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-1- Dossier pédagogique AVENTURES, NOUVELLES AVENTURES DE GYÖRGY LIGETI DIRECTION MUSICALE DENIS COMTET MISE EN SCÈNE CHARLOTTE NESSI Séances scolaires les Je 18, Ve 19 novembre 2010 à 14h30 Aventures, Nouvelles aventures, de György Ligeti, suivi de Musica ricercata pour piano de György Ligeti et Miniwanka or The Moments of Water pour chœur d’enfants, de Raymond Murray Schafer. Spectacle créé en 2004. Direction musicale Denis Comtet - Mise en scène Charlotte Nessi - Décor, scénographie Gérard Champlon - Costumes Louis Désiré - Assistante costumes Michèle Paldacci Avec Jody Pou soprano - Katalin Károlyi mezzo-soprano – Paul-Alexandre Dubois baryton - Dana Ciocarlie piano - Danseuse Miyoko Shida - Comédiens Max Delor, Nicolas De Peretti, N’Gwamoué Diabaté, Norbert Rocher - Ensemble orchestral de 7 musiciens - Chœur maîtrisien du Conservatoire de Wasquehal, direction Pascale Diéval-Wils Production Ensemble Justiniana, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical/Région Franche-Comté Coproduction Théâtre Edwige Feuillère de Vesoul et Arcadi. Contacts Service des relations avec les publics [email protected] Dossier réalisé avec la collaboration du Service Animation et Jeune Public de l’Opéra national de Paris (Agnès de Jacquelot), et de Charlotte Nessi. Septembre 2010

AVENTURES, NOUVELLES AVENTURES - Opéra de … · À propos de Aventures et Nouvelles Aventures Aventures (1962) pour 3 voix (soprano, alto, ... Accompagné de ma femme, je franchis

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    Dossier pdagogique

    AVENTURES, NOUVELLES AVENTURES DE GYRGY LIGETI DIRECTION MUSICALE DENIS COMTET MISE EN SCNE CHARLOTTE NESSI

    Sances scolaires les Je 18, Ve 19 novembre 2010 14h30

    Aventures, Nouvelles aventures, de Gyrgy Ligeti, suivi de Musica ricercata pour piano de Gyrgy Ligeti et Miniwanka or The Moments of Water pour chur denfants, de Raymond Murray Schafer. Spectacle cr en 2004. Direction musicale Denis Comtet - Mise en scne Charlotte Nessi - Dcor, scnographie Grard Champlon - Costumes Louis Dsir - Assistante costumes Michle Paldacci Avec Jody Pou soprano - Katalin Krolyi mezzo-soprano Paul-Alexandre Dubois baryton - Dana Ciocarlie piano - Danseuse Miyoko Shida - Comdiens Max Delor, Nicolas De Peretti, NGwamou Diabat, Norbert Rocher - Ensemble orchestral de 7 musiciens - Chur matrisien du Conservatoire de Wasquehal, direction Pascale Dival-Wils Production Ensemble Justiniana, compagnie nationale de thtre lyrique et musical/Rgion Franche-Comt Coproduction Thtre Edwige Feuillre de Vesoul et Arcadi. Contacts Service des relations avec les publics [email protected] Dossier ralis avec la collaboration du Service Animation et Jeune Public de lOpra national de Paris (Agns de Jacquelot), et de Charlotte Nessi. Septembre 2010

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    Sommaire Prparer votre venue lOpra 2

    propos de Aventures et Nouvelles Aventures 3

    propos de Musica Ricercata 4

    Gyrgy Ligeti 5

    propos de Miniwanka 8

    Raymond Murray Schafer 8 La voix lyrique 9

    La voix dans la musique du XXe sicle 10 Pistes pdagogiques et propositions dexercices 13 Les instruments 15

    Prparer votre venue

    Ce dossier vous aidera prparer votre venue avec les lves. Lquipe de lOpra de Lille est votre disposition pour toute information complmentaire et pour vous aider dans votre approche pdagogique. Nous tenons galement votre disposition un diaporama pdagogique sur lOpra de Lille (histoire, lieux, mtiers) sous format CD /powerpoint. Recommandations : Le spectacle dbute lheure prcise. Il est donc impratif darriver au moins 15 minutes lavance, les portes sont fermes ds le dbut du spectacle. Il est demand aux enseignants de veiller ce que les lves demeurent silencieux afin de ne pas gner les artistes. Il est interdit de manger et de boire dans la salle, de prendre des photos ou denregistrer. Les tlphones portables doivent tre teints. Toute sortie de la salle est dfinitive. Nous rappelons aux enseignants et accompagnateurs que les lves demeurent sous leur entire responsabilit pendant toute leur prsence lOpra et nous vous remercions de bien vouloir faire preuve dautorit si ncessaire. Dure du spectacle : 1 h Tmoignages : Lquipe de lOpra souhaite vivement que les lves puissent rendre compte de leur venue, de leurs impressions travers toute forme de tmoignages (crits, photographies, productions musicales). Nhsitez pas nous les faire parvenir.

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    propos de Aventures et Nouvelles Aventures Aventures (1962) pour 3 voix (soprano, alto, baryton) et sept instrumentistes (flte, cor, percussion, clavecin, piano (clesta), violoncelle, contrebasse) constitue une forme de thtre musical utilisant des techniques vocales inhabituelles comme le rire, le chuchotement, le grognement, le sifflement. __ Depuis la cration de lEnsemble Justiniana, il nous a toujours paru important de ne ngliger aucune forme de thtre chant. Ainsi, depuis plus de vingt ans, nous nous attachons proposer en alternance des crations, des uvres du rpertoire, des comdies musicales, mais aussi des musiques daujourdhui, musiques contemporaines qui font et marquent lhistoire du thtre lyrique et musical. Nous vous proposons aujourdhui de dcouvrir un compositeur majeur du XXe sicle qui dit de son uvre : Cela ma toujours drang que lon ne puisse bien comprendre laction dun opra quen ayant lu le livret ou au moins le rsum avant la reprsentation . Quiconque sabandonne aux impressions quil reoit de la scne peroit un texte dform par le chant, dont le sens demeure confus, et voit des actions dont il ne peut saisir ni la motivation, ni le rapport. Cest pourquoi je pense depuis longtemps que lon doit composer des pices musicales scniques dans lesquelles il ne serait pas indispensable de comprendre le texte mot mot pour saisir les vnements quils produisent. Un tel texte ne devrait fixer aucune relation abstraite, mais traduire directement des motions, des comportements, de sorte que les lments scniques et les actions puissent tre pris pour des choses senses au lieu des extravagances abstraites du texte. Dans Aventures et Nouvelles Aventures, il se passe donc le contraire de ce que nous prouvions jusquici la reprsentation dun opra : la scne et les hros ne sont voqus que par la musique, ce nest pas la musique dun opra qui est joue mais un opra qui se joue lintrieur de la musique . Pour veiller votre curiosit Luvre pour trois chanteurs et ensemble, renonce lutilisation du langage : au lieu du texte, les chanteurs recourent aux onomatopes, soupirs, rires, gloussements Dans ce chef duvre de la musique du XXe sicle, Ligeti enchevtre avec minutie des instants dexpression directe des trois chanteurs acteurs formant des contrastes comiques avec une trs subtile trame musicale.

    Charlotte Nessi, metteur en scne

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    propos de Musica Ricercata Les onze pices pour piano de Musica ricercata de Ligeti sont crites en utilisant seulement deux notes pour la premire pice, puis trois, et ainsi de suite jusqu la dernire pice qui est dodcaphonique. __

    La suite Musica ricercata (1953-1955) est une uvre de jeunesse de Ligeti crite encore Budapest et dans laquelle on ressent fortement linfluence de Bartk : la neuvime pice porte dailleurs le titre In memoriam Bla Bartk .

    lpoque, Ligeti tait considr trop moderne dans son pays et la plupart de ses uvres, dont Musica ricercata, restaient enfermes dans ses tiroirs. Seule la transcription pour quintette vents par lauteur lui-mme de six des onze pices (connue sous le nom de Six bagatelles pour quintette) a t autorise tre donne en concert ; en effet, les autorits considrant que cette version adoucissait les audaces et dissonances de loriginal pianistique.

    La fascination de Ligeti pour les lois mathmatiques est bien connue. Les onze pices de ce recueil sont un jeu de logique, tout autant quun essai de mthode pdagogique en cho aux Mikrokosmos bartkien.

    Ici les pices sont disposes non dans lordre de la difficult croissante mais dans le nombre croissant des notes utilises. La premire pice ne contient que deux notes (en ralit une seule, le la avec ses transpositions loctave, le r napparaissant qu la toute fin). La deuxime utilise trois sons et ainsi de suite jusqu la onzime qui aboutit aux douze sons du total chromatique du piano et qui est une fugue en hommage Frescobaldi.

    Quant au contenu motionnel de lensemble, il est le plus diversifi possible : de la lgret la terreur, de la nostalgie au sarcasme ; selon les dires de Ligeti : le srieux y rejoint la caricature .

    On notera la prsence de la deuxime pice dans le dernier film de S. Kubrick : Eyes Wide Shut (1999).

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    Gyrgy Ligeti

    Gyrgy Ligeti (1923-2006), compositeur autrichien dorigine hongroise, a commenc sa carrire en 1941. Des machines folles du Kammerkonzert (1969-70) en passant par la plonge extatique au cur de la vibration sonore du Continuum pour clavecin (1968) et les spirales entrelaces du Concerto pour piano (1985-1988), lart de Ligeti ne cesse dinventer des numros de prestidigitation acoustique et des mcanismes sonores qui se drglent. Il entendait la musique comme quelque chose de trs loin dans lespace, qui existe depuis toujours, existera toujours, et dont nous nentendons quun petit fragment . Stanley Kubrick sen est souvenu pour 2001 : Lodysse de lespace, mais aussi pour Shining et Eyes Wide Shut. Esprit libre et clectique, Ligeti a marqu de son empreinte le sort de la musique du XXe sicle en smancipant dune avant-garde devenue

    trop acadmique son got. crits du compositeur : Au terme dune jeunesse tout fait provinciale en Transylvanie, je me suis rendu Budapest 22 ans, aprs la fin de la guerre, pour y tudier la composition. Javais alors pour idal musical un modernisme hongrois , et pour modle Bartk. Les Trois mlodies daprs Weres de 1946, ma premire anne dtudes, inaugurent une volution cratrice brutalement interrompue par ltablissement de la dictature communiste. Avant cette fatidique anne 1946, jtais un jeune intellectuel de gauche typique, hostile aux nazis et aux ractionnaires hongrois. Je croyais en lutopie socialiste. Mais le socialisme surraliste de Staline nous a valu de telles dceptions et de telles humiliations que jai rapidement t immunis contre toutes les idologies. Je dois reconnatre que jai eu de la chance, car en dpit dune propagande massive, jeus la prudence de ne pas adhrer au Parti . Jai pu me drober au ralisme socialiste impos par le pouvoir (il sagissait dailleurs plutt dirralisme, de dmagogie primitive). Mais cela ne ma pas empch dessayer dcrire une musique qui ne soit ni chromatique, ni dissonante : cela revenait videmment tenter de madapter, mais je ne perus demble pas la vanit de ce compromis. Il y avait lpoque deux moyens dviter les textes progressistes obligatoires : a) cultiver le folklore b) se rfugier dans les pomes des classiques hongrois, qui avaient crits leurs uvres avant larrive de Lnine au pouvoir. Les Quatre danses nuptiales (jai ralis une cinquantaine dadaptations de chansons populaires de ce genre) reprsentent un exemple type du moyen a . Mon enfance en Transylvanie mavait familiaris avec le folklore hongrois et roumain, et mon amour pour la musique populaire tait si fort que jtais persuad (au dbut !) dcrire cela spontanment et par conviction. Les Cinq mlodies daprs Arany offrent un exemple de la solution b . Jnos Arany tait un grand auteur classique du XIXe sicle, et il tait mort depuis longtemps. En 1952, ces mlodies furent donnes au cours dune excution interne , cest--dire non publique, rserve aux membres de lAssociation des musiciens officielle, et la radio les diffusa galement une fois (ctait lusage dans lempire sovitique). Mais la quatrime mlodie tait trop proche de Debussy, et la cinquime mme de Stravinsky, deux compositeurs rigoureusement interdits. Ce qui valut ces mlodies de se voir interdites, elles aussi. Je compris alors que lheure ntait pas au compromis. Mieux valait macquitter de mes obligations de professeur dharmonie et de contrepoint au Conservatoire (ce poste reprsentait dj un privilge en soi !) et composer pour le tiroir. Je ntais pas le seul dans ce cas : les plus grands potes vivants dont mon ami Weres ntaient pas autoriss publier, les peintres abstraits nexposaient pas. Le rgime avait supprim toute libert artistique. Une rsistance passive dabord des intellectuels commena se former. Le soulvement doctobre 1956 contre le pouvoir sovitique, une rvolte spontane, imprvisible, fut la consquence logique de ce processus de cristallisation. (Lexpression de consquence logique relve videmment du jugement a posteriori, car lhistoire ignore la logique rationnelle. Le soulvement fut port par les jeunes travailleurs, les crivains en furent le ferment.) Aprs lchec de linsurrection doctobre, brutalement crase par les chars sovitiques en 1956, Budapest ressemblait sy mprendre Grozny en 1996 , quelques deux cent mille personnes se rfugirent en Autriche. Accompagn de ma femme, je franchis la frontire pied, clandestinement. Jtais dsormais un rfugi libre, mais totalement sans ressources. Ma vie venait de prendre un virage

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    180 degrs. Dans la mesure ou Schoenberg, Berg et Webern taient encore plus interdits que Stravinsky et Bartk, la composition dodcaphonique mavait attir partir de 1950 environ plus vivement encore que le reste de la musique moderne. Nous ne pouvions entendre que des bribes dmissions de radio trangres, cause du brouillage. Les partitions, les livres et les disques en provenance de lOuest furent interdits jusquen 1955. Mais ma femme mavait procur par des voies dtournes la Philosophie de la nouvelle musique dAdorno et lIntroduction la musique de douze sons de Leibowitz. Je ne connaissais pas les compositions de mes contemporains occidentaux, mais nous entendions parler, a et l, de musique srielle et lectronique . En fvrier 1957, je me trouvai subitement au pays des merveilles : dans le studio de musique lectronique de la Westdeutscher Rundfunk de Cologne. Jabsorbai comme une ponge toutes ces musiques nouvelles, pour moi encore inconnues. Et bientt, je commenai crire ma propre musique, largement influence par lavant-garde de Cologne, Darmstadt et Paris, mais toujours fidle mes ides personnelles, qui avaient dj commenc mrir graduellement du temps de Budapest. Une de ces ides consistait faire de la musique partir de matriau purement phontique, ou encore crer des pomes sans signification conceptuelle (ou ne possdant que des contenus purement motionnels). Cela navait rien de vritablement nouveau : jtais en train de dcouvrir Schwitters, Joyce, Helms, les lettristes et la posie abstraite. Au festival de la Socit internationale pour la musique contemporaine de Cologne, en 1960 (o lon donna galement mes Apparitions pour orchestre), je fus trs impressionn par Anagrama de Kagel, une composition raliste essentiellement partir de phonmes (latins). Ma deuxime pice lectronique Artikulation l encore une uvre parle , mais faite de sons de synthse fut cre Cologne ds 1958. Le processus de maturation de mes pices de musique de chambre phontiques se prolongea jusque dans la premire moiti des annes soixante avec Aventures et Nouvelles Aventures pour trois chanteurs, flte, cor, violoncelle, contrebasse, percussion, piano, clavecin des textes radicalement dpourvus de sens, construits (daprs des recettes secrtes), et une musique qui, en dpit de toute son abstraction, suggre des modles de comportement manifestement affectifs. Au cours des annes soixante et au dbut des annes soixante-dix, mon existence a t marque par un nouveau tournant fondamental, moins radical que le premier, il est vrai. Jai peu prs perdu la foi dans le chromatisme intgral. Des rencontres en Californie en 1972 par exemple avec Harry Partch et sa musique mont ouvert de nouveaux horizons. Certes, je nai jamais reni mes affinits avec lavant-garde de Cologne, Darmstadt et Paris, je suis rest lcart des tendances post-modernes et no-tonales, et pourtant, ma musique a chang. Chaque fois que jachve une composition, je rvise mes propres positions, jvite les clichs stylistiques, et je nadmets aucune voie qui serait la seule et vraie . Je me considre comme ouvert aux influences de toutes sortes, car je suis extrmement curieux. Lart a pour matriau lensemble des cultures et le monde entier. Jai compos Le Grand Macabre en 1974-1977 : les Mysteries sont des arrangements de trois airs pour colorature (interprts par le chef de police politique secrte ), rduits (magnifiquement !) pour ensemble de chambre par Elgar Howarth. Mon ami Howarth a dirig la cration de lopra Stockholm (1978) ainsi que plusieurs productions ultrieures. Le texte moiti absurde est un prolongement direct de lide dAventures, plus concret cependant, et la musique renonce au chromatisme. Au cours des annes quatre-vingt, mon horizon de compositeur sest beaucoup largi. Je suis fascin par tant de domaines les mathmatiques, les diffrentes sciences et les multiples cultures, la musique extra europennes ! Lun de mes nombreux ples dintrt a t la musique du XVIe sicle et du dbut du XVe

    en France et en Flandres. Sa complexit rythmique et mtrique ma sduit (comme celle des cultures musicales africaines). Les six Nonsense Madrigals pour six voix (deux altos, un tnor, deux barytons et une basse) sur des textes anglais remontant pour la plupart lpoque victorienne et dus pour la plupart Lewis Carroll (mais reposant aussi sur les sons de lalphabet anglais) sont des pices virtuoses, dans lesquelles jai cherch baucher une nouvelle harmonie diatonique, ainsi que des dialogues rythmiques.

    Gyrgy Ligeti (traduction : Odile Demange)

    in Gyrgy Ligeti, Vocal Works, vol.4 , Sony

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    Pour aller plus loin dans luvre de Ligeti, vous pourrez couter galement : Lux Aeterna (1966) : Lux aeterna est une uvre pour chur mixte 16 voix a cappella. Cest lune des uvres les plus clbres de Ligeti. Dans cette uvre dont le texte latin est extrait de loffice des morts catholiques, le compositeur sinspire des procds isorythmiques de lArs Nova (les taleas) et sappuie sur un canon afin dassurer lunit dcriture de lensemble. Une recherche particulire a t mene sur la couleur de lensemble par lutilisation des harmoniques suprieurs et infrieurs. >> tude complte de cette uvre avec propositions pdagogiques dans louvrage de Maurice Pinsson, couter la musique du XXe sicle lcole, au collge et au lyce, dition Sceren, 2003 Continuum pour clavecin (1968) : Cette pice cre Ble en 1968 par Antoinette Vischer, la ddicataire de la partition est lune des pices les plus connues du rpertoire du clavecin contemporain. Par la rapidit extrme dexcution (prestissimo), elle recre une sensation harmonique tout fait particulire. La rptition dune mme cellule, modifie progressivement, donne entendre un son continu qui met en vidence la relation troite entre le rythme et le timbre. Kammerkonzert (1969-1970) : Le concerto de chambre pour treize instrumentistes fut crit pour lensemble Die Reihe qui cra luvre Berlin, le 1er octobre 1970. Leffectif est tout fait particulier puisquil comprend les instruments suivants flte (galement piccolo), hautbois (galement hautbois damour et cor anglais), clarinette en sib, clarinette basse (et seconde clarinette), cor, trombone tnor, clavecin et orgue Hammond (ou harmonium), piano (galement clesta), deux violons, alto, violoncelle et contrebasse. Les treize instrumentistes sont solistes et lcriture nest ni tonale, ni atonale : une combinaison dintervalles clairement audible sefface peu peu, et partir de ce brouillage, une nouvelle combinaison dintervalles se cristallise (Ligeti). Le Grand Macabre (1978) : Compos entre 1974 et 1977 (rvision en 1996), et cr Stockholm le 12 avril 1978, lopra Le Grand Macabre, inspir de La Balade du Grand Macabre (1934) de lauteur belge Michel de Ghelderode, apparat comme un collage faisant appel de nombreuses citations du domaine musical autant que de celui des arts visuels. Prenant pour thme principal le Jugement dernier , luvre sapparente une farce noire aux allures de danse macabre, la fois tragique et totalement humoristique : Nekrotzar Le Grand Macabre (peut-tre la mort, ou un imposteur) arrive dans le beau pays de Breugelland et annonce quil rduira lunivers en poussire le soir mme minuit. Piet de Bock devient son bouffon. Mescalina et son mari lastrologue Astradamors guettent une comte porteuse de mauvais prsages. Le peuple, insouciant, boit, mange et fait lamour. Aprs de nombreuses pripties le Grand Macabre arrive chez Go-Go, une sorte de pre Ubu, manipul de toutes parts. On le fait boire. Minuit passe mais rien ne se produit Cest la seule incursion de Ligeti dans le domaine de lopra et lcriture du compositeur fait rfrence des modles du genre lyrique traditionnel, travers des citations de Monteverdi, Mozart ou encore Verdi. ce propos le compositeur crira : Vous prenez un morceau de foie gras, vous le laissez tomber sur un tapis et vous le pitinez jusqu ce quil disparaisse, voil comment jutilise lhistoire de la musique et, surtout, celle de lopra. >>> www.musiquecontemporaine.info : site des amateurs de musique contemporaine avec des analyses duvres de Ligeti >>> www.ircam.fr

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    propos de Miniwanka

    Miniwanka est une pice pour chur (chur denfants ou chur mixte) du compositeur canadien Raymond Murray Schafer. De composition ad libitum, elle reprsente les diffrents stades du cycle dcoulement de leau. Elle fut cre par le chur denfants de lOpra de Toronto sous la direction de Lloyd Bradshaw. Le texte est compos de mots provenant de diffrentes langues indiennes dAmrique signifiant : eau, pluie, ruisseau, fleuve, brouillard et mer. Aprs une introduction deux voix lgrement mlodique, sur le texte : The wise man delights in water , le compositeur utilise des lments figuratifs pour reprsenter des gouttes de pluie, le murmure de leau, et le choc des vagues. Des mots indiens tels que : Mi-ni , Bi-r , Ning-he , Ya-jeem , et Sok-a-non tiennent lieu de reprsentation acoustique de scnarios donns. Des onomatopes sans signification verbale servent de prtexte produire des dcors sonores. La partition pour chur, support dun langage visuel tonnant, veille la fantaisie des chanteurs et chanteuses qui improvisent selon des processus acoustiques de groupe dont la dynamique et la spontanit ne cesse de les surprendre tout comme elle surprend le public. Labsence dlments mlodiques ou harmoniques traditionnels ainsi que labsence des conventions habituelles du chant permet une ouverture envers les lments musicaux modernes, dont le mlomane standard est gnralement priv.

    Raymond Murray Schafer Raymond Murray Schafer jouit d'une renomme nationale et internationale en tant que compositeur, ducateur, cologiste, chercheur et artiste visuel. Il a dvelopp le concept de "paysage sonore", en anglais "soundscape".

    N en 1933 Sarnia, Ontario, il grandit Toronto. Aprs avoir reu sa licence de l'cole royale de musique au Collge royal de musique de Londres en Angleterre, il tudie brivement l'Universit de Toronto et au Royal Conservatory of Music, puis il poursuit en autodidacte des tudes en littrature, philosophie, langues, musique et journalisme en Autriche, Italie et Grande-Bretagne. Pendant les cinq annes qu'il passe en Europe, Schafer achve l'bauche de trois livres, E.T.A. Hoffman et Music, British Composers in Review et Ezra Pound et Music, qu'il fait publier plus tard.

    De retour au Canada en 1961, Schafer dirige la srie Ten Centuries Concerts. compter de 1965, il enseigne pendant dix ans au Centre exprimental des communications l'Universit Simon Fraser, s'intressant particulirement deux domaines pour lesquels il est reconnu internationalement, l'ducation musicale et la recherche du paysage sonore. Son livre le plus important, The Tuning of the World (traduit sous le titre Le Paysage Sonore, publi en 1977) documente son projet de ralisation d'un paysage sonore mondial.

    Depuis ces annes d'enseignement, Schafer compose abondamment. Il invente des notations graphiques, parfois si labores que certaines pages sont exposes dans des galeries.

    La plupart de ses uvres dveloppent un caractre environnemental ou dramatique favorisant chez le public une plus grande participation et une conscience accrue du plan sonore et visuel.

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    La voix lyrique Chaque voix est unique, la classification vocale est donc artificielle. On a cependant prouv le besoin de dfinir les voix en prenant compte diffrents facteurs : ltendue dans laquelle elle peut se mouvoir (sa tessiture), son timbre, sa puissance, le type de rpertoire abord (le baryton Verdi par exemple). La classification des voix : On distingue gnralement trois types de voix pour les femmes et trois pour les hommes : + grave + aigu femme Contralto Mezzo-Soprano Soprano homme Basse Baryton Tnor Contre-tnor/Haute-contre La soprano est la voix fminine la plus leve, la basse est la voix masculine la plus grave.

    lopra, chaque voix correspond un type de personnage. La tessiture est ltendue ordinaire des notes quune voix peut couvrir sans difficult. Le timbre de la voix : Cest la couleur de la voix, ce qui permet de lidentifier. Ce timbre est li aux harmoniques mises par le chanteur, qui sont lis sa morphologie et sa technique : le corps agit comme une caisse de rsonance et les rsonateurs peuvent tre modifis lors de lmission du son. Le chur : Cest un ensemble de chanteurs qui interviennent certains moments dans un opra. Un chur mixte est gnralement form de soprani, d'alti, de tnors et de basses. La puissance de la voix : Elle dfinit le maximum dintensit quatteint la voix dans ses extrmes : - voix dopra : 120 dB - voix dopra-comique 100 110 dB - voix doprette : 90 100 dB - voix ordinaire : au dessous de 80 dB (voix des chanteurs de varit ou de comdie musicale)

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    La voix dans la musique du XXe sicle

    Au XXe sicle, tous les arts sont marqus par la formidable explosion technologique et les tensions idologiques qui modifient bien videmment la condition, le comportement et la perception de lhomme daujourdhui. La musique occidentale, quant elle, est sortie de son ghetto. Grce aux expositions universelles, aux dveloppements des moyens de transport et de communication (la radiodiffusion surtout), aux techniques denregistrement et de reproduction, les musiciens ont appris connatre et apprcier les musiques des autres continents et en particulier dcouvrir dautres techniques vocales. () Nous pouvons faire commencer cette aventure vocale avec Claude Debussy. Dans les rcitatifs de son opra Pellas et Mlisande (1902), ne calque-t-il pas le chant sur le parl naturel ? Arnold Schnberg, dans son Pierrot lunaire (1913), utilise la voix parle et la voix chante. Cest le sprechgesang (parl-chant : la voix frle la note plutt quelle ne la chante). Alban Berg, dans Lulu , utilise six faons dmettre les sons vocaux : parler, parl-chronomtr, parl-mesur ou rythm, sprechgesang , rcitatif, chant. Les musiciens de laprs-guerre 1939-1945 poursuivent hardiment ces expriences. En lespace de quelques dcades, un nouvel alphabet vocal slabore. Le son, le bruit, lonomatope, le phonme, lobjet sonore y sont rois. La voix tire sa posie et son motion de sa substance et non plus du pouvoir des mots. On va faire appel de multiples ressources ou possibilits vocales :

    - voix chuchote, parle, module, souffle, siffle - utilisation de voyelles, consonnes, onomatopes, phonmes, - bruits de bouche : soupirs, rires, toux, sanglots, cris, raclements de gorge, - sons glissants, ondulants, ponctuels dans un style legato ou staccato, - clusters aigus, graves globaux, - Sauts, grands intervalles qui obligent la voix changer de registre et de couleur - Parl-rythm, canons vocaux, percussions vocales et corporelles,

    ou divers procds : - mains devant la bouche en porte-voix - indpendance de chaque voix, personnalisation vocale, - surimpression de plusieurs de ces procds, - contrastes dintensit, de hauteur, de dure, de timbres ; contrastes entre solo, duo, quatuor,

    tutti Enfin, partir des recherches des musiques concrtes et lectroacoustiques, on commence marier la voix avec la bande magntique. Cela peut aboutir une certaine dshumanisation du matriel vocal : filtrage, mixage, rverbration, changement de sens (lattaque du son suivant le maintien du son et non linverse) Dans la musique contemporaine, bien que la voix soit souvent dpouille de son privilge ancestral, la mlodie, le lyrisme vocal ne sont pas abandonns pour autant. Lutilisation du cri, de la plainte, peuvent tre au service dun expressionnisme pathtique. Beaucoup de ces uvres, heureusement, servent le combat men contre la robotisation vocale. La voix y demeure porteuse de sentiments, de chaleur humaine, ou dun message universel. _____________________________________________________________________________________ Sources : Ecoute et dcouverte de la voix, par M. Asselineau et E. Berel, ditions J.M. Fuzeau

    Musique du XXesicle sous la direction de Jean-Jacques Nattiez, ed. Actes Sud / Cit de la Musique (2003). www.konzertchor-friedenau.de

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    lments biographiques LENSEMBLE JUSTINIANA Compagnie nationale de thtre lyrique et musical et CHARLOTTE NESSI Mise en scne Bien camp sur ses bases franc-comtoises, paul par des soutiens fidles, lEnsemble Justiniana sintresse de nouvelles formes de production. Avec une quipe gomtrie variable, il tente de renouveler lapproche du rpertoire lyrique et de produire des uvres nouvelles ouvertes diffrentes formes dexpression musicale. la recherche dun nouveau public, lEnsemble Justiniana va sa rencontre, le forme et lintgre dans ses productions. Indpendamment de son propre parcours de metteur en scne (Beau Soir de G. Pesson au Festival Musica de Strasbourg, Didon et Ene de H. Purcell lOpra de Montpellier et La Cenerentola de G. Rossini avec lOrchestre National de Lille), Charlotte Nessi, avec lEnsemble Justiniana, invente et imagine des projets de toute sorte : en 1986, est ralis Celui qui dit oui de K. Weill et B. Brecht dans cinq villes de France, puis lOpra de Montpellier. En 1993, deux autres mises en scne dopras didactiques de B. Brecht, K. Weill et P. Hindemith voient le jour : Vol au-dessus de locan et LImportance dtre daccord. En 1995, Celui qui dit oui est prsent lOpra national de Paris. Depuis 1982, plus de 40 spectacles ont vu le jour. Souhaitant privilgier les projets pluriculturels, lEnsemble Justiniana se lance en 1989 dans laventure de Quichotte, opra jazz qui met en relation lcrivain franais J.-L. Lagarce et le compositeur britannique M. Westbrook. Au dbut 2000, aprs deux annes de rsidence d'artistes, Les Marimbas de lexil, opra franco-mexicain, texte de P. Serrano et musique de L. Le Masne, est cr lOpra de Besanon puis au Festival du Centre historique de Mexico. La piste de la cration lyrique est galement exploite En 1987, le Journal dun usager de lespace I, premire aventure avec le texte de G. Perec "Espces despaces" (musique dA. Litolff) en Franche-Comt, puis au Thtre de la Bastille Paris en 1997-1998, conduit au Journal d'un usager de l'espace II sur une partition de Didier Lockwood, cr en 1999 lOpra national de Paris. En 2005, cest la cration de Choc, lyrique de chocolat de Claude Tabet de Philippe Mion. En 2005 a lieu la cration dun spectacle lyrique et chorgraphique ddi aux tout petits avec la cration On devine la mer tout prs de Philipe Mion. Et enfin, le Sourire au pied de lEchelle de F. Raulin sur un texte de Henry Miller galement cr lOpra national de Paris. Un vritable travail sur le terrain conduit la cration de La Petite Sirne (livret de M. Yourcenar, musique D. Probst), dans une usine dsaffecte de Poligny, dans le Jura, puis celle de La Guerre des Boutons (livret de L. Pergaud, musique de P. Servain). Paralllement, des uvres du rpertoire sont montes rgulirement : lArche de No, la Petite Messe solennelle, Voyage dans la lune, Bataclan, Der Mond, La Petite Renarde Ruse En 1993, un Centre dArt lyrique junior est mis en place en Franche-Comt. Il monte Guys and Dolls, comdie musicale de F. Loesser, La Princesse au Petit Pois, Oliver de Lionel Bart, West Side Story de L. Bernstein, prsent au Thtre Edwige Feuillre de Vesoul et rcemment The Golden Vanity, opra de B. Britten, pour Voix denfants. La Compagnie sintresse galement la promotion des spectacles lyriques et chorgraphiques ddis aux tout petits avec la cration, en 2005, de On devine la mer tout prs du compositeur Ph. Mion. Depuis 2000 lEnsemble Justiniana et lAssociation Dpartementale pour le Dveloppement et lInitiative de la Musique et de la danse (ADDIM) de la Haute-Sane ont mis en place une collection La Voix denfants dans les musiques daujourdhui et proposent des rsidences des compositeurs en Haute-Sane pour crer des uvres avec voix denfants.

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    A lt 2000, Quichotte, un voyage travers le temps, opra itinrant dans les villages, est cr dans le cadre du Festival International de musique de Besanon-Franche-Comt et du Festival dIle-de-France, suivi par Hansel et Gretel dE. Humperdinck, opra-promenade en 2002/2003. En 2004, Barbe-Bleue, suivie du Chteau de Barbe-Bleue, de B. Bartok, balade et tragdie nuptiale, est cre dans les Chteaux de Franche-Comt et dIle de France ainsi que Cendrillon, Cenerentola, Cinderellaen 2005/2006. Lopra-promenade Carmen est cr en 2008, repris en 2009, anne de la cration de Sans crier Gare. Actuellement, un rseau de plus de 80 villages accueille ces productions en Franche-Comt et en Ile-de-France. De la cration de Brundibar de H. Krasa en 1997 Der Mond de C. Orff sur un texte de Grimm et Aventures, Nouvelles Aventures de G. Ligeti en 2007, lEnsemble Justiniana, en association avec la Rgion Franche-Comt, travaille rgulirement lOpra national de Paris, dernirement, il y a cr La Petite Renarde Ruse de L. Janacek, prsent ensuite lOpra de Lille et au Thtre musical de Besanon. Depuis 1998, lEnsemble est Compagnie nationale de thtre lyrique et musical. Actuellement, Charlotte Nessi et la compagnie viennent de terminer la recration de Der Mond de C. Orff lOpra national de Paris, la production West Side Story de L. Bernstein lOpra de Toulouse ainsi que Bte de scnes, une production regroupant Renard de I. Stravinsky, Pierre et le Loup de S. Prokofiev et une cration dE. Roche La chvre de Monsieur S. Paralllement, Charlotte Nessi est directrice du Thtre Edwige Feuillre de Vesoul et travaille la mise en place dune scne conventionne voix denfants/espace scnique . Denis Comtet Denis Comtet obtient un Premier prix dorgue et un Premier prix daccompagnement lunanimit au CNSM de Paris. Il tudie galement la direction dorchestre avec B. Aprea Rome. Passionn par la polyphonie, il est chef associ du Chur de chambre Accentus jusquen 2005, puis chef de chur du Concert dAstre. Il collabore avec le Chur de chambre de Namur et le SWR Vocalensemble de Stuttgart - avec lequel il a notamment dirig en 2008 la premire mondiale de Hybris de A.Holsky en ouverture du festival de Schwetzingen - et est invit diriger de nombreux orchestres tels que celui de lOpra de Rouen, le Brighton Youth Orchestra, le Philharmoniker Staatsorchester-Halle ou lOrchestre national de Lille. Avec lEnsemble Justiniana, il dirige Aventures, Nouvelles Aventures de Ligeti, Le Chteau de Barbe-Bleue de Bartk, et Der Mond de C. Orff. La saison prochaine, il dbutera au Staatstheater Stuttgart ainsi quau festival international de Donaueschingen.

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    Pistes pdagogiques et propositions dexercices (Compte rendu de latelier propos par Charlotte Nessi aux enseignants le 2 octobre 2010) Prconisations : Vous pouvez commencer par prsenter la gense de luvre et son compositeur Ligeti. En le prsentant de faon trs simple et en insistant sur son caractre joueur et joyeux. Ainsi, dans Aventures, Ligeti qui trouvait quon ne comprenait pas les textes chants dans les opras, dcide den composer un uniquement bas sur la phontique, les onomatopes. Le texte ne veut rien dire mais exprime des motions Dans Musica Ricertaca, il sest amus composer avec une note, puis deux, puis trois jusque 12). Se concentrer sur les 2 uvres prsentes dans le spectacle : Aventures et Musica Ricercata (version piano) en faisant travailler limaginaire des lves, leur crativit. Il ne semble pas ncessaire de prparer les lves la dernire pice du spectacle, Miniwanka, car plus facile daccs et chante par des enfants. Propositions dexercices : Charlotte Nessi propose dalterner coute et mise en situation. Exercice 1 : Onomatopes Expliquer ce quest une onomatope (un son que lon ne peut crire quen phontique et qui voque le bruit du monde, une motion, une situation... On peut donner des exemples aux lves et faire rfrence aux BD, mangas) Demander aux lves, chacun leur tour, de trouver une onomatope et de la dire voix haute. On peut faire un 2me tour en prcisant aux lves de choisir un son quils trouvent beau , intressant, de qualit. Et en leur demandant dy mettre un peu plus dintention. __ Exercice 2 : coute active de Musica Ricercata pour piano On coutera diffrentes pices la suite. Demander aux lves dcouter en fermant les yeux et dimaginer une scne, une situation, les images qui leur viennent de faon spontane ou tout simplement de formuler les motions ressenties. la fin de lcoute : les lves racontent aux autres ce quils ont imagin. Lide est de montrer comment la musique de Ligeti cre des univers ( noter que Kubrick a utilis plusieurs reprises dans ses films des musiques du compositeur). On pourra expliquer comment Ligeti a compos ces pices mais cela ne revt pas un caractre essentiel (1re pice = une note, 2me = deux notes...). __ Exercice 3 : Thtre phontique (Suppose davoir fait pralablement lexercice 1) Composer des groupes de 3 5 lves et demander aux lves de crer une scne (comme au thtre ou au cinma ou dans une BD) mais en nutilisant que des onomatopes. Pour cela, il est conseill de commencer en leur donnant des indications de situations prcises (ex : un repas en famille, une discussion entre amis, une ambiance de classe) et de les laisser ensuite imaginer leur propre scne.

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    Exercice 4 : coute active de Aventures. couter un court extrait au choix de Aventures ou Nouvelles Aventures. Demander chaque lve de choisir un son chant, de le garder en mmoire et, lissue de lcoute, le reproduire devant les autres. Si ncessaire faire 2 coutes successives. On pourra alors crer des petits groupes et demander aux lves de crer une scne partir des sons quils ont chacun choisis. __ Exercice 5 : Dessiner le son couter un autre extrait de Aventures ou Nouvelles Aventures Demander chaque lve de choisir un son, de le retenir mais cette fois-ci non pas de le chanter mais de le dessiner sur une feuille blanche. Le dessiner de manire ce que quelquun dautre puisse le chanter son tour. Deux par deux, les lves changent leur dessin et essaient de deviner et de chanter le son de lautre, tel quil est dessin sur la feuille. On pourra alors montrer la partition de Ligeti et/ou voir des partitions moins savantes et crites dautres compositeurs telles que celles de Cathy Berberian particulirement visuelles : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/musique/gobert/strip1.jpg http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/musique/gobert/strip2.jpg

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