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LA FRANCE GALLO-ROMAINE HORS-SĒRIECOLLECTION LA FRANCE GALLO-ROMAINE AVEC

Asterix ne Gaule

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  • LA FRA

    NCE GALLO-ROMAINE HORS-SRIECOLLEC

    TION

    L 17354 - 1 H - F: 8,90 - RDHors-srie - 8,90 FrANCe MTroPoLiTAiNe - 9,50 BeL

    LA FRANCE GALLO-ROMAINEAVEC

  • Bienvenue au village des fous . Le vritable hros des tribulations dun petit bonhomme teigneux, grincheux, susceptible, atteint dune aversion latine mais tellement gnreux, astucieux, curieux de lautre

    et de ses drles de coutumes , anim dun esprit de rsistance, la btise en tout premier lieu. Pass loppidum, dont le fronstispice du murus gallicus pourrait porter la devise : Libert, Hilarit, Amiti, vous

    entrez dans un autre univers. Celui dAstrix et de sa bande dirrductibles, tous affubls de patronymes en ix , de caractres de cochon (enfin, de sanglier) et de valeurs humaines communicatives.

    Lide nous trottait en tte depuis une brasse de vieilles lunes Dtours en France : marcher dans les pas dAstrix, dOblix et dIdfix au fil des belles provinces gallo-romaines composant le priple du Tour de Gaule

    (le 5e album de la saga, paru en 1965). linstar de notre trio de protagonistes, nous sommes partis du village (on sait o il est mais on ne vous le dira pas !) armoricain, direction les encombrements et les

    amusements de Lutce, puis ce fut Rotomagus, Lugdunum, Massilia, Tolosa, et cetera desunt. Au fil des tapes, nous avons pouss les portes de bonnes auberges, pris le temps de croquer belles dents chapelets de saucisses (de Toulouse), de suoter des btises ( dfaut de les faire) de Camaracum, de vider des verres de vins fins de Burdigala

    ou de Durocortorum, dcluser des chopes de cervoise mousseuse ou encore de trinquer au pastix avec le massiliote Csar de Labeldecadix. Ah ! douce Gaule o il fait rudement bon flner au gr des voies romaines et

    des charovoies . Un bien dur labeur, mais qui nous a laiss le temps de mener, et l, de vraies enqutes, histoire de vous raconter que nos anctres ntaient srement pas les Gaulois ! Et que fi de la grandeur de Rome et des Romains, le Celto-Gaulois tait dpositaire dune civilisation sacrment dveloppe, par Toutatix ! Au-del des tordants anachronismes, machines gags et calembours gniaux, les albums dAstrix dfendent un art de vivre o

    lhumour remplace les idologies, o lamiti, un poil virile, sauve de toutes les situations, o la meilleure faon de rsister, aux fatalits comme aux provocations, est de senguirlander un bon coup.

    a r p a i t e m e n t !

    p a r D O m i n i Q U e r O G e r - r Da Ct eU r e n C H e

    aUt riGOler avant QU e le Ciel nOUs tOm be sUr la t t e

    DitOrialDi tO ria l

    3HORS-SRIE DTOURS EN GAULE

    Les ditions Albert Ren

    / G

    oscinny - Uderzo

    " l e b O U C l i e r a r v e r n e"

    DEFHS/P3.indd 3 20/06/12 16:36

  • Philippe Roy - Dtou

    rs en Franc

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    eChristian

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    64ALSIA

    114SAINT ES

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    Dtours en France4

    DTOUrSEN GAULEH O r S - S r I E c O L L E c T I O N

    DEFHS/P4A5.indd 4 21/06/12 12:46

  • SOMMAIRESOMMAIRE6 CARTE8 REnConTRE AvEC GRARD CoULon12 REnConTRE AvEC AnnE DE LESELEUC14 REnConTRE AvEC ALBERT UDERZo

    20 iLS SonT foUS CES ASTRixiEnS!24 ponTS ET ChAUSSES, SoUS LES pAvS, LA GAULE26 GAULoiS oU RoMAinS?

    30 RoUEn33 poSEiDonioS DApAME34 REnConTRE AvEC LAUREnT AvEZoU36 LUTCE42 REnConTRE AvEC AnTiDE viAnD44 TABLE AvEC LES GALLo-RoMAinS48 BELGE ConnECTion52 LhiSToiRE vUE DU CiEL54 REiMS56 METZ58 LE pARC DE BLiESBRUCK-REinhEiM62 LES SiTES DE GURTELBACh64 ZiZAniE ALSiA68 phMRE BiBRACTE

    70 AUTUn72 LART DE LA GUERRE76 voTEZ CSAR!

    78 o EST GERGoviE?84 vERCinGToRix, MyThE ET MySTRE88 Lyon90 viEnnE92 LES DRUiDES, MinEnCES MATiRE GRiSE96 MARSEiLLE99 niCE102 LES BAinS pUBLiCS104 ARLES106 REnConTRE AvEC LUC LonG108 ToULoUSE110 AGEn112 LA SoCiT DU SpECTACLE

    114 LAqUiTAinE, BoRDEAUx ET SAinTES118 TRS URBAinS, CES RoMAinS!120 BARZAn, LE f, Un SiTE MySTRE122 CoRioBonA, viLLAGE TMoin128 BiBLioGRAphiE

    DDans le vestibule du sige des ditions Albert Ren, vritable caverne dAli-Baba pour tout astrixien, le visiteur est accueilli par une toile gante du matre des lieux : un pastiche dsopi-lant du clbre tableau de Gricault, Le Radeau de la Mduse. Cest quici, depuis soixante ans, on fait tout trs srieusement sans jamais se prendre au srieux. Quelques semaines avant la sortie internationale du quatrime long-mtrage adapt des aventures du petit Gaulois, Albert Uderzo retrace avec simpli-cit, franchise et humour les grandes tapes dune aventure artistique exceptionnelle. Cette success story na quune seule potion magique, celle de lamiti entre deux gnies cra-teurs, Ren, virtuose du calembour, et Albert, magicien du dessin. Tout le reste est littrature

    Je ne sais pas !... Lorsque nous avons cr cette s-rie, Ren voulait absolu-ment placer le village des Gaulois au bord de leau, afin de les faire voyager plus facilement. Il se trouve que jai pass toute ma jeunesse, en tout cas une bonne partie, en Bre-tagne, que jai coutume dappeler ma terre nourri-cire ! Aussi, jai demand

    Ren sil voyait un inconvnient placer les huttes de nos amis dans cette rgion. Bien sr, il tait daccord. Depuis, beaucoup de maires des villages locaux se sont autodclars chefs du village officiel des Gaulois Ils sont fous ces Bretons ! Mais tout cela se fait et se dit dans un bon esprit. Il est vrai que jai dessin les trois rochers ct du village dErquy, nanmoins la baie ne ressemble pas la vraie ! Enfin, pas tout fait Une chose est sre : le village est en Armorique.

    Voil une question la-quelle nous navons ja-mais pens ! Son nom, cest le Village ! Le princi-pal reste que les person-nages savent y aller et que les Romains frmissent

    la seule vocation de lendroit ! Je plaisante, mais effective-ment, nous navons jamais pens un nom. Peut-tre pour viter de le localiser ! Aprs tout, ce sont les habitants qui sont importants, le point central de lintrigue. Ils sont les Gaulois de ce village dont le druide fabrique une potion magique qui leur donne une force surhumaine. Joli patelin, non ?

    Lorsque nous lavons imagin, ctait forcment dans lide de crer un antihros. Nous tions une poque o, trop souvent, on nous demandait de faire des sous Tintin , car il tait un hros dans son genre. Et nous voulions nous dmarquer. Par

    ailleurs, linfluence amricaine tait trs forte, surtout dans la bande dessine, avec les comics et tous ces super-hros physiquement surdvelopps ! Jtais dailleurs trs fan de ces illustrs, comme on disait lpoque. Mieux que cela, jaimais beaucoup dessiner des costauds avec des muscles partout. tel point quau dbut de ma carrire jai imagin un personnage au corps ultramuscl, mais avec une tte mi-crocphale : Arys Buck. Le pauvre ntait pas son avantage ! Pour Astrix, je suis tout de suite parti sur lide des Gaulois qui, pour moi et dans limagerie collective, devaient tre plu-tt carrs, grands, muscls, moustachus, lair un peu m-chant : en un mot, des GUERRIERS ! Ren ntait pas daccord et voulait justement un antihros. Il limaginait plutt moche, petit, mais lair teigneux. Il le voulait malin, lil intelligent.Alors, jai fait notre Astrix, court sur pattes. Mais comme je suis ttu, aurait-il dit, jai trs vite dessin Oblix ses cts. Les deux forment un duo parfait, lun a la force et lautre la rflexion. Ce sont des antihros car ils ne courent pas aprs la gloire, ou le danger, les batailles. Laventure commence toujours bien indpendamment de leur volont. Soit ils la vivent au dtour dun arbre en fort, soit ce sont les autres qui viennent demander leur aide, et ce nest qu lissue dune rflexion que le chef dcide si lensemble du village les aidera ou pas. Il se trouve que leur potion leur permet de gagner toutes les batailles contre Csar. Mais Astrix, outre sa gourde, a plus dun tour dans son sac et nous aimions lide quil soit malin, dbrouillard. Cest fina-lement la combinaison des deux qui lui permet de vaincre avec bon esprit, sans arrogance.

    Al bert UDerzoVous avez certainement raison. Il y avait des tribus de Gaulois partout en Gaule. Mais nous avions la contrainte de le faire vivre non loin de la mer. Ceci afin de le faire voyager plus fa-cilement. On aurait pu le mettre

    Marseille ou encore Bordeaux, et jen oublie me direz-vous ! Mais la mer Mditerrane est ferme, et les aventures auraient tourn court si je puis dire ! Avec lArmorique, nous pouvions les envoyer partout aux limites du monde connu. Ils ont quand mme dcouvert les Amriques, le pays du glouglou ! Par ailleurs, mes souvenirs sont peupls dimages de paysages bretons. Je le dis toujours cest la terre qui ma accueilli une poque difficile puisque nous tions en guerre. Jtais jeune et cest l que nous nous sommes rfugis avec mon frre an. Je my suis profondment atta-ch. Jai toujours aim cette rgion et cela continue au-jourdhui car je my rends rgulirement pour y prendre non seulement mon temps mais du bon temps, apprcier la beaut des ctes et le mystre des forts si denses. Ctait donc pour moi comme une vidence de dessiner ces endroits si chers mon cur et importants dans ma vie.

    Si, nous avons tout invent Je peux le dire, nous avons mme parfois refait lHistoire, et ce nest pas Oblix qui me contre-dira lorsquil a malencontreuse-ment cass le nez du Sphinx ! En toute sincrit, nous navions aucune vocation faire de la s-rie dAstrix une bande dessi-ne ducative ou pdagogique. Nous nous en sommes toujours dfendus ! Nous tions des au-

    teurs de bandes dessines, et le principal pour nous tait le rire, lhumour, le plaisir de raconter des histoires, pas forcment lHistoire. Il fallait aller vite car la base nous avions imagin une srie animalire inspire du Roman de Renart loccasion de la cration du magazine Pilote (Mtin, quel journal !). Le cahier des charges tait clair : Franois Clauteaux, lorigine de ce magazine jeunesse, voulait des histoires inspires de la culture franaise pour aller len-contre de cet amricanisme daprs-guerre. Ny voyez l rien de nationaliste ! Au contraire, cette poque tait mar-que par la culture amricaine. Lide tait de susciter lat-tention de la jeune gnration vers lHistoire de notre pays en la prsentant de faon plus amusante. Lre gallo-ro-maine navait jamais t exploite (enfin, cest ce que nous pensions !) et nous avions trs peu de documentation notre disposition. Nous ne savions que trs peu de choses lpoque. partir de l, Ren a fait de La Guerre des Gaules son livre de chevet, comme chacun sait. Un ouvrage trs particulier, trs intressant, mais pas forcment

    Ast rix, AvAnt toUt Une grAnDe histoire DAmit i

    rencont re Av ec

    > MAX PPP Photopqr - Philippe de Poulpiquet

    Q UAn D Ast rix D bArQ U e DAn s v ot r e v i e, com m e DAn s celle D e r en gosci n n y , Q U elle Am bit io n A ich e-t-i l , celle D t re U n hros, oU Un Ant ihros ?

    D to U rs en rAn ce, o n Aim e l histoi r e mAis AUssi lA g og rAp hi e. o n A b eAU li r e et r eli r e les 34 Al b Um s D e lA sAgA Ast rix pArUs ce j o U r , im p ossi b le D e locAliser Av ec p r cisio n le " v i llAg e D es o Us " . si o n v o U s p rom et D e n e ri en Di r e p erso n n e, v o Us lAisser ez-v o Us Aller Q U elQ U es co n i D en ces ?

    p o U rQ U oi , Alo rs Q U e v os imAgi nAt io n s r esp ect iv es n o nt jAmAis t st ri les lo rsQ U i l s est Agi D e bAp t iser li eUx et p erso n nAg es, n e jAmAis lUi Av oi r Do n n U n n om ?

    U n Arch o log U e m A i rmAit : " to Ut est v rAi DAn s Ast rix ". o n m A m m e Dit Q U i l y AU rAit D es co n ci D en ces, Diso n s t ro U b lAnt es, t en DAnt p ro Uv er Q U e v o Us n AU ri ez pAs i nv ent tAnt Q U e A . v rAi ?

    p o U rQ U oi Ast rix est-i l br eto n ? i l AU rAit Ait U n b el Arv ern e, U n resp ectA ble DU en, U n ier bit U rige, non ?

    14 Dtours en FrAnce

    D to U rse n gAU leh o r s - s r i e c o l l e c t i o n

    Hors-srIe Dtours en GAuLe 15

    rencont re Av ecA l b ert U D erzo

    L

    HISTOIREHISTOIRE

    Les Franais sont des mordus de gna-logie. Leur passion : grimper aux arbres gnalogiques pour retrouver de prcieux aeux, saccrocher des racines qui les relient leur terre, leur histoire, leur pass. Savoir do lon vient pour savoir o lon va, voil un axiome qui ne fait pas forcment bon mnage avec lHistoire, cette science des faits et des vnements du pass.

    La p I cE EST jOu E !Prenez la bonne cole de Jules Ferry, aux mains des incorruptibles institu-teurs garants de la lacit, on y entrait dans le crne des gosses que leurs anctres taient des bonshommes moustachus, hirsutes et chevelus, prompts combattre leur droit du sol , quils avaient une civilisation trs civilise Donc que nos anctres se nommaient les Gaulois. Acta est fabula (La pice est joue, comme lon disait aux spectateurs romains la n de la reprsentation) ! Lcrivain Franois Reynaert (auteur dun savou-

    reux Nos anctres les Gaulois et autres fadaises) parle du paradoxe fondateur de notre histoire . En effet, depuis quand a-t-on dcrt que des Gaulois nous descendrions ? Au Moyen ge et jusque sous lAncien Rgime, tous les sujets du roi, qui ne connat que le droit divin, possdent un seul grand

    anctre commun : Clovis Ier, roi de tous les Francs. Il fonde la dynastie mro-vingienne, rige sur les dcombres de lempire romain son propre empire, instaure la loi salique pour tous les Francs, apprend sagement la cath-chse avec lvque Rmi qui le bapti-sera avec 3 000 guerriers ses cts. Bref, un aeul qui arbore du panache et dont on a de vraies raisons dtre

    er. Si auprs de cet arbre gnalogique national , on vivait heureux, la Rvo-lution va en secouer les branches. Le tiers tat ne peut sincarner dans ce systme monarchique dessence divine. Le peuple, voil de qui les Franais des-cendent. Et ce peuple a ses racines en Gaule et se nomme les Gaulois. Les

    Encyclopdistes sy intressent mais leurs descriptions ne suscitent pas lad-hsion des foules. Au XIXe sicle, les historiens, mais surtout les archolo-gues, prennent un tournant crucial dans notre comprhension de lAnti-quit. Sous la forme dune jeune disci-pline scientique, anque de ses coles et de ses mthodes, larchologie fait intrusion dans la littrature du

    E T S I O n n O uS ava I T m En T I ? S I n O uS n E d ESc En d IO n S paS E n d RO I T E L I g n E d ES gau LO IS ? S I c E myT H E n Ta I T q u u n E L g En d E cO n cOcT E d E T O u T ES p I c ES paR u n S E cO n d Em p I R E E T u n E T RO ISI m E R p u b L I q u E L a R E c H ER cH E d u n E R a ISOn d TaT , d u n E p RO pagan d E p O L I T I q u E ?

    unE Inv EnT IOn HISTORIquE

    gauLOISOu ROmaInS ?

    juSquE SOuS LancIEn RgImE, TOuS LES SujETS du ROI pOSSdEnT un SEuL

    gRand ancTRE cOmmun : cLOvIS Ier.

    >

    Les ditions Albert Ren / G

    oscinny - Uderzo

    " L E TOuR d aST RIX"

    26 DtoURs en FRAnce

    H O R S - S R I E c O L L E c T I O n

    d TOuRSEn gauLE

    HoRs-sRIe DtoURs en GAULe 27HoRs-sRIe DtoURs en GAULe 27

    HISTOIREHISTOIRE

    Csar les a rdigs Bibracte, pendant lhiver suivant la chute dAlsia quil pensait tre lpilogue de cette longue guerre. Sept livres pour sept annes : il laissa dailleurs son ancien lieutenant Aulus Hirtius le soin dy ajouter le hui-time et dernier chapitre, la prise dUxel-lodunum. Le texte est irremplaable plus dun titre : comme document sur la Gaule prromaine, mais aussi comme unique exemple dun genre courant dans lAntiquit. Et comme seul vestige dune

    uvre abondante et varie : posie, tragdie, bons mots, correspondance, ouvrages pratiques, Csar publiait beau-coup. Tout ntait peut-tre pas excel-lent : plus tard, Auguste, son successeur, en t mthodiquement dtruire la plus grande part Le style des Commentaires, volontairement simple, concis, dpouill, doit autant au contexte politique qu la lgendaire rigueur militaire de leur au-teur. lpoque, Csar sapprte briguer pour la seconde fois le mandat de consul.

    Il a pour lui le peuple, mais trane den-combrantes casseroles. On lui reproche davoir contourn des lois, dtourn des fonds (une partie a dj t consacre lachat un terrain destin un nouveau et splendide forum), contract avec Pompe et Crassus lentente secrte et illgale du premier triumvirat Le rcit de ses victoires est donc destin inuencer le Snat, mais celui-ci a dj reu, cam-pagne aprs campagne, ses rapports rglementaires, et surtout le peuple, qui

    est son meilleur soutien. Do son intrt dviter les oritures et les tournures sophistiques, an dtre lu de tous (il a publi par ailleurs un opuscule sur la ncessaire simplication du latin). Pour se mettre subtilement en valeur, il ne ment pas les tmoins sont trop nom-breux mais escamote sa part dambi-tion, surestime discrtement lennemi, souligne sa propre mansutude et son souci de justice. De son point de vue,

    Csar va lessentiel, laissant souvent lhistorien sur sa faim. Les descriptions topographiques ? Elles ne lintressent que si elles inuent sur la manuvre. Casse-tte pour suivre son parcours dans la France moderne Si le problme dAl-sia a t rsolu, on cherche encore, entre autres, la plaine o fut vaincu Arioviste. Le dtail des techniques militaires ? Inu-tile de sy appesantir, chaque citoyen qui le lit a derrire lui de longues annes de

    service, il comprend mi-mot. Aujour-dhui, larchologie exprimentale doit tester bien des interprtations. Les consi-drations ethnographiques ne sont pas son fort : il a donc d charger ses secr-taires de lui prparer des notes quils ont studieusement recopies de go-graphes en gnral grecs et plus anciens. Parmi eux, Posidonios dApame, dont le bref voyage, jusqu lestuaire de Gironde, sest droul un demi-sicle plus tt.

    MOI T I M MOI R ES , MOI T I paM p H lET : l ES COMM EnTa I R ES d E la g u ERR E d ES gau lES SOnT u n b EST-SEllER v I Eux d E 2 0 00 anS . O n En COn na T En CORE aujOu Rd H u I p luS d E 280 ExEM p la I R ES ManuSCRI T S , CO p I S av EC p luS Ou MOI nS d E bOn H Eu R , au Ix e SI C lE p Ou R l ES p luS an CI EnS .

    lE lIv RE COMME OuT Il d E COMMunICaT IOnvOT Ez CSaR !

    Les ditions Albert Ren / G

    oscinny - Uderzo x 2

    " l E bOuCl I ER aRv ERn E"

    76 DtoURs en FRAnce

    H O R S - S R I E C O l l E C T I O n

    d TOuRSEn gaulE

    HoRs-sRIe DtoURs en GAULe 77

    CHISTOIREHISTOIRE

    L E CI R q u EContrairement sa version moderne, le cirque est un hippodrome : un long rec-tangle cern de gradins qui sachve en fer cheval une extrmit, lautre abri-tant les stalles de dpart et les tribunes dhonneur. La piste est dpartage par un terre-plein central (la spina) agr-ment de statues ou de bassins, et ter-min par une balise bien visible, un oblisque autour duquel chars et che-vaux doivent virer au plus court, sans verser ni casser un essieu ! On connat en Gaule romaine beaucoup moins de cirques que damphithtres, et aucun ne nous est parvenu en tat. Celui dArles, dont les archologues ont retrouv la trace, tait long de 450 mtres et devait contenir 20 000 spectateurs. Les courses, qui dclenchent chez les Romains autant de passion que le com-bat de gladiateurs, ne pouvaient gure laisser indiffrents les peuples gaulois, cavaliers dans lme Mais peut-tre taient-elles organises dans des espaces plus naturels ?

    L ES A m p H I T H T R ES tort, on les appelle souvent arnes , mot qui dsigne en ralit leur piste cen-trale, autour de laquelle les gradins sont ferms en anneau : amphi en grec signi-e des deux cts . Leur forme ellip-tique est tudie pour offrir chaque spectateur la meilleure vue possible, et assez de longueur pour plusieurs combats simultans. Larne est borde dun mur assez haut pour assurer la scurit des spectateurs. En dessous sont mnags des espaces pour la circulation et les ma-chineries : grce un systme de trappes et de monte-charges, on peut procder des changements de dcor quasi instan-tans, faire apparatre ou disparatre

    btes et hommes dans un nuage de fu-me En revanche la transformation de larne en bassin pour les naumachies (re-constitutions de combats navals), aux-quelles on fait souvent allusion, semble peu probable. Au-dessus des gradins se dploie le velum, une immense toile coulis-sant sur des cordages. Les amphithtres de Gaule, comme de Narbonnaise, sont construits entre la n du ier sicle et la n du iie, peu de temps aprs le Colise de Rome, bti dans les annes 70. Les combats de gladiateurs sont ns Rome dune ancienne coutume : sacrier des prisonniers sur le tombeau dun grand homme. lorigine, des combats furent organiss sur les places des forums, avec des tribunes dmontables.

    Leur succs a entran la construction de lieux plus adapts et la professionnali-sation des gladiateurs. On voit mme, jusqu ce que Septime Svre linterdise, saffronter des gladiatricesEsclaves ou libres, les gladiateurs ont leurs fan-club. Des stles retrouves Nmes montrent que les funrailles des hros de larne sont souvent prises en charge par des femmes amoureuses ! Quant aux produits drivs , il ne manque pas de gobelets ou lampes huile lefgie des vedettes

    Dautres spectacles sont galement ap-prcis, comme les venationes, chasses reconstitues. On y poursuit le gibier or-dinaire, cerfs, sangliers, ours etc., mais le peuple a un faible pour les animaux exotiques : les lions, mais aussi les l-phants, les hippopotames ou les croco-diles. Ceux-ci sont-ils arrivs jusquen Gaule ?

    L ES T H T R ES Dans le thtre classique, la cavea (les gradins tags) forme un demi-cercle au-tour dune zone plate, lorchestre. En Grce, celui-ci servait accueillir le chur : les Romains, eux, y disposent des siges VIP . La scne, qui occupe toute la longueur du diamtre, est ferme par un mur d-cor richement ornement, gurant un palais avec colonnades, stucs, marbres, statues, et portes ouvrant sur les cou-lisses. En haut du mur, un auvent servait dabat-son. lavant de la scne, une gorge contenait le rideau, qui se levait au lieu de se baisser pour cacher la scne, laide de treuils et de cordages. Le thtre de Lyon en a fourni les restes les mieux prservs. Des quelque 150 thtres identis en Gaule, la plupart de ceux qui correspon-dent ce modle sont en Narbonnaise. On sen loigne mesure quon remonte vers le nord. Leurs dimensions vont de 148 mtres de diamtre record dtenu par Autun 30 mtres seulement pour Saint-Goussaud dans la Creuse. Le thtre de Vienne mesure 130 mtres, celui de Lyon 108, celui dOrange, qui est de loin lun des mieux prservs de tout lempire, 103 mtres. De son mur de scne, toujours dress sur ses 37 mtres de hauteur, Louis XIV disait quil tait la plus belle muraille de son royaume .

    L E S R O m A I n S Av A I E n T L E g O T d u S p E C T A C L E , d E S j E u x d u C I R q u E E T d E S A R n E S . L A g A u L E y A A p p L A u d I d E S d E u x m A I n S . O n y C O m p T E u n E q u A R A n T A I n E d A m p H I T H T R E S , p R E S q u E A u T A n T

    q u E n I T A L I E , E T p R S d E 1 5 0 T H T R E S .

    CI Rq u ES, A m p HI T H T R ES, T H T R ES

    LA SOCIT du Sp ECTACLE

    LES COmbATS dE gLAdIAT EuRS SOnT

    nS dunE AnCIEnnE COuT umE : SACRI IER

    dES p RISOnnIERS SuR LE TOmbEAu

    dun gRAnd HOmmE.

    Les ditions Albert Ren / G

    oscinny - Uderzo x 2

    L E S L A u R I E R S d E C SA R

    L E S L A u R I E R S d E C SA R

    112 DtoURs en FRAnce

    H O R S - S R I E C O L L E C T I O n

    d TO u RSE n gAu LE

    HoRs-sRIe DtoURs en GAULe 113

    Les ditions Albert Ren / G

    oscinny - Uderzo x 3

    MAX PPP Photopqr - Philippe de Poulpiquet

    HORS-SRIE DTOURS EN GAULE 5HORS-SRIE DTOURS EN GAULE

    DEFHS/P4A5.indd 5 21/06/12 09:01

  • Lise Herzog - D

    tours en France

    DEFHS-P6A7.indd 6 21/06/12 17:19 DEFHS-P6A7.indd 7 21/06/12 17:19

  • Lise Herzog - D

    tours en France

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  • L a Gau L e p r rom a i n e n ta i t pas d p o u rv u e d e v oi es d e c om m u nicat io n : c sa r n au r a i t p u sa n s ro ut es ni p o nt s c o n d ui r e s es L Gio n s m a r c h e o r c e t r av ers ta nt d e t er ri t oi r es. m a is r e n d o n s au G u st e

    et so n G e n d r e aG ri p pa c e q ui L eu r a p pa rt i e nt : L a c r at io n d u n r s e au r at io n n e L a da p t aux i m p r at i s st r at Giq u es et a d m i nist r at i s d e L e m p i r e . soi t p Lu s o u m oi n s 3 4 0 0 0 ki Lom t r es d e v oi es.

    so u s Les pav s, L a Gau Le

    p ontset chausses

    L a s e r p e d o r

    Les ditions Albert Ren / G

    oscinny - Uderzo

    L a s e r p e d o r

    24 DtoURs en FRAnce

    h o r s - s r i e c o L L e c t i o n

    d to u rse n Gau Le

    DEFHS-P24A25.indd.indd 24 20/06/12 14:08

    LHISTOIREHISTOIRE

    VOIES Rap I d ES ET cH EmInS V IcInaux Le rseau romain distingue les voies pu-bliques reliant les chefs-lieux ( la faon de nos nationales), les vicus, ou voies vicinales (vers les villes secondaires) et les rusticae, voies dlimitant les domaines quelles des-servent. Parmi les grandes voies, la pre-mire est la voie Domitia, reliant lItalie lEspagne, acheve vers -117. Le rseau centr sur Lyon et congur par Agrippa, lui, est vraisemblablement complet la n du Ier sicle aprs J.-C. Une route va jusqu Saintes et lAquitaine, la seconde se dirige vers

    le Rhin, la troisime vers la mer par Beauvais

    et Amiens, la quatrime gagne la Narbon-

    naise et le rivage de Marseille. Une autre

    route traverse les Alpes pennines, conduit

    dans la plaine dHelvtie et travers le Jura,

    passe chez les Squanes et les Lingons , explique Strabon le gographe.

    aT T EnT IOn , T RaVaux !Si les arpenteurs romains nont souvent fait quamliorer le rseau ancien, ils ont nanmoins rvolutionn la qualit des chausses. Leurs voies sont rectilignes quitte assumer des pentes 15 % et larges de 5 8 mtres pour permettre le croisement de deux chars. Les chausses sont en gnral empierres et trs rare-ment dalles : les pavs, auxquels che-vaux et essieux ne rsisteraient pas longtemps, sont rservs aux entres de ville question de prestige ou certains passages dlicats ou trs passagers. En revanche, leur remblai, fait de lits succes-sifs de pierre, de sable, dargile, parfois

    mme de coquilles dhutres, leur assure une impermabilit et une stabilit remarquables. Les obstacles naturels, enn, sont surmonts avec brio : on trouve dans les zones humides des voies sur pilotis ou sur caissons de ballast noys , et, anc de montagne, des corniches tailles dans la roche, largies par des tabliers de bois

    mILLE bORn ESDes bornes milliaires, hautes colonnes graves ou peintes, rappelaient tous les milles romains (1 482 m) ou lieues gau-loises (2 222 m) la destination et la dis-tance restant parcourir, ainsi que le nom de lempereur ou du constructeur de la route. On a conserv en Gaule environ huit cents de ces bornes, certaines entre-poses aprs avoir t arraches pour effacer le souvenir dun prdcesseur

    LES p OnTSLa plupart des rivires sont franchies au moyen de gus, plus ou moins large-ment empierrs. Le pont est le plus sou-vent fait de bois : les Celtes sont dhabiles charpentiers. Les ponts de pierre que nous connaissons sont presque tous en Narbonnaise : ainsi celui de Vaison-la-Romaine (Vaucluse), dont larche unique enjambe lOuvze sur 17 mtres, ou celui de Sommires (Gard) qui comptait lorigine 17 arches quipes de brise-lames et tient bon contre limptueux Vidourle depuis le rgne de Tibre au Ier sicle. Le pont de bateaux dArles sur le Rhne est exceptionnel : install au

    IVe sicle, il prennise une technique habituellement militaire et provisoire. Le tablier port par des barges est reli deux longues cules de pierre par des ponts-levis, pour laisser passer les bateaux. Le euve, plus large cet en-droit, est aussi moins violent. Les deux cules sont lgrement dsaxes, pour mieux rsister aux crues.

    cOuRRI ER Exp RESSCes grands itinraires taient rythms de stations rgulires avec des cu-ries devant possder au moins quarante chevaux : des mansiones (relais auberges) tous les 30 50 kilomtres, et des mu-tationes (sans hbergement) tous les 10 ou 15 kilomtres. Ainsi, le cursus pu-blicus, le courrier ofciel et prioritaire, pouvait parcourir une moyenne de 75 kilomtres par jour.

    La Ta bLE d E p EuT IngER Cette carte , sans chelle ni orientation cardinale, rsume en 555 villes et quelque 200 000 kilomtres le rseau routier de lempire romain, sur un rouleau de onze parchemins de presque 7 mtres. Proba-blement compile au dbut du IVe sicle, sur la base de documents dont le premier aurait t prpar par Agrippa, elle recle quelques incohrences et erreurs de co-pistes, mais reste la meilleure source dont nous disposions. Elle a pris le nom de lhumaniste allemand qui la fait connatre au dbut du XVIe sicle, Konrad Peutinger. Elle est conserve la Biblio-thque nationale de Vienne.

    paRmI LES gRandES VOIES, La p REmIRE EST La VOIE dOmIT Ia , RELIanT L I TaLIE L ESpagnE, qu aHEnObaR buS

    acHEVa V ERS 1 17 aVanT J . -c .

    HORS-SRIE DTOURS EN GAULE 25

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  • L a Gau L e p r rom a i n e n ta i t pas d p o u rv u e d e v oi es d e c om m u nicat io n : c sa r n au r a i t p u sa n s ro ut es ni p o nt s c o n d ui r e s es L Gio n s m a r c h e o r c e t r av ers ta nt d e t er ri t oi r es. m a is r e n d o n s au G u st e

    et so n G e n d r e aG ri p pa c e q ui L eu r a p pa rt i e nt : L a c r at io n d u n r s e au r at io n n e L a da p t aux i m p r at i s st r at Giq u es et a d m i nist r at i s d e L e m p i r e . soi t p Lu s o u m oi n s 3 4 0 0 0 ki Lom t r es d e v oi es.

    so u s Les pav s, L a Gau Le

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    LHISTOIREHISTOIRE

    VOIES Rap I d ES ET cH EmInS V IcInaux Le rseau romain distingue les voies pu-bliques reliant les chefs-lieux ( la faon de nos nationales), les vicus, ou voies vicinales (vers les villes secondaires) et les rusticae, voies dlimitant les domaines quelles des-servent. Parmi les grandes voies, la pre-mire est la voie Domitia, reliant lItalie lEspagne, acheve vers -117. Le rseau centr sur Lyon et congur par Agrippa, lui, est vraisemblablement complet la n du Ier sicle aprs J.-C. Une route va jusqu Saintes et lAquitaine, la seconde se dirige vers

    le Rhin, la troisime vers la mer par Beauvais

    et Amiens, la quatrime gagne la Narbon-

    naise et le rivage de Marseille. Une autre

    route traverse les Alpes pennines, conduit

    dans la plaine dHelvtie et travers le Jura,

    passe chez les Squanes et les Lingons , explique Strabon le gographe.

    aT T EnT IOn , T RaVaux !Si les arpenteurs romains nont souvent fait quamliorer le rseau ancien, ils ont nanmoins rvolutionn la qualit des chausses. Leurs voies sont rectilignes quitte assumer des pentes 15 % et larges de 5 8 mtres pour permettre le croisement de deux chars. Les chausses sont en gnral empierres et trs rare-ment dalles : les pavs, auxquels che-vaux et essieux ne rsisteraient pas longtemps, sont rservs aux entres de ville question de prestige ou certains passages dlicats ou trs passagers. En revanche, leur remblai, fait de lits succes-sifs de pierre, de sable, dargile, parfois

    mme de coquilles dhutres, leur assure une impermabilit et une stabilit remarquables. Les obstacles naturels, enn, sont surmonts avec brio : on trouve dans les zones humides des voies sur pilotis ou sur caissons de ballast noys , et, anc de montagne, des corniches tailles dans la roche, largies par des tabliers de bois

    mILLE bORn ESDes bornes milliaires, hautes colonnes graves ou peintes, rappelaient tous les milles romains (1 482 m) ou lieues gau-loises (2 222 m) la destination et la dis-tance restant parcourir, ainsi que le nom de lempereur ou du constructeur de la route. On a conserv en Gaule environ huit cents de ces bornes, certaines entre-poses aprs avoir t arraches pour effacer le souvenir dun prdcesseur

    LES p OnTSLa plupart des rivires sont franchies au moyen de gus, plus ou moins large-ment empierrs. Le pont est le plus sou-vent fait de bois : les Celtes sont dhabiles charpentiers. Les ponts de pierre que nous connaissons sont presque tous en Narbonnaise : ainsi celui de Vaison-la-Romaine (Vaucluse), dont larche unique enjambe lOuvze sur 17 mtres, ou celui de Sommires (Gard) qui comptait lorigine 17 arches quipes de brise-lames et tient bon contre limptueux Vidourle depuis le rgne de Tibre au Ier sicle. Le pont de bateaux dArles sur le Rhne est exceptionnel : install au

    IVe sicle, il prennise une technique habituellement militaire et provisoire. Le tablier port par des barges est reli deux longues cules de pierre par des ponts-levis, pour laisser passer les bateaux. Le euve, plus large cet en-droit, est aussi moins violent. Les deux cules sont lgrement dsaxes, pour mieux rsister aux crues.

    cOuRRI ER Exp RESSCes grands itinraires taient rythms de stations rgulires avec des cu-ries devant possder au moins quarante chevaux : des mansiones (relais auberges) tous les 30 50 kilomtres, et des mu-tationes (sans hbergement) tous les 10 ou 15 kilomtres. Ainsi, le cursus pu-blicus, le courrier ofciel et prioritaire, pouvait parcourir une moyenne de 75 kilomtres par jour.

    La Ta bLE d E p EuT IngER Cette carte , sans chelle ni orientation cardinale, rsume en 555 villes et quelque 200 000 kilomtres le rseau routier de lempire romain, sur un rouleau de onze parchemins de presque 7 mtres. Proba-blement compile au dbut du IVe sicle, sur la base de documents dont le premier aurait t prpar par Agrippa, elle recle quelques incohrences et erreurs de co-pistes, mais reste la meilleure source dont nous disposions. Elle a pris le nom de lhumaniste allemand qui la fait connatre au dbut du XVIe sicle, Konrad Peutinger. Elle est conserve la Biblio-thque nationale de Vienne.

    paRmI LES gRandES VOIES, La p REmIRE EST La VOIE dOmIT Ia , RELIanT L I TaLIE L ESpagnE, qu aHEnObaR buS

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    HORS-SRIE DTOURS EN GAULE 25

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  • L 17354 - 1 H - F: 8,90 - RD

    Hors-srie - 8,90 FrANCe MTroPoLiTAiNe - 9,50 BeL

    le tour de gaulesur les pas d'

    hors-serie

    le tour de gaule sur les pas d'

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