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Bilan et perspectives Activités 2005

Activités 2005 - Free

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Ecrin 2005B i l a n e t p e r s p e c t i v e s A c t i v i t é s 2 0 0 5
http://www.ecrin.asso.fr/
Éditorial ......................................................................................................................page 1
Chiffres-clés ..............................................................................................................page 9
Contacts ....................................................................................................................page 56
SOMMAIRE
L’association Ecrin, dont les membres fondateurs sont le
CEA et le CNRS, a pour mission de rapprocher les labo-
ratoires de recherche public et l’industrie pour créer de
l’innovation. Depuis le début 2004, l’association a accru
notablement ses activités scientifiques et s’est investie
au niveau international, en Europe et sur d’autres conti-
nents. Ceci a nécessité de concentrer les moyens sur les sujets d’excellence. L’objectif est de toujours
valoriser plus efficacement les résultats des laboratoires de recherches, d’appuyer les actions de
nos industriels adhérents et de faire émerger des thématiques qui seront importantes demain pour
mieux positionner notre pays en terme de compétitivité.
Une grande partie du fonctionnement d’Ecrin s’appuie sur des Clubs, où le président et le Comité
de pilotage du Club définissent une stratégie qui est mise en œuvre dans le cadre de projets ou de
groupes de travail. Il existe aussi des Actions qui sont faites à la demande et financées spéciale-
ment. Plusieurs nouveaux Clubs ont été créés au cours de cet exercice (Ecrin-Économie et stra-
tégie, Ecrin-Innovation) et d’autres ont évolué.
L’exercice de réflexion prospective mené à Ecrin depuis 2004 s’est traduit par la publication, fin
mai 2005, du livre Technologies du futur - Enjeux de société. Dix thématiques ont été abordées :
innovation ; biologie, biotechnologies et santé ; agroalimentaire ; énergie ; transports ; environne-
ment ; matériaux et procédés ; technologies de l’information et de la communication ; gestion des
connaissances ; risques et société.
Ecrin a été sollicité fin 2004 par les ministères de l’industrie et de la recherche pour assurer le
fonctionnement du réseau innovation et biotechnologies. Celui-ci a été repris par l’ANR qui en a
délégué la gestion étendue à Ecrin.
L’implication au niveau de l’Europe s’est en particulier traduite par deux projets européens retenus :
Eusustel et Nanosafe2. Ceux-ci ont démarré début 2005.
Ecrin travaille aussi en dehors de l’Europe. Notre association mène des actions au Maroc sur le thème
du développement durable. Au Vietnam, nous intervenons dans le domaine des micro et nanotech-
nologies, de l’énergie nucléaire et sur d’autres sujets. Cela permet de rapprocher les laboratoires
et de donner des opportunités à nos industriels.
L’exercice annuel d’Ecrin va de septembre 2004 à août 2005. Ce rapport fait la synthèse des diffé-
rentes activités réalisées lors de cette période, particulièrement riche, et des perspectives. Les résul-
tats obtenus à Ecrin sont le fruit d’un travail collectif. Nous tenons à remercier tout le personnel,
les bénévoles et tous nos adhérents pour leur profonde implication permettant de faire d’Ecrin une
association efficace, vivante et d’accroître les rapports entre la recherche et l’industrie.
Pour accroître
ses activités
Guy Paillotin, Président
Ecrin Christian Ngô, Délégué général (invité permanent)
Ademe Jean-Claude Oppeneau
Alimentec Gérard Garin
GDF Gilles Kimmerlin
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
Invité permanent : Laurent Buisson, Ministère délégué à la recherche et aux nouvelles technologies
Au 30 octobre 2005
À Ecrin sont abordés
a lieu, les problèmes
Objectifs
L’association Ecrin, dont les membres fondateurs sont le CNRS et le CEA, a pour objectif de favoriser les relations entre les laboratoires de recherche et l’industrie pour accélérer les transferts de technologies et créer de l’inno- vation transversale par une approche multidisciplinaire. L’objectif est de créer de la richesse et des emplois pour notre pays. Ecrin est un lieu neutre où des experts et des décideurs de toutes origines peuvent discuter et échanger librement sur des sujets d’intérêt commun préalablement définis. Des chercheurs du public ou du privé, des repré- sentants de grands groupes industriels, de PME ou de ministères peuvent travailler ainsi sur des sujets émergents qui contribueront à l’économie de demain. Cela permet à tous les participants impliqués d’anticiper et de prendre les bonnes mesures pour être prêts au bon moment. Dans le cadre d’Ecrin, sont abordés non seulement les aspects techniques, mais également la prospective, l’économie, l’impact sur l’environnement et la santé et, s’il y a lieu, les problèmes d’acceptabilité des innovations technolo- giques par la société.
Thématiques
Les thématiques abordées au sein d’Ecrin sont détermi- nées avec nos adhérents. Elles se développent en fonction des compétences existantes dans l’association. Pour 2005, elles sont les suivantes :
• Agroalimentaire
F onctionnement
Les Clubs et les Actions sont à la base du fonctionnement d’Ecrin.
Les Clubs travaillent sur une problématique collective qui intéresse plusieurs adhérents. Dans un même Club se côtoient des spécialistes du monde industriel, des orga- nismes de recherche et des ministères. Tous les partici-
pants contribuent et profitent de l’ensemble des travaux d’un Club. Il y a mutualisation des connaissances et des besoins au travers d’un dispositif de travail coopératif. Un Club est organisé en projets et groupes de travail (GT). Un projet a un objectif, un début et une fin. Un groupe de travail a une continuité dans le temps. Il peut servir de préparation à un projet qu’il convient de définir, faire de la veille scientifique et technique, etc. Les Clubs sont animés conjointement par un chargé de mission d’Ecrin, un président et un rapporteur scientifique choisis pour leurs compétences et reconnus dans le domaine dont ils ont la responsabilité. Il s’appuie sur un Comité de pilotage constitué d’experts, de responsables de projets et de GT. Ensemble, ils définissent la stratégie, lancent des projets et des groupes de travail. Ils suivent l’avancement des projets et s’assurent de leur progression. Désormais, les Clubs sont dénommés Ecrin-X, où X est le sujet du Club. Ce changement a été fait pour tenir compte de l’évolution d’Ecrin.
Les Actions sont commandées et financées par un parte- naire externe. Elles ont généralement un fonctionnement analogue à celui des Clubs.
Il existe une grande latitude quant à l’utilisation des travaux menés dans le cadre d’Ecrin. Cela dépend du sujet et de son positionnement dans le contexte national et inter- national. Les débats et les résultats peuvent rester stric- tement confidentiels si les participants le souhaitent. Ils peuvent aussi être publiés, en totalité ou en partie, pour
L’ASSOCIATION ECRIN
cr in
L ’ A S S O C I A T I O N E C R I N
4 • Act iv i tés 2005
que la communauté externe bénéficie des réflexions menées à Ecrin. Lorsque des résultats sont publiés dans des revues ou des livres, l’objectif est de rendre accessi- bles au plus grand nombre des sujets difficiles ou des réflexions multidisciplinaires. Bien qu’Ecrin soit lui-même éditeur et qu’il ait à son actif de nombreux livres, l’orien- tation est maintenant de publier chez Omniscience, un éditeur ayant un réseau de distribution permettant de mieux faire connaître les livres et d’avoir un impact plus important. Ponctuellement, Ecrin fait aussi appel à d’autres éditeurs plus spécialisés. Lorsque suffisamment de résultats ont été obtenus, ou lors- qu’un projet est terminé, Ecrin organise des réunions plénières, ouvertes à tous, présentant une synthèse du sujet étudié ; elles peuvent aussi faire ressortir les besoins et les blocages sur des thématiques qui seront ultérieu- rement étudiées à Ecrin.
Créer de la valeur
Ecrin cherche à répondre aux préoccupations du plus grand nombre d’adhérents. D’origines très diverses (orga- nismes de recherche, groupes industriels, PME, minis- tères…), les adhérents ont des objectifs différents. Leur travail, dans un lieu neutre, permet des synergies profi- tables à tous, en tenant compte des intérêts particuliers de chacun.
Pour les laboratoires, il s’agit de les aider à mieux valo- riser leurs recherches en trouvant l’industriel susceptible d’exploiter leurs résultats, moyennant éventuellement des développements complémentaires. De nombreux contrats de recherche sont ainsi initiés dans le cadre d’Ecrin.
Pour le groupe industriel, il s’agit de lui offrir des oppor- tunités qu’il n’a pas dans sa structure de recherche et développement déjà très complète : travail dans un lieu neutre, mise en liaison avec des PME, ouverture vers certains laboratoires étrangers, montage de projets natio- naux ou internationaux, etc.
Les PME font l’objet d’une attention particulière. Ces entreprises, très nombreuses sur le territoire national, ne disposent pas de moyens de recherche aussi puis- sants que ceux des grands groupes industriels. Or, la recherche et l’innovation jouent un rôle clef dans leur développement économique. Ecrin permet de les mettre en contact avec les laboratoires pertinents pour acquérir un avantage significatif sur le marché. Il peut aussi, notamment dans le cadre des Clubs, leur permettre d’accroître leurs marchés ou d’en ouvrir de nouveaux.
Les représentants des ministères trouvent dans Ecrin un lieu de synthèse et de discussions sur des sujets qui sont ou seront au cœur de notre économie. Les Clubs permet- tent de faire émerger les signaux faibles et de mieux anticiper l’avenir, d’aider à choisir les bonnes priorités, d’avoir des éléments pour élaborer de futures réglemen- tations ou normes, etc.
L’ animation et la gestion de programmes
Ecrin est maintenant impliqué dans la gestion et / ou l’ani- mation de nombreux programmes scientifiques : appels d’offres, organisation de conférences nationales ou inter- nationales… Ainsi, à la demande de l’Agence nationale de la recherche (ANR), Ecrin assure l’animation du Réseau innovation et biotechnologies. Il assure aussi la gestion du Programme national sur les perturbateurs endocri- niens du ministère de l’écologie et du développement durable (Medd).
L es régions, l’Europe et l’international
Ecrin a des partenariats privilégiés en région avec des antennes (Bretagne, Lorraine) ou des structures dédiées : Ecrin Pays-de-la-Loire, Ecrin Rhône-Alpes et Ecrin Midi- Pyrénées. Ces structures sont à l’écoute des régions pour travailler, dans le cadre de leurs compétences, sur des sujets spécifiques à celles-ci. Ecrin est aussi en contact étroit avec certains pôles de compétitivité français pour s’intégrer dans leur démarche.
Les Clubs
travaillent sur
une problématique
collective qui
intéresse plusieurs
is the key word.
The Ecrin Association is the offspring of the Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) and the Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA). The letters E.C.R.I.N. stand for “Exchange and Collaboration Research-Industry”. It is a nonprofit organisation.
Objectives
The core of Ecrin’s missions consists in facilitating and amplifying collaborations, synergies and partnership between research laboratories (public and private) and industries. This is done according to a multidisciplinary approach where foresight, economical analysis, environ- mental and health impacts as well as societal issues are
tackled simultaneously whatever the technology under focus. The aim is to anticipate and enhance the transfer of technological processes from one sector to another, thus increasing the opportunities to create new market values and employment. Innovation is the key word. One of the advantages of Ecrin is to be a neutral place where experts, decision makers, all from a vast diversity of disciplines and various origins, can share ideas and debate freely and creatively together, on pre-selected subjects, without any pressure. Researchers of the public and/or the private sector, representatives of major compa- nies or SMEs, others from ministries or professional insti- tutions, can put their brains together to study emergent subjects which might be apt to play a significant role in tomorrow’s economy.
Act iv i tés 2005 •
L ’ A S S O C I A T I O N E C R I N
Au niveau de l’Europe, Ecrin participe, comme parte- naire, à l’élaboration de projets européens. Ainsi, Ecrin a commencé à travailler sur deux projets de recherche acceptés en 2004 : Eusustel (http://www.eusustel.be) et Nanosafe2 (http://www.nanosafe.org). De plus en plus d’experts européens interviennent maintenant dans les activités d’Ecrin. Ceci se fait en tenant compte, bien sûr, des intérêts économiques des adhérents, ce qui induit un certain nombre de contraintes pour cette ouverture sur l’Europe. L’objectif est de créer petit à petit un réseau euro- péen utile aux grands groupes industriels et aux PME.
Grâce à son réseau, Ecrin a lancé, hors Europe, des initia- tives dans quelques pays avec deux objectifs. Le premier est de donner des possibilités supplémentaires à des laboratoires français de recherche appliquée en les asso- ciant à des laboratoires étrangers ayant des spécialités complémentaires. Le second est d’aider nos industriels adhérents (grands groupes et PME) à renforcer leur acti- vité économique à l’étranger. Les pays concernés sont le Maroc pour le développement durable, et le Vietnam pour les micro et nanotechnologies, l’énergie nucléaire et certains aspects liés à l’imagerie médicale.
La formation
Ecrin est aussi un organisme de formation. Celle-ci se fait dans plusieurs domaines, souvent en collaboration avec
d’autres partenaires. Parmi les formations dispensées en 2005, les thématiques se rapportent à l’innovation, à la veille technologique, à l’énergie, à l’optoélectronique, à l’initiation au monde de l’entreprise.
Ecrin propose de plus en plus de formations.
THE ECRIN ASSOCIATION
6 • Act iv i tés 2005
Domains of expertise
• Optoelectronics
• Risks
The domains approached at Ecrin are defined by the members of the Association themselves, in accordance with their interests, needs and profiles. Their activities are organised within Clubs and Actions.
H arnessing innovative thinking
Ecrin’s breathing is dependent on its “Clubs” and “Actions”. A Club, denoted Ecrin-X, where X is the name of the Club (i.e. “Club-Energy”), works on problems several members of the Association have decided to undertake together. An Action, on the other hand, raises from the demand of, and is financed by external partners; its output will tend to remain more confidential than what is the rule for a Club’s production. Within a specific Club, experts of the industrial world mix with experts from research organisations and representatives of govern- mental or state institutions.
In that Club, all the participants contribute and benefit from the whole work done in its framework. The knowledge and the needs are shared openly, in a cooperative manner. In fact an Action functions most of the time according to rules similar to Clubs’ ones. A Club is organised in “projects” and “working groups”. A “project” has a clearly defined object of study, with specific aims, and a limited duration. A “working group” is inscribed in an undeter- mined time frame. It is generally busy preparing new projects, helping with the definition of new axes of reflec- tion, keeping a scientific and technological watch on an assigned field. The steering of an Ecrin Club is the task of an expert from the Association staff in conjunction with an Ecrin member, a specialist: generally an individual of great competencies and renown, who acts as President. The tandem is backed up by a steering committee, consis- ting of major experts from various fields of the domain. A Club is responsible for its strategy; it puts forward proposals, designs and projects, and launches working groups. It is in charge of the follow up work and will make sure all the activities under its scope meet with the planned objectives and deadlines. The exploitation of the outputs of the Ecrin Clubs is not submitted to a general strict rule. Different cases require different treatments. The major elements conditioning the promotion and publicity of the results obtained in a Club will depend on the nature of the subjects and their strategic importance at the national and international levels. Those results can remain confidential, if the
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7Act iv i tés 2005 •
T H E E C R I N A S S O C I A T I O N
participants think it best, or they can be published partly or totally, depending upon the kind of results and the wish of the participants. When results are published in reviews or books, the aim is to give access to a wider public to subjects presenting challenging complex and difficult aspects, generally requiring multidisciplinary approaches and deeper understanding. The books which are written within the framework of Ecrin are entrusted to publishers; that allows a wide diffu- sion and ensures their impact is significantly ackno- wledged. In some circumstances and in order to promote the results of its Clubs, Ecrin organises plenary meetings, open to everybody –including non-members–, presenting a synthesis of the studies which have been carried out.
M eeting with expectations
Increasing the efficiency of the transfers of knowledge from laboratories to industrial applications has shown that the processes implied are not of a linear nature. In fact there appears to be an absolute necessity to apprehend those processes on a multidisciplinary and collaborative basis, using networks of expertise and competencies as major resources. There is a strong need for interconnecting transverse specialities as well in order to fertilize the terrain of innovation more systematically. Those issues are at the heart of the activities of Ecrin. With that in mind, the role of Ecrin is to help all poten- tial partners to connect with one another. In the case of research laboratories, Ecrin helps them promote their work by enabling them to find the industrial partner likely to exploit their results to the full, possibly with comple- mentary developments. Many contracts of research are thus initiated within the framework of Ecrin. For the large industrial groups, Ecrin uncovers unthought- of opportunities (away from industrial pressures and cons- traints), quite complementary to their R&D facilities. It can also link them to SMEs, foreign laboratories, etc., under its seal of neutrality and confidentiality. Small and Medium-sized Enterprises constitute the astoun- ding majority of the national (and international) economic fabric. However, few of them have research labs, and in any case their laboratories cannot compare with the powerful ones run by the big companies. All the same research and innovation play a key role in their develop- ment. Therefore Ecrin makes it possible for them to get into contact with the relevant laboratories which will help them to acquire significant advantages in competition.
Ecrin also makes its most, via the framework of the Clubs, to spot with them the opportunities to increase their market shares and access new ones. Finally, the representatives of state and decisional bodies find in Ecrin a place where syntheses on some of the most advanced scientific and technological developments, and their issues, are debated. The Clubs make it possible to perceive weak signals more clearly and to better anticipate the future. This can lead to better selection priorities, deve- lopments of pro-active regulations and standards, etc.
M anagement of scientific programs
Ecrin is now involved in the management and/or the scientific organisation of several invitations to tender, as well as in the organisation of national or international conferences. For example, at the request of the Agence Nationale de la Recherche (ANR) –National Research Agency–, Ecrin ensures the animation of the “Innovation Network in Biotechnologies”. Ecrin is also in charge of the “Endocrine Disruptors” project for the Ministry of Ecology.
F rance, Europe and international activities
Ecrin has developed a number of strong and fruitful part- nerships in several French regions. It has in particular esta- blished three regional Ecrin agencies: one in Brittany, one in Rhône-Alpes and one in Midi-Pyrénées. They represent dedicated efforts to take into account some specific needs and promote regional assets. Ecrin also has close relations with some French competitiveness clusters it is going to integrate in the near future. At the European level, Ecrin participates in two European projects: one about sustainable electricity supply in Europe, the other about producing and using nanomate- rials safely. Ecrin involves more and more European experts in its various activities, while preserving the economic interest of its members. Ecrin also has several activities outside Europe, essen- tially in Morocco –for sustainable development–, and in Vietnam –for micro and nanotechnologies, nuclear energy and some other aspects. The connexion with foreign countries gives French laboratories the oppor- tunity to collaborate with complementary scientists. We also help major companies and SMEs to reinforce their economic activity abroad.
Increasing
nature. In fact
LES MANIFESTATIONS ET JOURNÉES ECRIN
2004
17 septembre, Minéfi Diagnostic biologique : technologies émergentes et marché du futur Domaine Biologie, biotechnologies et santé
30 septembre, ministère délégué à la recherche Perturbateurs endocriniens : concept et réalité Intermède Ecrin
7 octobre, salon Innovact, Reims Valofibres : alternatives pour la valorisation des fibres agricoles Action Nouvelles valorisations industrielles des agroressources
20 octobre, Assemblée nationale Innovation et énergie Ecrin-Énergie, en partenariat avec l’OPECST
22 octobre, Fiap, Paris Du nettoyage à la stérilisation ; du MEMS à l’avion Ecrin-Traitements de surfaces
9 novembre, Fiap, Paris Nanomatériaux et industrie : une démarche intégrée pour la maîtrise des risques Ecrin-Nanomatériaux et Ecrin-Risques
9-10 décembre, Ecrin Workshop Vidéo rapide Domaine Optoélectronique
2005
24 janvier, Medd Prospective de l’EER Ecrin-Prospective
27 janvier, École Ferrandi, Paris Évolution de la perception des arômes et du goût au cours de la vie Ecrin-Arômes et formulation alimentaire
8 février, ministère délégué à la recherche Capteurs, vêtements et habitats intelligents pour surveillance médicale Intermède Ecrin
1-2-3 mars, Strasbourg Imvie 2 : Imagerie pour les sciences du vivant et la médecine Domaine Optoélectronique
10-13 mars, Aussois (Savoie) 3e édition des Journées Térahertz Domaine Optoélectronique
23 mars, Engref, Paris Nanomatériaux et industrie : une démarche intégrée pour la maîtrise des risques II Ecrin-Nanomatériaux et Ecrin-Risques
30 mars, Fiap, Paris La conception ergonomique d'outils à main Journée INRS et Ecrin-Risques
31 mars, Engref, Paris Nutrition santé et biomarqueurs : quels bilans ? quels besoins ? Ecrin-Agroalimentaire
21 avril, ministère délégué à la recherche Antibiorésistance et développement durable Intermède Ecrin
18-19-20 mai, Suez et Ecrin Innovation totale - Innovation de rupture : Création des très hautes valeurs ajoutées et conception des produits cultes Ecrin-Innovation
19 mai, ministère délégué à la recherche Source de lumière artificielle source de vie Intermède Ecrin
31 mai, Laboratoire d'hygiène de la ville de Paris (LHVP) Traitements biologiques des déchets Ecrin-Déchets
31 mai, Observatoire de Paris Formation Les techniques d’enregistrement rapide et d’exploitation des images acquises par cinéma et vidéo Domaine Optoélectronique
7 juin, Medd Sols urbains et péri-urbains Ecrin-Environnement et société
29 juin, ENSMMB, Besançon Alternatives au chrome dur électrolytique dans ses fonctions tribologiques Ecrin-Traitements de surfaces
21-22-23 septembre, Ecrin, Paris Formation « Pratique et évaluation des méthodes et outils avancés de traitement de l’information pour la veille et l’intelligence économique » – Session 1
4 octobre, Ecrin, Paris Conférence du club SeAnergie « Énergie et géopolitique » Ecrin-Énergie et Technicatome (Areva)
11 octobre, Assemblée nationale Conférence européenne ITER « Enjeux scientifiques, technologiques et socio-économiques » Ecrin-Énergie, en partenariat avec l’OPECST
CHIFFRES-CLES
13 octobre, LHVP, Paris Analyses et caractérisations des matériaux polymères Ecrin-Matériaux polymères
13 octobre, Alpexpo, Grenoble Traitements de surfaces des matériaux souples : quels procédés pour quelles applications ? Ecrin-Agroalimentaire et Ecrin-Traitements de surfaces
19 octobre, ministère délégué à la recherche Conférence « Création d’emploi par un appui renforcé aux jeunes porteurs de projets innovants » Ecrin-Création d’entreprises
24-25 octobre, Coria, Rouen Séminaire « Examen de la combustion des déchets ménagers et impact sur l’atmosphère » Ecrin-Déchets, en partenariat avec Coria, Smedar, Ademe, université de Zhejiang
17 novembre, CPE-Lyon Mesures et analyses chimiques : quels enjeux pour l’entreprise ? Ecrin-Analyse
22 novembre, Cnam, Paris Le diamant en électronique de puissance, applications potentielles et état de l’art Ecrin-Électronique de puissance / Conversion de l’énergie
24-25 novembre, Reims Forum scientifique « Les besoins de recherche sur les emballages alimentaires » Ecrin-Agroalimentaire
24-25 novembre, Assemblée nationale Colloque international « L’Avenir de la photocatalyse : applications aux traitements de l’air et de l’eau » Ecrin-Traitement de l’air et des nuisances olfactives
6 décembre, Ecrin, Paris Formation « Pourquoi et comment réinventer l’entreprise »
7-8-9 décembre, Ecrin, Paris Formation « Pratique et évaluation des méthodes et outils avancés de traitement de l’information pour la veille et l’intelligence économique » – Session 2
2006
Répartition des ressources humaines
15 Écoles, organismes
d’enseignement supérieur
n°57 septembre 2004 Éditorial par Jean-Jacques Doyen, directeur Technologie Innovation, Suez
« Profession Bioentrepreneur 2004 » Manuel Géa, président de Centrale- Santé ; Françoise Xavier, directeur du domaine Ecrin Biologie, biotechnologies, et santé, CNRS
« L'énergie thermique des mers » Michel Gauthier
« Une thèse… et après ? » Nicole Leray, Association Bernard Gregory
« Le réseau de la recherche de Renault » Khuong Quang Dong, secrétaire exécutif chargé de la recherche, Renault
« Les perturbateurs endocriniens : concept et réalité » Chronique par Bernard Jégou, GERHM-Inserm, université de Rennes 1
n°58 janvier 2005 Éditorial par Bernard Bigot, Haut Commissaire à l’énergie atomique, CEA
« La rétine connexionniste : un nouveau système de vision sur puce (VSOC) » Andréa Pinna, LISIF, université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
« Diagnostic biologique : technologies émergentes et marchés du futur » Dominique Von Euw, CNRS, Ecrin
« Gestion des risques microbiologiques liés à l’environnement » René Seux, École nationale de santé publique
« Recherche, développement durable et automobile » Chronique par Alain Le Douaron, chef du Département systèmes énergétiques à la Direction de la recherche, Renault
n°59 mars 2005 Éditorial par Françoise Duchézeau, déléguée générale à la recherche et à l’innovation, RATP
« Technologies du futur » Christian Ngô, délégué général d’Ecrin
« Le projet intégré européen Nanosafe2 » Frédéric Schuster, CEA, président d’Ecrin-Nanomatériaux
« Les bioraffineries » Vincent Steinmetz, délégué général d’Europol’Agro, président de l’Action NVIA
« Cuisiner avec des compositions aromatisantes ? Cuisiner avec des additifs ? Cuisiner avec des colorants ? » Chronique par Hervé This, Inra, Collège de France
n°60 mai 2005 Éditorial par Éric Lesueur, directeur adjoint de la recherche et du développement, Veolia Environnement
« Prospective de l’espace européen de la recherche à l’horizon 2020 : des scénarios exploratoires aux orientations stratégiques » Catherine Côme, CNRS, Ecrin
« Création du PNIR-Biofilms » Alain Bergel, laboratoire de génie chimique, CNRS
« La photocatalyse, une technique prometteuse en émergence » Alain Laplanche, ESC Rennes, conseiller scientifique d’Ecrin-Tano
« Sources de lumière artificielle - Sources de vie : quels enjeux économiques, énergétiques et sociétaux ? » Chronique par Georges Zissis, Centre de physique des plasmas et de leurs applications de Toulouse
n°61 septembre 2005 Éditorial par Yann Barbaux, Vice President - Executive Director of EADS Corporate Research Centre - France
« Vers un démonstrateur intégré pour l’analyse chimique ou biologique sur site » Dorothée Jary, Yves Fouillet, Christine Péponnet, CEA / Léti
« Cinq recommandations d’Ecrin pour créer des emplois » Jacques Bardes, administrateur de Scientipôle Initiative, président d’Ecrin-Création d’entreprises
« Pôle de compétitivité plasturgie, un nouvel élan pour la filière » Paul Deguerry, Pôle de compétitivité plasturgie
« La recherche Phodé » Muriele Aubry, Phodé
« La capture et le stockage géologique du CO2 » Chronique par Alexandre Rojey, Ecrin, IFP
LA REVUE TRIMESTRIELLE DU RÉSEAU ECRIN
RECHERCHE, TECHNOLOGIE ET SOCIÉTÉ
INNOVATION
Chargée de mission Catherine Côme CNRS, Ecrin
Assistante Audrey Jouis Ecrin
ECRIN-CRÉATION D’ENTREPRISES Présidents Jacques Bardes Ecrin et Jean-Pierre Gex Ecrin
Assistante Marie-France Penazzi Ecrin
ECRIN-INNOVATION Président Marc Giget Cnam, Institut européen de l’innovation
Vice-président Lionel Roure, Cnam
Assistante Audrey Jouis Ecrin
Il est
Innovation totale/Innovation de rupture : Création des très hautes valeurs ajoutés - Conception des produits cultes
Valoriser le potentiel technologique, anticiper les ruptures et créer des très hautes valeurs ajoutées
18-19 mai 2005, Paris
I N N O V A T I O N
valeurs ajoutées. Plus de soixante-dix cadres dirigeants de grands groupes comme Airbus, Michelin, Alcatel, Apple, Rhodia, Colas, Plastic Omnium, Bel, mais aussi Suez, Carrefour, La Poste, la RATP, la SNCF... y ont participé.
L'objectif du séminaire était de fournir aux participants une mise à jour de leurs connaissances des concepts-clé des processus d'innovation de rupture, formalisés de façon concrète et expliqués par de nombreux exemples ; des démarches, outils et méthodes d'anticipation et de gestion des innovations de rupture ; des retours d'expé- rience des leaders, via des études de cas (un benchmark spécifique, des témoignages directs de meilleures pratiques).
Une coopération entre Ecrin-Innovation et le Cnam s’est développée avec les « Mardis de l’innovation », cycle de 25 conférences organisées d’octobre 2004 à juin 2005, portant sur les différentes facettes des processus d’inno- vation : étapes du processus d’innovation, origines et gestion des idées, protection, rôle du design, gestion des équipes projets, établissement des road-map techno- logiques, psychologie et sociologie de l’innovation, finan- cement de l’innovation… ; retour d’expérience des entreprises les plus innovantes à travers le monde.
Un nouveau cycle est mis en place en 2005-2006. Un Mardi de l’innovation sera consacré fin 2005 à la présen- tation de Technologie du Futur - Enjeux de société.
La présidence d’Ecrin-Prospective a été assurée jusqu’au début 2005 par Rémi Barré, professeur au Cnam. Claude Birraux, député de la Haute-Savoie et premier vice-président de l’OPECST, a accepté d’en prendre la présidence.
La réflexion engagée en 2003 sur la Prospective de l’espace européen de la recherche (EER) a été pour- suivie, autour de trois points forts :
• Une enquête « Prospective de l’espace européen de la recherche à 2020 ». L’analyse des résultats a permis de construire des scénarios exploratoires.
• Quatre scénarios, allant d’un espace européen de la recherche vu comme une extension du modèle français à une recomposition de l’espace actuel (EER intégré et décentralisé ou EER inventé par les acteurs) voire d’éclatement (Fragmentation de l’Union européenne et de l’espace européen de la recherche), ont été étudiés. Ils ont été restitués lors du colloque annuel d’Ecrin- Prospective.
Ecrin-Prospective
L’innovation est une clé de la création de nouvelles richesses. Elle trouve sa source dans les développements technologiques, dans la volonté d’entreprendre chez ceux qui en sont les promoteurs, dans les réseaux qui se tissent dans les territoires. De l’avis quasi-unanime des économistes, la recherche et l’innovation sont bien les moteurs de la croissance économique et des emplois de demain.
Ecrin a décidé de mettre encore plus l’accent sur l’inno- vation en l’abordant via un club dédié, Ecrin-Innovation, mais aussi Ecrin-Prospective et enfin Ecrin-Création d’en- treprises.
Dans sa définition la plus générique, l’innovation consiste à intégrer le meilleur état des connaissances dans des produits et services allant plus loin dans la satisfaction des individus. L'entreprise est le lieu privilégié de l'inno- vation qui la rend plus compétitive vis-à-vis de ses concur- rents. Cette innovation, génératrice de richesse et d’emplois, n’a pas son unique source dans la technologie mais aussi dans la création sous toutes ses formes. Dans un contexte de révolution technologique, l’innovation est un défi permanent et une impérieuse nécessité pour le développement de l'entreprise, et même pour sa survie en cas d’innovation de rupture. Le contexte actuel de progrès technologiques considérables, notamment dans les NTIC, le vivant, les matériaux et l’énergie, fournit des opportunités que les entreprises doivent saisir pour augmenter fortement la valeur ajoutée de leurs produits et de leurs services. L’innovation étant au cœur des acti- vités d’Ecrin, il est apparu important de créer un nouveau Club, Ecrin-Innovation, dédié plus spécifiquement à certains aspects de cette thématique.
Ecrin-Innovation a organisé, du 18 au 20 mai 2005 à Paris, un séminaire intensif dédié à la gestion des innovations de rupture et à la création des très hautes
Ecrin-Innovation
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I N N O V A T I O N
Prospective de l’Espace européen de la recherche à l’horizon 2020 : cette réflexion prend place dans le contexte de la globalisation entraînant la nécessité d’une nouvelle gouvernance des activités publiques et privées de recherche.
d’entreprises en France, mais d’augmenter de manière sensible la création d’activités nouvelles grâce à des mesures, issues des « bonnes pratiques », qui ont démontré leur utilité. Ces mesures, de portée apparem- ment limitée, devraient permettre de doubler rapide- ment les initiatives de création d’entreprises innovantes technologiques : • Développer, pour les étudiants de l’enseignement supé- rieur, des missions de fin d’étude en entreprise ayant pour objectif la création d’activités nouvelles. • Mettre en place, pour les étudiants, les conventions de formation par la création d’entreprises. • Ouvrir les Réseaux de développement technologique aux candidats créateurs, souvent isolés, porteurs de projets innovants ayant un lien avec la technologie, et leur donner accès à la Prestation technologique réseau. • Développer, à partir de l’existant, un réseau de struc- tures d’accompagnement « innovation », une au niveau de chaque région, dédiées à l’appui aux porteurs de projets innovants ayant un lien avec la technologie. • Favoriser la mise en place massive de fonds de finan- cement de « primo développement ».
Ecrin-Création d’entreprises présente ces recommanda- tions au ministère délégué à la recherche le 19 octobre 2005.
• Un colloque « Prospective de l’espace européen de la recherche à l’horizon 2020 : des scénarios exploratoires aux orientations stratégiques » a rassemblé, le 24 janvier 2005, au ministère de la recherche et des nouvelles technologies, plus de soixante-dix participants.
Une nouvelle thématique est actuellement en phase exploratoire. Elle concerne les Risques émergents au travail à l’horizon d’une dizaine d’années.
Le rapport Appui renforcé à la création d’entreprise a été publié en juillet 2005 par les membres d’un groupe de travail (GT) qui souhaitent, à partir de leur expérience de terrain, proposer aux décideurs quelques mesures capables de dynamiser d’une manière significative la création d’activités nouvelles, et donc d’emplois. Il s’agit de compléter les initiatives et propositions déjà exis- tantes grâce à un appui renforcé des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche publique, et cela pour une charge budgétaire réduite.
Cinq propositions concrètes ont été faites. Leur ambition n’est pas de révolutionner la dynamique de la création
Ecrin-Création d’entreprises
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AGROALIMENTAIRE
Le frais en aromatique Responsable scientifique Catherine Dacremont Ensbana, CNRS, Inra
Influence de certaines molécules aroma- tiques ou volatiles sur les perceptions sapides : renforcement de la saveur salée Responsable scientifique Annick Faurion CNRS
Représentativité sensorielle des extraits aromatiques : comparaison des différentes techniques d'extraction Responsable scientifique Yves Lefur Enesad
ACTION NOUVELLES VALORISATIONS INDUSTRIELLES DES AGRORESSOURCES (NVIA)
Présidents Marc Chopplet Alternatech, CNRT Alternoval et Vincent Steinmetz Europol’Agro, CNRT Alternoval
Rapporteur scientifique Bernard Kurek Inra
Chargée de mission Anna Rocca CNRS, Ecrin
Assistante Marie-France Penazzi Ecrin
Interfaces dans les matériaux fibreux Responsable scientifique Patrice Dole Inra
Mise en place des structures fibreuses dans les plantes Responsable scientifique Brigitte Chabbert Inra
ECRIN - AGROALIMENTAIRE
Chargée de mission Anna Rocca CNRS, Ecrin
Assistante Marie-France Penazzi Ecrin
Nutrition, santé et biomarqueurs Responsable scientifique : Véronique Braesco CRNH Auvergne, Inra
ECRIN - ARÔMES ET FORMULATION ALIMENTAIRE
Président Éric Angelini Groupe Mane
Rapporteur scientifique Élisabeth Guichard Inra
Chargée de mission Anna Rocca CNRS, Ecrin
Assistante Anne Renaux Ecrin
Comment mesurer les résultats d’une éducation au goût chez l’enfant Responsable scientifique Patrick Mac Leod Institut du goût
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A G R O A L I M E N T A I R E
La recherche dans le secteur agroalimentaire doit faire face à des évolutions rapides afin de pouvoir s’adapter aux nouvelles attentes de la société. Les consommateurs désirent une alimentation de plus en plus sûre et sont de plus en plus exigeants quant à la qualité gustative et nutri- tionnelle des produits alimentaires. Dans ce contexte, Ecrin-Agroalimentaire s’est donné comme mission de servir de plate-forme d’échange privilégiée entre indus- triels du secteur agroalimentaire, professionnels de santé, représentants d’organismes de régulation (Afssa, DGCCRF) et chercheurs provenant de différents horizons scienti- fiques. Des associations de consommateurs sont égale- ment parfois sollicitées, pour exprimer leurs préoccupations. Les groupes de travail (GT) ont pour objectif principal d’assurer une veille scientifique sur des thèmes bien ciblés mais aussi de favoriser l’émer- gence de projets de recherche en collaboration entre différents partenaires publics et privés.
Les évolutions de la recherche et des technologies dans ce secteur ont fait l’objet du chapitre « Agroalimentaire » du livre Technologies du futur, enjeux de société (Omniscience, 2005).
Dans le cadre du GT Emballages alimentaires, les aspects de sécurité sanitaire liés au contact emballage- aliment sont largement traités. La maîtrise de la sécurité des emballages est un enjeu important tant pour les industriels, les consommateurs, que pour les organismes de contrôle ou de réglementation. L’utilisation des diffé- rentes catégories d’emballages alimentaires : métal- liques, papiers-cartons ou à base de polymères de synthèse, n’est pas sans risque pour la sécurité et qualité des aliments. En effet, des additifs, contaminants, résidus de fabrication ou de dégradation peuvent libérer au contact de l’aliment des substances toxiques ou aux effets négatifs sur le plan organoleptique. Les connais- sances actuelles sont encore incomplètes et le thème de la migration des contaminants fait l’objet de recherches importantes. En ce qui concerne l’innovation technolo- gique dans le domaine des emballages, elle s’oriente principalement vers une meilleure préservation des aliments. L’un des axes de recherche est le développement d’emballages actifs, qui libèrent de façon contrôlée des substances (par exemple, un antioxydant), permettant une meilleure conservation à long terme du produit alimen- taire. Un autre axe, les traitements de surface des embal- lages, sont utilisés pour conférer de nouvelles propriétés (propriétés barrière, meilleure imperméabilité au gaz…) aux matériaux d’emballages ou pour leur décontamina-
Ecr in-Agroal imenta i re tion. Une réunion plénière « Traitements de surfaces des matériaux souples : Quels procédés pour quelles applications ? » est organisée conjointement par Ecrin- Traitements de surfaces et Ecrin-Agroalimentaire en octobre 2005 dans le cadre des 12e Rencontres interna- tionales des industries papetières (Alpexpo, Grenoble). Cette réunion a pour objectif de faire un panorama des différentes possibilités de traitements de surfaces actuels et en développement (UV, e-beam, plasma, dépôt électro- lytique, etc) les plus appropriés pour répondre aux attentes des industriels.
Ecrin-Agroalimentaire organise, à l’initiative d’Alexandre Feigenbaum (Inra, Reims), un forum scientifique sur les emballages alimentaires à Reims les 24 et 25 novembre 2005. Un comité scientifique réunissant des chercheurs du secteur public, des industriels de l’emballage et de l’agroalimentaire a collaboré à l’organisation de cette manifestation qui a pour principal objectif d’actualiser les besoins de recherche dans le domaine des emballages alimentaires industriels et domestiques. Les partenaires de cette réunion sont : la région Champagne-Ardenne, la ville de Reims, le CNRT Emballage-Conditionnement, le Cofresco Institute et le Club MCAS. D’autre part, une réunion organisée le 30 juin 2005 sur les « Arômes et emballages alimentaires » va également donner lieu à un nouveau groupe de travail. Les travaux menés dans le cadre de ce GT porteront sur la corrélation
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Réunions du dernier trimestre 2005 organisées par Ecrin- Agroalimentaire
Réunion plénière : « Traitements de surfaces des matériaux souples : Quels procédés pour quelles applications ? », organisée en collaboration avec Ecrin-Traitements de surfaces, le 13 octobre 2005 dans le cadre des 12e Rencontres internationales des industries papetières, Grenoble.
Forum scientifique : « Les besoins de recherche sur les emballages alimentaires », les 24 et 25 novembre 2005, Reims.
entre la variation de la composition physicochimique d’un emballage alimentaire et la variation sensorielle de la qualité organoleptique du produit. Une réunion explo- ratoire pour la mise en place de ce nouveau GT sera orga- nisée fin 2005.
Les consommateurs attendent désormais de l’alimenta- tion, non seulement un apport nutritionnel et un plaisir gustatif associé, mais également qu’elle participe à la prévention des maladies et au maintien du bien-être général. Les aliments dits « fonctionnels » correspondent à des produits alimentaires contenant un ou plusieurs ingrédients pour lesquels des résultats scientifiques ont montré soit des effets bénéfiques directs sur l'organisme, soit une réduction du risque de contracter certaines maladies. L’ajout de ces ingrédients supposés bénéfiques dans les aliments fonctionnels ouvre d'importantes perspectives de développement dans le domaine de l’in- dustrie agroalimentaire, mais le lancement des produits ne peut se baser sur des hypothèses non vérifiées. Afin
de prouver que ces nouveaux aliments permettent de réguler une fonction ou de réduire le risque d'apparition de certaines pathologies spécifiques, il faut pouvoir évaluer les allégations sur le plan de la santé. L'enjeu actuel majeur de la recherche consiste en la mise au point de méthodes fiables permettant de démontrer, notamment à l'aide de marqueurs biologiques (biomarqueurs) perti- nents, l’efficacité revendiquée de ces aliments fonction- nels. À la demande des membres du comité de pilotage, Ecrin-Agroalimentaire a mis en place un nouveau GT Nutrition santé et biomarqueurs.
Une réunion plénière « Nutrition santé et biomarqueurs : Quels bilans ? Quels besoins ? » s’est tenue le 31 mars 2005 afin de dresser un bilan des actions déjà menées par d’autres groupes ou réseaux. Une réunion exploratoire, organisée en août, a permis de définir les sujets à appro- fondir au sein de ce GT : Comment lister les biomarqueurs existants ? Quels sont ceux déjà validés ? Pour les autres biomarqueurs, comment mettre en place des tests de
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validation standards ? Comment identifier de nouveaux biomarqueurs ? Ce GT sera impliqué dans un projet de recherche soumis à un appel d’offre européen Marie Curie Research Training Networks (Réseaux de formation par la recherche). Ces bourses ont été conçues pour favoriser la mobilité de jeunes chercheurs afin de contri- buer au transfert des connaissances spécialisées entre instituts de recherche, établissements universitaires et entreprises de différents pays de l'Union européenne.
Les activités d’Ecrin-Arômes et formulation alimentaire couvrent l'ensemble du domaine, permettant de fructueux échanges entre spécialistes de diverses disciplines : formulation des arômes, analyse sensorielle, chimie de la fabrication ou de l'utilisation des arômes. L’intitulé initial « Arômes alimentaires » a été modifié en 2005. L’ajout du terme « formulation », qui comprend tous les constituants d’un aliment, souligne l’interaction des arômes avec l’ensemble du produit, et permet d’ouvrir à de nouvelles problématiques. Depuis sa création, ses GT traitent tour à tour de sujets très variés et sans cesse renouvelés. Ils réunissent des représentants de l'industrie et de la recherche publique, qui décident et mettent en œuvre ensemble un programme de travail expérimental, dans l'objectif de faire progresser les connaissances scientifiques et le savoir-faire industriel sur ces sujets, au bénéfice de la recherche tant publique que privée. Cette démarche a été suivie avec succès au sein du GT L'accord en aromatique : étude expérimen- tale des effets sensoriels des mélanges qui avait pour objectif de mieux comprendre la notion d'accord en aromatique. Il a été décidé de réaliser une série d’expé- riences sur les mélanges de deux ou trois molécules aromatiques, et d’analyser leurs « rendus » sensoriels et psychophysiques : phénomènes de masquage, de synergie, de modifications de la nature des odeurs perçues… et surtout, phénomènes de fusion. Les résul- tats de ces expériences préliminaires ont été présentés au cours de la réunion plénière du 27 janvier 2005 « Évolution de la perception des arômes et du goût au cours de la vie ». Les travaux, initiés dans ce GT, ont mis en évidence plusieurs axes possibles pour l’étude des accords aromatiques et sont poursuivis dans le cadre d’une thèse dans une équipe de l’Inra de Dijon.
Suite à la réunion plénière « Saveurs et arômes sont-ils indissociables » en 2002, Ecrin-Arômes alimentaires avait créé un GT sur L’influence de certaines molécules aromatiques ou volatiles sur les perceptions sapides :
Ecrin-Arômes et formulation alimentaire
renforcement de la saveur salée. Il a été clos en décembre 2004. Ce thème avait été proposé par les représentants de l’industrie agroalimentaire, suite à la parution de nouvelles directives européennes qui impo- sent une diminution de la teneur en sel de certains aliments. Les démarches expérimentales à mettre en œuvre pour répondre aux besoins et aux questions de l'in- dustrie agroalimentaire ont été discutées entre différents laboratoires publics et industriels au sein du GT. Une partie du projet de recherche, initié dans le cadre de ce GT, a été soumise à un appel d’offre Inra (Programme de recher- ches en alimentation) et retenue pour financement.
Un autre GT, Le frais en aromatique, orienté sur la notion de frais dans les produits lactés et, en particulier, dans les fromages dits « frais », a donné lieu à une étude sur l’aspect descriptif ou lexical de la perception de la notion de frais réalisée chez les consommateurs : Comment la majorité des consommateurs perçoivent-ils la fraîcheur ? Existe-t-il plusieurs définitions du frais ? Les résultats d’une étude préliminaire réalisée dans le cadre du GT seront présentés lors d’une future réunion plénière. Ce GT a clos ses activités en novembre 2004.
Suite à la réunion plénière du 27 janvier 2005 portant sur « L’évolution de la perception des arômes et du goût au cours de la vie », un nouveau GT Comment mesurer les résultats d'une éducation au goût chez l'enfant ?
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Le comité de pilotage d’Ecrin-Arômes et formulation alimentaire réunit des scientifiques de haut niveau qui, par leurs compétences et leur enthousiasme, ont su dynamiser ses activités et fidéliser les participants : Éric Angelini (Groupe Mane, président du Club), Élisabeth Guichard (Inra, rapporteur scientifique du Club), Pascal Brunerie (Pernod-Ricard), Pascal Fortier (Soredab), Gérard George (Degussa), André Holley (CNRS, université de Lyon I), Henri Jauffret (Danone-Vitapole) et Hervé This (Inra - Collège de France).
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A G R O A L I M E N T A I R E
débouchés non-alimentaires des productions agricoles connaissent actuellement un essor considérable. Cette évolution tient compte, entre autres, du fait que les citoyens souhaitent disposer de biens de consommation plus sûrs et produits dans des conditions plus respectueuses de l’environnement. L’exploitation non alimentaire de produits agricoles est connue de longue date, notamment dans le domaine de l’industrie textile, des pneumatiques, de la production d’énergie. L’émergence de nouvelles technologies favorise l’apparition de nouveaux produits issus, tout ou partie, de ressources végétales dans différents domaines comme la cosmétique, la chimie et les matériaux.
L’action Nouvelles valorisations industrielles des agrores- sources (NVIA), mis en place par le CNRT Alternoval, a pour objectif de faire l’état de l’art dans cette probléma- tique et de mettre à la disposition des acteurs scientifiques et économiques concernés un lieu d’information, d’échanges d’idées et de débats sur des sujets ciblés, notamment, au travers de réunions plénières et d’ateliers. Le GT Valofibres a été lancé à l’initiative de l’UMR Inra - université de Reims Champagne-Ardenne de fraction- nement des agroressources et emballages. Ce GT a pour principaux objectifs de servir de plate-forme de diffusion de l’information sur l’utilisation des fibres végétales dans les nouveaux matériaux composites. Plusieurs réunions ont permis d'établir un état des lieux des différentes possibilités d'utilisation des fibres agricoles (lin, chanvre, blé…) dans certains domaines de l'industrie et de dégager les différents axes de recherche qui seront suivis dans le cadre de trois ateliers spécialisés : Atelier 1 : Mise en place des structures fibreuses dans les plantes, Atelier 2 : Fractionnement des lignocelluloses, Atelier 3 : Interfaces dans les matériaux fibreux. Les objectifs scientifiques et techniques de ces ateliers ont été présentés lors de la réunion plénière du 7 octobre 2004. La prochaine réunion plénière Biotechnologies appliquées aux fibres et maté- riaux fibreux se tiendra en début d’année 2006.
D’autres thèmes seront prochainement développés dans le cadre de l’Action NVIA. Ainsi, suite au projet européen Reach (Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques), de nombreuses molécules chimiques seront, à terme, interdites. L’Action pourra étudier prochainement la question : comment les substances issues de la valorisation de la biomasse peuvent se substituer à ces produits chimiques voués à ne plus être employés par les industriels ?
Champs de lin
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a été proposé afin de chercher quelles seraient les méthodes à mettre en œuvre pour évaluer les effets à terme d’une éducation au goût chez l’enfant. De nombreux projets de sensibilisation et d’éducation « au mieux manger » ont été menés ces dernières années chez les enfants. Quels impacts ont eu ces ateliers éducatifs sur leur façon de s’alimenter ? Quels sont les résultats immé- diats ? Quels sont les effets à long terme ? Plusieurs appro- ches sont possibles. L’objectif de ce groupe de travail sera de définir quelles seraient les méthodes les plus adaptées pour mesurer l’efficacité de cette éducation au goût et nutritionnelle chez l’enfant.
Si la vocation première de l’agro-industrie est de pourvoir à l’alimentation des populations, les nouveaux
Action Nouvelles valorisations industrielles des agroressources
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DOMAINE BIOLOGIE BIOTECHNOLOGIES
ESPACE DÉVELOPPEMENT
Cellules rares : potentialités et freins à leur utilisation en diagnostic et thérapeutique
Responsables Alexandra Fuchs, François Châtelain CEA
AGENCE NATIONALE DE LA RECHERCHE, ECRIN (ANR, ECRIN) PROGRAMME RÉSEAU INNOVATION BIOTECHNOLOGIQUE (RIB)
Responsable scientifique Françoise Xavier CNRS, Ecrin
Gestion et animation Virginie Sivan ANR, Ecrin Dominique Von Euw CNRS, Ecrin
Gestion informatique Fabrice Pigenel ANR, Ecrin
Logistique Marie-France Penazzi Ecrin
Chargé de mission Dominique Von Euw CNRS, ECRIN
Assistante Marie-France Penazzi Ecrin
Imagerie médicale de demain : représentation
3D d’une branche vasculaire à l’intérieur d’une tête
en représentation filaire. Elle résulte d'une mise
en correspondance tridimensionnelle de données issues
de systèmes d'imageries projectives
et tomographiques d'angiographie cérébrale par rayons X (2D) et de
l'imagerie par résonance magnétique (IRM).
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Réunions
Journée ECRIN « Diagnostic biologique : Technologies émergentes et marchés du futur » Septembre 2004, ministère de l’industrie
Groupes de travail
Cellules rares : Potentialités et freins à leur utilisation en diagnostic et thérapeutique 2 réunions depuis mars 2005
Métamodèle et langage de modélisation 4 réunions depuis septembre 2004
B I O L O G I E , B I O T E C H N O L O G I E S E T S A N T É
Le Domaine Biologie, biotechnologies et santé est, depuis 2004, en pleine restructuration et recentrage de ses activités pour essayer d’intégrer dans son fonction- nement l’évolution constante de la « nouvelle biologie » et des biotechnologies. Ces disciplines, en effet, s’im- posent de plus en plus dans le monde des grands acteurs de l’économie, industriels et financiers. Alors que les investisseurs avaient boudé le secteur depuis plus de trois ans, à partir de 2003, la hausse des inves- tissements européens a été largement portée par les sciences de la vie, particulièrement dans les entre- prises de biotechnologies. Les montants investis dans ce domaine ont dépassé ceux des technologies de l’in- formation (Cahiers du Monde, 30 novembre 2004). Dans ce contexte, le Domaine a recentré ses activités autour des nouvelles technologies et de la santé, guidé par trois mots clés prioritaires : multidisciplinarité, valorisation et transfert.
Les biotechnologies dans le domaine de la santé impo- sent une démarche scientifique et organisationnelle trans- versale qui nécessite de créer tout un panel de nouveaux outils et d’analyses miniaturisées au service du diagnostic et de la thérapie. Cette démarche requiert non seulement la collecte et l’organisation dynamique de l’ensemble des informations biologiques, quelles qu’en soient les sources, mais aussi un processus de modélisation des fonctionnements physiologiques permettant une meilleure compréhension du vivant. C’est ce que nous essayons de mettre en œuvre au sein du domaine par les différentes activités résumées ci-dessous qui sont développées dans le chapitre « Biologie, biotechnologies et santé » de Technologies du futur - Enjeux de société (Ecrin, Omniscience, 2005), qu’il s’agisse de santé humaine ou de santé des plantes.
C’est une nouvelle structure initiée en 2004 par le président du Club Biotechnologies et son Comité de pilotage pour transformer le Club en une structure moins formelle, au fonctionnement plus souple et d’une plus grande efficacité. Ses activités sont consacrées au montage de projets au sein de groupes de travail (GT). Un comité stratégique à géométrie variable, renforcé par des experts des thématiques développées, lui est associé. Il n’est pas envisagé, au sein de cette structure, de prendre en considération tous les secteurs d’application des biotechnologies. Nous avons choisi de développer certains aspects liés aux nouvelles approches technologiques dans le secteur de la santé.
Espace développement
La première action menée dans le cadre de l’Espace développement a été d’organiser, le 17 septembre 2004, une journée Ecrin sur le « Diagnostic biologique : tech- nologies émergentes et marchés du futur ». Elle a permis de faire le point sur les nouveaux microsystèmes (biopuces) et leurs applications dans le secteur de la santé humaine, ainsi que sur les marchés du futur que repré- sentent le vieillissement de la population et les pays en développement. Les nombreuses discussions qui se sont engagées entre chercheurs et responsables du public et du privé ont permis de dégager plusieurs thèmes d’intérêt pour des projets à plus ou moins court terme.
C’est dans ce contexte que le projet Cellules rares : potentialités et freins à leur utilisation en diagnostic et thérapeutique a été mis en place en mars 2005, au sein d’un GT réunissant biologistes, biotechnologues, médecins et mathématiciens. Les cellules rares, telles les cellules souches adultes, les cellules fœtales circulantes du sang maternel et les cellules immunes « naturellement » théra- peutiques, suscitent aujourd’hui un immense intérêt pour leur potentialité dans le diagnostic et la thérapie. Identifier, récupérer et isoler ces cellules présentes en quantités infinitésimales dans l’organisme, sont autant de défis technologiques pour pouvoir les analyser et exploiter toutes leurs potentialités. Les objectifs sont : • Identifier les potentialités des cellules rares dans la thérapie et le diagnostic et les freins au développement, tant du point de vue technologique que du point de vue éthique et réglementaire.
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Réseau d’électrodes multiplexées c’est-à-dire contrôlables une à une. Illustration d’une section dans laquelle des cages de potentiel ont été générées, au-dessus des électrodes, pour manipuler individuellement chacune des cellules présentes dans une petite population.
• Faire connaître les nouvelles technologies en cours de développement (biopuces, puces à cellules, microtri- eurs) qui pourraient lever certaines barrières techniques. • Identifier d’autres axes de recherche qui mériteraient un développement prioritaire pour ce projet (technologies, marqueurs spécifiques, disponibilité de tissus, verrous éthiques…).
L’approche intégrative et systémique des phénomènes biologiques nécessite de collecter et d’organiser de façon dynamique l’ensemble des informations biologiques quelles qu’en soient les sources. Les systèmes vivants sont des systèmes complexes constitués de vastes réseaux d’interactions. Le projet Modélisation physiologique à visées thérapeutiques a été à l’origine de la création de ce pôle. Ce sujet a fait l’objet de plusieurs conférences et publications.
Pour répondre aux besoins d’intégration sémantique de la biologie, notamment à haut débit, le GT Métamodèle et langage de modélisation a été mis en place. Il réunit infor- maticiens, mathématiciens, biologistes, physiologistes et médecins pour développer une approche unifiée, homogène, voir même standardisée, de représentation et d’exploitation des données en « biologie-médecine-santé ». Il s’agit de décrire l’état et le comportement des composantes biologiques aux différentes échelles du vivant (molécule, organite, cellule, tissu, organisme, population), en étendant la technologie des bases de données à celle des mondes virtuels. La stratégie adoptée est fondée sur la métamodé- lisation et, plus particulièrement, le métamodèle SB-UML
Pôle Biologie intégrative
(Systems Biology-Unified Modeling Language). Ce méta- modèle est basé sur une organisation distincte des données de structure (propriétés intrinsèques) et de comportement (état et variables d’état dépendant du contexte) des entités biologiques, quel que soit le niveau d’intégration. L’objectif est de fournir à moyen terme un outil d’inférence, de pronostic ou de diagnostic permettant, par exemple, de faire le lien entre phénomènes moléculaires et pathologies. Comment développer un langage universel pour le vivant ? Que faut-il faire et ne pas faire ? Tels ont été les thèmes de réflexion de la dernière réunion du comité de pilotage de ce GT. L’implémentation de cette nouvelle approche de représentation du vivant sur de larges domaines de connais- sance ne peut être ciblée à court terme et demande des
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Métamodèle : Intégration sémantique de données.
Culture de cellules à usage thérapeutique.
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« Le diagnostic biologique », Recherche, technologie et société (revue Ecrin), janvier 2005, numéro 58, pp. 18-23.
Technologies du futur - Enjeux de société, chapitre 2 Biologie, biotechnologies et santé, Omniscience, mars 2005, pp. 39-76.
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B I O L O G I E , B I O T E C H N O L O G I E S E T S A N T É
moyens importants. L’approche basée sur des objets dyna- miques trouvera probablement son plein essor dans l’inté- gration des nouvelles connaissances. Compte tenu de la nature exponentielle actuelle du flux de données généré particulièrement par les approches génomiques, il est essentiel de mener rapidement ce travail de réflexion, afin de prendre en compte le plus tôt possible ce flux de manière optimale.
Le Réseau innovation et biotechnologies (RIB) du programme ANR (Agence nationale de recherche) a été mis en place en 2004 conjointement par le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministère délégué à la recherche, en partenariat avec le ministère de la défense et le ministère de la santé. Il vise à promouvoir les applications des biotechnologies dans le domaine de la santé humaine, mais également dans d’autres domaines, comme l’environnement, afin de réduire les nuisances, et les bioprocédés industriels pour induire des gains de productivité. Il a pour but de soutenir et de consolider ce secteur en ciblant prioritai- rement les enjeux scientifiques et technologiques les plus pertinents d’un point de vue industriel, économique et sociétal. Il s’adresse à tous les acteurs du domaine des biotechnologies : entreprises (PME, start-up), labora- toires pharmaceutiques, laboratoires académiques… qui pourront ainsi s’associer, au travers de partenariats public/privé ou privé/privé. Le porteur de projet est obli- gatoirement une entreprise.
Les appels à projets du programme RIB sont lancés, a priori, une fois par an. Le premier appel à projets, lancé
Réseau innovation et biotechnologies du programme ANR
par les ministères en 2004, avait pour objet la lutte contre le terrorisme biologique : prévention, diagnostic, décontamination, traitement… Ce programme a été repris début 2005 par le GIP-ANR (groupement d’intérêt public-Agence nationale de la recherche) qui en assure maintenant la responsabilité et en définit les orienta- tions. Le GIP-ANR a ainsi lancé un appel à projets pour 2005 et les projets sélectionnés démarreront au dernier trimestre de l’année 2005. Comme pour chaque programme dont le GIP-ANR n’assure pas intégrale- ment la gestion, une structure « support » est désignée. Le GIP-ANR a choisi le Domaine Biologie, biotechnolo- gies et santé d’Ecrin pour assurer les missions d’anima- tion scientifique du programme, d’évaluation et de suivi des projets, après leur validation par le GIP-ANR. Cette équipe a aussi réactualisé le site Web, point de contact du RIB, qui avait été réalisé en 2004 conjointement par le ministère délégué à la recherche et le ministère de l’économie, des finances et de l’ industr ie (http://www.innobiotech.org).
Le Domaine Biologie, biotechnologies et santé a été impliqué dans de multiples manifestations. Citons : • la table ronde « Micro / Nanotechnologies et biologie : les métiers » au Salon des formations et métiers scien- tifiques qui s’est tenu le 14 janvier 2005 à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette ; • le colloque « Bio-entrepreneurs 2005 » organisé par Centrale Santé au Palais des congrès de Paris qui a permis de rencontrer de nombreux représentants du domaine des biotechnologies, chercheurs et décideurs académiques et industriels, investisseurs et financiers ; • enfin, la participation à l’exercice Technologies clés 2010 organisé par la DGE (Direction générale des entreprises) : groupe de travail Besoins quotidiens.
Table ronde Micro/Nanotechno- logies et biologie : les métiers
Salon des formations & métiers scientifiques 14 janvier 2005, Cité des sciences et de l’industrie de la Villette
Centrale Santé : Profession Bio-Entrepreneur 2005
Invité d’honneur : le JETRO (Japan External Trade Organisation) Paris
Les biotechnologies : secteur clé pour l’investissement au Japon
Les 15 et 16 mars 2005, Palais des congrès à Paris
Augmentation continue du nombre de start-ups
de biotechnologies au Japon depuis 1995, d'après Seiji Hirasaki,
Profession Bio-Entrepreneur 2005
ÉCONOMIE ET SOCIÉTÉ
ECRIN-ÉCONOMIE ET STRATÉGIE
Assistante Audrey Jouis Ecrin
ECRIN-ÉVOLUTION DU TRAVAIL FACE AUX MUTATIONS TECHNOLOGIQUES Présidé par Pierre Chartron UIMM
Rapporteur scientifique Alain Savoyant Céreq
Chef de projet Name Péhuet CNRS, Ecrin
Assistante Hélène Auger Ecrin
Maintien et renouvellement des compétences dans le contexte des évolutions démographiques et technologiques Responsables scientifiques Éven Loarer Université de Paris X Joël Marcq Université du Littoral Côte d'Opale et Paul Olry Cnam
ECRIN-APPLICATIONS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Assistante Audrey Jouis Ecrin
L’accord
promotion des
marocain.
É C O N O M I E E T S O C I É T É
La philosophie du développement durable est de conci- lier les aspects économiques, environnementaux et sociaux sans pour autant freiner le développement néces- saire aux civilisations. Ce qui pourrait paraître comme une contrainte doit, au contraire, être pris comme une oppor- tunité génératrice de valeur.
Ecrin-Développement durable attaque le problème sous cet angle. Soutenu par le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’écologie et du développement durable (Medd), le projet Transferts, mené par Ecrin en partena- riat avec l’Académie de l’eau, a pour objectif général de faciliter les transferts de technologies et savoir-faire vers les pays du sud, dans les domaines prioritaires de l’eau et de l’énergie.
En 2004/2005, ce projet s’est essentiellement orienté vers des actions de sensibilisation et de montage de réseau : • Lors du salon Pollutec 2004, en décembre, à Lyon, Ecrin et l’Académie de l’eau ont organisé deux tables rondes de l’atelier Transfert de technologie pour l’environnement et
Ecrin-Applications du développement durable
la compétitivité. Cet atelier a confirmé la volonté des responsables marocains de conforter les transferts de technologies entre la France et le Maroc dans le cadre d’une politique de co-développement durable, un des prin- cipaux thèmes de l’accord de coopération bilatéral franco- marocain présenté officiellement lors de ce salon. • Des contacts réguliers avec des acteurs issus des milieux industriels et de la recherche en France, en parti- culier les centres techniques industriels et les pôles régionaux de valorisation de la recherche, ont permis de formaliser une offre française de technologies transfé- rables, avec une éthique de développement durable. Ces propositions de transferts couvrent les domaines prio- ritaires suivants : la maîtrise des pollutions industrielles, la préservation des ressources en eau, l’aménagement écologique et économique des cours d’eau, la lutte contre la désertification, la gestion du littoral mari- time, les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie, les filières du bois, les filières solaires. • Une mission conjointe du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, d’Ecrin et de l’Académie de l’eau, parrainée par le ministère des affaires étrangères et le Medd, au Maroc, en juillet 2005, a permis d’éva- luer l’attente des autorités locales pour des transferts dans ces domaines. Trois axes de collaboration sont envi- sagés : une mise à niveau économique et écologique de
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Ecrin-Économie
dans le domaine
de l’énergie.
Flamme de brûleur stabilisée par effet de swirl (recherches sur l’optimisation des procédés de combustion des nouveaux carburants).
É C O N O M I E E T S O C I É T É
filières industrielles, un diagnostic forêt - filière bois et une mobilisation des milieux de la recherche et de l’in- novation dans les domaines de l’eau et de l’énergie.
L’économie est un des moteurs du développement et toute technologie ne peut éluder les évaluations écono- miques si elle veut s’imposer sur le marché. Les aspects économiques jouent aussi un rôle important dans la défi- nition des stratégies de recherche ou d’entreprises. Ecrin a donc créé un Club dédié à ces questions : Ecrin- Économie et stratégie. Cette nouvelle thématique a pour objectif, dans un premier temps, de s’interroger sur les conditions permettant d’optimiser les processus d’inno- vation, caractérisés aujourd’hui par une mixité des finan- cements, différents modes de gestion des risques…
Un premier GT Prospective sur les carburants a été lancé en mars 2005. Il s’est fixé comme objectif de dresser l’inventaire des couples moteurs et carburants du futur, d’évaluer, d’un point de vue économique, et en se plaçant du point de vue de l’utilisateur, leur positionne- ment actuel. Il s’agit d’envisager quels seraient les condi- tions, les facteurs de progrès et les évolutions réglementaires susceptibles de modifier significative- ment ce classement.
Ecrin-ETMT s’est construit sur la conviction que la richesse de l’entreprise est, pour une grande part, fondée sur son capital humain, c’est-à-dire les compétences de ses salariés et leur capacité à travailler collectivement. Ceci suppose que toute entreprise doit être capable d’identifier les compétences individuelles et collectives de ses salariés, de les mobiliser et de les entretenir.
Dans un monde de plus en plus complexe, Ecrin-ETMT propose un lieu d’échange, d’analyse, d’anticipation et de capitalisation, autour des thématiques de gestion des ressources humaines et de formation.
En 2005, le GT Simulation a achevé la rédaction de l’ouvrage : « Apprendre par la simulation : de l’analyse du travail aux apprentissages professionnels ». À l’occasion de sa parution en octobre 2005 aux éditions Octarès, une
Ecrin-Évolution du travail face aux mutations technologiques (ETMT)
Ecrin-Économie et stratégie
journée de présentation avec la participation des auteurs a été organisée à Paris, au Cnam le19 octobre 2005. Cet ouvrage a été rédigé collectivement, par une équipe de 16 sp&