Click here to load reader

CYCLE 3 - Authentificationextranet.editis.com/it-yonixweb/images/322/art/doc/a/a410cdf... · DE LA PRÉHISTOIRE À L’ANTIQUITÉ GALLO-ROMAINE palais. Pendant cette époque, les

  • View
    215

  • Download
    0

Embed Size (px)

Text of CYCLE 3 - Authentificationextranet.editis.com/it-yonixweb/images/322/art/doc/a/a410cdf... · DE LA...

  • AtoutsDiscipline

    s

    2525Catherine Faivre-Zellner Professeur des coles

    Olivia LequeuConseillre pdagogique

    www.editions-retz.com9 bis, rue Abel Hovelacque

    75013 Paris

    en histoireartsdes

    squences

    CYCLE 3

    72563066_001-004.indd 1 24/08/11 13:56

  • Sommaire

    Prsentation gnrale ............................................................................................................. 4

    De la Prhistoire lAntiquit gallo-romaine : reprsentations animales et humaines Introduction .................................................................................................................... 5

    1 Arts visuels : Qu'est-ce quune technique artistique ? ................................................ 92 Arts de lespace : Quest-ce quune architecture prhistorique ? ............................. 163 Arts du quotidien : Quest-ce quun cartel ? ................................................................ 224 Arts du langage : Quest-ce quune pope ? .............................................................. 305 Arts du spectacle : Quest-ce que le thtre antique ? ................................................ 39

    Le Moyen ge : artistes et artisans Introduction .................................................................................................................... 46

    6 Arts de lespace : Quest-ce quune architecture religieuse ? .................................... 497 Arts du langage : Quest-ce quune chanson de geste ? ............................................. 618 Arts du quotidien : Quest-ce quune composition ? .................................................. 699 Arts du spectacle : Quest-ce quun mystre ? ............................................................. 7510 Arts visuels : Quest-ce que la perspective ? ................................................................ 82

    Les Temps modernes : la circulation des hommes et des ides Introduction .................................................................................................................... 90

    11 Arts de lespace : Quest-ce quune volution architecturale ? Du chteau fort au chteau Renaissance ..................................................................... 95

    12 Arts visuels : Quest-ce quun portrait ? ...................................................................... 10513 Arts du quotidien : Quest-ce quun costume de cour ? ............................................ 11214 Arts du spectacle : Quest-ce que le thtre des Temps modernes ? ....................... 12015 Arts du langage : Quest-ce quune pice de thtre ? .............................................. 132

    Le xixe sicle : rvolutions, traditions, innovations Introduction ................................................................................................................... 138

    16 Arts visuels : Quest-ce quun genre en peinture ? .................................................... 14117 Arts du langage : Quest-ce quun roman du xixe sicle ? ......................................... 15218 Arts du spectacle : Quest-ce quun spectacle au xixe sicle ? .................................. 16019 Arts de lespace : Quest-ce quune architecture industrielle ? ................................. 16820 Arts du quotidien : Quest-ce quune affiche ? ........................................................... 175

    Retz, 2011ISBN : 978-2-7256-3066-3

    72563066_001-004.indd 2 24/08/11 13:56

  • Le xxe sicle : des formes et des couleurs en mouvement

    Introduction ................................................................................................................... 181

    21 Arts visuels : Quest-ce que lart moderne ? ............................................................... 18522 Arts du langage : Quest-ce que la posie moderne ? Quest-ce quun calligramme ? ..................................................................................... 193

    23 Arts du spectacle : Quest-ce que le cinma ? ............................................................ 19824 Arts du quotidien : Quest-ce que le design ? ............................................................ 20425 Arts de lespace : Quest-ce qu'une architecture contemporaine ? .......................... 212

    Prsentation des posters .........................................................................................................220

    La Nuit toile, 1888, Vincent Van Gogh.

    sommaire

    72563066_001-004.indd 3 24/08/11 16:51

  • Trois grandes civilisations antiques naissent dans le Bassin mditerranen mesure quapparat lcriture : la civilisation gyptienne, qui se dveloppe vers 4 000 av. J.-C., la civilisation grecque qui apparat vers 2 000 av. J.-C. lorsque des peuples sinstallent dans le Ploponnse, et la civilisation romaine dont la date lgendaire de fondation a t fixe 753 av. J.-C. par les Romains. Ces derniers annexent la Grce en 146 av. J.-C. et lgypte en 30 av. J.-C. LEmpire romain dOccident disparat en 476 apr. J.-C.Lart franais et europen est lhritier des cultures grecque et romaine antiques.

    Les arts de la Grce antiqueLhistoire des arts de la Grce antique est organise en quatre priodes : gomtrique, archaque, classique et hellnistique. Il reste peu de vestiges de la priode gomtrique (du XIIe sicle av. J.-C. 700 av. J.-C.), mais on a retrouv un grand nombre de poteries motifs gomtriques. Lart mobilier antique est largement compos de poteries : des coupes, des amphores ou des cratres. Ces rcipients taient utiliss pour mlanger le vin leau, car il ntait jamais bu pur.Dabord influencs par les arts du Proche-Orient, notamment dgypte et dAsie Mineure, les artistes grecs de la priode archaque (VIe sicle av. J.-C.) inventent un style original, plus naturaliste. Rehausse de couleur, la sculpture se fait monumentale et orne les frontons des temples dont le fameux Parthnon d Phidias. La priode classique, au Ve sicle av. J.-C., est considre comme lapoge de la cration artistique par les historiens de lart : les artistes grecs ne sins-pirent plus des modles de leurs voisins, ils les influencent. Lart classique se caractrise par lhgmonie dAthnes o les artistes tendent la perfection formelle. Cest lart dune civilisation victorieuse puisquen 490 av. J.-C., les Grecs triomphent des Perses Marathon. cette mme poque fleurissent la tragdie avec Eschyle, Sophocle et Euripide, ainsi que la comdie avec Aristophane. Les philosophes semparent de lart quils codifient en esthtique : recherche dharmonie, dquilibre agrable aux sens. Lart rside dans la ressemblance, la vraisemblance, la prcision, la force dillusion.Lpoque hellnistique dbute la fin du rgne dAlexandre le Grand, en 323 av. J.-C., aprs sa conqute du Bassin mditerranen jusqu la Perse et lInde. Lart grec se modifie et sadapte aux traditions culturelles des royaumes orientaux o stablissent les successeurs dAlexandre. Dans les riches capi-tales, comme Alexandrie, Antioche ou Pergame, lart grec se scularise comme le montre la dcoration somptueuse des

    Pr

    sen

    tati

    on

    du

    th

    m

    e

    6666

    Cercle de Stonehenge, entre 2 800 et 1 100 av. J.-C., Grande-Bretagne.

    Le Parthnon dAthnes, Ve sicle av. J.-C.

    72563066_005-008.indd 6 24/08/11 12:27

  • DE LA PRHISTOIRE LANTIQUIT GALLO-ROMAINE

    palais. Pendant cette poque, les artistes grecs font preuve de virtuosit et de raffinement, mais aussi dun got pour le ralisme et lornement. Cette priode prend fin lorsque la Grce tombe sous la domination romaine.

    Les arts de la Rome antiqueLa rpublique de Rome nat en 509 av. J.-C. Les artistes romains sinspirent dabord des modles trusques qui les ont prcds. Puis, mesure que les troupes romaines pntrent dans lempire hellnistique et en pillent les trsors, lart romain imite lart grec. Jules Csar entreprend la conqute de la Gaule ds 125 av. J.-C. Il sempare dabord du sud-est de lHexagone pour faciliter les changes avec ses colonies en Pninsule ibrique. Dans cette rgion Narbonnaise staient auparavant implants des comptoirs grecs. Puis, en 51 av. J.-C., les Romains triomphent des armes gauloises : la Gaule est entirement conquise. linstar de la culture grecque, la culture romaine pntre lentement le monde gaulois grce aux changes commerciaux.Aprs 51 av. J.-C., la romanisation de la Gaule se traduit par la transformation ou la construction de villes dont lurbanisme et larchitecture reproduisent ceux de Rome : Lyon, capitale de la Gaule romaine, Arles, Nmes, Vaison-la-Romaine, Autun, Lutce Lorsque Rome devient le centre politique du monde mditerranen, lart romain connat son apoge, sa priode classique.Sils sinspirent largement de lart grec, les artistes romains dveloppent nanmoins une originalit remarquable dans le domaine de larchitecture, de la sculpture et de la peinture. Par ailleurs, lapport culturel des provinces romaines, de la Bretagne aux Balkans, permet une libert et une varit de formes et de styles. Du point de vue architectural, loriginalit romaine est fonde sur une inno-vation technique : la mise au point dun ciment trs rsistant base de poudre volcanique. Ce ciment, qui peut tre coul lintrieur des murs, permet aussi des formes plus complexes comme les votes, les arches, les dmes, les coupoles.Cest dans les arts du quotidien que lart romain souligne son originalit comme en tmoignent les vestiges de Pompi et dHerculanum : les murs des villas, orns de marbre ou de stuc, sont aussi recouverts de peintures murales ; les sols sont embellis de mosaques.

    Le Colise, Ier sicle apr. J.-C., Rome.

    7

    Pr

    sen

    tati

    on

    du

    th

    m

    e

    Aphrodite dite Vnus de Milo, 100 av. J.-C., Paris, muse du Louvre.

    72563066_005-008.indd 7 24/08/11 12:27

  • Savoir transmis par lenseignant

    Ladoption du plan en forme de croix latine rpond aux ncessits daccueil. Au cours du Moyen ge, des plerins de plus en plus nombreux partent sur les routes pour vnrer les reliques (ce qui reste dun corps dun saint ou du Christ, ou des objets leur ayant appartenu) des saints et des saintes. De nombreux monastres se construisent pour les accueillir. Avec laugmentation du nombre de plerins, le plan de lglise se modifie : la nef sallonge, des bras apparaissent de chaque ct : le transept. Dans labside, on amnage un dambulatoire qui permet la circulation des cortges de plerins.

    Faire reprer sur le plan le transept et le dambula-toire aux lves. Leur demander dcrire ces mots sur le plan. Montrer que le transept est une partie trans-versale qui spare le chur de la nef et qui dessine les bras de la croix.

    3 Que peut-on dire de la photographie 4 ? Cest galement une photographie de la faade, prise sous un autre angle et de plus prs. Elle met en vidence les sculptures du portail.

    Lenseignant fait observer lespace sculpt situ au-dessus du portail. Il le dfinit comme le tympan.

    Production attendue la fin de ltape 2

    tape 3tape 3

    Observer un tympan

    Matriel Le poster n 11. La fiche activit 3 : Le tympan de labbatiale

    Sainte-Foy de Conques ( photocopier). Des crayons de couleur pour chaque lve.

    Organisation de la classe Collective.

    Lenseignant affiche le poster et distribue la fiche activit. Il demande aux lves dobserver le tympan du Jugement dernier et leur fait remarquer le haut du portail. Il prcise quil sagit du tympan dun autre difice religieux : labbatiale Sainte-Foy de Conques, construite prs de 200 ans avant la cathdrale dAmiens.

    3 Que voit-on sur ce tympan ? Des hommes, des femmes, des cratures tranges, des anges.

    3 Comment les personnages sont-ils regroups dans le tympan ? Il y a plusieurs ranges superposes.

    Lenseignant demande aux lves de colorier en rouge sur la fiche activit les bandeaux qui orga-nisent lespace en trois registres superposs. Il prcise quun registre est lensemble des motifs placs sur une mme bande dans une uvre peinte ou sculpte.

    3 Comment est organis le registre infrieur ? Il est constitu de deux espaces. On voit deux toits , deux lignes brises .

    Lenseignant demande aux lves de colorier le bandeau en ligne brise en jaune.

    Il prcise que dans la religion chrtienne, on croit au Jugement dernier : une fois morts, les hommes sont jugs. lissue de ce jugement, les uns vont au Paradis, les autres en Enfer. Le tympan de labbatiale Sainte-Foy de Conques reprsente cette scne.

    3 Dans cette composition, tous les personnages sont-ils de la mme taille ? Non, certains sont beaucoup plus grands.

    3 Quels sont les personnages les plus grands ? Le personnage central, le personnage dans le registre infrieur droite.

    Lenseignant prcise que le personnage central est le Christ, en qui croient les chrtiens. Lautre person-nage est Satan qui rgne en Enfer.

    3 Pourquoi ces personnages sont-ils plus grands que les autres ? Lartiste a reprsent le Christ et Satan plus grands pour montrer quils taient impor-tants : lun rgne au Paradis, lautre dirige lEnfer.

    Faire colorier le Christ en bleu ciel et Satan en orange.

    3 O sont reprsents lEnfer et le Paradis ? Ils sont reprsents au registre infrieur.

    6G

    uid

    e p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    chur

    transepttransept

    nef cen

    trale

    bas-ct

    bas-ct

    portail54

    abside

    72563066_046-089.indd 54 24/08/11 12:40

  • 3 Comment est reprsent, dans le registre inf-rieur gauche, le Paradis ? Cest une maison. Elle est reprsente par des piliers et des arcs. Elle ressemble une glise. Les personnages sont droits, debout. Ils nous regardent.

    Lenseignant demande aux lves de colorier en bleu ces arcs arrondis qui reprsentent une glise.

    3 Comment est reprsent, droite, lEnfer ? Les personnages sont reprsents en dsordre, courbs, pieds en lair, tte en bas. Il y a Satan qui est un grand personnage, au corps de monstre. Il y a des petits personnages.

    3 Comment les hommes entrent-ils au Paradis ou en Enfer ? Au centre du registre infrieur, il y a deux portes : la porte du Paradis gauche, la porte de lEnfer droite avec le Lviathan, un terrible dmon de lEnfer qui avale les damns.

    Lenseignant demande aux lves de colorier chacune de ces entres de couleurs diffrentes : la porte du Paradis en vert, la gueule du Lviathan en orange.

    3 Selon vous, au Moyen ge, lorsque les gens entraient dans lglise, que ressentaient-ils lorsquils voyaient ce tympan au-dessus du portail ? Ils se disaient quil ne fallait pas faire de mauvais actes sur terre.

    Lenseignant recueille les propositions des lves.

    Production attendue la fin de l'tape 3

    tape 4tape 4

    Schmatiser la composition

    du tympan

    Matriel La fiche activit 3 : Le tympan de labbatiale

    Sainte-Foy de Conques . Une feuille de papier blanc, rgle et crayon pour

    chaque lve.

    Organisation de la classe Collective.

    Lenseignant explique aux lves quils vont sch-matiser la composition du tympan. Il donne une feuille blanche chaque lve. Il guide ce travail et accompagne lactivit des lves par un dessin au tableau.3 Dessinons la forme gnrale du tympan (demi-

    cercle).3 Traons la rgle les trois bandeaux qui dli-

    mitent les registres.3 Au milieu du tympan, dessinons la forme ovale

    dans laquelle est reprsent le grand person-nage assis.3 Au registre infrieur, traons la rgle les

    bandeaux en ligne brise qui dlimitent le Paradis et lEnfer.3 Reprsentons la porte dentre au Paradis et la

    gueule du Lviathan.3 Dessinons les arcs qui reprsentent lglise dans

    le Paradis.3 Dessinons de petits personnages dans le Paradis

    et dans lEnfer, ainsi que des plus grands person-nages pour Satan et le Christ.

    QUEST-CE QUUNE ARCHITECTURE RELIGIEUSE ?

    Christ colorier en bleu ciel

    Trois registres

    superposs spars par des

    bandeaux

    Satan colorier en orange

    Le registre infrieur est spar en deux espaces par un bandeau en ligne brise

    26

    Gu

    ide p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    55Porte de l'Enfer colorier en orange

    Porte du Paradis colorier en vert

    Arcs arrondis colorier en bleu

    72563066_046-089.indd 55 25/08/11 14:29

  • Du chteau fort au chteau Renaissance

    Lis ces trois textes puis dcoupe-les. Observe puis dcoupe les trois images de la deuxime page de cette fiche. Associe chaque texte limage qui lui correspond.

    Texte 1

    La Tapisserie de Bayeux est une broderie longue de 70 mtres, ralise au XIe sicle. Elle clbre la conqute de lAngleterre par Guillaume, duc de Normandie. La toile de lin a probablement t brode par des moines dans le sud de lAngleterre aprs la bataille dHastings, le 14 octobre 1066.Animaux mythologiques, navires vikings, cavaleries normandes et saxonnes illustrent les exploits de Guillaume et de son adversaire Harold, autre prtendant au trne dAngleterre.

    Texte 2

    Du haut de son rocher impressionnant, le chteau de Foix contrle laccs vers la haute valle de lArige, surveille le bas pays et se protge derrire des murailles imprenables.Il date dune poque de grande inscurit, de brigandages, de rivalits de territoires. Il commande aussi le passage de la chane des Pyrnes pour lutter contre les invasions.En 1002, Roger Ier le lgue son fi ls qui est le premier seigneur porter le titre de comte de Foix.

    Texte 3

    Construit sur le Cher, le chteau de Chenonceau se refl te dans les eaux de la rivire. Bti en 1513 par Katherine Brionnet et embelli successivement par Diane de Poitiers et Catherine de Mdicis, ce chteau a pour surnom le chteau des dames . Il est remarquable par son architecture Renaissance et la richesse de ses collections, comme le rvle sa visite intrieure : mobilier Renaissance, tapisseries et tableaux de Matres.

    11Fiche

    activit 1Fiche

    activit 1(suite)

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    100

    72563066_090-137.indd 100 24/08/11 13:33

  • Du chteau fort au chteau Renaissance

    A

    B

    C

    11Fiche

    activit 1(suite)

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    101

    ....................................................................................................................................................................................................................................................................... ...........................................................................................................................

    ...........................................................................................................................

    ...........................................................................................................................

    ...........................................................................................................................

    ................................................................................................................................

    ...........................................................................................................................

    ................................................................................................................................................................................................................................................................

    72563066_090-137.indd 101 24/08/11 13:33

  • Le Serment des Horaces est sa premire commande, reue en 1784. De 1804 1808, il ralise le tableau reprsentant le sacre de Napolon Ier la demande de ce dernier. Jacques-Louis David suit lenseignement acadmique de la Villa Mdicis Rome pendant cinq annes. En 1780, de retour Paris, il travaille la peinture dhistoire. Aprs sa premire commande, il passe pour le matre de la peinture noclassique. Sinspirant de lart antique, il sait rendre la beaut dun corps humain par le model de ses muscles, aller lessentiel, lier beaut et simpli-cit. En 1789, David met son art au service de la nation. lu dput en 1791, il propose et obtient la suppression de toutes les acadmies et favorise la commande publique. Napolon Bonaparte, Premier consul, lui offre sa protec-tion et le nomme en 1804 premier peintre de la cour. ce titre, David peint le sacre de Napolon Ier. la chute de lEmpire, David prend le chemin de lexil et fonde un atelier Bruxelles.

    Les peintures de portraits, de genre, de paysages et de natures mortesLes peintures de portraits, de genre, de paysages et de natures mortes tirent leur origine de la Rforme au XVIe sicle dans les Flandres. Pour lglise rforme en effet, limage pieuse est incompatible avec la croyance religieuse : de nombreux protestants nadmettent dans les glises ni peintures ni sculp-tures et considrent que la figuration religieuse est une idoltrie. Les peintres des pays protestants perdent alors leurs revenus les plus importants, ceux de la peinture des tableaux dautel. Cest la raison pour laquelle ils se tournent vers le portrait, la peinture de genre, les paysages, les natures mortes et lillus-tration de livres.

    Le portraitAu XVIIIe sicle, la peinture de portrait se transforme (cf. squence 12 qui porte sur le portrait aux Temps modernes). Aux reprsentations codes des sicles prcdents, le public prfre des formes plus libres, laissant entrevoir la personnalit du modle. Le romantisme va cultiver ce got pour la peinture de portrait psychologique. Au XIXe sicle, la peinture de portrait est un genre floris-sant. Avec la rvolution industrielle, la bourgeoisie senri-chit et devient commanditaire. Faute de possder une galerie des anctres comme dans les chteaux, les bour-geois dcorent leurs salles de rception de portraits fami-liaux, ce qui rjouit les portraitistes en mal dautres commandes. Lartiste nhsite pas flatter son modle, valorisant ses atouts, gommant ses dfauts et mettant en valeur son aisance financire. Le portrait doit reflter la russite du modle. Les ateliers de portraits se multiplient et une clientle de petits bourgeois se dveloppe au fil du sicle. Avec les portraits privs, le portrait officiel se dveloppe dans la seconde moiti du XIXe sicle car lavnement de la Rpublique encourage le culte des grands hommes.

    La peinture de genreDans un seul pays protestant, les Pays-Bas, lart surmonte la crise de la Rforme. Les artistes ne se contentent pas de raliser des portraits. Ils peignent des sujets auxquels lglise na rien redire. Ils suivent le got du public pour la reproduction de scnes de la vie quotidienne. Ils inventent la peinture de genre et y excellent reprsenter la matire des objets. Pierre Brueghel lAncien (1525-1569) et ses fils comptent parmi les grands peintres de genre. En France, au dbut du XVIIe sicle, la peinture de genre est pratique par les frres Le Nain qui se spcialisent dans les sujets paysans. Franois Boucher (1707-1770), Jean-Honor Fragonard (1732-1806) et Jean-Baptiste Greuze

    Mademoiselle Caroline Rivire, 1806, Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867),huile sur toile, H : 100 cm L : 70 cm,muse du Louvre.

    16G

    uid

    e p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    142

    72563066_138-180.indd 142 24/08/11 15:28

  • QUEST-CE QUUN GENRE EN PEINTURE ?(1725-1805) apportent au genre une touche person-nelle, gaie et sensuelle, volontiers moralisatrice chez Greuze.

    Au XIXe sicle, la colonisation de lAlgrie (1830) et le got des artistes pour les voyages en Orient favorisent la peinture de genre thme oriental. Mais, au milieu du XIXe sicle, lapparition du ralisme modifie la conception de la peinture de genre. Plus ou moins lis au socialisme naissant, ces peintres que les critiques appellent ralistes ragissent aux idalismes no-classiques et romantiques. Ils veulent peindre le rel. Ils choisissent donc leurs sujets dans lunivers familier et reprsentent la vie quotidienne, ses coutumes et ses acteurs. Gustave Courbet (1819-1877) est considr comme le chef de file du ralisme. En 1850, son uvre provoque un scandale : comme sil sagissait dune peinture dhistoire, son Tableau de figures humaines, historique dun enterrement Ornans reprsente un enterrement dans un village sur une toile de 3,15 m de haut et de 6,68 m de long. Courbet choisit de montrer un vnement banal, ses personnages ni hroques ni gracieux, sur le format du grand genre. Jean-Franois Millet (1814-1875) dveloppe la peinture de genre selon la mme veine.

    Le paysageDans la peinture de paysage, loriginalit de lartiste rside soit dans sa manire de jouer des effets mouvants ou dramatiques, soit dans sa faon de reprsenter le monde rel sans intention potique. Au XVIIIe sicle, les philosophes comme Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ou Denis Diderot (1713-1784) dnoncent la distance qui spare lhomme de la nature. Il sagit de retrouver ce lien naturel dans un moment o prvalent les motions fortes : la nature est sublime. La peinture de paysage reprsente une nature sauvage, non domestique. Les artistes peignent des paysages des Alpes, des temptes en merLa peinture de paysage, genre tenu pour mineur, est lorigine des transfor-mations profondes que connat la peinture au XIXe sicle. Pour les illustrer, deux peintures de paysage sont proposes ltude dans cette squence : Un champ de bl avec cyprs de Van Gogh et Dardagny le matin de Jean-Baptiste Corot. Selon Eugne Delacroix, Jean-Baptiste Corot (1796-1875) est un gnie rare et le pre du paysage moderne . Corot tudie trois annes en Italie et ambi-tionne dtre peintre de paysages. Il cherche dabord rendre la ralit aussi

    LIntrieur dune cuisine, 1815, Martin Drlling (1752-1817),huile sur toile, H : 65 cm L : 80,6 cm,muse du Louvre.

    Un champ de bl avec cyprs, 1889, Vincent Van Gogh (1853-1890),huile sur toile, H : 72 cm L : 90 cm, National Gallery. 143

    216

    Gu

    ide p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    72563066_138-180.indd 143 24/08/11 15:28

  • Quest-ce quune architecture industrielle ?Les Halles de Paris

    Document 1Document 1

    Document 2Document 2

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    174

    19Fiche

    documents

    72563066_138-180.indd 174 24/08/11 15:28

  • Informations pour lenseignantInformations pour lenseignant

    Le dveloppement de laffichage publicitaireLessor industriel du XIXe sicle saccompagne dun dveloppement cono-mique. Lconomie moderne qui lie productivit et consommation se met en place. Avec le commerce se dveloppe la rclame par annonces dans les journaux. En 1865, la publicit occupe le tiers de lespace dun journal.Laffichage publicitaire prend son essor alors que Paris est en pleine transfor-mation. Dans la ville en travaux, des quartiers entiers sont recouverts de palis-sades qui offrent des espaces de choix pour faire de la rclame.

    Les grands travaux de Paris au XIXe sicle

    Dans les premires dcennies du XIXe sicle, le prfet Rambuteau engage des travaux pour moderniser Paris : clairage des rues au gaz, construc-tion sur les grands boulevards de trottoirs langlaise surlevs par rapport la chausse, ralisation de lavenue des Champs-lyses, perce de rues droites et larges. Il sagit, selon le vu de Louis-Philippe, de donner aux Parisiens de leau, de lair, de lombre . la suite de Rambuteau, Haussmann mtamorphose la ville selon une vision globale en rseaux et en voies de circulation organiss et unifis autour du centre. Les annes 1850 sont celles des grandes expropriations, dclares dutilit publique.

    Support publicitaire, laffiche du XIXe sicle veut plaire. Elle est placarde sur la colonne Morris, le kiosque journaux, le fiacre-rclame ou lhomme-sandwich. Elle fait partie du paysage urbain. Laffiche cherche simplement sduire. Son aspect esthtique prime.Au sicle suivant, la publicit prendra une dimension argumentative : il lui faudra expliquer les qualits suprieures du produit. Puis la concurrence crois-sante lamnera se faire incitative. laffiche seront substitus dautres supports : radio, cinma et tlvision.

    Lexique

    Affichiste : artiste spcialis dans la ralisation daffiches.Art nouveau : mouvement artistique qui nat vers 1890 et qui veut crer un cadre de vie moderne en se librant des conventions classiques et rationalistes.Chromolithographie : procd qui permet la reproduction dimages en couleurs par impressions successives.Lithographie : reproduction par impression dun dessin ou dun texte trac sur une pierre calcaire non poreuse.

    Voitures sur le boulevard des Italiens, 1890, Jean Braud (1849-1935), huile sur toile,H : 0,64 m, L : 0,84 m,Compigne, muse de la Voiture.

    Quest-ce quune affiche ?

    20

    17525

    sq

    uen

    ces

    en h

    isto

    ire

    des

    art

    s -

    cycl

    e 3

    dit

    ion

    s R

    ETZ

    72563066_138-180.indd 175 24/08/11 15:28

  • Quest-ce quune affiche ?Deux affiches publicitaires de la fin du XIXe sicle

    1A

    ffi c

    he

    dA

    lph

    on

    se

    Mu

    cha

    (186

    0-19

    39),

    18

    96, l

    ith

    og

    rap

    hie

    ,2,

    03 m

    x 0

    ,76

    m.

    2A

    ffi c

    he

    de

    Jule

    s C

    hr

    et

    (183

    6-19

    32),

    18

    90, l

    ith

    og

    rap

    hie

    , 1,

    25 m

    x 0

    ,88

    m.

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    179

    20Fiche

    documents

    72563066_138-180.indd 179 24/08/11 15:28

  • La naissance de lart abstrait et le cubismeBraque et Picasso poursuivent la recherche de Czanne. Sils rompent avec les codes de perspective issus de la Renaissance, cest pour retrouver lobjet dans sa totalit et non tel quil peut apparatre au regard humain. Aprs Czanne, les cubistes reconstruisent lobjet. Ils ne le peignent pas comme ils lobservent, mais comme ils le connaissent, sous tous ses aspects la fois.Convaincus de leur impuissance reprsenter visuellement les objets du monde, les artistes sinterrogent. Quelle est la fonction du sujet dans la peinture ? Ne fait-il pas cran dans la relation motionnelle entre lartiste et son spectateur ? Le peintre Maurice Denis (1870-1943) souligne : Se rappeler quun tableau, avant dtre un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assembles. Lart abstrait nat de cette rflexion. Vassily Kandinsky (1866-1944), considr comme lun des premiers peintres abstraits, rapporte cette anecdote vridique ou lgendaire : de retour chez lui aprs une journe de travail, alors que tombe le crpuscule, il aperoit dans son atelier un tableau dune beaut indescriptible. De fait, cest un de ses tableaux, appuy sur le ct et non sur sa base. La premire uvre abstraite nest pas un art dun genre nouveau : cest une perception nouvelle de lart. Dans sa recherche, Kandinsky voque la musique : Depuis des sicles, la musique est par excellence lart qui exprime la vie spirituelle de lartiste. Ses moyens ne lui servent jamais reproduire la nature mais donner une vie propre aux sons musicaux. Pour Kandinsky, mais aussi pour Piet Mondrian (1872-1944) ou Kasimir Malevitch (1878-1935), toute peinture est abstraite : le gnie des grands peintres de toutes les poques tient leur travail sur les formes et les couleurs plutt qu leur sujet.

    Nicolas de Stal, entre abstraction et figurationCette squence propose une uvre de Nicolas de Stal ltude.Nicolas de Stal serait-il, selon le mot de lhistorien de lart ric de Chassey, le Van Gogh du XXe sicle ? N en 1914 Saint-Ptersbourg, Nicolas de Stal suit les cours de lAcadmie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Aprs une premire exposition en 1936, il fait la rencontre de nombreux artistes influents : Fernand Lger en 1938, Jean Deyrolle auprs duquel il dcouvre labstraction, Sonia et Robert Delaunay, Jean Arp et Le Corbusier en 1940. De Stal choisit alors labstraction et appelle ses premires toiles compositions .Entre 1940 et 1955, date de son suicide, il compose plus de mille uvres. Lartiste entretient des rapports passionnels avec lespace et la couleur. Oscillant entre abstraction et figuration, Nicolas de Stal travaille sur la

    Guernica, 1937, Pablo Picasso (1881-1973).

    Jeu d'checs, 1915, Juan Gris (1887-1927).

    121G

    uid

    e p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    186

    72563066_181-219.indd 186 24/08/11 16:40

  • Informations pour lenseignantInformations pour lenseignant

    Linvention du cinma par les frres LumireLe 28 dcembre 1895, Antoine Lumire prsente le premier spectacle cinma-tographique payant au Grand Caf du boulevard des Capucines Paris. Dix films dune minute sont projets. Chacun des trente-trois spectateurs a pay sa place 1 franc. Le propritaire du Grand Caf croit si peu au succs de lentreprise quil a prfr un loyer fixe de 30 francs par jour un pourcentage sur les recettes. Quelques jours plus tard, le public se presse pour assister cette nouvelle attraction visuelle. Depuis le XVIIIe sicle, les thtres dombres et les lanternes magiques ont du succs. Au XIXe sicle, les spectacles de panorama puis le diorama invent par Daguerre donnent lillusion de mouve-ments grce des tableaux anims par des jeux de lumire sur des voiles transparents.Cette fois, il ne sagit plus dillusion. Ce sont bien des scnes vivantes que montrent La Sortie des usines Lumire, L'Arrive d'un train en gare de La Ciotat et LArroseur arros. Ce nouveau spectacle a pu voir le jour grce aux progrs de la fin du XIXe sicle. La recherche dAntoine Lumire se nourrit en effet des travaux de Thomas Edison et des tudes scientifiques sur la persistance rti-nienne. La persistance rtinienne est une proprit de lil qui maintient la sensation lumineuse un tiers de seconde aprs la disparition de la source dexcitation. Les images dun film sont en consquence projetes la vitesse de 24 images par seconde. Les fils dAntoine, Louis et Auguste Lumire, inven-tent un appareil servant lobtention et la vision des preuves chronopho-tographiques . La projection cinmatographique est ne.

    Georges Mlis, prcurseur du cinma de science-fictionIngnieurs plus que crateurs, les frres Lumire envoient aux quatre coins du monde des chasseurs dimages qui, arms de ce nouveau procd, collectent des vues pour renouveler la curiosit du public. Dans le mme temps, un homme de spectacle sempare de loutil. Georges Mlis (1861-1938), acteur, illusionniste et directeur du thtre de magie Robert-Houdin, transpose la tradition scnique au cinmatographe. Mlis fait construire un studio et y tourne des fictions. Il cre des dcors et des costumes, crit des scnarios, reprend les effets spciaux utiliss au thtre et au music-hall, adapte pour le cinma la technique de la surimpression dj utilise dans la photographie. Avec Le Voyage dans la Lune (1902), il annonce le cinma de science-fiction. Aprs quelques annes florissantes, la socit de production de Mlis, Star film, disparat, ne pouvant concurrencer lindustrie cinmatographique.

    Les dbuts de lindustrie cinmatographiqueEn France, lindustrie cinmatographique se dve-loppe grce deux producteurs : Lon Gaumont et Charles Path. Ils touchent un large public en abor-dant tous les genres : comique (avec lacteur Max Linder), dramatique ou mlodramatique, ferique ou fantastique. La Premire Guerre mondiale Affiche du Cinmatographe Lumire , 1896.

    Lexique

    Diorama : attraction populaire invente par le peintre Louis Daguerre au XIXe sicle : une immense toile peinte sur ses deux cts est anime par des jeux de lumire venant de face ou de derrire. Limage se modifie selon lintensit et la direction des effets lumineux.Lanterne magique : invent au XVIIe sicle, cet appareil permet de projeter, grce une source lumineuse et une lentille optique, des images peintes sur plaques de verre.Spectacle de panorama : spectacle visuel trs populaire consistant en un vaste tableau circulaire plac autour dune rotonde. Le spectateur, sur une plate-forme au centre de la salle, a limpression dtre sur une hauteur. Le spectacle de panorama prsente des vues de villes, de sites clbres ou de batailles.Surimpression : procd photographique puis cinmatographique permettant de superposer deux images.

    Quest-ce que le cinma ?

    23

    198

    72563066_181-219.indd 198 24/08/11 16:40

  • marque la fin de la suprmatie franaise. En 1918, Gaumont sassocie Goldwyn Mayer. Hollywood devient la capitale du cinma. Charlie Chaplin et Mary Pickford triomphent sur tous les crans.Succs populaire, le cinma est consacr septime art dans les annes 1920 par le critique Ricciotto Canudo. Lart des images animes rejoint celui du volume (sculpture ou archi-tecture), du dessin, de la peinture, de la musique, du corps (danse ou pantomime) et des mots (littrature ou posie).

    Du son et de la couleurPour restituer des scnes vivantes, il manque au cinma le son. Au dbut du XXe sicle, les projections sont accompa-gnes de musique. Selon la taille de la salle, un pianiste, un phonographe ou un orchestre joue pendant la projection, autant pour lagrmenter que pour masquer le ronronne-ment des appareils. Les musiciens accompagnent lintrigue en se reprant aux sous-titres. Dans les annes 1920, les grands compositeurs crivent pour le cinma : Arthur Honegger labore la partition de La Roue dAbel Gance, Erik Satie celle dEntracte de Marcel LHerbier. Le cinma a gale-ment besoin de couleurs. Certains films sont coloris au pinceau, image par image. On adopte aussi le pochoir. Enfin, un systme dobjectifs de couleurs diffrentes, ralisant trois images en noir et blanc filtres ensemble la projection, est mis au point par la firme Gaumont.En 1927, Le Chanteur de jazz ouvre la voie au film parlant qui va bouleverser lunivers du cinma et le jeu des interprtes. Le procd du Technicolor est mis au point en 1953. Il se diffuse largement dans les annes 1960.

    sa sortie, le film King Kong fit grand bruit et tait interdit aux enfants. Aujourdhui, il entre dans la programmation du dispositif cole et cinma . Cest un film auquel les lves sont sensibles, non seulement pour ses effets spciaux tonnants qui ont marqu lhistoire du cinma, mais encore pour son action qui ne faiblit jamais. Cest aussi un film dont le thme qui est le sauvage ? qui est le monstre ? reste dactualit.

    Des ressources complmentaires pour lenseignant Le site de la Cinmathque franaise, www.cinematheque.fr, prsente plusieurs expositions virtuelles, notamment sur les dbuts du cinma (De limage fixe limage anime : premiers pas vers le cinma) et sur le story-board (Story-board de cinma). Le site http://sfstory.free.fr/films/kingkong.html fournit de nombreuses informations sur le film King Kong. Le site www.effets-speciaux.info/article?id=232 propose un article de Pascal Pinteau, Les Trucages de King Kong 1933 : Dans les coulisses dune lgende. Le site www.ecoleetcinema92.ac-versailles.fr prsente de nombreuses ressources documentaires sur King Kong, dont un dossier dexploitation pda-gogique riche et prcis sur le thme (http://menustravaux.fr/ecole-et-cinema/archives/9-king-kong), ralis par Batrice Barette et Isabelle Ganon. Philippe Leclercq offre des pistes pdagogiques dans son article King Kong publi sur http://www2.cndp.fr/TICE/teledoc/Mire/mire_kingkong.htm

    Affiche du film King Kong, 1933.

    Quest-ce que le cinma ?

    QUEST-CE QUE LE CINMA ?

    23

    Gu

    ide p

    d

    ag

    og

    iqu

    e

    199

    72563066_181-219.indd 199 24/08/11 16:40

  • Quest-ce que le cinma ?King Kong

    King-Kong, 1933Ralisation : Ernest B. Schoedsack, Merian C. CooperScnario : James Creelman et Ruth Rose, daprs un roman dEdgar WallaceImage : Edward Lindon, Verne Walker, I.O. Taylor Musique : Max StainerProduction : Radio Keith Orphem Pictures

    Interprtation :Fay Wray : Ann DarrowRobert Armstrong : Carl DenhamBruce Cabot : Jack Driscoll

    Carl Denham emmne une quipe de cinma Skull Island, lle du Crne. Une actrice jeune et blonde, Ann Darrow, les accompagne.Sur cette le, un animal monstrueux, King Kong, est vnr. Les habitants de lle capturent Ann pour loffrir King Kong. Jack Driscoll parvient librer Ann. Il capture King Kong quon ramne New York et quon prsente comme une attraction dans un thtre de Broadway. King Kong schappe et part la recherche dAnn dans les rues de New York.

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    23Fiche

    documentsFiche

    activit

    Noir et blancDure : 1 h 40

    Document 3

    Document 2

    Document 1

    202

    72563066_181-219.indd 202 25/08/11 12:30

  • Quest-ce que le cinma ?Les diffrents types de plans

    1

    2

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    25 s

    qu

    ence

    s en

    his

    toir

    e d

    es a

    rts

    - cy

    cle

    3

    d

    itio

    ns

    RET

    Z

    23Fiche

    activit

    3

    cris sous chaque image le plan qui lui correspond :

    plan moyen trs gros plan plan densemble

    203

    La vue gnrale dun lieu o peuvent se trouver plusieurs personnages sappelle plan densemble.Le cadrage plus resserr sur deux ou trois personnages en pied sappelle plan moyen.Lorsquon voit un ou deux personnages coups au niveau des genoux ou des cuisses, cest un plan amricain.Quand on voit un personnage en buste, cest un plan rapproch.Un gros plan montre le visage et les paules dun personnage.Sur un trs gros plan, on voit le visage seulement ou une partie du visage.

    72563066_181-219.indd 203 24/08/11 16:40