Сонет Sonnet

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Сонет Sonnet. СОНЕТ Scorn not the sonnet , critic . Wordsworth Суровый Дант не презирал сонета; В нем жар любви Петрарка изливал; Игру его любил творец Макбета; Им скорбну мысль Камоэнс облекал . - PowerPoint PPT Presentation

Text of Сонет Sonnet

SonnetScorn not the sonnet, critic.Wordsworth ; ; ; .

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, .Francesco Petrarca (1304 1374)Valle che de lamenti miei se piena,fiume che spesso del mio pianger cresci,fere selvestre, vaghi augelli et pesci,che luna et laltra verde riva affrena,

aria de miei sospir calda et serena,dolce sentier che s amaro resci,colle che mi piacesti, or mi rincresci,ovanchor per usanza Amor mi mena:

ben riconosco in voi lusate forme,non, lasso, in me, che da s lieta vitason fatto albergo dinfinita doglia.

Quinci vedea l mio bene; et per queste ormetorno a veder ondal ciel nuda gita,lasciando in terra la sua bella spoglia.Valle che de lamenti miei se piena,fiume che spesso del mio pianger cresci,fere selvestre, vaghi augelli et pesci,che luna et laltra verde riva affrena,

aria de miei sospir calda et serena,dolce sentier che s amaro resci,colle che mi piacesti, or mi rincresci,ovanchor per usanza Amor mi mena:

ben riconosco in voi lusate forme,non, lasso, in me, che da s lieta vitason fatto albergo dinfinita doglia.

Quinci vedea l mio bene; et per queste ormetorno a veder ondal ciel nuda gita,lasciando in terra la sua bella spoglia.

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Solo e pensoso i pi deserti campivo misurando a passi tardi e lenti,e gl'occhi porto per fuggir intentidove vestigio human l'arena stampi.Altro schermo non trovo che mi scampidal manifesto accorger de le genti,perch ne gl'atti d'allegrezza spentidi fuor si legge com' io dentr'avampi.S ch'io mi cred' homai che monti e piaggee fiumi e selve sappian di che tempresia la mia vita, ch' celata altrui,ma pur s aspre vie n si selvaggecercar non so ch'Amor non venga sempreragionando con meco, et io con lui.Solo e pensoso i pi deserti campivo misurando a passi tardi e lenti,e gl'occhi porto per fuggir intentidove vestigio human l'arena stampi.

Altro schermo non trovo che mi scampidal manifesto accorger de le genti,perch ne gl'atti d'allegrezza spentidi fuor si legge com' io dentr'avampi.

S ch'io mi cred' homai che monti e piaggee fiumi e selve sappian di che tempresia la mia vita, ch' celata altrui,

ma pur s aspre vie n si selvaggecercar non so ch'Amor non venga sempreragionando con meco, et io con lui.

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Joachim Du Bellay (1522-1560)Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,Ou comme cestuy-l qui conquit la toison,Et puis est retourn, plein d'usage et raison,Vivre entre ses parents le reste de son ge !Quand reverrai-je, hlas, de mon petit villageFumer la chemine, et en quelle saisonReverrai-je le clos de ma pauvre maison,Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?Plus me plat le sjour qu'ont bti mes aeux,Que des palais Romains le front audacieux,Plus que le marbre dur me plat l'ardoise fine:Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,Plus mon petit Lir, que le mont Palatin,Et plus que l'air marin la douceur angevine. , , , , ;

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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,Ou comme cestuy-l qui conquit la toison,Et puis est retourn, plein d'usage et raison,Vivre entre ses parents le reste de son ge !Quand reverrai-je, hlas, de mon petit villageFumer la chemine, et en quelle saisonReverrai-je le clos de ma pauvre maison,Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?Plus me plat le sjour qu'ont bti mes aeux,Que des palais Romains le front audacieux,Plus que le marbre dur me plat l'ardoise fine:Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,Plus mon petit Lir, que le mont Palatin,Et plus que l'air marin la douceur angevine. Edmund Spencer (1552-1599) One day I wrote her name upon the strand,but came the waves and washed it away:again I wrote it with a second hand,but came the tide, and made my pains his prey.

Vain man, said she, that dost in vain assay,a mortal thing so to immortalize,for I my self shall like to this decay,and eek my name be wiped out likewise.

Not so, (quoth I) let baser things devise,to die in dust, but you shall live by fame:my verse your virtues rare shall eternize,and in the heavens write your glorious name.

Where when as death shall all the world subdue,our love shall live, and later life renew. , , , , .

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One day I wrote her name upon the strand,but came the waves and washed it away:again I wrote it with a second hand,but came the tide, and made my pains his prey.

Vain man, said she, that dost in vain assay,a mortal thing so to immortalize,for I my self shall like to this decay,and eek my name be wiped out likewise.

Not so, (quoth I) let baser things devise,to die in dust, but you shall live by fame:my verse your virtues rare shall eternize,and in the heavens write your glorious name.

Where when as death shall all the world subdue,our love shall live, and later life renew.

William ShakespeareHow heavy do I journey on the way,When what I seek, my weary travel's end,Doth teach that ease and that repose to say,'Thus far the miles are measured from thy friend!

The beast that bears me, tired with my woe,Plods dully on, to bear that weight in me,As if by some instinct the wretch did knowHis rider lov'd not speed being made from thee.

The bloody spur cannot provoke him on,That sometimes anger thrusts into his hide,Which heavily he answers with a groan,More sharp to me than spurring to his side;

For that same groan doth put this in my mind,My grief lies onward, and my joy behind. , , .

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(..) How heavy do I journey on the way,When what I seek, my weary travel's end,Doth teach that ease and that repose to say,'Thus far the miles are measured from thy friend!

The beast that bears me, tired with my woe,Plods dully on, to bear that weight in me,As if by some instinct the wretch did knowHis rider lov'd not speed being made from thee.

The bloody spur cannot provoke him on,That sometimes anger thrusts into his hide,Which heavily he answers with a groan,More sharp to me than spurring to his side;

For that same groan doth put this in my mind,My grief lies onward, and my joy behind.

Charles Baudelaire (1821 - 1867)La Vie antrieure

J'ai longtemps habit sous de vastes portiquesQue les soleils marins teignaient de mille feux,Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,Mlaient d'une faon solennelle et mystiqueLes tout-puissants accords de leur riche musiqueAux couleurs du couchant reflt par mes yeux.

C'est l que j'ai vcu dans les volupts calmes,Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeursEt des esclaves nus, tout imprgns d'odeurs,Qui me rafrachissaient le front avec des palmes,

Et dont l'unique soin tait d'approfondirLe secret douloureux qui me faisait languir. . , , . , , ; , , . , - . , , , -

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J'ai longtemps habit sous de vastes portiquesQue les soleils marins teignaient de mille feux,Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,Mlaient d'une faon solennelle et mystiqueLes tout-puissants accords de leur riche musiqueAux couleurs du couchant reflt par mes yeux.

C'est l que j'ai vcu dans les volupts calmes,Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeursEt des esclaves nus, tout imprgns d'odeurs,Qui me rafrachissaient le front avec des palmes,

Et dont l'unique soin tait d'approfondirLe secret douloureux qui me faisait languir.

Paul Verlaine Mon rve familier

Je fais souvent ce rve trange et pntrantD'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aimeEt qui n'est, chaque fois, ni tout fait la mmeNi tout fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparentPour elle seule, hlas ! cesse d'tre un problmePour elle seule, et les moiteurs de mon front blme,Elle seule les sait rafrachir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore

Comme ceux des aims que la Vie exila.Son regard est pareil au regard des statues,Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle aL'inflexion des voix chres qui se sont tues. , , , , , .

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Je fais souvent ce rve trange et pntrantD'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aimeEt qui n'est, chaque fois, ni tout fait la mmeNi tout fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparentPour elle seule, hlas ! cesse d'tre un problmePour elle seule, et les moiteurs de mon front blme,Elle seule les sait rafrachir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore

Comme ceux des aims que la Vie exila.Son regard est pareil au regard des statues,Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle aL'inflexion des voix chres qui se sont tues.

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