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Royaume du Maroc Projet de décret ……………… du ……………… approuvant le règlement général de construction fixant les régles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les constructuions et instituant le comité national de la prévention des risquesd’incendie et de panique dans les constructuions. Pour contreseing : Le Ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire Le Ministre de l’Intérieur Le Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville Le Ministre de de l’Equipement, des Transports et de la Logistique Le Chef du Gouvernement, Vu la loi n°1290 relative à l’urbanisme, promulguée par le dahir n°19231 du 15 hija (17 juin 1992) notamment ses articles 59 et 60 ; Vu la loi n°2590 relative aux lotissements, groupes d'habitations et morcellements, promulguée par dahir n°1927 du 15 Hija 1412 (17 juin 1992) ; Vu le Dahir n° 160063 du 30 hija 1379 (25 Juin 1960) relatif au développement des agglomérations rurales ; Vu la loi n° 7800 relative à la charte communale, promulguée par le dahir n°102297 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002), telle qu’elle a été modifiée et complétée ; Vu le décret n°292832 du 27 rebia II 1414 (14 octobre 1993) pris pour l’application de la loi n°1290 relative à l’urbanisme, notamment son article 39 ; Vu le décret n°292833 du 25 rebia II 1414 (12 octobre 1993) pris pour l'application de la loi précitée n°2590 ; Sur proposition du Ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire ; Après avis du Ministre de l’Intérieur, du Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville et du Ministre de l’Equipement, du Transports et de la Logistique ; Après délibération du conseil de gouvernement, réuni le, ………..…… Décrète : Titre Premier : Du règlement général de construction fixant les régles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les constructions Article premier : Est approuvé tel qu’il est annexé au présent décret le règlement général de construction fixant les régles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les constructions. Titre II : Du Comité national de la prévention des risquesd’incendie et de panique dans les constructions Article 2.Il est créé un comité dit «Comité national de la prévention des risques d’incendie et de panique dans les constructions», chargé: d’évaluer la mise en œuvre des dispositions du règlement général de construction fixant les régles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les constructions et des normes et mesures qui y sont contenues; de proposer et de donner son avis sur les modifications à apporter aux normes et mesures contenues dans ledit règlement ; d’examiner les modifications et propositions d’amélioration à apporter au règlement général de construction fixant les règles de sécurité contre les risques d’incendie et de panique annexé au présent décret, en tenant compte du progrès scientifique et des nouvelles techniques de la prévention des risques d’incendie et de panique dans les constructuions ainsi que à la lumière des incidents et des expériences internationales.

Approbation du règlement général de construction fixant les régles

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  • RoyaumeduMaroc Projet de dcret n du approuvant le rglement gnral deconstructionfixantlesrglesdescuritcontrelesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructuionsetinstituantlecomitnationaldelaprventiondesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructuions.

    Pourcontreseing:

    LeMinistredelUrbanismeetdelAmnagement

    duTerritoire

    LeMinistredelIntrieur

    LeMinistredelHabitatetdelaPolitique

    delaVille

    LeMinistrededelEquipement,desTransportsetdela

    Logistique

    LeChefduGouvernement,Vu la loin1290relative lurbanisme,promulguepar ledahir n19231du15hija(17juin1992)notammentsesarticles59et60; Vu la loi n2590 relative aux lotissements, groupes d'habitations et morcellements,promulguepardahirn1927du15Hija1412(17juin1992); Vu le Dahir n 160063 du 30 hija 1379 (25 Juin 1960) relatif au dveloppement desagglomrationsrurales;Vulaloin7800relativelachartecommunale,promulgueparledahirn102297du25rejeb1423(3octobre2002),tellequelleatmodifieetcomplte;Vuledcretn292832du27rebiaII1414(14octobre1993)prispourlapplicationdelaloin1290relativelurbanisme,notammentsonarticle39;Vuledcretn292833du25rebiaII1414(12octobre1993)prispourl'applicationdelaloiprciten2590;SurpropositionduMinistredelUrbanismeetdelAmnagementduTerritoire;AprsavisduMinistredelIntrieur,duMinistredelHabitatetdelaPolitiquedelaVilleetduMinistredelEquipement,duTransportsetdelaLogistique;Aprsdlibrationduconseildegouvernement,runile,..

    Dcrte:

    TitrePremier:Durglementgnraldeconstructionfixantlesrglesdescuritcontrelesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructions

    Articlepremier:Estapprouvtelquilestannexauprsentdcretlerglementgnraldeconstructionfixantlesrglesdescuritcontrelesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructions.

    TitreII:DuComitnationaldelaprventiondesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructions

    Article2.IlestcruncomitditComitnationaldelaprventiondesrisquesdincendieetdepaniquedanslesconstructions,charg:dvaluer lamiseenuvredesdispositionsdurglementgnraldeconstructionfixantlesrglesdescuritcontre lesrisquesdincendieetdepaniquedans lesconstructionsetdesnormesetmesuresquiysontcontenues;deproposeretdedonnersonavissurlesmodificationsapporterauxnormesetmesurescontenuesdansleditrglement; dexaminer les modifications et propositions damlioration apporter au rglementgnral de construction fixant les rgles de scurit contre les risques dincendie et depanique annex au prsent dcret, en tenant compte du progrs scientifique et desnouvelles techniques de la prvention des risques dincendie et de panique dans lesconstructuionsainsiquelalumiredesincidentsetdesexpriencesinternationales.

  • Article 3. Le Comit national de la prvention des risques dincendie et de panique dans lesconstructionsestcompos,sous laprsidencede lautoritgouvernementalechargede lIntrieurde:

    lautoritgouvernementalechargedelUrbanisme;lautoritgouvernementalechargedelHabitat;lautoritgouvernementalechargedelEquipement;lautoritgouvernementalechargedelIndustrie;lautoritgouvernementalechargedelEnergie;lautoritgouvernementalechargedelarechercheScientifique;laDirectionGnraledelaProtectionCivile;lInstitutMarocaindelaNormalisation;lOrdreNationaldesArchitectes.

    Leditcomitpeut,surdemandedesonprsident,sadjoindretoute instanceouexpertdont il jugelavisutile.Ledit comit tient ses runions, une fois par ans et chaque fois que cela est ncessaire, surdemandedesonprsident.Le secrtariat du comit national de la prvention des risques dincendie et de panique dans lesconstructuionsestassurparlaDirectionGnraledelaProtectionCivile.

    TitreIIIDispositionsdiverses

    Article4. Lesdispositionsdu rglement gnralde construction vis larticlepremier cidessusprennenteffetcompterdelapublicationduprsentdcretauBulletinOfficiel.Article5.LeMinistredelUrbanismeetdelAmnagementduTerritoire,leMinistredelIntrieur,leMinistredelHabitatetdelaPolitiquedelaVilleetleMinistredelEquipement,duTransportetdelaLogistiquesontchargs,chacunencequileconcerne,delexcutionduprsentdcret.

  • ROYAUME DU MAROC MINISTERE DE LINTERIEUR

    DIRECTION GENERALE DE LA PROTECTION CIVILE

    REGLEMENT DE SECURITE

    CONTRE LES RISQUES DINCENDIE ET DE PANIQUE DANS LES CONSTRUCTIONS

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    Table des matires LIVRE 1 : Connaissances de base ....7 1- Connaissances de base ..........8

    1.1 Prvention contre lincendie ......8 1.1.1 Gnralits ........8 1.1.2 La Prvention ........8 1.1.3 La prvision ....9 1.2 Le Comportement au feu ........9 1.2.1 Dfinitions ....9 1.2.2 La rsistance au feu ...................................................................................................................10 1.2.3 La raction au feu .....11 1.3 La conception des btiments .....12 1.3.1 Lisolement des btiments ......12 1.3.2 La stabilit au feu des structures ....12 1.3.3 Laccessibilit des btiments ......12 1.3.4 Les faades .......13 1.4 Le compartimentage ..................................................................................................................................14 1.4.1 Objectifs du compartimentage ......14 1.4.2 Principes du compartimentage ......14 1.5 Le dsenfumage ...........14 1.5.1 Objectifs du dsenfumage ......14 1.5.2 Principes du dsenfumage ......14 1.5.3 Conditions du dsenfumage ......14 1.6 Les dgagements ................15 1.6.1 Gnralits ...................15 1.6.2 La Conception des dgagements, des escaliers et des portes ....15 1.7 Moyens de secours ...17 1.7.1 Gnralits ...17 1.7.2 Moyens de lutte contre lincendie ........17 1.7.3 Service de scurit incendie ......19 1.7.4 Systme de scurit incendie ..20 1.7.5 Systme dalerte ....23

    LIVRE 2 : Les tablissements recevant du public (ERP) ........24 2- Les tablissements recevant du public (ERP) ......25

    2.1 Dfinitions .25 2.2 Risques ...25 2.3 Principes de scurit ......25 2.4 Classement .....25 2.4.1 Classement par type dexploitation .......26 2.5 Les ERP de 1er groupe Dispositions gnrales .......28

    2.5.1 Accessibilit ..........28 2.5.2 Isolement par rapport aux tiers ...........29 2.5.3 La rsistance au feu des structures ........30 2.5.4 Faade ..........30 2.5.5 La distribution intrieure ..31 2.5.6 Locaux risque .....33 2.5.7 Conduits et gaines ....34 2.5.8 Les dgagements ....35 2.5.9 Amnagements intrieurs ..39 2.5.10 Dsenfumage ..39 2.5.11 Chauffage ..........42 2.5.12 Installations lectriques .........42 2.5.13 Eclairage de scurit 43 2.514 Moyens de secours ....43 2.6 Les ERP de 1er groupe-Disposition particulires ...44 2.6.1 Type J : Structures daccueil pour personnes ges et personnes handicapes ............44 2.6.2 Type L : Salles daudition, de confrences, de spectacles ou usages multiples ...44 2.6.3 Type M : Magasins de vente, centre commerciaux .....47 2.6.4 Type N : Restaurants et dbits de boissons ............................51 2.6.5 Type O : Htel et pensions de famille .... ......52 2.6.6 Type P : Salles de danse et salle de jeux .......53 2.6.7 Type R : Etablissements denseignements .........................55 2.6.8 Type S : Bibliothques, centres de documentation et de consultation darchives .....57

  • Page 3

    2.6.9 Type T : Salles dexpositions .....59 2.6.10 Type U : Etablissements Sanitaires ..............61 2.6.11 Type V : Etablissements de culte .....65 2.6.12 Type W : Administration, banques, bureaux ........66 2.6.13 Type X : Etablissements sportifs couverts .....67 2.6.14 Type Y : Muses .......68 2.7 Les ERP de 1er groupe Disposition spciales .......69 2.7.1 Type PA Etablissements de plein air .......69 2.7.2 Type CTS chapiteaux, tentes et structures .. ......71 2.7.3 Type SG Structures gonflables .......74 2.7.4 Type OA Htels-Restaurants daltitude .....79 2.7.5 Type PS Parcs de stationnement couverts .....82 2.7.6 Type GA Gares .......89 2.7.7 Type EF Etablissements Flottan .................93 2.7.8 Type BM Bains Maures .....95 2.8 Les ERP de 2eme groupe Les tablissements de la 5eme catgorie ..............97 2.8.1 Etablissements assujettis .........97 2.8.2 Calcul deffectif ........97 2.8.3 Conception des btiments .........97 2.8.4 Isolement interne ....97 2.8.5 Les dgagements ...........98 2.8.6 Amnagements .......99 2.8.7 Dsenfumage .......99 2.8.8 Chauffage ..99 2.8.9 Les grandes cuisines ......100 2.8.10 Eclairage ........100 2.8.11 Les moyens de secours ........100 2.9 Les ERP de 2eme groupe Dispositions particulires ................101 2.9.1 Rgles spcifiques aux htels (PO) ......103 2.9.2 Rgles spcifiques aux tablissements de soins (PU) .....103

    LIVRE 3 : Les btiments dhabitation (BH) ......104 3 Les btiments dhabitation (BH) ..........105 3.1 Dfinition .......105

    3.2 Risques ...105 3.3 Principes de scurit .105 3.4 Classement des btiments ......105 3.5 L'accessibilit des btiments ..107

    3.6 La conception des btiments .....................................................................................................107 3.6.1 L'isolement des btiments ...........................................................................................107

    3.6.2 Structures et enveloppe des btiments d'habitation .107 3.6.3 Les faades .109 3.7 Les dgagements ........................................................................................................................109

    3.7.1 Escaliers ...109 3.7.2 Circulations horizontales protges ......112 3.7.3 Dgagements protgs des habitations de la 3eme famille et 4eme famille .115 3.8 Les conduits et gaines .................................................................................................................................115

    3.9 Les ascenseurs .116 3.9.1 Rsistance au feu de la cage d'ascenseur ....116 3.9.2 Accs l'ascenseur ......................................................................................................116 3.9.3 Dispositif de scurit .116

    3.10 Les moyens de secours ......................................................................................................116 3.10.1 Colonne sche ......................................................................................................116 3.10.2 Dtection .....116

    3.11 Parcs de stationnement lis aux btiments dhabitation .......................................................................117 3.11.1 Dfinitions ...................................................................................................................117 3.11.2 Rsistance au feu ...117 3.11.3 Isolements ......117 3.11.4 Compartimentage intrieur .....118 3.11.5 les faades .....118 3.11.6 Couvertures ................................................................................................................118 3.11.7 Dgagements et issues ..................................................................118 3.11.8 Conduits et gaines .......119 3.11.9 Ventilation .....119 3.11.10 Sols ...120

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    3.11.11 Circulations intrieures ...................................................................................120 3.11.12 Electricit .120 3.11.13 clairage de scurit ..120 3.11.14 Moyens de secours ..120

    LIVRE 4 : Les immeubles de grande hauteur (IGH) .....122 4 Les immeubles de grande hauteur (IGH) .......123 4.1 Gnralit .......123 4.1.1 Dfinition .....123 4.1.2 Classement des IGH ...............123 4.1.3 Les principes de scurit ........123 4.2 Les IGH Disposition gnrales ..........124 4.2.1 Voies daccs pour les vhicules de lutte contre lincendie .....124 4.2.2 Le compartimentage ......124 4.2.3 Isolement .....124 4.2.4 Structures .........124 4.2.5 Locaux risques ......124 4.2.6 Faades .........126 4.2.7 Couvertures .....127 4.2.8 Gaines .........127 4.2.9 Plafonds et plafonds suspendus ......127 4.2.10 Amnagements intrieurs ...127 4.2.11 Dgagements ..128 4.2.12 Dsenfumage des circulations horizontales .........130 4.2.13 Ascenseurs et monte-charge ....130 4.2.14 Installations lectriques de scurit ......131 4.2.15 Moyens de secours ...........132 4.3 Les IGH - Dispositions complmentaires .134 4.3.1 Immeubles de grande hauteur abritant plusieurs classes dactivits ..134 4.3.2 Independence des volumes situs dans lemprise dun immeuble de grande hauteur .134 4.3.3 Mesure visant les locaux et les tablissements recevant du public ou autres, non indpendants, situ dans un immeuble de grande hauteur .........134 4.4 Les IGH - Dispositions particulires ...136 4.4.1 Immeubles usage d'habitation (GHA) ..136 4.4.2 Immeubles usage d'htel (GHO) ....136 4.4.3 Immeubles usage d'enseignement (GHR) ..........137 4.4.4 Immeubles usage de dpt d'archives (GHS) ...137 4.4.5 Immeubles usage sanitaire (GHU) ......137 4.4.6 Immeubles usage bureaux (GHW) ......138 4.4.7 Immeubles usage dhabitation avec dautres locaux et dautres activits (GHZ) ...138 4.4.8 Immeubles usage tours de contrle (GHTC) ...139 4.4.9 Immeubles de trs grande hauteur (ITGH) .......140

    LIVRE 5 : Les lieux de travail (ERT) ......142 5 Les lieux de travail (ERT) .....143 5.1 Dfinition ...143 5.2 Lisolement des btiments ......143 5.2.1 Locaux dont le PBDN(*) est situ plus de 8m su sol .143 5.3 La stabilit au feu ......143 5.3.1 Locaux dont le PBDN est situ plus de 8 m du sol .144 5.4 L'accessibilit des btiments .144 5.5 Les faades .144 5.6 Les couvertures ...144 5.7 Le compartimentage ...144 5.7.1 Isolement latral .144

    5.7.2 Cloisonnement traditionnel ........145 5.7.3 La conception des escaliers et les ascenseurs .......145 .8 Dgagements ...146

    5.8.1 Dispositions communes ....146 5.9 L'clairage de scurit .148 5.9.1 Fonction .....148 5.9.2 Eclairage d'ambiance ou anti-panique .........148 5.9.3 L'clairage d'vacuation ..............................148 5.9.4 Composition, disposition et autonomie .......148 5.9.5 Veille et maintenance ..........148

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    5.10 Le dsenfumage ........148 5.10.1 Cas gnral .148 5.10.2 Les locaux dont le PBDN est situ plus de 8 m du sol .....149 5.11 Le chauffage des locaux ......149 5.11.1 Applications .....149 5.11.2 Interdiction d'emploi ......149 5.11.3 Installation .........149 5.11.4 Remplissage des rservoirs ....149 5.11.5 Les canalisations ......149 5.12 Les matires inflammables ......150 5.12.1 Interdiction de feux ......150 5.12.2 Disposition des postes de travail et des locaux ...150

    5.12.3 Les moyens de prvention et de lutte contre l'incendie .....150 5.13 Moyens de secours .....150 5.13.1 Moyens de lutte contre lincendie ..150 5.13.2 Dtection automatique dincendie et alarme ....151

    LIVRE 6 : Les tablissements et installations classs .....153 6 Les tablissements et installations classs ....154 6.1 Le cadre juridique ...154 6.2 Le champ d'application ...155 6.3 La classification .........155

    LIVRE 7 : ANNEXES ......156 7 Annexes ..157

    ANNEXE 1 : NORMES MAROCAINES RELATIVES A LA SECURITE INCENDIE ...157 ANNEXE 2 : CATEGORIE SSI ET TYPES DES EQUIPEMENTS D'ALARME POUR LES ERP ....160 ANNEXE 3 : INSTRUCTION TECHNIQUE N 246 DESENFUMAGE .....161 ANNEXE 4 : INSTRUCTION TECHNIQUE N 263 RELATIVE A LA CONSTRUCTION ET AU

    DESENFUMAGE DES VOLUMES LIBRES INTERIEURS DANS LES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC.170

    ANNEXE 5 : INSTRUCTION TECHNIQUE N 248 RELATIVE AUX SYSTEMES D'ALARME UTILISES DANS LES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC ...174

    ANNEXE 6 : INSTRUCTION TECHNIQUE N 249 RELATIVE AUX FAADES .....179 ANNEXE 7 : INSTRUCTION TECHNIQUE RELATIVE AU DESENFUMAGE DANS LES IMMEUBLES DE GRANDE

    HAUTEUR .....184 ANNEXE 8 : LEXIQUE ET DEFINITIONS ....191

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    PREFACE

    u cours des dernires annes, le Maroc a connu dimportants incendies ayant engendr des pertes considrables tant en vies humaines que biens matriels. Les vnements tragiques survenus au bain maure de Tetouan en 1993, aux tablissements pnitentiaires de Casablanca et dEl Jadida en 1997 et 2002 et lusine Rosamor en 2008 en est lexemple le

    plus frappant. Le retour dexprience montre que les bilans lourds en pertes humaines conscutifs un grand incendie sont intimement lis au comportement et la conception des ouvrages. Toute action de prvention est donc avant tout une question de conception de ces ouvrages selon des dispositions techniques de mise en scurit permettant, notamment, lvacuation rapide et en bon ordre des occupants, lintervention facile des secours et la limitation de la propagation du feu.

    Face la dficience des rfrences rglementaires en la matire, il tait ncessaire de se doter dun outil technique de base qui permettrait non seulement de combler le vide juridique mais aussi de constituer une plate forme unifi de travail pour les diffrents intervenants dans lacte de btir.

    Cest dans cette perspective quun rfrentiel des rgles de prvention contre les risques dincendie et de panique dans les constructions et les tablissements a t prpar par la Direction Gnrale de la Protection Civile en collaboration avec le Ministre de lHabitat, de lUrbanisme et de la Politique de la ville et en concertation avec les dpartements Ministriels concerns, les reprsentants de lOrdre National des Architectes et la Fdration Nationale des Promoteurs Immobiliers.

    Ce document est destin la fois aux institutionnel et aux professionnels. Il se veut un outil de travail car il renferme un ensemble dorientations pratiques et dexemples illustratifs qui touchent de trs prs les diffrents aspects de la Scurit Incendie. La mthodologie gnrale adopte sattache anticiper et identifier les risques et proposer des actions cibles et concrtes.

    Le document est articul en six livres auxquels sajoutent des annexes :

    Connaissances Gnrales de base Les btiments dhabitation Les tablissements recevant du public Les immeubles de grande hauteur Les lieux de travail Les tablissements et installations classs.

    Pour chaque type de btiment, sont dcrits et comments : les principes de scurit, le classement, les dispositions constructives, le dsenfumage, les rgles damnagement, les installations techniques ainsi que les moyens de secours et de lutte contre lincendie. Lensemble est illustr par des schmas et tableaux de synthses.

    A

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    LIVRE 1

    CCOONNNNAAII SSSSAANNCCEESS DDEE BBAASSEE

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    1 - CONNAISSANCES DE BASE

    1.1 P r v en t i o n c o n tr e l i n c en di e

    1.1.1 Gnralits

    Le dveloppement rapide de la socit saccompagne forcment dune expansion des risques qui, aujourdhui, est au cur de nos proccupations.

    Dans la diversit des risques, celui de lincendie se situe une place tristement privilgie. Depuis la nuit des temps, il est la cause de pertes humaines importantes et de dgts matriels irrparables. Linterpntration de toutes sortes dactivits conjugue avec de fortes concentrations de population concourent laggravation des sinistres.

    Contrairement de nombreux risques traits laide de mthodes et outils probabilistes, lincendie, est un phnomne identifi scientifiquement et matrisable dans son closion et son dveloppement.

    Pour se prmunir de lincendie, la rglementation en matire de construction volue en permanence. Elle vise un double

    objectif :

    PREVENTION : PREVENIR l'incendie en rendant trs improbable son closion ; PREVISION : PREVOIR les premires mesures prendre si, par hasard, il prenait naissance afin de limiter son dveloppement.

    1.1 .2 La prvention

    1.1 .2.1 Dfinition

    D'une manire gnrale, prvenir un risque c'est l'empcher d'exister ou tout au moins, essayer par tous les moyens possibles d'arriver ce rsultat. Prvoir un risque, c'est penser qu'il pourra exister un moment donn et prendre, en consquence, des mesures en vue de son apparition.

    1.1 .2.2 Les buts

    Assurer la scurit des personnes; Limiter les pertes matrielles; permettre l'engagement des secours

    La scurit humaine doit tre l'objectif prioritaire. La prvention doit mettre l'abri des risques d'accidents les occupants dun tablissement.

    Les pertes matrielles visent les destructions ou dtriorations des biens immobiliers, soit par l'action immdiate du feu, soit par ses consquences directes (croulements des btiments).

    Par ailleurs, les pertes d'exploitation et les dommages indirects sont 3 fois plus levs que les cots directs de l'incendie par suite de l'arrt ou de la diminution de la production, de la perte des marchs et des emplois.

    Enfin, le gage de russite d'une intervention c'est l'assurance que les secours pourront combattre le sinistre au plus prs en pntrant l'intrieur de l'tablissement dans le but de matriser lincendie au plus vite. Cest pourquoi les btiments doivent tre accessibles aux sapeurs-pompiers et les structures, possder un minimum de stabilit au feu.

    1.1 .2.3 Les objectifs

    Eviter lclosion de lincendie; vacuer les personnes en danger ; Limiter la propagation de l'incendie ; Faciliter l'intervention des secours.

    1.1.3 La prvision

    1 .1 .3 .1 Gnralits

    Quelle que soit la perfection des mesures de prvention dictes, aussi vigilants que soient ceux qui sont chargs de les faire appliquer, certaines causes sont imprvisibles.

    Une surveillance constante des risques et l'laboration des mesures prendre en cas d'apparition d'un sinistre sont les principes essentiels de la prvision.

    La prvision vise donc :

    la dcouverte de l'incendie ds sa naissance ; l'attaque immdiate du feu pour obtenir l'extinction rapide.

    La prvision prend donc le relais de la prvention lorsque celle-ci est mise en chec et son action est donc complmentaire de la scurit tout en la renforant.

    1.1 .3.2 Dfinition

    La prvision comporte toutes les mesures prparatoires destines dceler un risque ds son origine et assurer, avec le

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    maximum de rapidit et d'efficacit, la mise en action des moyens d'intervention.

    On voit la lecture de cette dfinition, l'importance du facteur " Temps " dans la dcouverte et l'extinction de l'incendie.

    1.1 .3.3 Mesures de prvision

    Elles sont aux nombre de deux :

    la prvision technique ; la prvision tactique ou oprationnelle.

    1 . 1 . 3. 3. 1 La prvision technique

    Elle consiste :

    dceler l'incendie (dtection) ; avertir aussitt les occupants (alarme) ; prvenir au plus tt le personnel devant combattre le sinistre (alerte) ; teindre (mise en uvre des moyens de secours).

    1 . 1 . 3. 3.2 La prvision tactique ou oprationnelle

    Elle comprend :

    la bonne connaissance du secteur d'intervention : la vrification permanente des moyens d'intervention : la liaison tlphonique : on s'attachera ce que l'appel des secours extrieurs soit diffus le plus rapidement possible,

    soit en crant le " rflexe 15 "ou " 150 ", soit par la mise en place de lignes directes entre les tablissements jugs dangereux et les centres de secours.

    1.2 Le c o m p o r t e m e n t au feu

    1.2.1 Dfinitions

    Le comportement au feu

    Le comportement au feu d'un matriau ou d'un assemblage en cas d'incendie est apprci partir de deux critre : la rsistance au feu et de la raction au feu. Combustibilit

    Caractre de ce qui est combustible. La combustibilit d'un matriau dpend de sa temprature (nergie d'amorage ncessaire), de son degr hygromtrique (un matriau sec se consume plus rapidement quhumide), de son pouvoir calorifique, de sa stabilit chimique, de sa forme prsente (une feuille de papier colle sur un mur brle plus difficilement que libre), de sa position (une allume tte en bas brle plus vite qu'horizontale), du rapport volume/surface (un matriau divis en plusieurs parties brle plus facilement que compact), etc.

    Incombustibilit

    Proprit d'un matriau rsister l'ignition.

    Un matriau Incombustible ne brle pas et ne dgage pas de vapeurs inflammables en de chaleur.

    Inflammabilit

    Proprit d'un matriau brler avec production de flammes.

    Ininflammabilit

    Proprit d'un matriau dont la dcomposition s'effectue sans production de gaz inflammable ni de flamme en prsence de source de chaleur et cesse ds la disparation de cette dernire. Ignifugation Ensemble des techniques ayant pour but d'amliorer le comportement au feu des matriaux jugs dangereux en cas d'incendie. Elle consiste, soit dposer un ignifugeant en surface d'un matriau (peinture, vernis, enduit), soit l'imprgner d'ignifugeant (trempage du bois), soit incorporer l'ignifugeant dans la masse du matriau (matires plastiques la fabrication), soit combiner ces techniques.

    L'ignifugation retarde ou supprime la mise feu, diminue la vitesse de combustion et de propagation, modifie la nature et la formation des fumes et vapeurs, permettant ainsi aux secours d'intervenir pour sauver les personnes et limiter les dgts matriels. Elle modifie le classement au feu du matriau mais ne le rend pas incombustible. Seule son inflammabilit est modifie. La durabilit de l'ignifugation est variable.

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    Le pouvoir calorifique C'est la quantit de chaleur dgage par un kilo d'un matriau lors de sa combustion complte exprim en kJ/kg de

    combustible ou en kJ/m (gaz) Exemple : 1 kg de bois 17 Mga-Joules (MJ) 1 kg de fioul 42 Mga-Joules (MJ).

    Le potentiel calorifique C'est la quantit de chaleur dgage lors de la combustion complte de l'ensemble des matriaux contenus dans un volume connu. 1.2.2 La rsistance au feu La rsistance au feu est le temps pendant lequel les lments de construction peuvent jouer le rle qui leur est dvolu malgr l'action d'un incendie. La rsistance au feu concerne les lments de construction. Les lments de construction sont tous les composants dont l'assemblage participe un difice. Ils sont rpertoris par: dalles, poteaux, cloisons, portes, faux-plafonds, charpentes, toitures etc. Trois niveaux de rsistance au feu sont dfinis : rsistance mcanique, tanchit, isolation. On y associe une dure de rsistance. La rsistance au feu des lments de construction se dcompose selon les caractristiques suivantes :

    stable au feu (SF) : respect du critre de rsistance mcanique pare-flamme (PF) : respect des critres de rsistance mcanique et d'tanchit aux flammes et gaz; coupe-feu (CF) : respect des critres de rsistance mcanique, d'tanchit aux flammes et gaz et d'isolation thermique.

    Les caractristiques de rsistance au feu

    Le classement doit prciser la dure du respect des critres, cette dure est exprime en temps normalis: 1/4 h, 1/2 h, 1 h, 1 h 1/2, 2 h, 3 h, 4 h, 6 h.

    SF 1H = R 60mn PF 1H = RI 60mn CF 1H = RIE 60mn

    Rsistance au feu dlments de construction courants.

    PLANCHERS RSISTANCE

    AU FEU

    Planchers bois protgs en sous-face par une plaque de pltre de 1 cm d'paisseur CF 1/4 h

    Dalle pleine en bton arm de 14 cm d'paisseur protge en sous-face par un enduit pltre spcial de 1 cm d'paisseur

    CF 4 h

    Plancher en hourdis et poutrelles en bton prcontraint recouvert de bton, protg en sous-face par un enduit pltre de 1 cm d'paisseur

    CF 1 h

    M U RS ET CLOISONS RSISTANCE

    AU FEU

    Briques pltrires protges sur chaque face par un enduit pltre de 0,5 cm d'paisseur CF 1 h

    Cloisons en carreaux de pltre de 5 cm d'paisseur pleins lisss sur les deux faces CF 2 h

    Cloisons en carreaux de pltre de 7 cm d'paisseur alvols lisss sur les deux faces CF 2 h

    Cloisons en carreaux de pltre de 7 cm d'paisseur pleins lisss sur les deux faces CF 4 h

    Cloisons en briques pleines de 6 cm d'paisseur CF 1/2 h

    Cloisons en briques pleines de 22 cm d'paisseur CF 6 h

    Cloisons en parpaings pleins de 10 cm d'paisseur CF 2 h

    Cloisons en parpaings pleins de 15 cm d'paisseur CF 4 h

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    Cloisons en parpaings creux de 15 cm d'paisseur CF 3 h

    Cloisons en bton de 5 cm d'paisseur CF 1 h

    Cloisons en bton de 5 cm d'paisseur protges sur chaque face par un enduit de 1,5 cm d'paisseur CF 2 h

    Cloisons comportant 2 plaques de pltre sur chaque face poses sur ossature mtallique CF 1 h

    BLOC-PORTES RSISTANCE

    AU FEU

    Il est admis une quivalence entre l'paisseur d'une porte pleine en bois massif et le degr de rsistance au feu (paisseur: 30 mm pour du bois plein).

    PF 1/2 h

    1.2.3 La raction au feu

    La raction au feu d'un matriau est l'aliment qui peut tre apport au feu et au dveloppement de l'incendie.

    Elle concerne les matriaux de construction qui sont les matires ou produits qui permettent de prparer les lments de gros et second uvre d'une construction : pierre, brique, pltre, acier, verre, etc.

    La raction au feu des matriaux est tablie en fonction de critres de comportement au feu:

    la combustibilit, donc la quantit de calories (d'nergie) susceptible de se dgager par combustion, (rfrence au pouvoir calorifique) ;

    l'inflammabilit, lie au dgagement de gaz plus ou moins inflammables au cours de la combustion.

    Le classement officiel ou classement M de raction au feu est :

    Incombustible Inflammable difficilement Inflammable moyennement inflammable facilement inflammable.

    On peut, dans certains cas, amliorer la raction au feu d'un matriau, par ignifugation.

    C'est un procd qui, chimiquement, permet de diminuer l'inflammabilit d'un matriau ou de diminuer la vitesse de propagation de la flamme sa surface. Mais l'ignifugation ne diminue pas la combustibilit.

    Autrement dit, un matriau combustible class de M1 M4 ne pourra pas, par ignifugation, tre class MO.

    De plus, le traitement par ignifugation augmente la teneur en produits halognes des gaz de combustion, notamment en chlore, ce qui en augmente la toxicit.

    Raction au feu de quelques matriaux courants

    Produits de la construction Classement M

    Laine de Roche, panneaux ou rouleaux nus ou voile de verre revtu aluminium M0

    Dalle de plafond en laine de roche M0

    Plaque de pltre spcial feu M0

    Plaque de pltre cartonne M1

    Laine de roche sur plaque de pltre M1

    Polystyrne sur plaque de pltre M1

    Polyurthanne sur plaque de pltre M1

    Panneau de particules, ignifug M1

    Papier peint vinylique sur plaque de pltre M1 ou M2

    Panneau de mousse phnolique M1

    Panneau de particules, non ignifug M3

    Lambris sapin non verni M3

    Contreplaqu ordinaire M3

    Papier peint sur panneau de particules M1 ou M2

    Polystyrne extrud ou expans, ignifug M1

    Polystyrne extrud ou expans, non ignifug M3 non class

    Polyurthanne, ignifug M2 M4

    Polyurthanne, non ignifug M4 non class

    M0 M1 M2 M3 M4

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    1.3 La c o n c ep t i o n des b t i m e n ts

    1.3.1 L'isolement des btiments

    Lisolation des btiments les uns par rapport aux autres constitue un moyen de prvention efficace qui permet dviter

    quun incendie ne puisse se propager entre eux.

    Dans la mesure o la sparation de certaines activits s'avre possible, une premire approche de l'isolement peut tre faite. Elle consiste lors des tudes d'implantation sur le terrain, concevoir des btiments distincts suivant les activits tout en maintenant entre chaque construction, un espace libre.

    Il s'agit d'un lment majeur de prvention. En cas d'insuffisance, il donne lieu des exigences supplmentaires ou des mesures compensatoires.

    Afin de protger les btiments des incendies susceptibles de provenir de l'extrieur et d'viter la propagation l'intrieur des immeubles, les rgles de scurit prvoit, pour chaque type de construction, des mesures d'isolement.

    1.3.2 La stabilit au feu des structures

    Concernant l'aptitude l'usage des produits de construction, ceux-ci doivent prsenter des caractristiques telles que les ouvrages dans lesquels ils sont utiliss rpondent six exigences essentielles. Parmi ces exigences, deux concernent particulirement la stabilit des structures :

    Exigence essentielle de rsistance mcanique et de stabilit.

    L'ouvrage doit tre conu et construit de manire que les charges susceptibles de s'exercer n'entranent ni leffondrement, ni la dformation, ni la dtrioration ou dommages disproportionns par rapport leur cause premire.

    Exigence essentielle de scurit en cas d'incendie.

    L'ouvrage doit tre conu et construit de manire que, en cas d'incendie, la stabilit des lments porteurs de l'ouvrage puisse tre prsume pendant une dure dtermine, que l'apparition et la propagation du feu et de la fume l'intrieur de l'ouvrage soient limites, que l'extension du feu des ouvrages voisins soit limite, que les occupants puissent quitter l'ouvrage indemne ou tre secourus d'une autre manire, et que la scurit des quipes de secours soit prise en considration .

    Des dispositions particulires sont prcises par les rgles de scurit, tant sur le plan de la stabilit des structures froid que sur leur comportement au feu. Toutes les constructions doivent en outre respecter les rgles antisismiques prvues par la rglementation les concernant (RPS 2000).

    1.3.3 L'accessibi l i t des btiments

    Afin d'assurer aux personnes une protection efficace, il est exig, pour toutes les constructions, des dispositions minimales permettant l'accs ais et l'intervention des services de lutte contre l'incendie. Les voies d'accs permettant cette intervention comprennent les voies engins et les voies chelles dont les caractristiques sont les suivantes:

    1 .3.3.1 Voies engins

    Voie utilisable par les engins de secours (en abrg voie engins) : d'une largeur minimale de 8 m, comportant une chausse rpondant aux caractristiques suivantes, quel que soit le sens de la circulation suivant lequel elle est aborde partir de la voie publique:

    Largeur, bandes rserves au stationnement exclues :

    3 m pour une voie dont la largeur exige est comprise entre 8 et 12 m ; 6 m pour une voie dont la largeur exige est gale ou suprieure 12 m.

    Toutefois, sur une longueur infrieure 20 m, la largeur de la chausse peut tre rduite 3 m et les accotements supprims, sauf dans les sections de voies utilisables pour la mise en station des chelles ariennes dfinies au ci-dessous voir voie chelle .

    Force portante calcule pour un vhicule de 160 kilo newtons avec un maximum de 90 kilo newtons par essieu, ceux-ci tant distants de 3,60 m au minimum.

    Rsistance au poinonnement : 80 N/cm sur une surface minimale de 0,20 m. Rayon intrieur minimal R : 11 m. Surlargeur S = 15/R dans les virages de rayon intrieur infrieur 50 m. (S et R, surlargeur et rayon intrieur, tant exprims en mtres.) Hauteur libre : 3,50 m. Pente infrieure 15 %.

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    1 .3.3.2 Voies chelles

    Section de voie utilisable pour la mise en station des chelles ariennes (en abrg voie chelle) : Partie de voie utilisable par les engins de secours dont les caractristiques ci-dessus sont compltes et modifies comme suit :

    la longueur minimale est de 10 m ; la largeur libre minimale de la chausse est porte 4 m ; la pente maximale est inferieur 10 % ; la disposition par rapport la faade desservie permet aux chelles ariennes d'atteindre un point d'accs (balcons,

    coursives, etc.), partir duquel les sapeurs-pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies de cette faade, la distance maximale entre deux points d'accs ne devant jamais excder 20 m.

    Si cette section de voie n'est pas sur la voie publique, elle doit lui tre raccorde par une voie utilisable par les engins de secours.

    Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est porte 7 m, avec une chausse libre de stationnement de 7 m de large au moins.

    1.3.4 Les faades

    1.3.4.1 Gnralits

    Les faades peuvent propager un incendie suivant trois processus :

    par rayonnement d'un immeuble voisin ou d'une partie de btiment adjacente ; par transmission d'un feu d'origine extrieure (chausse, par exemple) vers l'intrieur ; par transmission d'un feu intrieur d'un niveau un autre d'un mme btiment, par les ouvertures des faades.

    Les risques sont diffrents selon la constitution de la faade : une paroi traditionnelle en maonnerie ne sera vulnrable que par ses ouvertures, alors qu'une faade en matriaux combustibles sera vulnrable tous les phnomnes de propagation. Dans le cas particulier des faades en verre, il importe d'tre assur que la colle ne cdera pas avant la rupture du verre et qu'il n'y aura pas risque de chute d'un lment entier.

    1.3.4.2 La Rgle du C + D La rgle dite du C+D concerne la cration dun obstacle au passage du feu dun tage lautre.

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    C : distance verticale en mtres entre le haut d'une baie et le bas de la baie superpose. D : distance horizontale en mtres entre le plan du vitrage et le nu de l'obstacle rsistant au feu faisant saillie (plancher, balcon). M : masse combustible mobilisable, exprime en MJ/m2, Elle est nulle pour les faades en maonnerie traditionnelle. Les valeurs (C) et (M) sont normalement fournis par les fabricants de panneaux de faade. C + D >= 1 m, si M = 1,30 m, si M > 80 MJ/m2

    1.4 Le c o m p a r t i m e n t a g e ( c l o i s o n n e m e n t )

    1.4.1 Objectifs du compartimentage

    Le compartimentage est l'ensemble des mesures constructives qu'il y a lieu de prendre pour lutter contre la propagation de l'incendie en crant des obstacles cette propagation. Ces obstacles, verticaux ou horizontaux, en empchant ou en ralentissant l'incendie, vont permettre :

    d'assurer ou au moins de faciliter l'vacuation rapide des personnes vers l'extrieur ou vers les lieux de recueil par des zones ou passages protgs ;

    de limiter le plus possible le volume des zones prsentant des risques particuliers pour les personnes ou pour les biens ; de faciliter l'intervention des secours extrieurs en leur permettant d'accder au sige du sinistre ; de limiter l'ampleur des dgts sur les biens.

    1.4.2 Principes du compartimentage

    Les principes du cloisonnement ou du compartimentage dcoulent naturellement des objectifs viss ci-dessus. Les obstacles dresss pour contenir le feu ont un degr de rsistance qui est fonction du type de feu prvisible, du risque encouru par les occupants et les biens, du temps ncessaire l'vacuation, etc. En pratique, ce degr de rsistance est exig par les rgles techniques de scurit, pour les parois et pour les ouvertures.

    Les murs et cloisons peuvent tre en maonnerie (parpaings, briques, carreaux de pltre, etc.) ou en lments prfabriqus. Lorsque l'utilisation d'un matriau de base seul ne suffit pas confrer l'lment le degr de rsistance au feu requis, on lui ajoute des matriaux de protection rapports.

    1.5 Le d s en f u m a g e

    1.5.1 Objectifs du dsenfumage

    rendre praticables les locaux en contact avec le local incendi ; Empcher la propagation du feu.

    A travers les actions suivantes : maintenir une visibilit suffisante ; Diminuer la teneur en gaz toxiques ; Conserver un taux doxygne acceptable ;

    Empcher llvation de temprature.

    1.5.2 Principes du dsenfumage

    - Assurer un balayage de lespace par lamene de lair frais et lextraction des fumes pour permettre lvacuation rapide des occupants et lintervention des secours.

    - Etablir une hirarchie des pressions entre le local sinistr et les locaux adjacents de manire raliser un quilibre sopposant la propagation des fumes.

    1.5.3 Conditions du dsenfumage Le compartimentage : Les volumes dsenfumer doivent avoir des volumes raisonnables. Il doit respecter la stratification naturelle des fumes.

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    La rpartition judicieuse des amenes dair et des extractions de fume. Protection de lescalier Lescalier est la voie de communication naturelle entre tous les tages. Il se trouve automatiquement en dpression par rapport au niveau incendi et les mouvements des fumes stablissent vers les tages infrieurs ou suprieurs suivant le niveau incendi et les conditions atmosphriques extrieures. Son encloisonnement est donc indispensable. Et en dsenfumage naturel, le tirage thermique de la cage descalier est gnralement mieux que celui des conduits et ouvrants en faades et louverture des portes au niveau sinistr provoque lenfumage de lescalier. Deux solutions sont possibles pour le protger : La mise en pression : Cette solution consiste souffler de lair frais dans lescalier de manire assurer une surpression de celui-ci par rapport aux circulations horizontales. Le balayage de la cage descalier : On ralise le balayage travers un exutoire (1 m) en partie haute et une amene dair situe au niveau infrieur. Cette ouverture est commande du niveau daccs au RDC.

    1.6 Les d g a g e m e n t s 1.6.1 Gnralits Par dgagement , on entend, toute partie de la construction permettant le cheminement d'vacuation des occupants : circulation horizontale, zone de circulation, escalier, ascenseur, couloir, rampe, porte, sortie, issue... Ltude des dgagements prend en compte la conception des dgagements, leurs nombres, les largeurs, les distances parcourir, etc. Lanalyse des risques incendie et panique tient compte des particularits du type de btiments. Si, dans les btiments d'habitation et les lieux de travail, les locaux, sont gnralement connus des occupants, ce n'est pas toujours le cas des tablissements recevant du public, les risques sont lis la configuration des btiments, (Leur hauteur, la densit) et l'vacuation des personnes mobilit rduite. 1.6.2 La conception des dgagements, des escaliers et des portes Les dgagements sont dits protgs lorsque les personnes s'y trouvent l'abri des flammes et de la fume, soit parce que les parois offrent un degr rglementaire de rsistance au feu (dgagements encloisonns), soit parce qu'ils sont l'air libre. 1.6.2.2 La conception des dgagements Les dgagements doivent tre amnags et rpartis de manire permettre l'vacuation rapide et sre des personnes. De ce principe dcoulent des prescriptions selon le type de btiment, parmi lesquelles :

    Les culs-de-sac doivent tre vits dans tous les locaux de travail, sinon limits 10 mtres pour les locaux nouvellement construits ou amnags. Dans les ERP, les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dgagements en cul-de-sac ne doivent pas tre plus de 10 m du dbouch de ce cul-de-sac. Dans les IGH, la distance maximale entre la porte d'un local en cul-de-sac et l'embranchement de deux circulations menant chacune un escalier ne doit pas excder 10 m.

    La distance parcourir pour gagner un dgagement doit tre limite :

    40 m maximum en tage ou en sous-sol pour gagner un escalier dans les lieux de travail ; 40 m dans le cas gnral des ERP, partir d'un point quelconque d'un local, pour gagner un escalier ou une circulation

    horizontale protgs, 30 m si l'escalier n'est pas protg ou si on se trouve dans une partie formant cul-de-sac sauf dispositions aggravantes ou attnuante prvues dans le prsent rglement.

    30 m maximum pour gagner un escalier dans un IGH, sauf dispositions particulires prvues dans la rglementation des IGH.

    Les escaliers et issues doivent tre judicieusement rpartis : de manire desservir facilement toutes les parties d'un ERP et d'viter que plusieurs sorties soient soumises en mme temps aux effets du sinistre; de manire permettre une vacuation rapide. Les issues et les escaliers doivent satisfaire la distance de 5 m au minimum lun de lautre pour les ERP et les locaux de travail ; et les escaliers des IGH doivent tre dune distance minimale de 10 m et maximale de 30 m l'un de l'autre;

    la distance parcourir entre le dbouch d'un escalier au rez-de-chausse et une sortie sur l'extrieur est limite : elle doit tre infrieure 20 m dans les locaux de travail, les ERP et les btiments dhabitation. Dans les IGH, une sortie directe doit correspondre chaque escalier, sauf si ceux-ci dbouchent sur un hall ouvrant largement sur l'extrieur;

    dans les circulations principales, il est interdit de placer une ou deux marches isoles et les diffrences de niveau peuvent tre relies par des pentes gales au plus 10 % ;

    dans tous les types de btiments, les escaliers desservant les tages doivent tre continus jusqu'au niveau d'vacuation sur lextrieur. Ils doivent tre dissocis des escaliers desservant les sous-sols, afin d'viter que les occupants ne s'y dirigent sans s'en rendre compte.

    1.6.2.3 La conception des escaliers

    Les dimensions des marches des escaliers doivent tre conformes aux rgles de l'art et, sauf exceptions (gradins), les voles ne doivent pas compter plus de 25 marches. En outre, les paliers doivent avoir une largeur gale celle des escaliers et, dans le cas de voles non contraries, leur longueur doit tre suprieure 1 mtre. - La protection des escaliers et des ascenseurs par encloisonnement, ou par ouverture l'air libre de la cage, s'oppose la propagation du feu vers les tages suprieurs et permet l'vacuation des personnes l'abri des fumes et des gaz chaudes.

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    - Tous les escaliers, mcaniques ou non, et les ascenseurs doivent tre protgs, c'est--dire encloisonns ou l'air libre sauf cas mentionns dans ce rglement.

    Exemple des escaliers tournants normaux.

    Escaliers et ascenseurs encloisonns : L'encloisonnement d'un escalier ou d'un ascenseur est constitu par une cage continue jusqu'au niveau d'vacuation vers l'extrieur. Le volume d'encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne doit pas tre en communication directe avec le volume d'encloisonnement des escaliers desservant les tages. L'escalier encloisonn doit tre maintenu l'abri de la fume. Dsenfum par un exutoire d1m2 au plancher haut de la cage descalier et manuvrable par une commande manuelle depuis daccs au RDC. Les parois d'encloisonnement doivent avoir un degr coupe-feu gal au degr de stabilit au feu de la structure du btiment. L'escalier ne doit comporter qu'un seul accs chaque niveau. Les portes des escaliers doivent tre PF h avec ferme porte pour les ERP, ERT, et btiments dhabitation, sauf attnuations ou aggravations mentionnes par le prsent rglement. La hauteur maximale de la porte est de 2,20 mtres. Le volume d'encloisonnement ne doit comporter aucun conduit prsentant des risques d'incendie ou d'enfumage l'exception des canalisations lectriques propres l'escalier. En outre, ce volume ne doit donner accs aucun local annexe (sanitaire, dpt, etc.). Les parois des cages d'escalier doivent tre ralises en matriaux incombustibles. Le volume des escaliers doit tre isol et indpendant de celui de lascenseur ou du monte charge pour tous les types de btiments.

    Cage descalier encloisonne Dissociation des escaliers Escaliers et ascenseurs l'air libre : Un escalier ou une cage d'ascenseur l'air libre doit avoir au moins une de ses faces ouverte sur l'extrieur les autres parois et les portes d'accs rpondant aux dispositions ci dessus. De plus, le volume des cages d'ascenseurs ou escaliers doit satisfaire les conditions dfinies ci- dessus. Dans les locaux de travail et dans les ERP :

    les escaliers tournants doivent tre balancement continu sans autre palier que ceux desservant les tages. Les dimensions des marches sur la ligne de foule doivent tre con formes aux rgles de l'art et le giron extrieur des marches doit tre infrieur 42 cm ;

    les marches ne doivent pas tre glissantes et les marches successives doivent se recouvrir de 5 cm s'il n'y a pas de contremarches.

    Les escaliers doivent tre munis de rampe ou de main-courante ; ceux d'une largeur au moins gale deux units de passage, soit 1,40 m, (ou d'au moins 1,50 m dans les locaux de travail existants) en sont munis de chaque ct.

    1.6.2.4 La conception des portes

    Les portes faisant partie des dgagements exigs pour les locaux de travail, ERP et IGH doivent satisfaire les

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    dispositions suivantes :

    s'ouvrir dans le sens de la sortie lorsqu'elles desservent des tablissements, ou locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes;

    s'ouvrir par une manuvre facile (simple pousse, manuvre d'un seul dispositif par vantail tel que bec-de-cane, poigne tournante, crmone ou barre anti-panique normalise).

    Les portes et portails en va-et-vient doivent, au minimum, comporter une partie vitre hauteur de vue, les couleurs rouge et orange sont prohibes.

    Eclairage de scurit : Les dgagements : issues, escaliers, circulations et cheminements doivent tre dots de lclairage de scurit ; aussi tous les locaux contenant des occupants, afin dassurer une circulation facile, de permettre l'vacuation sre et facile du public et d'effectuer les manuvres intressant la scurit ; et ce, selon les conditions suivantes :

    - L'clairage de scurit doit tre l'tat de veille pendant l'exploitation de l'tablissement. - L'clairage de scurit est mis ou maintenu en service en cas de dfaillance de l'clairage normal. - En cas de disparition de l'alimentation normal/remplacement, l'clairage de scurit est aliment par une

    source de scurit dune autonomie d1 heure au moins. Il comporte :

    - soit une source centralise constitue d'une batterie d'accumulateurs alimentant des luminaires ; - soit des blocs autonomes.

    L'clairage de scurit a deux fonctions : Lclairage d'vacuation : L'clairage d'vacuation doit permettre toute personne d'accder l'extrieur, en assurant l'clairage des cheminements, des sorties, des indications de balisage, des obstacles et des indications de changement de direction. Cette disposition s'applique aux locaux recevant cinquante personnes et plus et aux locaux d'une superficie suprieure 300 m2 en tage et au rez-de-chausse et 100 m2 en sous-sol. Les indications de balisage vis aux dispositions constructives du prsent titre doivent tre claires par l'clairage d'vacuation, si elles sont transparentes par le luminaire qui les porte, si elles sont opaques par les luminaires situs proximit. Dans les couloirs ou dgagements, les foyers lumineux ne doivent pas tre espacs de plus de 15 mtres. Les foyers lumineux doivent avoir un flux lumineux assign d'au moins 45 lumens pendant la dure de fonctionnement assigne. Lclairage d'ambiance ou d'anti-panique : doit tre install dans tout local ou hall dans lequel l'effectif du public peut atteindre cent personnes en tage ou au rez-de-chausse ou cinquante personnes en sous-sol Lclairage d'ambiance ou d'anti-panique doit tre allum en cas de disparition de l'clairage normal remplacement. Cet clairage doit tre bas sur un flux lumineux minimal de 5 lumens par mtre carr de surface du local pendant la dure assigne de fonctionnement. Le rapport entre la distance maximale sparant deux foyers lumineux voisins et leur hauteur au-dessus du sol doit tre infrieur ou gal 4.

    1.7 Moyens de s ec o urs :

    1.7.1 Gnralits

    Les moyens de secours peuvent comporter :

    -des moyens d'extinction ; -des dispositions visant faciliter l'action des sapeurs-pompiers ; -un service de scurit incendie ; -un systme de scurit incendie (SSI) pouvant comprendre :

    un systme de dtection automatique d'incendie, un systme de mise en scurit incendie, un systme d'alarme ; un systme d'alerte.

    1.7.2 Moyens de lutte contre lincendie 1 .7 .2 .1 Bouches et poteaux d'incendie privs et points d'eau

    La bouche d'incendie est un appareil de robinetterie, raccord un rseau d'eau sous pression enterr ou protg et permettant le branchement au niveau du sol du matriel mobile des services de lutte contre l'incendie.

    Un poteau d'incendie est une installation analogue la bouche d'incendie mais dont les prises sont disposes au-dessus du sol.

    Les bouches et les poteaux d'incendie peuvent tre aliments soit par un rseau de distribution publique d'eau, soit par un rseau d'eau sous pression priv.

    Les bouches et poteaux d'incendie sont normaliss.

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    Les bouches d'incendie

    La bouche d'incendie normalise est incongelable ; elle est munie d'une prise de 100 mm de diamtre ; elle est prvue pour tre utilise sur les circuits hydrauliques sous pression maximale en service de 16 bar. Le dbit nominal mesur la prise doit tre de 60 m3/h.

    La bouche d'incendie est dsigne par le diamtre nominal de la prise, le mode de raccordement (bride fixe ou orientable) et le diamtre nominal de raccordement de l'orifice d'entre et la profondeur de raccordement. La profondeur de raccordement est la distance en mm entre le niveau thorique du sol et l'axe de l'orifice d'alimentation de la bouche d'incendie.

    Les poteaux d'incendie

    Les poteaux d'incendie normaliss sont incongelables, ils possdent selon le modle :

    poteau de 100 : une prise centrale de 100 mm et deux prises latrales de 65 mm ; leur dbit nominal est de 60 m3/h ;

    poteau de 2 x 100 : deux prises latrales de 100 mm et une prise centrale de 65 mm ; leur dbit nominal est de 120 m3/h ; poteau de 65 : une prise centrale de 65 mm ; leur dbit nominal est de 30 m3/h ;

    ils sont prvus pour tre utiliss sur des circuits hydrauliques sous pression maximale en service 16 bar.

    Hormis leurs caractristiques dimensionnelles, les poteaux d'incendie peuvent se distinguer de la manire suivante.

    Ils peuvent tre munis d'un systme de vidange soit automatique soit semi-automatique.

    Les prises peuvent tre exposes vue et le poteau est dit prises apparentes . Lorsqu'elles sont protges par un capotage, il est dit sous coffre .

    Les poteaux peuvent tre quips d'un dispositif empchant la rupture des canalisations en cas de renversement (accident de circulation par exemple), dans ce cas ils sont dits renversables ; dans le cas contraire, ils sont non renversables .

    Les poteaux d'incendie doivent tre peints en rouge incendie normalis et porter :

    la marque ou le sigle du fabricant ; sur le couvercle, le sens et le nombre de tours d'ouverture ; les deux derniers chiffres de l'anne de fabrication.

    Implantation et installation Un poteau d'incendie doit tre situ une distance comprise entre 1 et 5 m du bord de la chausse accessible aux vhicules des services d'incendie et de secours, de manire ne pas gner la circulation des pitons. Il peut tre mis l'abri des chocs ventuels lis la circulation automobile par un systme de protection (murette, barrire). Le poteau doit tre orient de manire faciliter la mise en place et la manuvre des tuyaux. Une bouche d'incendie doit tre situe au plus 5 m du bord de la chausse accessible aux vhicules des services d'incendie et de secours, sur un emplacement le moins vulnrable possible au stationnement des vhicules. Cet emplacement est signal par une plaque normalise. Un espace libre de 0,50 m de rayon doit tre mnag autour du carr de manuvre. Les bouches et les poteaux dincendie sont valus en fonction des risques.

    1.7.2.2 Robinets d'incendie arms

    Les Robinet dincendie arms doivent tre :

    conformes aux normes en vigueur et maintenus l'abri du gel ; placs l'intrieur des btiments, le plus prs possible et l'extrieur des locaux protger ; installs pour que toutes les parties des locaux puissent tre atteintes par un jet de lance (ou par deux jets dans les locaux

    risques importants) ;

    signals, s'ils sont placs dans un recoin ou un placard (non verrouill), et constamment dgags ;

    entours d'un volume de dgagement suffisant pour que le droulement et l'enroulement puissent se faire sans difficults ;

    aliments de prfrence par le rseau de distribution d'eau publique ; aliments de manire que la pression dynamique au robinet le plus dfavoris ne soit pas infrieure 2,5 bars lorsque

    quatre robinets incendie arms fonctionnent simultanment (contrle par manomtre).

    1.7.2.3 Colonnes sches

    Les colonnes sches sont imposes dans les tablissements dont le plancher bas du dernier niveau est plus de 18 m de hauteur par rapport au sol accessible aux engins des sapeurs-pompiers.

    Les colonnes sches doivent :

    - Etre conformes aux normes en vigueur; - Comporter des prises d'incendie places dans les escaliers ou dans leurs dispositifs daccs sans faire saillie

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    dans le cheminement ; - Etre munies de dispositifs de vidange et de purge d'air ; - Avoir des raccords d'alimentation au niveau d'accs du btiment qui doivent tre Accessibles en permanence,

    signals, avec une pancarte indiquant l'escalier desservi et moins de 60 m d'une bouche ou d'un poteau d'incendie.

    . 1.7.2.4 Colonnes en charges (dites colonnes humides)

    Les colonnes humides peuvent tre imposes dans certains tablissements importants.

    Les colonnes humides et leurs dispositifs d'alimentation doivent :

    tre conformes aux normes ; comporter des prises dans les escaliers ou accs aux escaliers sans faire saillie dans le cheminement ; assurer chaque niveau une alimentation de 60 m3/h sous une pression de 4,5 8,5 bars, par surpresseurs et rservoirs si

    ncessaires, pendant la dure SF du btiment (1 heure au minimum) ; pouvoir tre raliments au niveau d'accs des sapeurs-pompiers partir de deux raccords de 65 mm par colonne humide,

    placs moins de 60 m d'une bouche ou d'un poteau d'incendie (emplacement signal par une pancarte).

    1.7.2.5 Instal lat ions d'extinction automatique

    Eau Sprinklers

    Une installation d'extinction automatique eau (sprinklers) peut tre impose dans tout ou partie d'un btiment. Les locaux ainsi protgs doivent tre isols du reste du btiment dans les mmes conditions que les locaux risques particuliers. L'installation doit tre conforme aux normes, et ralise par des entreprises spcialises et qualifies. Les sources d'eau, les pompes ou les surpresseurs, doivent tre conformes aux normes. L'alimentation lectrique de scurit pour lesdits surpresseurs doit tre conforme aux dispositions des Installations de scurit. Les vannes de barrage doivent tre signales et accessibles aux sapeurs-pompiers. Les dbits aux points les plus dfavoriss doivent pouvoir tre contrls.

    Autres agents extincteurs Des installations fixes ou mobiles mettant en uvre divers agents extincteurs peuvent tre prvues pour la dfense de tout ou partie des locaux accessibles au public ou non d'un tablissement. Elles doivent tre conformes aux normes en vigueurs.

    1.7.2.6 Appareils mobiles

    Les tablissements doivent tre dots d'appareils mobiles tels que : - Seaux-pompes d'incendie, - Extincteurs portatifs, - Extincteurs sur roues, Pour permettre au personnel et ventuellement au public d'intervenir sur un dbut d'incendie. Ces appareils doivent tre conformes aux normes les concernant.

    Impla nta t i on des ex t i nct e u rs : Afin de faciliter sa localisation tant par le personnel que par le public, il doit tre de couleur rouge. Un extincteur doit faire l'objet d'une vrification annuelle. Il doit tre marqu d'une tiquette clairement identifiable appose par la personne ou l'organisme ayant ralis cette dernire. Les mois et les annes des vrifications doivent apparatre sur l'tiquette. Un plan d'implantation des extincteurs et un relev des vrifications doivent tre ports au registre de scurit. Les extincteurs doivent tre rpartis de prfrence proximit des dgagements, dans des endroits visibles et facilement accessibles. Ils peuvent tre protgs condition de faire l'objet d'une signalisation claire. Ils ne doivent pas apporter de gne la circulation des personnes et leur emplacement. Les extincteurs portatifs sont judicieusement rpartis et appropris aux risques. Il y a un minimum d'un appareil pour 200 m et par niveau ou en raison dun extincteur chaque 15 mtre linaire, avec un minimum de deux par tablissement. Ils doivent tre accrochs un lment fixe, avec une signalisation durable, sans placer la poigne de portage plus de 1,20 m du sol.

    1.7.3 Service de scurit incendie 1.7.3.1 Composition et missions du service Le service de scurit incendie doit tre assur suivant le type, la catgorie et les caractristiques des tablissements :

    Soit par des personnes dsignes par le chef d'tablissement et entranes la manuvre des moyens de secours contre l'incendie et l'vacuation du public ;

    Soit par des agents de scurit incendie ; Ce service est charg de l'organisation gnrale de la scurit dans l'tablissement. Il a notamment pour missions :

    a) d'assurer la vacuit et la permanence des cheminements d'vacuation jusqu' la voie publique ; b) d'organiser des rondes pour prvenir et dtecter les risques d'incendie, y compris dans les locaux non occups ; c) de faire appliquer les consignes en cas d'incendie ; d) de diriger les secours en attendant l'arrive des sapeurs-pompiers, puis se mettre la disposition du chef de

    dtachement d'intervention des sapeurs-pompiers ;

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    e) de veiller au bon fonctionnement de tout le matriel de protection contre l'incendie, d'en effectuer ou faire effectuer l'entretien (extincteurs, quipements hydrauliques, dispositifs d'alarme et de dtection, de fermeture des portes, de dsenfumage, d'clairage de scurit, groupes moteurs thermiques-gnrateurs, etc.) ;

    f) de tenir jour le registre de scurit.

    Lorsque le service est assur par des agents de scurit incendie, l'effectif doit tre de trois personnes au moins prsentes simultanment, dont un chef d'quipe. Cet effectif doit tre adapt l'importance de l'tablissement.

    En outre, le chef d'quipe et un agent de scurit incendie au moins ne doivent pas tre distraits de leurs missions spcifiques.

    Les autres agents de scurit incendie peuvent tre employs des tches de maintenance technique dans l'tablissement. Ils doivent se trouver en liaison permanente avec le poste de scurit et pouvoir tre rassembls dans les dlais les plus brefs.

    1.7.3.2 Poste de scurit

    Un poste de scurit doit tre mis la disposition exclusive des personnels chargs de la scurit incendie.

    Ce poste, d'accs ais et si possible au niveau d'arrive des secours extrieurs, doit tre, sauf cas particulier, reli au centre de secours des sapeurs-pompiers par un moyen de transmission rapide et sr.

    Lorsque le service est assur par des agents de scurit incendie, le poste doit tre occup en permanence par une personne au moins.

    Le poste de scurit doit notamment recevoir les alarmes restreintes transmises par postes tlphoniques, avertisseurs manuels, installations de dtection et/ou d'extinction automatique. De plus, des commandes manuelles des dispositifs d'alarme, de dsenfumage mcanique, de conditionnement, etc., doivent tre installes l'intrieur de celui-ci. Le poste de scurit et ses accs doivent tre convenablement protgs contre un feu survenant dans l'tablissement. Des exercices d'instruction du personnel doivent tre organiss sous la responsabilit de l'exploitant. La date de ceux-ci doit tre porte sur le registre de scurit de l'tablissement.

    1.7.3.3 Dispositions visant faciliter laction de secours

    Affichage du plan de l'tablissement : Un plan schmatique, sous forme de pancarte inaltrable, doit tre appos chaque entre de btiment de l'tablissement pour faciliter l'intervention de secours. Le plan doit avoir les caractristiques des plans d'intervention : Il doit reprsenter au minimum le sous-sol, le rez-de-chausse, chaque tage ou l'tage courant de l'tablissement. Doivent y figurer, outre les dgagements et les cloisonnements principaux, l'emplacement :

    Des divers locaux techniques et autres locaux risques particuliers ; Des dispositifs et commandes de scurit ; Des organes de coupure des fluides ; Des organes de coupure des sources d'nergie ; Des moyens d'extinction fixes et d'alarme.

    1.7.3.4 Le registre de scurit Contient :

    Ltat du personnel charg du service d'incendie ; Les diverses consignes, gnrales et particulires, tablies en cas d'incendie ; Les dates des divers contrles et vrifications ainsi que les observations auxquelles ceux-ci dont donn lieu ; Les dates des travaux d'amnagement et de transformation, leur nature, les noms du ou des entrepreneurs et, s'il y a lieu,

    de l'architecte ou du technicien chargs de surveiller les travaux.

    1.7.4 Systme de scurit incendie

    1.7.4.1. Objet : 1. Le systme de scurit incendie d'un tablissement est constitu de l'ensemble des matriels servant collecter toutes les informations ou ordres lis la seule scurit incendie, les traiter et effectuer les fonctions ncessaires la mise en scurit de l'tablissement. La mise en scurit peut comporter les fonctions suivantes : - Compartimentage; - Evacuation des personnes (diffusion du signal d'vacuation, gestion des issues) ; - Dsenfumage ; - Extinction automatique ; - Mise l'arrt de certaines installations techniques.

    2. Les systmes de scurit incendie (SSI) doivent satisfaire, d'une part, aux dispositions des normes en vigueur et, d'autre part, aux principes dfinis ci-aprs. Selon ces textes, les systmes de scurit incendie sont classs en cinq catgories par ordre de svrit dcroissante, appeles A, B, C, D et E.

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    3. Les dispositions particulires chaque type d'tablissement prcisent, le cas chant, la catgorie du systme de scurit exig. 4. Selon la norme en vigueur visant l'installation des systmes de scurit incendie, on entend par cheminement technique protg une galerie technique, une gaine, un caniveau ou un vide de construction dont le volume est protg d'un incendie extrieur de telle manire que les canalisations qui l'empruntent puissent continuer assurer leur service pendant un temps dtermin. De mme, on entend par volume technique protg un local ou un placard dont le volume est protg d'un incendie extrieur de telle manire que les matriels qu'il contient puissent continuer assurer leur service pendant un temps dtermin.

    En rgle gnrale, ce temps doit correspondre au degr de stabilit au feu exig pour le btiment, avec un maximum de 1 heure, sauf la traverse de locaux risques particuliers pour lesquels la protection doit tre identique celle exige pour ce local.

    1.7.4.2. Conception des zones 1. Une zone de diffusion d'alarme doit englober une ou plusieurs zone(s) de mise en scurit. Chaque zone de mise en scurit doit englober une ou plusieurs zone(s) de dtection. 3. Dans un mme btiment, on distingue ventuellement plusieurs zones de dtection. Dans ce cas, l'implantation des zones de dtection doit tre tudie en fonction de la configuration interne du btiment et des dgagements ainsi que de la division ventuelle en zones de mise en scurit. Chaque zone de dtection doit pouvoir tre rapidement inspecte par la personne alerte.

    1.7.4.3 Systme de dtection incendie (SDI)

    L'installation de dtection automatique d'incendie doit dceler et signaler tout dbut d'incendie dans les meilleurs dlais et mettre en uvre les ventuels quipements de scurit qui lui sont asservis. Il ncessite une permanence obligatoire de personnel qualifi, apte alerter les sapeurs-pompiers et mettre en uvre les moyens de lutte contre l'incendie. Vrifications techniques

    Elles s'effectuent par des essais fonctionnels.

    Certification du matriel

    Elle est obligatoire, conforme aux normes en vigueur.

    Contrat d'entretien

    Il est obligatoire et doit tre annex au registre de scurit.

    1.7.4.4 Systme de mise en scurit incendie (SMSI)

    a- Gnralits

    1. Le systme de mise en scurit incendie est constitu de l'ensemble des quipements qui assurent les fonctions ncessaires la mise en scurit d'un tablissement en cas d'incendie soit partir des informations transmises par le systme de dtection incendie (lorsque celui-ci existe), soit partir d'ordres en provenance de commandes manuelles. Il comprend : - Des dispositifs actionns de scurit, rpartis ventuellement par zones de mise en scurit ; - Les quipements ncessaires pour assurer la commande des dispositifs actionns de scurit. 2. Les dispositifs et quipements constituant le systme de mise en scurit incendie doivent tre conformes aux normes en vigueur.

    b- Automatismes 1. Les dispositifs de dsenfumage doivent tre commands par la dtection automatique d'incendie, lorsque les dispositions particulires l'imposent. Cette disposition ne s'applique pas au dsenfumage des cages d'escaliers dont la commande doit tre uniquement manuelle. Dans les cas o les prsentes rgles prvoient que le fonctionnement de la dtection automatique entrane le dclenchement des dispositifs actionns de scurit (systme de scurit incendie de catgorie A), ce dclenchement doit s'effectuer sans temporisation. 2. Le dverrouillage automatique des issues de secours doit tre obtenu ds le dclenchement du processus de l'alarme gnrale. Cependant, s'il existe un quipement d'alarme de type 1, ce dverrouillage doit tre obtenu automatiquement et sans temporisation en cas de dtection incendie. 3. Les seuls dispositifs actionns de scurit pouvant tre tlcommands par l'alarme d'un systme de scurit incendie de catgorie D ou E sont les portes rsistant au feu fermeture automatique et le dverrouillage des portes d'issue de secours.

    c- Certification des centralisateurs : Est obligatoire.

    d- Agrment : Le contrle de l'aptitude l'emploi des dispositifs actionns de scurit et de leurs dispositifs de commande et d'alimentation est effectu par un des organismes agrs.

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    1 . 7 . 4 . 5 S y s t m e d ' a l a r m e

    Paralllement la mise en place de SSI, il est ajout et en complment, quatre types dalarmes classes par ordre de svrit dcroissante, afin de prvenir les personnes davoir vacuer le btiment rapidement. On trouve :

    Le systme dalarme du type 1

    qui utilise des dtecteurs automatiques dincendie placs en plafond des couloirs et/ou des locaux, et des dclencheurs manuels placs prs des escaliers et des issues qui actionnent des diffuseurs sonores par lintermdiaire dune unit de gestion dalarme. Ce dispositif est systmatiquement exig dans les locaux sommeil.

    Le systme dalarme de type 2 Comportant :

    soit des dclencheurs manuels actionnant des diffuseurs dalarme ou des blocs autonomes dalarme sonore satellites (2a) par lintermdiaire dune unit de gestion dalarme,

    soit des dclencheurs manuels actionnant un bloc autonome dalarme sonore principal, puis des blocs autonomes satellites (2b) ;

    Le systme dalarme de type 3

    Qui comprend des dclencheurs manuels actionnant un ou plusieurs blocs autonomes dalarme sonore manuels.

    Le systme dalarme de type 4 : sifflet, corne de brume....

    Les conditions dinstallation du systme dalarme :

    Les dclencheurs manuels doivent tre disposs dans les circulations, chaque niveau, proximit immdiate de chaque escalier, au rez-de-chausse proximit des sorties. Ils doivent tre placs une hauteur d'environ 1,30 m au-dessus du niveau du sol et ne pas tre dissimuls par le vantail d'une porte lorsque celui-ci est maintenu ouvert. De plus, ils ne doivent pas prsenter une saillie suprieure 0,10 m.

    Les canalisations lectriques alimentant les diffuseurs sonores non autonomes doivent tre conformes normes en vigueur ;

    Les diffuseurs d'alarme sonore, notamment les blocs autonomes d'alarme sonore (BAAS) des types Ma et Sa, doivent tre mis hors de porte du public par loignement (hauteur minimum de 2,25 m) ou par interposition d'un obstacle.

    Dans le cas du type 3, lorsqu'un btiment est quip de plusieurs blocs autonomes d'alarme sonore (BAAS de type Ma, au

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    sens de la norme en vigueur), l'action sur un seul dclencheur manuel doit provoquer le fonctionnement de tous les BAAS du btiment. La mise l'tat d'arrt de l'quipement d'alarme doit tre effectue partir d'un seul point. Le dispositif de tlcommande doit tre accessible seulement au personnel qui en a la charge.

    Pendant la prsence du public, l'quipement d'alarme doit tre l'tat de veille gnral.

    En dehors de la prsence du public et du personnel, si l'tablissement dispose d'un moyen d'exploiter l'alarme restreinte, l'quipement d'alarme peut tre mis l'tat de veille limit l'alarme restreinte.

    Aucun autre signal sonore susceptible d'tre mis dans l'tablissement ne doit entraner une confusion avec le signal sonore d'alarme gnrale.

    Le personnel de l'tablissement doit tre inform de la signification du signal sonore d'alarme gnrale et du signal sonore d'alarme gnrale slective, si ce dernier existe. Cette information doit tre complte ventuellement par des exercices priodiques d'vacuation.

    Il peut tre admis, selon les dispositions particulires, que la diffusion du signal sonore d'alarme gnrale conforme la norme visant les quipements d'alarme soit entrecoupe ou interrompue par des messages prenregistrs prescrivant clairement l'vacuation du public.

    Les dispositifs dalarme asservis la dtection automatique dincendie doivent tre judicieusement rpartis dans chaque niveau, de faon tre audible de tout point du btiment;

    1 . 7 . 5 S y s t m e d ' a l e r t e

    Alerte : action de demander l'intervention du service de la protection civile.

    Les sapeurs pompiers doivent pouvoir tre alerts immdiatement.

    Les liaisons ncessaires doivent tre assures :

    soit par ligne tlphonique relie un centre de secours de la protection civile ;

    soit par avertisseur d'incendie priv ;

    soit par tlphone urbain fixe ;

    soit par tout autre dispositif.

    Toutes dispositions doivent tre prises pour que ces appareils, efficacement signals, puissent tre utiliss sans retard (par exemple affichage indiquant l'emplacement des appareils, le numro d'appel composer sur le rseau intrieur, etc.).

    Les modalits d'appel des sapeurs-pompiers doivent tre affiches de faon apparente, permanente et inaltrable prs des appareils tlphoniques relis au rseau urbain.

  • LIVRE 2

    LL EESS EETTAABBLL II SSSSEEMM EENNTTSS RREECCEEVVAANNTT DDUU PPUUBBLL II CC ((EERRPP))

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    2 L ES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC ( E R P )

    2.1 D f i n i t io n

    Les tablissements recevant du public (ERP) sont des btiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une rtribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des runions ouvertes tout venant ou sur invitation, payantes ou non. Sont considres comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans ltablissement quelque titre que ce soit, en plus du personnel. Dont le plancher du dernier niveau accessible nest pas plus de 28 m du niveau du sol extrieur.

    Le seuil de 28 mtres a t fix en fonction des possibilits offertes par les chelles ariennes en usage chez les sapeurs pompiers. Ainsi au del de 28 m un ERP sera class immeuble de grande hauteur (IGH).

    2.2 R is qu es

    Le risque de panique est particulirement important du fait de la densit souvent leve du public dans un mme local et de sa mauvaise connaissance des lieux. L'vacuation sre et rapide du public est le principal objectif de la prvention.

    Les occupants peuvent ne pas connatre la gomtrie des locaux, do le risque de panique en cas de sinistre. La densit doccupants au m est plus importante que dans les autres tablissements ; il faut en tenir compte pour les moyens de sauvegarde et de secours. De plus, le potentiel calorifique est souvent trs important. On trouve dans de nombreux cas dimportants volumes sans cloisonnement (Supermarchs, Muses ).

    2.3 Pr i nc i p es de s cu r i t

    Les grands principes qui doivent tre respects pour assurer la sauvegarde des personnes dans ce type dtablissements sont les suivants :

    Permettre l'vacuation rapide et en bon ordre de la totalit des occupants et la mise en service des moyens de secours; Comportement au feu des matriaux et lments de construction appropris aux risques; Locaux amnags et isols entre eux en assurant une protection suffisante; Sorties et dgagements intrieurs qui y conduisent permettant l'vacuation rapide et sure des occupants ; 2 sorties au

    moins; Eclairage lectrique toujours secouru par un clairage de scurit; Interdiction de produits dangereux ; Equipements techniques prsentant des garanties de scurit et de bon fonctionnement; Etablissements dots de dispositifs d'alarme, d'avertissement, d'un service de surveillance et de moyens de secours

    appropris aux risques.

    2.4 C l a s s e m e n t

    2.4.1 Classement par type dexploitation

    Les tablissements sont classs en type, selon la nature de leur exploitation :

    2.4.1.1 tablissements instal ls dans un btiment

    J Structures d'accueil pour personnes ges et personnes handicapes

    L Salles d'audition, de confrences, de runions, de spectacles ou usages multiples M Magasins de vente, centres commerciaux N Restaurants et dbits de boissons O Htels et pensions de famille P Salles de danse et salles de jeux R tablissements d'veil, d'enseignement, de formation, centres de loisirs sans hbergement S Bib liothques, centres de documentation T Salles d'expositions ; U tablissements sanitaires V tablissements de culte W Administration, banques, bureaux X tablissements sportifs couverts

    Y Muses

    2.4.1.2 tablissements spciaux

    PA tablissements de plein air

    CTS Chapiteaux, tentes et structures SG Structures gonflables PS Parcs de stationnement couverts GA Gares OA Htels-restaurants d'altitude EF tablissements flottants

    BM Bains maures

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    2.4.2 Classement par catgorie

    Les tablissements sont classs par catgorie, selon l'effectif du public et du personnel. L'effectif du public est dtermin, suivant le cas, d'aprs le nombre de places assises, la surface, la dclaration contrle du chef de l'tablissement ou d'aprs l'ensemble de ces indications. Pour l'application des rgles de scurit, il y a lieu de majorer l'effectif du public de celui du personnel ne disposant pas de leurs propres dgagements. Le calcul du personnel est en fonction de la dclaration du maitre douvrage, et dfaut, avec un pourcentage de 5% de leffectif total du public.

    Les tablissements recevant du public sont classs dans cinq catgories:

    1e r groupe

    1 r e catgorie au-dessus de 1 500 personnes 2 m e catgorie de 701 1 500 personnes 3 m e catgorie de 301 700 personnes 4 m e catgorie 300 personnes et au-dessous, l'exception des tablissements compris dans la 5e catgorie

    2 m e groupe 5 m e catgorie tablissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fix par les rgles de scurit pour chaque type d'exploitation (voir tableau ci-dessus - seuil dassujettissement). Le mode dvaluation de leffectif est diffrent suivant le type.

    2.4.2.1 Seuil dassujettissement (Etablissements instal ls dans un btiment)

    Types Seuils du 1e r groupe

    Sous-sol tages Ensemble des niveaux

    J

    I. Structures d'accueil pour personnes ges : effectif des rsidents - - 25 effectif total - - 100 II. Structures d'accueil pour personnes handicapes : - effectif des rsidents - - 20 - effectif total - - 100

    L Salle d'auditions, de confrences, de runions multimdia 100 - 200 Salle de spectacles, de projections ou usage multiple 20 - 50

    M Magasins de vente 100 100 200 N Restaurants ou dbits de boissons 100 200 200 O Htels ou pensions de famille - - 100 P Salles de danse ou salles de jeux 20 100 120

    R coles maternelles, crches, haltes-garderies et jardins d'enfants (1) 1 (2) 100 Autres tablissements 100 100 200 tablissements avec locaux rservs au sommeil 30

    S Bibliothques ou centres de documentation 100 100 200 T Salles d'expositions 100 100 200

    U tablissements de soins - sans hbergement - - 100 - avec hbergement - - 20

    V tablissements de culte 100 200 300 W Administrations, banques, bureaux 100 100 200 X tablissements sportifs couverts 100 100 200 Y Muses 100 100 200

    (1) Ces activits sont interdites en sous-sol.

    (2) Si l'tablissement ne comporte qu'un seul niveau situ en tage : 20.

    2.4.2.2 Seuil dassujettissement (Etablissements spciaux)

    T ypes Seuils du 1e r groupe

    Sous-sol tages Ensemble des niveaux

    OA Htels-restaurants d'altitude - - 20

    GA Gares ariennes (3) - - 200

    PA Plein air (tablissements de) - - 300

    BM Bains maures (1) (4) 50

    (1) Ces activits sont interdites en sous-sol. (3) Les gares souterraines et mixtes sont classes dans le 1e r groupe quel que soit l'effectif. (4) Ces activits sont interdites en tage.

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    2.4.2.3. Classement des groupements d'tablissements ou des tablissements en plusieurs btiments voisins non isols entre eux : 1. Les btiments d'une mme exploitation et les exploitations groupes dans un mme btiment ou dans des btiments voisins, qui ne rpondent pas aux conditions d'isolement des prsentes rgles, sont considrs comme un seul tablissement recevant du public. 2. La catgorie d'un tel groupement est dtermine d'aprs l'effectif total des personnes admises, obtenu en additionnant l'effectif de chacune des exploitations. Si les exploitations sont de types diffrents, l'effectif limite du public retenir entre la 4e catgorie et la 5e catgorie est l'un des nombres suivants : - 50 en sous-sol ; - 100 en tages, galeries ou ouvrage en surlvation ; - 200 au total. Outre les dispositions gnrales communes, les dispositions particulires propres aux diffrents types d'exploitations groupes dans l'tablissement sont applicables en se rfrant la catgorie dtermine ci-dessus. 2.4.2.4. Classement des groupements d'tablissements et des tablissements en plusieurs btiments isols entre eux : Les btiments d'un mme tablissement et les tablissements groups dans un mme btiment, qui rpondent aux conditions d'isolement, sont considrs comme autant d'tablissements pour l'application des prsentes rgles de scurit. 2.4.2.5. tablissement comportant des locaux de types diffrents : Lorsqu'un tablissement comporte des locaux de types diffrents, chacun d'eux est justiciable des mesures indiques aux chapitres traitant des tablissements du type intress de la mme catgorie que cet tablissement. 2.4.2.6. La largeur des dgagements : La largeur minimale : l'unit de passage La largeur minimale de chaque dgagement doit tre calcule en fonction d'une largeur-type appele unit de passage (UP), gale 0,60 m. Toutefois, quand un dgagement ne comporte qu'une ou deux units de passage, la largeur est respectivement porte de 0,60 m 0,90 m et de 1,20 m 1,40 m. L'unit de passage n'est donc gale 0,60 mtre qu' partir de 3 units. La largeur minimale de 0,90 m correspond au passage des personnes circulant en fauteuil roulant.

    (1 UP = 0, 90 m) (2 UP = 1, 40 m) (3UP = 1, 80 m) (nUP = n 0,60m).

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    2.5 Les ERP de 1er groupe - D i sp o s i t i o n s g n r a l e s

    2.5.1 Accessibi l i t

    Les btiments et les locaux o sont installs les tablissements recevant du public doivent tre construits de manire permettre l'vacuation rapide et en bon ordre de la totalit des occupants. Ils doivent avoir une ou plusieurs faades en bordure de voies ou d'espaces libres permettant l'vacuation du public, l'accs et la mise en service des moyens de secours et de lutte contre l'incendie.

    Suivant la hauteur des btiments, il convient de distinguer plusieurs cas prsents dans le tableau suivant :

    Solutions

    Hauteur (h) du plancher bas du dernier niveau accessible au public

    h < 8 m 8 m < h < 28 m

    Cas gnral

    Voies-engins ou espaces libres + cloisonnement traditionnel

    Voies-chelles + cloisonnement traditionnel

    Cas particulier : secteurs

    Espaces libres ou voies-engins + cloisonnement traditionnel

    Espaces libres + secteurs si autoriss

    Cas particulier : compartiments

    Voies-engins ou espaces libres + compartiments si autoriss

    Voies-chelles + compartiments si autoriss

    2.5.1 .1 Voies uti lisables par les engins de secours : Voie engins (Cf. Livre 1) Voie chelle (Cf. Livre 1) Espace libre : espace rpondant aux caractristiques minimales suivantes : La plus petite dimension est au moins gale la largeur totale des sorties de l'tablissement sur cet espace, sans tre infrieure 8 m ; Il ne comporte aucun obstacle susceptible de s'opposer l'coulement rgulier du public ; Il permet l'accs et la mise en uvre facile du matriel ncessaire pour oprer les sauvetages et combattre le feu ; Les issues de l'tablissement sur cet espace sont moins de 60 m d'une voie utilisable par les engins de secours ; La largeur minimale de l'accs, partir de cette voie est de : - 1,80 m, lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est de 8 m au plus au-dessus du sol, - 3 m, lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est plus de 8 m au-dessus du sol.

    Espace libre desservant une faade sur cour

    2.5.1.2 Faades et baies accessibles

    Chaque btiment, en fonction de sa hauteur et de l'effectif du public reu, doit avoir une ou plusieurs faades accessibles, desservies chacune par une voie ou un espace libre. Faade accessible : Faade permettant aux services de secours d'intervenir tous les niveaux recevant du public. Elle comporte au moins une sortie normale au niveau d'accs du btiment et des baies accessibles chacun de ses niveaux. Baie accessible Toute baie ouvrante permettant d'accder un niveau recevant du public et prsentant les dimensions minimales suivantes :

    hauteur : 1,30 m ; largeur : 0,90 m.

    Les faades aveugles ou munies de chssis fixes, qui font partie du nombre de faades accessibles exiges, doivent tre

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    munies de baies accessibles rpondant aux caractristiques suivantes : hauteur : 1,80 m au minimum ; largeur : 0,90 m au minimum ; distance entre baies successives situes au mme niveau : de 10 20 m ; distances minimales de 4 m mesures en projection horizontale entre les baies d'un niveau et celles des niveaux situes

    immdiatement en dessus et en dessous ; les panneaux d'obturation ou les chssis doivent pouvoir s'ouvrir et demeurer toujours accessibles de l'extrieur et de l'intrieur.

    Ils doivent tre aisment reprables de l'extrieur par les services de secours.

    Faade accessible avec baies accessibles

    2.5.1.3 Nombre de faades accessibles

    Catgorie Nombre de faades accessibles Desserte des faades accessibles

    1e catgorie (eff. > 3 500 personnes)

    Cas gnral : 4 2 voies-chelles de 12 m et 2 voies-chelles de 8 m

    Faades judicieusement rparties suivant les conditions (a) et (b) : 3

    2 voies-chelles de 12 m et 1 voie-chelles de 8 m

    Faades opposes et suivant les conditions (a) et (b) : 2

    2 voies-chelles de 12 m

    1e catgorie 2501< eff. < 3500

    Cas gnral : 3 1 voie-chelles de 12 m et 2 voies-chelles de 8 m

    Si condition (b) respecte : 2 1 voie-chelles de 12 m et 1 voie-chelles de 8 m

    1e catgorie 1501< eff. < 2500

    Dans tous les cas : 2 2 voies-chelles de 8 m

    2e et 3e catgorie Dans tous les cas : 1 1 voie chelle de 8 m

    4e catgorie

    Cas gnral : 1 1 voie-chelles de 6 m ou 1 impasse de 8 m (c)

    Si l'tablissement est en rez-de-chausse, toutes les sorties peuvent donner sur un passage d'une largeur de 1,80 m aboutissant ses deux extrmits des voies-engins. La distance de tout point de l'tablissement aux extrmits du passage doit tre infrieure 50 m, ou 100 m, selon que le passage est dsenfum ou non.

    (a) Longueur des faades suprieures au demi-primtre de l'tablissement. (b) Locaux recevant du public en tage situs sur les faades accessibles ou spars d'elles par de larges dgagements ou zones de circulation. (c) Avec chausse libre de 4 m ou 7 m respectivement.

    2.5.2 Isolement par rapport aux tiers Tous les btiments doivent tre isols des constructions voisines :

    soit par une distance libre, mesure horizontalement, de 8 m de largeur au moins ; soit par des murs CF 1 h ou CF 2 h ou CF3 h pour les magasins, salles d'expositions, bibliothques, non protgs en totalit

    par un rseau de sprinklers. (voir les dtails en schmas ci-dessous)

    Lorsque les activits sont superposes dans le mme btiment, l'isolement se fait au niveau des planchers sparatifs CF et des cages d'escalier qui doivent tre ralises au moyen de parois et de portes ayant les degrs de rsistance au feu requis. En faade, la rgle du C + D doit alors tre respecte.

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    Dispositions constructives relatives l'isolemen