvres dun batteur de fer qui, plume aprs plume et grand renfort de soudure, faonne un coq hriss, la crte en bataille, lil dur, le bec sifflant. Comme cest vivant, disent les admira- teurs du patient artisan. Peut-tre. Pourtant ce tumulte de fer martel na rien de commun avec luvre dart vritable. Pour tonnante quelle soit, et prodigieuse dhabilet, ce nest quune sin- gerie vulgaire et sans esprance. Le nombre de ses thurifraires importe peu. Aussi bien, le grand nombre prfrera Meissonnier Rembrandt.

    Sil sagit douvrages traditionnels, on se dfiera avec raison des vrilles, des lianes enchevtres, des feuilles lancoles, et, en gnral, des lignes inter-

  • Photo Duquenne.

    Fig. 4. Dessus de porte en fer forg au marteau. Conception de l'architecte Raymond Moenaert, excute par le ferronnier Pierre Desmedt.

    Photo Sergysels.

    Fig. 5. Porte d'entre d'un immeuble de rap- port; travail mcanique. Conception de l'archi- tecte M. Vermeiren, excute par le ferronnier V. Mergaux.

    rompues, qui mme si elles ne sont pas aigus, constituent autant de dangers pour les mains et les vtements. Du point de vue de lharmonie dailleurs, il est prfrable que la composition ra- lise des ensembles continus, inscrits dans le schma dune simple et souple gomtrie, les lments linaires se soudant le plus possible les uns aux autres, afin dassurer par la multiplica- tion des points dappui la robustesse de luvre, et son caractre architectural.

    La coloration du mtal demande galement une tude. Le grand inconvnient est la nature oxy- dable du mtal. La rouille malencontreuse dgrade le plus bel ouvrage. La peinture prserve mais efface les traces dlicates du martelage qui sont lun des charmes dune noble ferronnerie.

    Il faut avoir recours aux procds chimiques qui produisent des patines distribues avec tact, sui- vant que la force ou la masse exige un aspect svre ou chatoyant. Le gris dargent, teinte natu- relle du fer, possde une valeur dcorative que lhabile artisan multiplie en faisant intervenir aux

    endroits voulus des nuances plus claires ou plus sombres.

    On a beaucoup critiqu la menuiserie mtalli- que. Le mot me semble plus dsagrable que la chose. Certes, en bon pote pris dauthenticit, je reste attach au travail manuel, au noble labeur de la forge, mais je ne crois pas quun ouvrage de forge soit moins beau parce que la machine- outil supple la main humaine. Elle seule, dit Clouzet, permet daborder certains - grands tra- vaux de forge. Et il invite ls forgerons modernes se dfier de la superstition du marteau.

    Je ne pense pas quil puisse se trouver un fer- ronnier cultiv, conscient des moyens de chaque outil, ancien ou moderne, qui nie les possibi- lits intressantes mises par la machine au service du ferronnier. Non seulement, elles ont d- cupl ses moyens et se