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COMMISSION DU VIEUX PARIS DOCUMENT DE SÉANCE séance plénière du 18/10/2013

commissiondu vieux paris document de sÉance · veaux de sous-sol à usage de bureau, d’hôtel de touriste (413 chambres) et de parc de stationnement (350 places). ... connecté

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    sance plnire du 18/10/2013

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 32 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    sance plnire du 18/10/2013

    ordre du Jour

    REPORTS DE LA SANCE PRCDENTE

    121, avenue Malakoff et 6, rue Laurent Pichat (16e arr.) 3

    8-12, rue Louis Armand et 2-6, rue du Colonel Pierre Avia (15e arr.) 7

    29-31, rue de Mnilmontant (20e arr.) 10

    30-32, rue Affre et 5-7, rue Myrha (18e arr.) 13

    REPORTS DE LA LISTE PRCDENTE

    243, rue Saint-Martin et 47, rue Raumur (03e arr.) 16

    27-29, villa Dupont (16e arr.) 21

    PERMIS DE DMOLIR

    78, rue de Charonne et 43, rue Saint-Bernard (11e arr.) 23

    2-16, rue Clisson et 173-179, rue du Chevaleret (13e arr.) 26

    12B rue Saint-Jean et 19, avenue de Saint-Ouen (17e arr.) 30

    SUIVIS DE VU

    2, rue Christine et 12, rue des Grands Augustins (06e arr.) 33

    11, place Adolphe Chrioux (15e arr.) 38

    FAISABILITS CONSULTATIONS PRALABLES

    69-75, rue de Picpus (12e arr.) 40

    58-60, rue Saint-Didier (16e arr.) 44

    DMOLITIONS TOTALES DE MOINDRE INTRT PATRIMONIAL

    34-42, rue des Fosss Saint-Bernard et 25-33, rue du Cardinal Lemoine (05e arr.) 48

    196, rue Raymond Losserand (14e arr.) 48

    33, rue Jonquoy (14e arr.) 48

    24, rue douard Jacques (14e arr.) 48

    42, avenue du Gnral Leclerc (14e arr.) 49

    24, rue Chauvelot (15e arr.) 49

    24, rue Ginoux (15e arr.) 49

    8, rue tienne Dolet (20e arr.) 49

    Faade actuelle avenue Malakoff.

    121, avenue malakoff et 6, rue Laurent pichat (16e arr.)

    Ptitionnaire : M. ZAKHARIA, Nicolas - CIMO C/O AEW EUROPE

    PC 075 116 13 V 1025

    Dossier dpos le 28/12/2013

    Fin du dlai dinstruction : non renseigne

    Restructuration dun ensemble immobilier de R+9 sur 3

    niveaux de sous-sol destination dhabitation et de bureau,

    avec changement de destination dhabitation en bureau,

    remplacement des faades, habillage des toitures, vgtali-

    sation des terrasses, cration de locaux techniques en sous-

    sol et toitures, modification de la distribution, percement et

    fermeture de trmies et travaux de dveloppement durable.

    SHON supprime : 4 658 m ; SHON cre : 4 658 m ;

    surface du terrain : 2 160 m.

    PROTECTION

    Aucune.

    PRSENTATION

    La Caisse de Prvoyance des Industries Mtallurgiques, M-

    caniques, lectriques et Connexes, organisme dassurances-

    retraites des travailleurs de lindustrie charge en 1958 Henry

    Pottier, prix de Rome et architecte trs prolifique entre la p-

    riode de la reconstruction et les annes 1970, de la construc-

    tion dun ensemble de logements et de bureaux. Cette mixit

    du programme fut traduite dans la rpartition des locaux :

    limmeuble de la rue Laurent Pichat tait affect entirement

    lhabitation, celui de lavenue Malakoff accueillait deux

    tages dappartements et des bureaux partir du troisime.

    Modernisation de lancienne caisse de prvoyance des industries mtallurgiques dHenri Pottier

    REPORTS DE LA SANCE PRCDENTE

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 54 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Entre eux, le btiment sur jardin de six huit tages sur rez-

    de-chausse, accessible depuis lune ou lautre rue, tait r-

    serv aux bureaux et un silo destin aux archives. Les deux

    premiers sous-sols servaient au garage, le restaurant se trou-

    vant au troisime sous-sol.

    Sur lavenue de Malakoff, limbrication des affectations

    tait masque par lhomognit dune faade o alter-

    naient, au-dessus dun rez-de-chausse vid, trumeaux

    de granit noir et fentres la franaise. Cette composition

    avait t impose par la Commission des Sites afin, se sou-

    vient Pottier, dharmoniser le btiment avec lesprit gn-

    ral du quartier . Seuls les bandeaux dtages mtalliques

    mentionnaient le mode constructif de lopration et le

    matriau de lossature. Sur la rue Laurent Pichat, le mme

    souci dharmonie a fait recommander un rythme compa-

    rable, mais obtenu par un remplissage de pierre blanche.

    Moins visible depuis les rues, limmeuble de bureaux lint-

    rieur de llot pouvait mieux assumer une recherche deffi-

    cacit et de rationalit. Pour tirer parti de langle obtus de

    la parcelle et proposer une densit optimale, larchitecte a

    choisi dimplanter, distance des limites foncires, un long

    btiment de liaison coud, de peu dpaisseur. Ainsi isol,

    ldifice expose au sud-est sa faade-rideau concave, et pro-

    fite dun clairement gnreux pour les bureaux. Lossature

    mtallique forme le dessin mme des faades : des poteaux

    placs lextrieur rythment toute llvation. Ils ne sont

    espacs que dun mtre soixante, cette faible porte permet-

    tant la finesse de leur section, condition dune ouverture vi-

    tre maximale. Ce choix trs fonctionnel la trame est com-

    patible avec une partition en bureaux par cloisons amovibles

    desservis par un couloir au nord mais libre au besoin des pla-

    teaux ouverts saccompagne dun choix plastique puisque la

    prsence des poteaux manifeste la courbure de la faade et

    llancement de ses lignes. La faible distance entre poteaux

    dispense galement de retombes de poutres et permet de

    vitrer les allges. Les chssis vitrs, en alliage daluminium,

    sont placs dans des cadres dacier eux-mmes fixs aux

    Construction de limmeubble sur cour (extrait de Bureaux daujourdhui, n 70, aot 1962, tude GRAHAL)

    Vue actuelle du mur rideau ct sud.

    Faade des logements rue Laurent Pichat (extrait de Bureaux daujourdhui, n 70, aot 1962, tude GRAHAL).

    poteaux de la structure. Ils se composent dune allge fixe

    de verre tremp, dun ouvrant central oscillant laustra-

    lienne cest--dire autour de rotules mi-hauteur et dune

    imposte vitre. Des tles en nez de planchers relient visuelle-

    ment les chssis superposs dtage en tage et dissimulent

    des stores de toiles.

    Lors de sa livraison, cette opration a t remarque par la

    presse architecturale autant que par les spcialistes de lorga-

    nisation du travail, pour sa modernit et pour le soin apport

    lambiance intrieure et la dcoration. Des panneaux

    peints ou orns de mosaque dus aux artistes contemporains

    Jean-Loup Rieur, Andr Borderie ou Jean Leppien formaient

    dans les halls lessentiel du dcor sobre, dans une gamme

    restreinte de couleurs.

    Les principales dispositions sont conserves bien que la vo-

    lont daugmenter le nombre de bureaux ait fait disparatre

    la plupart des logements sur les rues et reconstruire les onze

    planchers de la tour-silo des archives pour les faire corres-

    pondre aux altitudes des huit plateaux de bureaux attenants.

    Les trois halls dentre ont aussi t modifis dans les annes

    1980.

    Le projet, qui poursuit la tertiarisation de lensemble immo-

    bilier en supprimant les derniers logements, vise amlio-

    rer les performances thermiques par le remplacement des

    faades. cette occasion une nouvelle image serait propo-

    se : sur rues seraient mises en uvre des faades rideaux

    de panneaux verriers mtalliss avec brise-soleils galement

    faits de plaques de verre teint. En faades du btiment

    central, dont la structure serait recouverte pour des raisons

    techniques, les chssis seraient remplacs et leur dessin pri-

    vilgierait des lignes horizontales filantes.

    Les dmolitions de planchers, destines faciliter laccessibi-

    lit, affecteraient surtout les immeubles sur rues.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Immeuble 121 avenue Malakoff / 6 rue Laurent Pichat (Paris

    16e). tude historique et documentaire, GRAHAL, mars 2013.

    Structure de la faade avenue Malakoff en construction (extrait de ltude GRAHAL)

    De haut en bas : vues actuelles des faades sur la rue Laurent Pichat (le rez-de-chausse a t trs transform) et sur lavenue Malakoff.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 76 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Plan des dmolitions au 1er tage ( Franck Hammoutne, architecte). Les dmolitions sont localises principalement dans les immeubles sur rues, chaque tage.

    Vues 3D du projet depuis lavenue Malakoff, gauche et vue arienne du projet depuis la rue Laurent Pichat, droite ( Franck Hammoutne, architecte).

    De gauche droite, perspectives projetes avenue Malakoff et rue Laurent Pichat ( Franck Hammoutne, architecte).

    Perspective de la faade projete du btiment sur cour ( Franck Hammoutne, architecte). La structure serait conserve mais recouverte ; le mur rideau serait remplac.

    Vue des faades nord de lhtel visibles depuis le priphrique, en 1975 (extrait de Techniques et Architecture, n 305, septembre 1975).

    8-12, rue Louis armand et 2-6, rue du colonel pierre avia (15e arr.)

    Ptitionnaire : M. THIBAULT, Vincent

    SA BOUYGUES IMMOBILIER

    PD 075 115 13 V 1003

    Dossier dpos le 27/06/2013

    Fin du dlai dinstruction : 27/09/2013

    Dmolition totale dun btiment de grande hauteur

    destination dhbergement htelier. SHON dmolir :

    41 684 m.

    PC 075 115 13 V 1027

    Dossier dpos le 28/06/2013

    Fin du dlai dinstruction : non renseigne

    Construction de 2 btiments 7 8 tages sur 1 3 ni-

    veaux de sous-sol usage de bureau, dhtel de touriste

    (413 chambres) et de parc de stationnement (350 places).

    SHON cre : 39 386 m ; surface du terrain : 9 561 m ;

    hauteur du projet : 31 m.

    PROTECTION

    Aucune.

    PRSENTATION

    Le 1er avril 2012, lhtel Pullman Paris Rive Gauche fermait

    dfinitivement ses portes. Proprit du groupe Accor, il

    tait vendu au groupe Bouygues Immobilier qui se refu-

    sait tout commentaire sur le devenir de limmeuble. Au-

    jourdhui il en demande la dmolition totale.

    uvre dHenry Bernard, cet htel quatre toiles volon-

    Dmolition de lancien htel Sofitel-Svres

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 98 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    tairement situ en bordure du priphrique et de ce fait

    connect aux aroports parisiens, et proche du centre de

    congrs de la Porte Maillot et du parc des expositions de

    la porte de Versailles, a t conu comme une tour bel-

    vdre, ses deux ascenseurs extrieurs cabine pano-

    ramique en acier et plexiglas offrant une vue imprenable

    sur Paris. Cest aussi sans conteste lune des tours les plus

    connues, visuellement parlant, de la capitale depuis son

    achvement en 1975. Et sans tre le chef-duvre dHenry

    Bernard (comme la Maison de la Radio qui figure dans de

    nombreuses anthologies), cet immeuble se situe dans le

    prolongement de la prfecture du Val dOise (Cergy-Pon-

    toise 1965-1970) par sa recherche de monumentalit.

    Il serait remplac par un immeuble bas sign Wilmotte

    comprenant un htel de 140 chambres et des bureaux.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : 1534W 996 et 1534W 1054.

    - IFA : Fonds Henry Bernard, Htel Sofitel, rue Louis-Ar-

    mand, Paris 15e. 1973-1974, 266 AA 14/8 et fonds L. Ar-

    retch, projet damnagement de la plaine de Vaugirard,

    Paris 15e, tude et plaquette de prsentation de lhtel,

    octobre 1968, 112 IFA 1155.

    - Une tour belvdre au bord du priphrique : htel

    Sofitel-Svres, Paris , Techniques et architecture, n 305,

    septembre 1975, p. 57-59.

    - Hommage Henry Bernard , Formes et structures,

    n 4, 1994, pp. 12-13.

    - Simon Texier, Le Paris majuscule dHenry Bernard ,

    Paris contemporain, Paris, Parigramme, 2005, p. 164.

    Vue actuelle de la tour depuis la rue Louis Armand.

    Vue actuelle dune ancienne chambre dont chacune des parois correspond un refend porteur.

    Vue actuelle dun couloir de lancien htel. Le btiment a dj fait lobjet dune campagne de dsamiantage.

    Vue actuelle du btiment depuis langle des rues Louis Armand - Jeanne dArc.

    Plan dtage courant extrait du dossier dexcution davril 1974.

    Vue perspective projete ( Wilmotte et associs). Un btiment de gabarit similaire limmeuble de bureaux existant louest du btiment dHenry Bernard le remplacerait.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 1110 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Vue actuelle des trois maisons depuis la rue Victor Letalle.

    29-31, rue de mnilmontant (20e arr.)

    Ptitionnaire : M. MASUREL, Patrick

    SNC LES LOFTS DE MENILMONTANT

    PC 075 120 13 V 1026

    Dossier dpos le 07/06/2013

    Fin du dlai dinstruction : dossier incomplet

    Rhabilitation et surlvation de deux niveaux dun btiment

    rez-de-cour, rez-de-chausse et un tage avec changement

    de destination partiel de locaux usage de commerce en habi-

    tation. SHON cre : 101 m.

    PROTECTION

    Aucune, mais la parcelle est signale au PLU.

    PRSENTATION

    Les actuels n 29 et 31 de la rue de Mnilmontant sont issus du

    redcoupage et de la construction de trois parcelles reprables

    sur le plan cadastral de 1812. Au cur du premier lot situ

    aprs la barrire, sur la rive nord, ce sont des terrains agricoles,

    troits et traversants, dont seul celui du milieu comporte des

    constructions, une maison construite en 1780 par le matre ma-

    on Drive pour le jardinier Philippe Rouveau. Acquise en 1820

    par le menuisier Jean-Baptiste Colombeau avec la parcelle de

    droite, elle est agrandie, sans doute immdiatement, par une

    maison dcrite en 1841 comme consistant en un corps de

    btiment lev sur cellier dun rez-de-chausse, compos de

    boutiques et arrire-boutique, dun premier tage avec grenier

    en mansarde au-dessus couvert en tuiles, jardin larrire en

    Restructuration de trois maisons du village de Mnilmontant

    Vue actuelle de la rue de Mnilmontant vers le nord.

    contrebas auquel on accde par une alle sur la chausse .

    Le terrain de gauche (n 29) est galement acquis en 1820, par

    Jean-Franois Lebreton, marchand de vin, qui fait construire

    une maison lalignement (galement avant 1841) : un corps

    de btiment sur la rue lev sur cave cintre, cellier tant au

    rez-de-chausse du ct du jardin, deux chambres au-dessus

    formant le rez-de-chausse vers la rue, chambre au-dessus

    formant premier ; deux chambres en mansarde au second,

    combles deux gouts couverts en tuiles ; portion de jardin

    la suite.

    Lensemble forme une seule proprit partir de 1883. Ces

    constructions sinscrivent dans le mouvement gnral durbani-

    sation, au dbut du XIXe sicle, des abords des barrires doctroi

    du mur des Fermiers gnraux, par des constructions basses

    abritant souvent des commerces de vins ou de bouche, comme

    ce fut le cas pour ces maisons jusqu la fin du XIXe sicle. Ces

    constructions voisines et issues dune trame parcellaire iden-

    tique partagent une spcificit du terrain. Comme le montre le

    plan de Verniquet, cette section de la chausse de Mnilmon-

    tant tait surleve, entranant un dcalage de niveaux entre la

    voie et la cour. Les maisons sont donc construites sur un sous-

    sol dont la partie antrieure est forme des caves votes, et la

    partie postrieure dun tage carr, plafonn, au niveau de la

    cour ou du jardin. Dispositif qui se constate toujours dans plu-

    sieurs maisons de cette partie de la rue, et qui subsiste aux n

    29 et 31, avec deux escaliers extrieurs larrire.

    Initialement, ces maisons ne comportaient quun tage carr

    sous comble ct rue, et deux ct cour. Alors que le n 29 a

    gard cette lvation, le n 31 a subi des modifications en 1860.

    Il est alors surlev par redressement de toiture et englo-

    bement des lucarnes droite, et par ajout dun tage carr

    gauche entranant une diffrence de dessin de la faade.

    Paralllement, il est agrandi sur la cour et entirement redis-

    tribu, avec linstallation dun nouvel escalier desservant tous

    les niveaux.

    Les dispositions gnrales nont pas chang depuis cette der-

    nire campagne de travaux. Lvolution de loccupation et le

    manque dentretien des btiments ont conduit la dtriora-

    De gauche droite : vue actuelle du dpart de lescalier du n 31 ; perron descendant la cour du n 31 ; vue actuelle des faades sur la cour.

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 1312 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    tion des faades sur cour (o lenduit manquant fait apparatre

    une construction en brique pour le n 29), et un ravalement au

    ciment ct rue qui a banalis les lvations que lon devine

    encore en pltre dcor en 1900. Le mauvais tat des toitures,

    remanies plusieurs reprises, mais avec encore des tuiles an-

    ciennes couvrant la partie droite du n 31, a fragilis lensemble

    des parties hautes.

    Le projet de rnovation aujourdhui dpos, prvoit la restruc-

    turation complte des btiments afin damnager dix-huit lo-

    gements et trois commerces. Les transformations envisages

    consistent runir les trois entits constructives en une seule, des-

    servie par un nouvel escalier commun. Ct rue, lajout au n 29

    dun tage carr sous comble, la reconstruction des toitures du

    n 31 (selon de nouvelles pentes et avec lajout de lucarnes) ain-

    si que la rgularisation des baies entranent une lvation dun

    dessin nouveau. Celui-ci vise gommer la distinction entre les

    diffrentes parties de ce groupe de btiments qui ont chacune

    volu indpendamment, et souvent modestement, depuis les

    annes 1820.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : D1P4 723 et 724, DQ18 1119.

    - Archives nationales : MC/ET/XXXVII/482, 21 septembre et 11

    octobre 1841, MC/ET/XXXVII/483, 25 octobre et 12 novembre

    1841 et MC/ET/XXXVII/1110, 19 octobre 1883.

    En haut : vue actuelle et projete des toitures.

    Ci-dessus : vue projete de la faade sur la rue de Mnilmontant. Le n 29 serait surlev dun tage, et les deux parties du n 31 seraient runies derrire une faade homogne et une toiture uni-fie. Les deux perrons menant la cour seraient dmolis.

    Ci-contre : plan du rez-de-chausse existant (en haut) et plan de ltat projet (en bas).

    (documents de projet : Battistelli et associs.)

    30-32, rue affre et 5-7, rue myrha (18e arr.)

    Ptitionnaire : M. JOBBE DUVAL, Stanislas

    BATIGERE LE-DE-FRANCE

    PC 075 118 13 V 0024

    Dossier dpos le 04/07/2013

    Fin du dlai dinstruction : 28/02/2014

    Rhabilitation dun btiment dhabitation de

    R+4+ combles sur 1 niveau de sous-sol et construction

    dun btiment dhabitation et de commerces de R+4 (14

    logements sociaux crs) avec ravalement des faades

    sur rue et cour, rfection de la couverture, remplacement

    des menuiseries extrieures, rfection de la devanture

    rez-de-chausse et cration dun espace vert, aprs sup-

    pression dun escalier.

    SHON cre : 661 m ; surface du terrain : 357 m.

    PROTECTION

    Aucune. La parcelle du n 5, rue Myrha est signale au

    PLU.

    ANTRIORIT

    - Sance du 5 avril 2011 : La Commission du Vieux Paris

    [...] a examin le projet de dmolition dun immeuble du

    milieu du XIXe sicle, situ langle des rues Affre et My-

    rha, dans le cadre de lopration de rnovation de lhabi-

    tat du secteur dit Chteau Rouge.

    La Commission a pris acte de ltat trs dgrad de ldi-

    fice, qui ne permet probablement pas sa rhabilitation.

    Mais constatant que cette dmolition sinscrivait pr-

    sent dans le cadre dune opration plus globale, intgrant

    SUIVI DE VUConservation de la faade et des structures dun immeuble Louis-Philippe la Goutte dOr

    Faade actuelle du n 5, rue Myrha.Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 1514 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    les deux parcelles attenantes, elle a demand la conser-

    vation de lun de ces deux immeubles, le 5 rue Myrha,

    btiment dpoque Louis-Philippe parmi les plus anciens

    et les plus remarquables de ce quartier, dont la faade de

    pltre moulure est dans un trs bon tat de conserva-

    tion.

    - Sance du 16 dcembre 2011 : La Commission du Vieux

    Paris [...] a examin le projet de dmolition totale dun

    immeuble du quartier Chteau Rouge.

    Compte tenu de son tat de dgradation, la Commission

    prend acte de la dmolition du btiment. Nanmoins, elle

    ritre sa demande que loprateur en titre de lamna-

    gement du secteur Chteau Rouge communique aux

    membres un tat de cette opration, o seraient prsen-

    tes les dmolitions et rhabilitations aujourdhui envisa-

    ges, avec la justification des dmolitions nouvelles.

    PRSENTATION

    Cette rhabilitation sinscrit dans lopration de rnova-

    tion du quartier Chteau Rouge, qui prolonge celle dci-

    de au dbut des annes 1980 pour le quartier de la Goutte

    dOr. Aprs les dmolitions controverses effectues

    partir de 1998, il a tait choisi pour le quartier Chteau

    Rouge de mieux respecter le tissu existant en diminuant

    le nombre de dmolitions-reconstructions et en augmen-

    tant celui des rhabilitations. Progressivement pourtant,

    des immeubles initialement destins tre restaurs ont

    t considrs comme devant tre dmolis car irrmdia-

    blement dgrads, provoquant une demande de la Com-

    mission que loprateur urbain du secteur lui communique

    les dmolitions et rhabilitations aujourdhui envisages.

    Cest dans ce contexte gnral que la dmolition du n 5

    de la rue Myrha avait dans un premier temps t envisa-

    ge, en mme temps que celle du n 7, langle, et du

    n 30-32, rue Affre. Larchitecture soigne du n 5, de

    style Louis-Philippe, avait pourtant t remarque tant

    Plan demprises du n 30-32, rue Affre langle et du n 5, rue Myrha, droite.

    Plan du rez-de-chausse projet ( Atelier Tqui, architecture). Lim-meuble dangle serait dmoli et reconstruit et accueillerait une circulation verticale commune aux deux immeubles.

    par le DHAAP que par le cabinet darchitectes Garcia/

    Treutel charg dune tude patrimoniale sur ce secteur.

    La matrise douvrage est revenue sur cette dcision, et

    opte aujourdhui pour sa rhabilitation. Sa modnature

    serait restaure ainsi que lensemble de ses garde-corps.

    Seul limmeuble dangle, objet dun arrt de pril depuis

    2010, serait dmoli et reconstruit dans un gabarit compa-

    rable (rez-de-chausse, quatre tages carrs et un dernier

    en retrait).

    Lescalier du n 5 ne pouvant pas tre conserv intgra-

    lement, un noyau de circulation verticale, plac dans le

    nouvel immeuble, serait partag pour desservir les deux

    btiments. Lentre du n 5 serait maintenue, et le rez-

    de-chausse doit accueillir des locaux de service. Un loge-

    ment y serait amnag chaque tage courant au lieu de

    deux actuellement, tout en conservant le refend mdian.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - documentation du DHAAP.

    En haut : vue actuelle du dpart de lescalier du n 5, rue Myrha.

    Plans des dmolitions du 5, rue Myrha qui concerneraient les cloisonne-ments et lescalier ( Atelier Tqui, architecture) : gauche, plan des dmolitions des niveaux R+1, R+2 et R+3. droite, plan des dmolitions du niveau R+4.

    lvation projete de limmeuble conserv gauche et de limmeuble neuf droite ( Ate-lier Tqui, architecture). Au n 5, rue Myrha, des devantures en applique seraient restitues.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 1716 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Elle se compose de deux immeubles haussmanniens, situs

    pour le premier sur la rue Raumur et le second sur la rue

    Saint-Martin, face lglise Saint-Nicolas des Champs. Lho-

    mognit et la cohrence de llot refltent lapplication dun

    cahier des charges strict impos par la prfecture pratique

    alors courante sous Haussmann, qui impose au sein dun

    mme lot quelques grands principes de composition. Au-del

    de la question du gabarit, des niveaux de plancher qui se tra-

    duit en faade par la hauteur des corniches et des balcons en

    saillie, lacte de vente de 1860 impose galement une clause

    de construction immdiate dans lanne. Ainsi, limmeuble de

    la rue Raumur et trs vraisemblablement aussi celui de la

    rue Saint-Martin donnant sur une place nouvellement cre

    sont-ils construits entre 1860 et 1862. difis suivant le mme

    gabarit, ces deux immeubles sont relis par une cour impose

    elle aussi par le contrat, et disposent de deux niveaux de sous-

    sol, probablement issus de la subdivision dun niveau princi-

    pal de caves. Les archives font tat dune occupation mixte

    associant des appartements de location et des ateliers. Ct

    Raumur, la boutique est loue un quincaillier, tandis que du

    ct Saint-Martin, cest le propritaire, marchand de papiers

    cigarettes puis exploitant dune papeterie, qui occupe lune

    des deux boutiques, tout en louant lautre un marchand de

    mtaux puis un marchand de verroterie. Les descriptions men-

    tionnent galement la prsence dun marchand passementier

    et dun marchand de soie, dans les appartements nobles de la

    rue Raumur.

    Il sagit de deux immeubles haussmanniens de trs bonne qua-

    lit, notamment celui de la rue Saint-Martin dont lensemble

    des dcors, dans leur quasi-totalit, a t conserv. Lim-

    meuble de la rue Raumur a t reconfigur, mais a nanmoins

    conserv sa squence dentre. Partiellement occups de ma-

    nire temporaire par des micro entreprises, lusage mixte de

    ces deux immeubles a perdur. La visite de limmeuble Saint-

    Martin a notamment montr une verrire du XIXe sicle et des

    planchers vitrs dans les boutiques entre le sous-sol et le rez-

    de-chausse.

    Le projet consiste runir ces deux immeubles et crer un

    REPORTS DE LA LISTE PRCDENTE

    Ptitionnaire : M. MARCIANO, Shlomo - REAUMUR 47

    PC 075 103 13 V 0012

    Dossier dpos le 27/06/2013

    Fin du dlai dinstruction : 26/01/2014

    Changement de destination de 2 btiments dhabitation,

    de bureaux et de commerce de R+6 sur 2 niveaux de sous-sol

    en hbergement htelier, avec rhabilitation, ravalement des

    faades sur rue et cour, rnovation de devantures, modifica-

    tion de menuiseries, rfection de la couverture, suppression et

    cration de 2 ascenseurs, reconfiguration dun escalier, perce-

    ment et bouchement de trmies, cration dune verrire, dune

    piscine en sous-sol et dune terrasse accessible en toiture.

    SHON supprime : 143 m ; SHON cre : 83 m ; ST : 624 m

    PROTECTION

    Aucune.

    ANTRIORIT

    - Sance du 12 dcembre 2000 : vu que lensemble de la rue

    Raumur, qui prsente un ensemble dune cohrence architec-

    turale remarquable de constructions du dbut du XXe s., fasse

    lobjet dune protection au titre des Monuments historiques.

    PRSENTATION

    Situe le long de lancien axe nord-sud gallo-romain proxi-

    mit immdiate de lancienne abbaye de Saint-Martin des

    Champs, la proprit se trouve sur un secteur urbanis entre

    les XIIIe et XIVe sicles.

    243, rue saint-martin et 47, rue raumur (03e arr.)

    Runion et rnovation lourde de deux immeubles haussmanniens

    Document darchives annex lacte de vente de 1860 montrant les servitudes de llot (Archives nationales).

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme. lot haussmannien langle des rues Raumur et Saint-Martin.

    Faade de limmeuble de la rue Saint-Martin. Faade de limmeuble de la rue Raumur.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 1918 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    htel avec au rez-de-chausse, les diffrents services atte-

    nants : une salle de petit djeuner destine aux usagers avec

    un caf, un bar vins et un restaurant ouverts sur lextrieur.

    Lentre de ltablissement, prvue ct Saint-Martin, ferait

    ainsi lobjet de travaux de mise en accessibilit : dmolition des

    chasse-roues, rfection des sols et mise en place dune rampe

    avec deux paliers pour les accs nouvellement crs. La cour

    ciel ouvert de limmeuble Saint Martin, considre comme

    un patio, serait totalement reconfigure dans son usage, sa

    forme et ses faades rez-de-chausse. Lescalier, bien que

    mentionn conserv, subirait la greffe dun ascenseur, serait

    prolong en partie haute et amput de sa premire vole. La

    distribution dorigine disparatrait au profit de cloisonnements

    rpondant un usage htelier, entranant de fait la disparition

    de lensemble des dcors de cet immeuble trs soign.

    Ct Raumur, limmeuble ayant dj connu des modifica-

    tions, limpact des travaux savre moins important. Lescalier

    serait nanmoins dmoli, la porte principale et la squence

    dentre supprimes. De manire gnrale, cest tout le second

    uvre qui disparat avec des dmolitions structurelles non n-

    gligeables, voire mme plus importantes que celles nonces

    dans la demande : sont concerns lensemble des colonnettes

    en fonte ainsi que les refends et pile maonne remis en cause

    par linstallation dune piscine au deuxime sous-sol. La mise

    en communication des deux immeubles a pour consquence

    de bouleverser lorganisation des tages du corps de btiment

    au fond du n 243, rue Saint-Martin. Dans la cour, les deux ver-

    rires existantes seraient remplaces par une verrire unique,

    entranant la dmolition de celle datant du XIXe et dune vote

    rcente en pavs de verre.

    Enfin, le projet prvoit sur lensemble des deux immeubles,

    le remplacement des menuiseries et volets en bois dorigine,

    complt ct Raumur par la cration dune nouvelle lucarne

    et ct Saint Martin de deux terrasses encastres.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : D1P4 935, 936, 1039 et 1041, DQ18 258.

    - Archives nationales : CXXI-1006 - vente 12 septembre 1860.

    Ci-dessus : plan des dmolitions rez-de-chausse suivi du plan projet montrant ( Daniel Vaniche & associs):- la runion des deux immeubles et la cration dune entre principale ct Saint-Martin ;- la mise en accessibilit PMR de limmeuble de la rue Saint-Martin ;- la cration despaces indpendants de lhtel, ouverts sur lextrieur (le caf et le bar vin ct Saint-Martin et le restaurant ct Raumur).

    Ci-dessous : en haut, la verrire XIXe, la cour commune des deux immeubles et la faade sur cour ; en bas, les dalles de verres ct Saint Martin, ltage noble transform et la squence dentre de limmeuble de la rue Raumur.

    De gauche droite : ltat existant de limmeuble de la rue Saint-Martin montrant la cage descalier, lenfilade des salons sur rue ltage noble, les volets en bois dorigine, la cour intrieure et le deuxime niveau de caves.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 2120 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Ptitionnaire : Mme CAILLAUD, velyne - SCI ERC

    PC 075 116 13 V 1031

    Dossier dpos le 28/06/2013

    Fin du dlai dinstruction : dossier incomplet

    Restructuration dun htel particulier (1 logement) de

    3 tages sur jardin avec surlvation dun tage aprs dmoli-

    tion de la toiture et dune des parties en saillie pour reconstruc-

    tion dun volume partiellement vitr, cration dun ascenseur

    et dun escalier desservant tous les niveaux, dcaissement du

    sous-sol pour agrandissement de la cave, construction dune

    vranda rez-de-chausse avec toiture-terrasse accessible,

    ravalement des faades avec modification des menuiseries

    extrieures et amnagement paysager du jardin.

    SHON supprime : 12 m ; SHON cre : 121 m ; ST : 427 m

    PROTECTION

    Secteur maisons et villas.

    PRSENTATION

    La villa Dupont est un lotissement priv entrepris partir de 1851.

    Sur un terrain issu du dmembrement du domaine de la porte

    Maillot de Casimir Perier, Paul Dupont, un ancien marchand de

    mode, devient propritaire dun vaste terrain entre la rue Pergo-

    lse et les fortifications. limage des rues Weber, Lalo, Dareau

    ou de la villa Sad, la villa Dupont est divise en petits terrains

    initialement destins accueillir des maisons de campagne

    ou de petits htels avec jardins. Paul Dupont nimpose dans ses

    constructions aucun cahier des charges et les constructions quil

    lve pour lui et sa famille, comme celles des particuliers qui il

    27-29, villa dupont (16e arr.)

    Restructuration lourde dun pavillon du XIXe sicle

    Vue actuelle du pavillon, au fond de la villa Dupont.Extrait du plan parcellaire de 1890 (Archives de Paris). Le plan masse du pavillon avec son excroissance cylindrique est dj en place.

    Extrait du plan local durbanisme.

    Plan des dmolitions du premier tage et plan projet ( Daniel Vaniche & associs). Limmeuble de la rue Saint-Martin est gauche, celui de la rue Raumur, droite.

    tat existant et tat projet montrant :- gauche, les modifications de toiture ct Saint-Martin, - au centre, les modifications de faade sur la rue Raumur,- droite, les modifications de toiture ct Raumur ( Daniel Vaniche & associs).

    Plan des dmolitions du premier sous-sol et plan projet ( Daniel Vaniche & associs). Limmeuble de la rue Saint-Martin est gauche, celui de la rue Raumur, droite.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 2322 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    cde des terrains, ne suivent aucun plan densemble.

    Les parcelles du fond de la villa, ouvrant larrire vers le chemin

    de fer dAuteuil et les fortifications semblent avoir t rserves

    la famille Dupont. Une premire gnration de btiments des

    annes 1860 semble avoir prcd les constructions actuelles

    leves par les hritiers de Paul Dupont, sans doute en vue de

    leur location. Le pavillon qui occupe le n 27-29 actuel de la villa

    est un btiment dont la date de construction nest pas prci-

    sment connue. Son plan masse rectangulaire flanqu sur la

    gauche dun volume secondaire agrment dune tourelle enga-

    ge le rend parfaitement reconnaissable sur le plan parcellaire

    1890.

    Le pavillon est aujourdhui lev sur un haut sous-sol dun rez-

    de-chausse, dun tage carr et dun second tage droit ct

    cour et mansard ct jardin. Sur le ct, un volume en brique

    pittoresque tourelle forme la squence dentre et la cage

    descalier. Malgr la diffrence de matriaux et de styles, ainsi

    que les raccords parfois hasardeux avec le pavillon, les deux en-

    tits semblent contemporaines.

    Le projet de restructuration envisag aujourdhui consiste

    rorganiser entirement cet htel toujours en habitation. La

    distribution intrieure serait entirement revue, entranant no-

    tamment la disparition de lappartement du rez-de-chausse,

    qui prsente aujourdhui encore un dcor intrieur trs cohrent

    de la fin des annes 1930 ou dbut des annes 1940. La modi-

    fication principale vise le remplacement du volume en brique,

    considr comme une adjonction postrieure, et son rempla-

    cement pour le mme usage de circulations verticales par

    une construction en verre et bton. Le pavillon serait en outre

    surlev dun comble bris et la faade antrieure modifie par

    lajout dune grande baie centrale cintre, double hauteur.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : D1P4 365 et 865.

    - Archives nationales : LI-1703 - partage 23 novembre 1892.

    - Grard Dautzenberg, Villa Dupont, cest si loin, Hambourg,

    Maulvrier, Hrault, 1990.

    Ptitionnaire : M. CHARBIT, Maurice - SCI EYTAN

    PC 075 111 13 V 0038

    Dossier dpos le 17/07/2013

    Fin du dlai dinstruction : 05/02/2014

    Cration dune devanture en vue de linstallation dun

    local commercial.

    PROTECTION

    - Btiment protg au titre du PLU.

    Maison premire moiti XVIIme pignon et pans de

    bois dcrite dans un document de 1642 et typique de la

    premire phase durbanisation du faubourg Saint-An-

    toine. leve de deux tages sur rez-de-chausse et si-

    tue langle de deux rues, en rupture dalignement, elle

    est visible depuis plusieurs perspectives. ce titre, elle

    constitue lun des emblmes les plus caractristiques du

    faubourg Saint-Antoine et bnficie dune inscription

    linventaire supplmentaire des monuments historiques

    depuis 1997. Elle est complte au 43, rue Saint-Bernard,

    dun btiment dune criture simple typique du milieu du

    XVIIIme sicle.

    - Btiment inscrit Monuments historiques faades et toi-

    tures par arrt du 5 septembre 1997.

    ANTRIORIT

    - Sance du 9 novembre 1992 : Voeu en faveur de la

    conservation et de la restauration de la maison du

    XVIIe sicle.

    78, rue de charonne et 43, rue saint-Bernard (11e arr.)

    Restructuration du commerce dune maison du XVIIe sicle

    Extrait du plan des hauteurs.

    Vue actuelle des btiments langle des rues de Charonne et Saint-Bernard.

    PERMIS DE DMOLIR

    Extrait du plan local durbanisme.

    Dtail du plan de Vasserot montrant le rez-de-chausse. La vitrine tait ct Charonne et le retour sur la rue Saint-Bernard tait ouvert de fentres uniquement.

    Vue actuelle de lentre latrale du pavillon. Perspective de ltat projet. Le pavillon dorigine, entirement redistribu, serait surlev et le volume des circulations verticales serait remplac ( Serge Caillaud).

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 2524 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    PRSENTATION

    Construite entre 1642 et 1664 pour le matre boulanger

    Louis Vauclin, la maison marquant langle sud-ouest de

    la rue de Charonne et de la rue Saint-Bernard a conserv

    ses caractristiques de maison de faubourg. Correspon-

    dant toujours la premire description donne par les

    archives en 1673, elle est identifie depuis les annes

    1990 comme lune des rares maisons de faubourg au-

    thentiques que sa situation un carrefour relativement

    large rend facilement identifiable.

    Au point que lorsque sa dmolition est envisage, la

    Commission du Vieux Paris en obtient, en 1992, la

    conservation, puis la protection au titre des Monuments

    historiques en 1997.

    Depuis le milieu du XVIIIe sicle, elle est complte par

    un petit immeuble sur la rue Saint-Bernard, alors que le

    jardin est progressivement loti sur sa droite.

    Le projet actuel vise la restructuration du commerce

    en rez-de-chausse des deux btiments. Il se compose

    dune boutique principale sur la rue de Charonne et dune

    seconde dans limmeuble du XVIIIe sicle, rue Saint-Ber-

    nard, spares par des arrire-boutiques qui ne com-

    muniquent que par des portes pouvant rendre indpen-

    dantes les deux commerces comme en 1862 et 1876, o

    lon trouve dun ct un marchand de vin et de lautre un

    marchand de cadres.

    La demande actuelle concerne, dune part, la dmoli-

    tion des parties centrales du mur de refend transversal

    de la maison du XVIIe sicle et celle de lancien mitoyen

    entre les deux btiments afin de crer une salle dun seul

    tenant. Aucune tude technique naccompagne le projet,

    alors quen faade des dsordres structurels sont visibles.

    Par ailleurs, les baies en faades seraient agrandies par la

    dmolition des allges en pierre ct rue de Charonne et

    par la transformation, ct rue Saint-Bernard, des deux

    fentres en une grande baie vitre au prix de la dmoli-

    tion des allges en pierre de taille et du trumeau.

    Ces dmolitions ont t envisages du seul point de vue

    Vue de lun des murs dmolir.

    Vue de lancien mur sparatif entre la maison du XVIIe sicle et celle du XVIIIe, galement dmolir en grande partie.

    Vue des deux fentres qui seraient largies en une grande vitrine.

    Dtail de la faade rue Saint-Bernard. Les deux fentres de gauche seraient transformes en vitrine et la porte de droite agrandie.

    de lexploitation sans aucune analyse de la construc-

    tion existante une ancienne baie bouche pourrait par

    exemple tre utilement rouverte Avec la transforma-

    tion des deux faces en vitrines de boutique largement

    ouverte, une nouvelle devanture en bois et stadip serait

    installe en applique, gommant toute possibilit de dis-

    tinguer les dispositions dorigine des commerces.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Casier archologique.

    - Minnaert, Jean-Baptiste (dir.), Le faubourg Saint-An-

    toine. Architectures et mtiers dart, Paris, AAVP, 1998,

    repr. p. 53.

    - Courtin, Nicolas, Paris Grand Sicle, Paris, Parigramme,

    2008, p. 86-87.

    Ci-contre, plans du rez-de-chausse (en haut, reprage des d-molitions, en bas, projet) ( Jean-Claude Delorme, architecte).

    lvation ct rue Saint-Bernard (en haut, ltat existant, en bas, ltat projet) ( Jean-Claude Delorme, architecte).

    lvation ct rue de Charonne (en haut, ltat existant, en bas, ltat projet) ( Jean-Claude Delorme, architecte).

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 2726 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Situ lintersection des rues de Clisson et du Chevaleret, le

    btiment, mme sil est issu dune opration ponctuelle, est

    considrer dans le cadre de ces rnovations, et plus particu-

    lirement celui de llot insalubre n4. Il est de fait mitoyen du

    grand ensemble des tours pyramides qui couvre la qua-

    si-totalit du reste de llot (Jrme Delaage et Fernand Tsaro-

    poulos, 1971-1975).

    la fin des annes 1960, Maurice Novarina est au fate de sa

    production, livrant par exemple la mairie de Grenoble en 1967

    ou la tour Super-Italie , toute proche, en 1970.

    Ds 1965, il se voit confier par Tiffen Promotion ltude dun

    premier projet dont la demande dautorisation est dpose

    en 1969. Il sagit dlever, lemplacement des anciens ateliers

    de la papeterie Maunoury, un ensemble de bureaux de neuf

    tages denviron 10 000 m sur rez-de-chausse et parking sur

    trois niveaux de sous-sol.

    Le projet nest pas ralis et les tudes reprennent sur la base

    dune implantation identique mais prvue en deux tranches.

    Larchitecte en profite pour introduire le principe dune faade

    entirement constitue de panneaux prfabriqus en bton

    fin.

    La construction, termine en 1973, simplante selon le principe

    de lorientation des rues avec pour effet de fermer llot.

    Pour autant, limmeuble ne respecte pas lalignement des rues

    ou des mitoyens. Il se compose, sur la base dun plan unique

    en T , de 4 corps de btiments suggrs par les lgers dca-

    lages du dessin densemble. Ceux-ci proposent de larges pla-

    teaux, plus de 18 mtres de large, qui permettent une grande

    efficacit des surfaces tout en tant particulirement bien

    clairs grce au non alignement.

    Les faades se caractrisent par une grande cohrence entre

    mode constructif et composition architecturale.

    Elles se composent dun registre principal support par un

    registre bas compos de piles en bton sabl dsactiv, et se

    constituent de laddition systmatique dlments en bton

    prfabriqu, dont chaque module correspond une baie.

    Ces derniers sont dessins selon un principe de pans articuls

    qui permet la fois un dmoulage facile des lments en usine,

    Ptitionnaire : M. BARET, Bernard

    SCI 173 RUE DU CHEVALERET

    DP 075 113 13 V 1261

    Dossier dpos le 31/07/2013

    Fin du dlai dinstruction : 31/10/2013

    Isolation par lextrieur de lensemble des faades sur rue et

    jardin avec vgtalisation des toitures-terrasses, suppression

    de 8 places de stationnement pour lamnagement dune salle

    de sports et dun local de tri selectif, dmolition partielle de

    planchers pour la cration de trmies descaliers du 1er aux 9e

    tages et pose dune clture en limite sparative.

    SHON supprime : 123 m ; SHON cre : 19 m

    PROTECTION

    Aucune.

    PRSENTATION

    Situ au sud du faisceau ferr desservant la gare dAusterlitz,

    cet ensemble de bureaux conu par Maurice Novarina entre

    1969 et 1972 prend place dans un secteur du 13e arrondissement

    majoritairement occup, jusquaux annes 1960, par nombre

    demprises industrielles. Lavnement, Paris, de lurbanisme

    densembles suggr par le plan Lopez et consacr par le Plan

    dUrbanisme Directeur de 1967, va avoir pour consquence la

    restructuration lourde de cette portion du territoire parisien.

    Un grand nombre doprations de rnovation urbaine en seront

    lillustration, dont lemblmatique Italie XIII .

    2-16, rue clisson et 173-179, rue du chevaleret (13e arr.)

    Rnovation dun immeuble de bureaux de Maurice Novarina

    Vue actuelle du btiment depuis la rue du Chevaleret. Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

    Faade extraite du permis de construire dpos en 1971 montrant un premier dessin des modules prfabriqus (Archives de Paris).

    Plan masse extrait du permis de construire final de 1972 (Archives de Paris).

    Dtail des modules et de leur traitement au retournement de langle.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 2928 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    tout en crant par leur addition un effet sculptural qui magni-

    fie, tout en les unifiant, chacun des volumes du btiment. La

    mise en uvre de menuiseries joint vif et de cramiques

    aux teintes brunes subtilement diffrentes vient parfaire la

    richesse plastique de lensemble.

    Aujourdhui, le btiment vient dtre acquis par une socit

    dassurance sant. Cette dernire souhaite pouvoir y installer

    ses bureaux, tout en louant environ 30% de la surface int-

    rieure un tiers.

    Pour ce faire, elle a dcid dengager des travaux qui portent

    principalement sur les faades. En effet, elle indique que lac-

    cessibilit des secours doit tre amliore. Les menuiseries,

    dorigine, ne disposent pas douvrant, et leur taille est non

    rglementaire au regard des accs pompiers . En outre, elle

    indique la prsence damiante dans certains de ses lments :

    joints de menuiserie et colle des cramiques. Enfin, elle sou-

    haite amliorer la performance nergtique de limmeuble de

    manire exemplaire.

    Afin de rpondre ces souhaits, larchitecte propose une mo-

    dification substantielle des faades. Lensemble serait dgarni

    de ses cramiques et de ses menuiseries. Les modules pr-

    fabriqus, qui seraient conservs, seraient entaills afin den

    agrandir les baies.

    Finalement, la nouvelle faade se composerait de laddition de

    nouveaux modules prfabriqus venant recouvrir ceux dori-

    gine, composs dun complexe isolant et dune tle mtal-

    lique.

    Les travaux prvoient galement la recomposition des espaces

    extrieurs ct rue et la pose dune grille sparative, ainsi que

    la mise en uvre dun complexe vgtal sur la toiture terrasse

    qui resterait inaccessible.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : 1069W 243 et 1178W 1744.

    - APUR, Paris Projet, Paris Sud-Est, Lyon-Austerlitz-Bercy, n 12,

    1974.

    - http://expomauricenovarina.fr/

    Plan masse projet ( Archigroup). Les modifications extrieures prvoient un nouveau dessin pour les espaces sur rue et leur fermeture par une grille. Les espaces ct cour conserveraient les plantations principales existantes, tandis que les terrasses (toujours inaccessibles) seraient dotes dun complexe vgtalis.

    Vue projete ( Archigroup).

    Le projet prvoit un agrandissement des baies et labandon du traitement arrondi de leurs angles ( Archigroup). Lisolation extrieure et son capot daluminium seraient poss directement sur le module conserv.

    Vue actuelle du btiment langle des rues du Chevaleret et Clisson.

    La mise en uvre voit les vitres poses joints vifs, pla-ques par lentremise dune menuiserie sans ouvrant.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 3130 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    ds la fin du sicle, puis une deuxime glise temporaire

    sur un long terrain entre lavenue de Saint-Ouen et la rue

    Saint-Jean. En attendant la construction de lglise dfi-

    nitive lactuelle glise Saint-Michel des Batignolles

    larchitecte M. Sagho construisit une glise simple, sans

    transept, dans un style no-roman. La faade de pierre

    de taille superpose trois niveaux : une arcade dentre

    trois baies, lorigine ouvertes, une arcature inter-

    mdiaire et un triplet sous un grand arc, le tout en plein

    cintre. Deux escaliers latraux compltent symtrique-

    ment ce massif antrieur tourn vers lEst. La nef de sept

    traves, collatraux, est leve de grandes arcades

    surbaisses, tribunes et fentres hautes, elles aussi ru-

    nies en triplets. lorigine couverte dun plafond perc

    de verrires, elle est aujourdhui en partie entresole

    ses extrmits la suite dimportants remaniements des

    annes 1980 quand fut cr, la hauteur des tribunes, un

    tage divis en salles de cours et desservi par un nouvel

    escalier. Le volume initial demeure cependant visible au

    centre de la nef.

    Le projet actuel, qui peut sassimiler une dmolition

    complte, vise raliser une salle polyvalente rez-

    de-chausse, une crche de vingt berceaux sur rue, des

    salles de classe autour de puits de lumire sur larrire, et

    onze logements (844 m) au lieu des trois (171 m) exis-

    tant aujourdhui dans les tages hauts.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Casier archologique.

    - Archives de Paris : VO11 3362, D1P4 1050 et 1051, 2Fi 2020

    et 3Fi 7376 et 7378.

    Coupe et plan densemble de lglise (archives paroissiales).

    Ptitionnaire : M. MULTRIER, Patrice

    ASSOCIATION ST MICHEL DES BATIGNOLLES

    PC 075 117 13 V 1035

    Dossier dpos le 26/07/2013

    Fin du dlai dinstruction : dossier incomplet

    Restructuration et surlvation de 4 tages et toiture-

    terrasse dun btiment dactivit paroissiale avec an-

    nexes de lyce et dhabitation (3 logements de fonction)

    de 2 tages sur sous-sol partiel avec dmolition partielle

    de planchers, de murs porteurs et de faades tous les

    niveaux sur rue et cour, redistribution des locaux dactivi-

    t paroissiale et du lyce du rez-de-chausse au 3e tage

    avec cration dune crche et de 3 logements de fonction

    au 3e tage, cration de 8 logements du 4e au 6e tage,

    changement de destination dhabitation en activit pa-

    roissiale au 1er tage et extension du sous-sol.

    SHON dmolir : 490 m ; SHON cre : 1 279 m ; sur-

    face du terrain : 1 058 m ; hauteur du projet : 23 m.

    PROTECTION

    Aucune, mais la parcelle est signale au PLU.

    PRSENTATION

    La pousse dmographique qui a marqu le quartier des

    Batignolles la fin du XIXe sicle a amen la construction

    successive de deux glises provisoires : un premier lieu

    de culte temporaire rue Saint-Jean devenu rapidement

    trop petit et qui, bti la hte en 1858, menaait ruine

    12B rue saint-Jean et 19, avenue de saint-ouen (17e arr.)

    Dmolition dune glise du quartier des Batignolles

    Faade de lglise sur lavenue de Saint-Ouen au dbut du XXe sicle (carte postale, s.d.). Les baies latrales du rez-de-chausse ont ensuite t fermes.

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 3332 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Ptitionnaire : M. SAFAR, Olivier - CABINET SAFAR

    PC 075 106 13 V 1008

    Dossier dpos le 29/03/2013

    Fin du dlai dinstruction : dossier incomplet

    Rhabilitation dun btiment de 5 tages avec dmoli-

    tion dun dicule en toiture, rfection de la toiture et de la

    verrire avec cration dune terrasse et modification des

    lucarnes et remplacement des menuiseries extrieures.

    PROTECTION

    Btiment protg au titre du PLU.

    Motivation : Ancien htel des XVIIme et XVIIIme

    sicles, prsentant des faades en pierre de taille dis-

    tribues autour dune cour ouvrant sur la rue Christine.

    Garde-corps Louis XVI. On remarque les nombreuses

    ancres mtalliques en faade.

    ANTRIORIT

    - Sance du 11 juillet 2013 : La Commission du Vieux

    Paris (...) a examin le projet de restauration des faades

    de lhtel de Bussy.

    La Commission, lunanimit, met une vive protes-

    tation contre le parti pris du projet qui ne sappuie sur

    aucun tat historique connu lorsquil prvoit de donner

    un aspect dhtel XVIIIe ces deux maisons du XVIIe

    sicle.

    Elle demande une restauration de lensemble des faades

    respectueuse des diffrentes strates historiques, explici-

    2, rue christine et 12, rue des Grands augustins (06e arr.)

    SUIVI DE VURestauration des faades de lhtel de Bussy

    Vue actuelle de langle des rues Christine et des Grands Augustins, correspondant lune des deux maisons construites en 1607.

    SUIVIS DE VU

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

    De gauche droite : vue de la nef au dbut du XXe sicle (archives paroissiales) ; vue actuelle des deux dernires traves possdant leur volume initial ; vue actuelle de la faade sur lavenue.

    Plan de dmolitions au premier tage ( G2A Conception).

    Plan du premier tage projet ( G2A Conception).

    Coupe axonomtrique et perspective projetes ( G2A Conception).

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 3534 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    sont installs rue Christine jusquen 1808. La raret ou

    limprcision des documents darchives ne permettent

    pas de restituer avec prcision les tapes de la transfor-

    mation de limmeuble qui semblent avoir t principale-

    ment conduites dans la seconde moiti du XVIIIe sicle,

    probablement entre 1745 et 1772. En 1785, limmeuble

    est clairement organis en logements dans le pavillon

    dangle, comportant dsormais un troisime tage car-

    r (tout en conservant peut-tre la pointe de la toiture

    ancienne). Dans laile du fond, un nouvel escalier dessert

    dun ct les appartements et de lautre les nouveaux

    tages ajouts au-dessus de lcurie. Le chiffre en serru-

    rerie qui orne le mur dchiffre peut tre lu comme une

    enseigne, avec les initiales de Michel Brunet (dcd

    avant 1772). Cette aile fonctionne avec le pavillon de

    gauche, dsormais lev de quatre tages carrs, enti-

    rement dvolu limprimerie.

    En 1865, les hritiers de Denis Magimel cdent lensemble

    au libraire Chilhaud-Dumaine qui entreprend immdiate-

    ment des travaux dagrandissement et de modernisation

    de limprimerie. La cour est alors comble avec un bti-

    ment en rez-de-chausse couvert dun toit bris partiel-

    lement vitr. Cette opration entrane le bouchement du

    portail et la cration dune nouvelle entre dans un petit

    corps de btiment greff au pavillon de droite, dans laxe

    de larcade dentre de lescalier. Ce sont les dispositions

    gnrales actuelles.

    Jusquen 2010 et le dpart des ditions La Martinire,

    cette partition entre logements dans le pavillon de droite

    et activit dans la cour dans le pavillon de gauche a t

    conserve limprimerie ayant laiss place dans la cour

    un restaurant.

    Ltat actuel assez fatigu de limmeuble reflte cette

    riche histoire. Des deux maisons du rgne dHenri IV

    subsistent, outre larc bossages, plusieurs planchers

    poutres et solives dans les niveaux bas des deux pavil-

    lons, dont certains prsentent des traces de dcor peint.

    Des vestiges des pointes des charpentes dorigine sont

    lvation de ltat projet rue Christine indiquant en rouge les interventions prvues ( A.-C. Perrot et F. Richard, architectes).

    tement mentionnes dans la protection au titre du PLU.

    Pour ce faire, elle estime ncessaire de complter ltude

    historique dj ralise par une analyse archologique

    du bti o chacune de ces campagnes de construction

    serait prcisment dcrite et localise.

    PRSENTATION

    Dans le cadre de la cration de la rue Christine, les terrains

    de lancien htel Saint-Denis sont vendus en mars 1606 ;

    le lot formant langle avec la rue des Grands Augustins

    choie lavocat Pierre Le Tellier. Aprs un dcoupage

    du terrain entre Pierre et Simon Le Tellier (mdecin ordi-

    naire du roi), deux maisons jumelles y sont construites

    ds la fin de lanne 1607. Bien que les marchs de

    construction ne soient pas conservs, on peut attribuer

    cette premire campagne les dispositions gnrales de

    la parcelle, encore aujourdhui reconnaissables. Large et

    peu profonde, elle est occupe par deux corps de logis

    carrs disposs de part et dautre dune cour commune,

    ferme sur la rue Christine par un mur de clture perc

    en son centre par un passage cocher. Au fond de la cour,

    une aile peu paisse relie les deux logis, abritant lcurie

    et lescalier principal de la maison de droite. Son accs

    est marqu par un arc en plein cintre bossages encore

    visible. Chaque maison est leve sur caves dun rez-de-

    chausse et de deux tages carrs sous un haut comble

    droit, sans doute en pavillon. La maison dangle est occu-

    pe par le propritaire, alors que Simon Le Tellier, occupe

    celle de gauche. En 1720, ces deux entits sont runies

    par les hritiers Le Tellier en une seule proprit, connue

    sous lappellation de lhtel de Bussy . Les construc-

    tions inchanges accueillent des logements locatifs dans

    les tages et diverses activits dans les parties basses.

    En 1728, lacquisition par le libraire Michel Brunet marque

    le dbut dune occupation continue des locaux par les

    mtiers du livre, jusquau dpart de la maison ddition

    La Martinire en 2010.

    Michel Brunet, puis ses hritiers libraires et imprimeurs,

    lvation actuelle sur la rue Christine ( A.-C. Perrot et F. Richard, architectes). En rouge, lindication des matriaux et des poques de construc-tion, daprs larchitecte.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 3736 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    cond Empire. Son dessin ne se base sur aucun document

    puisque son aspect est inconnu, et ses proportions sont

    limites par son implantation.

    La modification des toitures doit achever de donner

    laspect XVIIIe souhait. Le comble du pavillon de droite

    disparat entirement au profit dune couverture faible

    pente ct rue des Grands Augustins (couverte en ar-

    doises) et dun comble bris ct cour. Sur laile en fond

    de cour, le brisis de la toiture du XVIIIe sicle est recom-

    pos et le terrasson remplac par une terrasse acces-

    sible. La toiture du pavillon de gauche, couverte en zinc,

    est inchange.

    Laspect des faades sera entirement repris dans le

    mme esprit afin de donner lillusion dune construction

    en pierre de taille. cet effet, la notice architecturale

    indique : compte tenu de ltat des maonneries (),

    les parties actuellement en moellon seront traites en

    pierre de taille. Celle-ci sera monte autoportante avec

    une paisseur dau moins dix centimtres. Or, seules

    les parties basses des deux pavillons sont des faades en

    pierre de taille appareille.

    Enfin, le dgagement de la cour nest pas prvu ; son oc-

    cupation est mme confirme par la reconstruction de la

    verrire.

    Une visite de la CVP a eu lieu sur place le 17 septembre

    dernier.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - documentation de la Commission du Vieux Paris.

    - GRAHAL, tude historique et documentaire, dcembre

    2012.

    - Hilary Ballon, The Paris of Henri IV. Architecture and Ur-

    banism, MIT Press, 1991.

    Vue perspective du btiment aprs lintervention envisage ( A.-C. Perrot et F. Richard, architectes).

    peut-tre encore en place dans le pavillon de droite (non

    visit). Le rythme gnral et les proportions des pavillons

    anciens est encore perceptible, notamment par lirrgu-

    larit des percements, la hauteur des tages et la pr-

    sence de demi croises sur la rue Christine et de cha-

    nages en pierre. Du XVIIIe sicle, datent les surlvations

    et les nouveaux escaliers qui les desservent (escalier prin-

    cipal et escalier de service du pavillon de gauche), mais

    aussi, en faade, les traces de modifications de certaines

    fentres pour les adapter au got du jour linteaux seg-

    mentaires, garde-corps en ferronnerie Outre des sur-

    lvations ponctuelles complmentaires, le XIXe sicle

    donne principalement la squence dentre actuelle, qui

    correspond celle dun immeuble de rapport et non plus

    dune maison bourgeoise avec sa cour. Enfin, le XXe sicle

    marque profondment limmeuble par les lourds travaux

    de structure effectus dans la partie basse du pavillon de

    droite, et par des ravalements dsastreux (enduit, garde-

    corps pastiches, nouvelles fentres).

    Le projet actuel, dont le contenu programmatique nest

    pas prcis, vise prcisment gommer ces tats succes-

    sifs. Dans le cadre de la premire tape de sa restaura-

    tion, la demande propose une modification des faades

    et des toitures. Considrant la restitution dun tat dori-

    gine impossible, les architectes ont choisi de donner un

    aspect XVIIIe sicle lensemble de limmeuble, abu-

    sivement considr comme un htel particulier. Cette

    opration entrane la rgularisation des dimensions, des

    formes et des implantations des baies de fentres et

    donc la disparition des demi-baies du XVIIe sicle notam-

    ment. Ces nouvelles fentres-types sont accompagnes

    de garde-corps en serrurerie Louis XV - entranant la

    disparition des derniers garde-corps dorigine, mais de

    style noclassique, encore en place. Dans la mme d-

    marche de restitution, il est propos de redonner cet

    immeuble une porte cochre. Elle est prvue en rempla-

    cement de la porte btarde de 1865, cest--dire droite

    de lancien mur de clture, sous la trave ajoute au Se-

    Vue de lancien mur de clture rue Christine, modifi en 1865 avec le comblement de la cour pour linstallation dateliers.

    Arc bossages datant vraisemblablement de la premire campagne de construction de 1607, situ sur la faade du btiment du fond de cour.

    Escalier amnag au milieu du XVIIIe sicle qui desservait les appartements, ainsi que les nouveaux tages ajouts cette poque.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 3938 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    series dorigine, sil savre ncessaire, se fasse liden-

    tique de manire ne pas modifier lcriture spcifique

    de la faade.

    PRSENTATION

    Les faades de cet immeuble construit par les frres Hennequet

    en 1931, se distinguent par la vigueur moderniste de leurs lignes.

    Sur la place, le mouvement pliss en paravent de la double

    saillie centrale multiplie les plans verticaux afin daugmenter le

    linaire de la faade et de multiplier les vues tout en monumenta-

    lisant la composition. Lensemble est rythm par les lignes conti-

    nues des baies. Pour ne pas interrompre visuellement ces bandes

    horizontales, les percements latraux ont reu des fentres guil-

    lotines qui permettaient de ne pas recouper les larges ouvertures,

    tandis que les baies des deux saillies centrales taient quipes de

    fentres meneaux et coulissant horizontalement.

    Le vu de la Commission du mois de janvier sopposait au projet

    de gnraliser les ouvrants la franaise loccasion du change-

    ment de ces fentres. Le nouveau projet opte pour des chssis

    coulissants guillotine selon un systme de manuvre contre-

    poids comparable celui dorigine, mais en aluminium laqu avec

    vitrage isolant.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Archives de Paris : VO12 598.

    - Antony Goissaud, Un grand immeuble appartements, 11,

    place de Vaugirard Paris par Marcel Hennequet, architecte

    D.P.L.G. , La Construction moderne, n 42, 15 juillet 1934, 751-763.

    - Immeuble Paris, place de Vaugirard , Larchitecture dau-

    jourdhui, n 5, 1934, p. 15-19.

    - Larchitecture daujourdhui, n 9, septembre 1935, p. 47.

    - Bertrand Lemoine et Philippe Rivoirard, Larchitecture des annes 30,

    Paris, Dlgation Artistique la Ville de Paris, La Manufacture, 1987.

    - ric Lapierre, Guide darchitecture, Paris 1900-2008, Paris, Pavil-

    lon de lArsenal, 2008.

    - Jean-Marc Larbodire, Larchitecture des annes 30 Paris, Issy-

    les-Moulineaux, C. Massin, 2009.

    Dtail de la faade sur la place aprs ajout des volets roulants.

    Ci-dessous : lvations existante, premier projet et deuxime projet ( Michal Cohn, architecte). Le dessin des menuiseries sera conforme loriginal.

    11, place adolphe chrioux (15e arr.)

    Ptitionnaire : M. HIRTZMAN, Frdric

    DP 075 115 12 V 0602

    Dossier dpos le 05/12/2012

    Fin du dlai dinstruction : 26/09/2013

    Remplacement des menuiseries extrieures en faade sur rue

    dun btiment dhabitation.

    PROTECTION

    Btiment protg au titre du PLU.

    Motivation : Immeuble de rapport construit en 1933 par les ar-

    chitectes Marcel et Robert Hennequet. Dun style gomtrique

    trs pur, la faade comporte deux bow-windows centraux en

    accordon . Cette solution exprimente dans quelques im-

    meubles parisiens des annes 30 Paris - par exemple limmeuble

    de bureaux construit en 1931 par J. Debouis au 116 bis avenue

    des Champs-lyses ou celui construit en 1932 par Fernand Colin

    24 rue Feydau - possde lavantage daccrotre lexposition la lu-

    mire des logements. Mais ici elle semble surtout justifie par son

    effet plastique en apportant une animation faisant contrepoint

    la rptitivit des baies horizontales.

    ANTRIORIT

    - Sance du 25 janvier 2013 : La Commission du Vieux

    Paris (...) a examin le projet de modification des menui-

    series dun immeuble de rapport construit en 1933.

    Aprs avoir rappel la grande qualit de cette faade

    dimmeuble des annes 1930, protg au titre du PLU,

    la commission demande que le remplacement des huis-

    SUIVI DE VUModifications des menuiseries dun immeuble des annes 1930

    Faade sur la place Adolphe Chrioux la livraison du btiment (publi dans LArchitecture dAujourdhui, n9, sept 1935).

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 4140 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Vue depuis le jardin des hommes (la chapelle est gauche).

    Plan de datation.

    Vue de la chapelle du ct du jardin des hommes.

    Faade de laile des hommes.

    Vue de la maison religieuse, installe dans le pavillon de 1864.Vue actuelle de la cour dentre.

    69-75, rue de picpus (12e arr.)

    PROTECTION

    Aucune.

    PRSENTATION

    Depuis sa fondation en 1840 en Bretagne, la congrgation

    catholique des Petites Surs des Pauvres se consacre

    laccueil des personnes ges indigentes. Son expan-

    sion est rapide, multipliant les fondations de maisons en

    France, puis ltranger. Prsente Paris depuis 1849,

    la congrgation sinstalle une premire fois au faubourg

    Saint-Antoine en 1853, linitiative de limpratrice Eu-

    gnie. Cette nouvelle fondation parisienne est rapide-

    ment trop troite et les petites surs se portent acqu-

    reurs en 1869 dun terrain rue de Picpus, comportant un

    pavillon dhabitation, lev en 1864 au cur dun vaste

    jardin, configuration qui correspondait parfaitement la

    philosophie de la congrgation tourne vers un accueil

    de type familial des plus pauvres dans des maisons .

    Toutefois, lorsquelles acquirent en 1874 la vaste par-

    celle voisine, au nord de la prcdente, le projet des pe-

    tites surs est dune autre ampleur. Larchitecte Lucien

    Douillard, spcialis dans les institutions religieuses et

    caritatives, reoit la commande dlever un asile pour

    vieillards qui serait complt ensuite par une section

    pour les femmes envisage lemplacement du pavillon

    de 1864.

    Acheves en 1877, les constructions dessinent encore

    lorganisation gnrale actuelle du site. Derrire une

    FAISABILITDmolition-reconstruction dune maison des Petites Surs des Pauvres

    FAISABILITS CONSULTATIONS PRALABLES

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme. Les btiments des petites surs des pauvres, rue de Picpus.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 4342 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Aujourdhui, les petites surs ne comptent plus que trois

    maisons sur les sept que lon dnombrait au dbut du

    XXe sicle. Le site de la rue de Picpus na pas fait lobjet

    de modernisation depuis les annes 1960 alors que la

    congrgation souhaite, dune part, augmenter son activi-

    t et, dautre part, prserver son agrment en rpondant

    aux normes actuelles dun EHPAD. Cela suppose une aug-

    mentation du nombre de chambres, qui devront disposer

    dun confort inexistant aujourdhui, la mise en confor-

    mit de la scurit du site et loptimisation gnrale des

    quipements et du fonctionnement des btiments.

    Les dispositions actuelles en ailes longues et peu paisses

    seraient incompatibles avec ce projet, et la simple res-

    tructuration de lexistant ne semble pas suffire at-

    teindre lobjectif du matre douvrage. La restructuration

    lourde du site et son agrandissement par paississement

    de certaines ailes noffrant pas non plus les rponses sou-

    haites (tant esthtiquement que fonctionnellement),

    larchitecte et la congrgation envisagent aujourdhui

    la dmolition totale afin de construire un btiment neuf

    parfaitement adapt aux nouveaux besoins des petites

    surs.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Casier archologique.

    - Ruth Fiori, tude historique des btiments des petites

    surs des pauvres, 69-75, rue de Picpus, Paris, 12e, 8 oc-

    tobre 2013.

    Ci-dessus, vues 3D des btiments actuels ( gauche) et du btiment projet ( droite).

    Ci-contre, vue perspective du btiment projet rue de Picpus.

    ( High-Graph Architec-ture)

    cour et une basse-cour bordes par des btiments de ser-

    vice en rez-de-chausse, lasile se compose de deux ailes

    en querre disposes gauche dune longue chapelle qui

    devait former le cur de la composition gnrale. Ces

    ailes longues et troites, leves de deux tages carrs

    sous comble, abritaient les dortoirs, alors que les surs

    se regroupaient dans le pavillon de 1864. Larchitecture

    en pltre de Douillard est simple, stricte et rgulire, pra-

    tique et conomique.

    La seconde phase dextension neut lieu quau dbut du

    XXe sicle, sous la direction de larchitecte Henri Mon-

    not. Il entreprend en 1901 la construction de laile des

    femmes, soit la reproduction droite de la cour des bti-

    ments de 1877. La grande aile en retour vers le jardin, qui

    suppose la dmolition du pavillon, est projete pour ra-

    liser le plan gnral, mais non construite ; le pavillon est

    toutefois raccord aux nouveaux btiments. Dans cette

    campagne, Monnot sattache reproduire fidlement les

    lvations de Douillard.

    Pour rpondre aux volutions des besoins des petites

    surs dans lexercice de leur mission, une amlioration

    gnrale du site est rendue ncessaire au lendemain de

    la Seconde Guerre mondiale. Larchitecte Claude Aureau

    dirige la dernire campagne de travaux dimportance, en

    1964-1966, donnant au site ses dispositions actuelles.

    Cette campagne consiste principalement paissir, ct

    jardin, les deux ailes qui flanquent la chapelle de manire

    agrandir la maison religieuse (du ct du pavillon) et de

    crer un rfectoire du ct des hommes. cette occa-

    sion, les cours situes de part et dautre de la chapelle

    sont amnages en jardins, en prolongement du vaste

    jardin qui occupe, depuis le XIXe sicle, un tiers environ

    de la superficie totale du terrain. Lamnagement de la

    chapelle actuellement visible, caractris par une enve-

    loppe intrieure qui cre un nouvel espace intime en

    dissimulant les votes et lancien chevet monumental

    (intervention postrieure 1966).

    Vue actuelle de lintrieur de la chapelle.

    Vue actuelle dune chambre de laile des hommes. Vue actuelle dun couloir de distribution de laile des hommes.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 4544 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    jourdhui encore en place pour lessentiel.

    Lancienne curie et la bibliothque, compose dans un

    style no-rgional pour la premire et plus clectique

    pour la seconde, sont galement luvre ddouard Sin-

    gery. Elles datent galement des annes 1880 1900.

    En 1905, douard Pasteur, galement propritaire des

    n 58, 60 et 62, vendit lensemble de ces terrains nus au

    baron Louis-Paul Frdy de Coubertin qui projetait dy

    difier des tennis couverts. Le terrain fut cd cette

    fin une socit immobilire et sportive qui venait

    dacqurir deux serres horticoles dmontes aprs lEx-

    position universelle de 1900 o elles avaient accueilli les

    admirateurs de plantes exotiques au bord de la Seine

    (entre lactuel cours Albert 1er et le fleuve). Ces grandes

    nefs vitres, conues par larchitecte Charles Albert

    Gautier, furent remontes rue Saint-Didier. Cependant,

    la succession de petites serres qui les contrebutaient

    lorigine, et dont les arcs latraux ont des traces encore

    visibles, furent retires. Ce faisant, il tait ncessaire

    de maintenir chaque ferme par des tirants constitus

    de poutres de fer, la naissance des arcs. Ces poutres

    conduisirent assez naturellement placer un plancher

    de bton dans chaque serre mi-hauteur. Amputes de

    deux traves pour tre adaptes la longueur du site

    lune lalignement, lautre larrire entresoles,

    et couvertes de zinc, les deux anciennes serres reurent

    chacune deux courts de tennis superposs. Entre elles,

    des constructions annexes taient ddies aux vestiaires

    pour hommes et femmes.

    En 1919, le court bas situ ct rue fut transform en

    dancing avec bar amricain par larchitecte Lefebvre. Les

    vestiaires gardrent leur usage.

    En 1930, les religieuses de Marie Immacule achetrent

    lensemble pour loger les surs et ouvrir un foyer de

    jeunes filles, au dpart constitu de dortoirs au lieu des

    courts. Elles installrent aussi une chapelle no-romane

    au rez-de-chausse du btiment arrire.

    En 1963, le cabinet darchitectes Ardouin et Gendrot

    Ci-contre : - gauche, coupe transversale des serres entresoles aprs leur remontage (Archives de Paris) ; - droite, change de balles dans un des courts de tennis haut vers 1910 (BHVP).

    Ci-dessous : plan de datation (extrait de ltude ERPHA).

    Les serres horticoles en bord de Seine, en 1900 (8-VE-1420, source Gallica Bibliothque nationale de France)

    58-60, rue saint-didier (16e arr.)

    PROTECTION

    Aucune.

    PRSENTATION

    Implante au sud de la place Victor Hugo, la congr-

    gation des religieuses de Marie Immacule occupe un

    ensemble bti et un foyer accueillant 110 tudiantes.

    Aujourdhui constitue de deux parcelles, lhistoire de

    cette emprise est marque par la construction en 1870 de

    lhtel Pasteur sur le terrain dangle et limplantation, en

    1909, dune partie des serres du Palais de lHorticulture

    de lExposition universelle de 1900 sur le second terrain.

    Initialement destine devenir une place publique de la

    commune de Passy, lactuelle parcelle dangle se forme

    suite lachat en 1874 et 1876 du 56, rue Saint-Didier et

    du 22, rue Mesnil par douard Pasteur. Sur la base de

    lhtel entre cour et jardin quy fit construire lancien pro-

    pritaire, M. Melnotte, douard Pasteur entreprit ldi-

    fication dun nouveau btiment aux dispositions encore

    trs identifiables : quatre traves dont le rez-de-chaus-

    se est bossage continu, baies surmontes de frontons

    sur consoles au premier tage et, au second, dune agrafe

    et guirlande de fleurs.

    En 1880, le logis fut agrandi par larchitecte douard

    Singery qui ajouta une salle manger en lger retrait

    droite. Elle fut surleve deux fois, en 1889 puis en 1928.

    Rest cohrent malgr ces ajouts, lensemble abritait un

    dcor de boiseries et vitraux de la fin du XIXe sicle, au-

    FAISABILITRnovation du site des surs de la Charit

    Extrait du plan des hauteurs.

    Extrait du plan local durbanisme.

    Vue du site vol doiseau ( Cabinet Montauffier, Architectes et Ur-banistes). gauche, les deux anciennes serres horticoles remployes.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 4746 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Plan projet rez-de-chausse ( Cabinet Montauffier, Architectes et Urbanistes).

    Extrmit du btiment arrire depuis le jardin.

    Vue actuelle sur la rue Saint-Didier. Les chambres du foyer sont isoles par un mur rideau de 1963.

    Vue intrieure de la chapelle de 1930, situe au rez-de-chausse du bti-ment arrire. Derrire les vitraux, la verrire des anciennes serres.

    Vue gnrale du projet. Les btiments sur rue seraient entirement reconstruits ( Cabinet Montauffier, Architectes et Urbanistes).

    transforma lancien dancing en chambres individuelles,

    sur trois tages avec salles de runion au centre, tandis

    que dans le btiment arrire les dortoirs taient simple-

    ment ramnags en chambres et locaux communs pour

    les surs.

    Aujourdhui, la congrgation souhaite amliorer les

    conditions daccueil des tudiantes, conformer len-

    semble des btiments aux contraintes rglementaires

    applicables, et ce dans le cadre de ses possibilits finan-

    cires.

    Cest pourquoi elle envisage de dmolir lancienne serre

    sur rue, dont la structure conue initialement pour ne

    porter quun parapluie vitr fut progressivement charge

    de planchers et dissimule par une faade rideau non

    rglementaire du point de vue de la scurit incendie.

    Une construction neuve dun volume comparable (cinq

    tages) lui serait substitue.

    Le btiment arrire, moins dnatur, serait rhabilit

    afin de lisoler thermiquement. Il serait ouvert sur toute

    sa hauteur par un atrium vitr pour voquer son volume

    dorigine tout en clairant son paisseur ; la chapelle se-

    rait dmolie et reconstruite en fond de parcelle. Lancien

    htel particulier serait conserv et un immeuble neuf de

    cinq niveaux serait difi langle des rues, la place de

    lancienne curie et de la bibliothque.

    SOURCES & BIBLIOGRAPHIE

    - Casier archologique.

    - ERPHA, tude des parcelles 56 et 58-60 rue Saint-Didier,

    Foyer de la jeune fille, aot 2013.

    Faade latrale du btiment du fond : une seconde paroi vitre a redou-bl la grande verrire.

    Vue du revers de lhtel particulier depuis le jardin.

    Charpente mtallique de lancienne serre horticole.

    Vue actuelle du dcor de la salle manger ralis vers1880.

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013 4948 commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    dmolitions totales de moindre intrt patrimonial

    24, rue chauvelot (15e arr.)Ptitionnaire : M. MULLER, Eric

    PD 075 115 13 V 1005

    Dossier dpos le 05/08/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Dmolition totale dun btiment usage dentrept.

    SHON supprime : 200 m

    8, rue tienne dolet (20e arr.)Ptitionnaire : M. SANTIVI, Olivier - SCI SANPER

    PC 075 120 13 V 1040

    Dossier dpos le 31/07/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction dun btiment usage dhabitation R+7 (7

    logements crs) aprs dmolition dun petit btiment de 1

    tage.

    SHON dmolie : 110 m ; SHON cre : 379 m

    24, rue Ginoux (15e arr.)Ptitionnaire : M. PAICHEUR, Pascal

    PC 075 115 13 V 1029

    Documents modificatifs reus le 09/07/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction dun btiment de 5 tages sur 2 niveaux de

    sous-sol usage de commerce rez-de-chausse et dhabita-

    tion, aprs dmolition dun btiment de 2 tages.

    SHON cre : 259 m ; ST : 85 m

    Ptitionnaire : M. UZAN, Stphane - SNC 42 GENERAL LECLERC

    PC 075 114 13 V 1032

    Dossier dpos le 01/08/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction de 2 btiments de 2 7 tages sur 1 niveau de

    sous-sol usage dhabitation (28 logements crs) et de com-

    merce rez-de-chausse ct rue, vgtalisation de la toiture

    du 1er tage ct jardin aprs dmolition dun ensemble de

    btiments dhabitation et de commerce.

    SHON supprime : 762 m ; SHON cre : 1 646 m ; ST : 600 m ;

    Hauteur du projet : 23 m

    42, avenue du Gnral Leclerc (14e arr.)

    dmolitions totales de moindre intrt patrimonial

    196, rue raymond Losserand (14e arr.)

    DMOLITIONS TOTALES DE MOINDRE INTRT PATRIMONIAL

    Ptitionnaire : M. DARQUIE, Pierre - EURL ISOLATIONS

    PC 075 114 13 V 1034

    Dossier dpos le 08/08/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction dun btiment basse consommation de 5 tages

    usage dhabitation (20 logements crs) aprs dmolition

    totale dun btiment dhabitation et datelier dun tage.

    SHON supprime : 285 m ; SHON cre : 601 m ; ST : 190 m ;

    Hauteur du projet : 18m

    33, rue Jonquoy (14e arr.)Ptitionnaire : M. DARQUIE, Pierre - EURL ISOLATIONS

    PC 075 114 13 V 1035

    Dossier dpos le 08/08/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction dun btiment basse consommation de 5

    tages usage dhabitation (18 logements crs) aprs dmo-

    lition totale dun btiment usage dhabitation et datelier.

    SHON supprime : 300 m ; SHON cre : 713 m ; ST : 200 m ;

    Hauteur du projet : 20 m

    Ptitionnaire : M. FAVRY, David - SCI XIV

    PC 075 114 13 V 1036

    Dossier dpos le 09/08/2013

    Fin du dlai dinstruction :

    Construction dune maison de ville R+5 sur sous-sol aprs

    dmolition dune maison en fond de parcelle et de ses appentis.

    SHON dmolir : 85 m ; SHON cre : 271 m

    24, rue douard Jacques (14e arr.)

    34-42, rue des Fosss saint-Bernard et 25-33, rue du cardinal Lemoine (05e arr.)Ptitionnaire : M. DUTREIX, Dominique - SA COFFIM

    PC 075 105 12 V 0021

    Dossier dpos le 03/07/2013 avec des pices complmentaires et

    modificatives

    Fin du dlai dinstruction : 03/01/2014

    Construction dun btiment dhabitation (139 logements dont 32

    logements sociaux) et de commerce de 4 7 tages sur 2 niveaux

    de sous-sol, cration de 3 cours, dune toiture vgtalise avec ins-

    tallation de panneaux solaires (200 m) aprs dmolition dun en-

    semble de btiments de commerce et dhabitation (24 logements).

    SHON supprime : 12 103 m ; SHON cre : 10 521 m ;

    ST : 2 303 m ; Hauteur du projet : 23 m

  • commission du vieux paris sance plnire du 18/10/2013

    Les sances de la Commission sont prpares par son secrtariat permanent, sous la direction de M. Franois Robichon,

    secrtaire gnral de la Commission du Vieux Paris.

    fICHES DE PRSENTATION

    Laurent Alberti

    Nicolas Courtin

    Laurent Favrole

    Edwige Lesage

    Katya Samardzic

    CRdITS PhOTOgRAPhIqUES, SAUF mENTION CONTRAIRE (TOUS dROITS RSERvS)

    Marc Lelivre

    Christian Rapa

    Pascal Saussereau

    Dpartement Histoire de lArchitecture et Archologie de Paris

    Direction des Affaires culturelles

    Mairie de Paris

    REPORTS DE LA SANCE PRCDENTE121, avenue Malakoff et 6, rue Laurent Pichat (16e arr.) 8-12, rue Louis Armand et 2-6, rue du Colonel Pierre Avia (15e arr.) 29-31, rue de Mnilmontant (20e arr.) 30-32, rue Affre et 5-7, rue Myrha (18e arr.)

    REPORTS DE LA LISTE PRCDENTE243, rue Saint-Martin et 47, rue Raumur (03e arr.)27-29, villa Dupont (16e arr.)

    PERMIS DE DMOLIR78, rue de Charonne et 43, rue Saint-Bernard (11e arr.)2-16, rue Clisson et 173-179, rue du Chevaleret (13e arr.)12B rue Saint-Jean et 19, avenue de Saint-Ouen (17e arr.)

    SUIVIS DE VU2, rue Christine et 12, rue des Grands Augustins (06e arr.)11, place Adolphe Chrioux (15e arr.)

    FAISABILITS CONSULTATIONS PRALABLES69-75, rue de Picpus (12e arr.) 58-60, rue Saint-Didier (16e arr.)

    DMOLITIONS TOTALES DE MOINDRE INTRT PATRIMONIAL34-42, rue des Fosss Saint-Bernard et 25-33, rue du Cardinal Lemoine (05e arr.)196, rue Raymond Losserand (14e arr.)33, rue Jonquoy (14e arr.)24, rue douard Jacques (14e arr.)42, avenue du Gnral Leclerc (14e arr.)24, rue Chauvelot (15e arr.)24, rue Ginoux (15e arr.)8, rue tienne Dolet (20e arr.)